Avertir le modérateur

16/10/2007

Cui cui au marché.

Bon… Salut les amis ! J’ai envie de vous parler d’un sujet qui me tient à cœur : la réalité de la xénophobie (attention je parle de xénophobie et non de racisme, hein ?) d’après le modeste témoignage d’un pauvre volatile qui parcourt la banlieue française depuis 20 ans.
 
Aïe ! J’entends déjà les cris d’orfraie : « encore ce sujet ? ! ! ! Mais il nous pompe cet oiseau de malheur ! Vite donnez nous une carabine ! ! ! ». Tant pis pour moi. J'y perdrai quelques plumes mais je suis déjà habillé pour l'hiver !
 
J’exerce un boulot que le public assimile, en général, à un compromis entre un semi clochard , un voleur de poule, et un ramasseur de mégots… C’est vous dire mon rang social, les amis ! ! ! Et pourtant je travaille à mon compte et seul, je suis un capitaliste libéral comme diraient certains militants dogmatiques si déconnectés qui se plaignent de prêcher dans le désert ? Bien sûr ! Ils ne comprennent plus grand chose de la société actuelle ! Rires. Je gagne tout juste de quoi vivre, faut il le préciser , mais je demeure un oiseau libre… Même la liberté a un prix. Bref. Je préfère les grands espaces à la cage, même dorée. Il faut de tout pour faire un monde…
 
Mes pérégrinations me poussent chaque jour dans un endroit différent, le marché populaire où des marchandises diverses se vendent. Je fréquente, généralement des cités du 9-3 et du 9-5, où la France d’en bas devient la France d’en dessous, celle qui est censée faire peur… Voilà maintenant ou je veux en venir. Dans la plupart des marchés dits populaires (Argenteuil, Saint Denis, Sarcelles), les commerçants (farouches et rudes capable de sortir des barres de fer pour un mètre d’étalage en plus ou en moins) et les clients, ne sont pas majoritairement de souche métropolitaine. Les Français et les immigrés de tous pays s’y côtoient. Français de souche pakos (Pakistanais), de souche rebeu (Maghreb et Moyen Orient), Gitans, Renois, (Africains), Chinois, et puis toutes les confessions s’y mélangent allègrement, cathos, musulmans, juifs, indouistes, sikhs, anars et j’en oublie.

Au milieu, des barbus intégristes louchent sur les jambes de jolies filles orientales en jupe courte, à gauche, à l’entrée, les mendiants vous promettent mille joies terrestres si vous leur donnez une pièce, là, les femmes voilées parlent et rigolent avec celles qui sont en mini jupe, à droite, les prêcheurs religieux viennent demander l’aumône pour la construction d’une mosquée hypothétique, plus loin les pickpockets se régalent, à l’écart les sans papiers devisent tranquillement pour trouver un job, devant moi les pères de familles essaient de marchander les prix devant des commerçants au bord de la crise de nerfs. Un entrain joyeux sans tension, sans distinction de race et de confession : la poésie dans la paix ! Le monde entier sur 10.000 m2. Ici, pas de tribus transversales et virtuelles, fantasmées devant un écran…. La vrai vie, quoi !

Bref j’arrête ma description pour vous dire qu’en vingt ans de fréquentation, aux moments les plus chauds, des guerres d’Irak, du Liban, de Palestine, des émeutes des banlieues de 2005, vous entendez : JAMAIS, je n’ai entendu de propos xénophobes entre les communautés arabes, juives, catholiques, JAMAIS les choses n’ont dérapé physiquement (ni insultes, ni bagarres) dans ces endroits particulièrement multiculturels.

Bien sûr, je ne vais pas faire d’angélisme, les clients (âgés, le plus souvent) glissent toujours discrètement dans le creux de l’oreille leur acrimonie sarkoziste mais discrètement et sans ressentiments exagérés. Je tenais à ce témoignage, pour plusieurs raisons. D’abord les médias amplifient et déforment les situations dans les banlieues pour faire peur aux Français moyens afin qu’ils votent « bien ». Ensuite, l’intégration se passe plutôt favorablement dans notre Pays, si j’en juge par ce que j’observe tous les jours, contrairement à ce qu’on cherche à nous mettre dans la tête.

Dernier constat : il est URGENT de relancer l’économie pour soulager les plus faibles de nos compatriotes. Depuis la dernière élection, malgré les promesses, force est de constater que RIEN ne se passe.

Enfin, à mes yeux, voici le plus important : les gouvernants, quelque soient les mesures iniques prises, sont complètement IMPUISSANTS face aux mouvements de fond irréversibles et mystérieux de la population française, qui nous dépassent tous...

Pour terminer, une note d’optimiste, car ce que je vois me pousse à l’être. Je vous propose une recette de sandwich qu’on appellera ‘La France de demain’.

Une tranche de culture française, des épices de culture orientale, un zeste de misère, de grosses rondelles de tolérance, saupoudré de jeunesse et d’éducation, arrosé de respect mutuel, une pincée de courage et d’absence de trouille, le tout mis entre deux tranches d’espoir et vous aurez devant vos yeux, la France de demain, le trait d’union entre l’Orient et l’Occident, le lien entre le Sud et le Nord, le plus grand et le plus dynamique pays d’Europe, des années 2040… J’en suis convaincu.

Commentaires

Vibrant plaidoyer en faveur de la societe multi-culturelle... qui comme chacun sait fait la richesse de la France.

On ne cesse d'ailleurs d'en observer les bénéfices et des événements comme les émeutes de l'automne 2005 sont la pour le rappeler aux quelques rares sceptiques... qu'il s'agira de reeduquer s'ils persistent a nier la joyeuse réalité.

Tout ce petit monde vit en parfaite harmonie, l'intégration fonctionne parfaitement, le repli identitaire et religieux des nouveaux arrivants n'est qu'un mythe véhiculé par les médias aux ordres, circulez ya rien a voir.

Bref, c'est mièvre et dégoulinant de bons sentiments comme seul sait le faire encore la gauche morale.

Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles.

Rdv en 2040!

Écrit par : Pat Joy | 16/10/2007

Par contre l'article est tres agréable a lire, un peu comme un conte qu'on lit aux enfants pour qu'ils s'endorment.

Écrit par : Pat Joy | 16/10/2007

Vous décrivez un environnement adorable. Mon prof de marketing me disait que jamais les marchés ne disparaitraient tant nous y sommes intimement attachés de ce besoin de communication et de tactile. Cependant, le marché est agressé, par cette autre peur du microbe, de l'épidémie. Il est loin le temps ou un petit vieux, une petites vieille étaient assis sur un petit tabouret avec à leur côté, un panier d'oeuf, une poule ou un lapin vivant et des fromages emballés dans les nouvelles d'hier. L'obligation de contaminer l'esprit supermarché est là, obligeant le plus modeste d'entre ces gens de terre, de s'équiper de vitrines réfrigérées.
Merci pour ce beau texte, merci de ne pas être de plus en plus seul.

Écrit par : Philippe68 | 16/10/2007

Très beau texte de cui cui, dont la valeur est d'être un témoignage ancré dans l'expérience quotidienne du charmant volatile.

Ce texte illustrerait-il le fait que les échanges marchands adoucissent les moeurs ? En l'occurrence, le rapport marchand-client rend peu pertinent et peu probable, vu la diversité culturelle des uns et des autres, la mise en avant d'une culture particulière sur les autres. Ce serait la mort du petit commerce.

C'est pourquoi, ce lieu d'échanges pas seulement marchands ne peut être vu comme une simple exception, un "détail", comparé aux émeutes des banlieues, qui sont le fait d'autres personnes, dans d'autres circonstances avec d'autres motivations. Surtout ne pas tout mélanger comme l'a fait imprudemment un commentateur de ce billet.

Quant au sandwich de la "Françavenir", il semble avoir un goût d'espoir teinté de réalisme. Il n'utilise pas de tarama à la couleur rose.

Ce texte est un plaisir à lire et un beau message tout sauf mièvre, n'en déplaise à certains.


"les gouvernants, quelles que soient les mesures iniques prises, sont complètement IMPUISSANTS face aux mouvements de fond irréversibles et mystérieux de la population française, qui nous dépassent tous"

Écrit par : off | 16/10/2007

Joli texte pour "un capitaliste libéral"....
Le libéralisme n'empêche pas le bons sentiments....
Forcément qu'on veut y croire à cette France de 2040 telle décrite si haut...
Mais les moyens d'y parvenir ne me semblent pas appropriés, mais bon je suis un "militant dogmatique si déconnecté qui se [plaint] de prêcher dans le désert ? Bien sûr ! [je ne comprends] plus grand chose de la société actuelle].
Alors?
Alors je pense que c'est le social qui doit gérer l'économique et non le social....
[beurK! un gauchiste!]

Bonne journée à vous!

Écrit par : skalpa | 16/10/2007

Très joli texte pour une petite image d'Epinal en France, ou en 9/3-9/5. Image qui est vraie un peu partout en Europe du nord. Rien de neuf non plus sous le soleil dans les pays d'Europe du sud. Mais alors où serait le problème? Si l'ensemble des partis politiques et leur journaliste attitré, le porte comme un sacerdoce, courbé portant leur croix comme d'autre le fardeau de l'Humanité. Alors peut-être que le marché, lieu d'échange matérialise un point d'eau, le lieu sacré. Dans les quartiers, les voitures de pompier; les bus, les femmes incendiées, reprennent le fil des choses de la vie.
Bien sur les races n'existent pas, mais de là à les oublier.
Aux Etats-Unis en ce moment est partie la grande épopée de la fusion multiraciale, tous les jours une proposition de loi passe entre les mains des représentants. C'est une de leurs convictions, et pour assurer la sécurité face au terrorisme de quelques illuminés et pour innover dans la production d'emplois. On verra.

Écrit par : martingrall | 16/10/2007

Quelqu'un connaît le slam "St Denis" de Grand corps malade ? :-)

Écrit par : Laflote - 22H42 | 16/10/2007

Grand Corps Malade - Saint-Denis
J’voudrais faire un slam pour une grande dame que j’connais depuis tout petit
J’voudrais faire un slam pour celle qui voit ma vieille canne du lundi au samedi
J’voudrais faire un slam pour une vieille femme dans laquelle j’ai grandi
J’voudrais faire un slam pour cette banlieue nord de Paname qu’on appelle Saint-Denis
Prends la ligne D du RER et erre dans les rues sévères d’une ville pleine de caractère
Prends la ligne 13 du métro et va bouffer au McDo ou dans les bistrots d’une ville pleine de bonnes gos et de gros clandos
Si t’aimes voyager, prends le tramway et va au marché. En une heure, tu traverseras Alger et Tanger.
Tu verras des Yougos et des Roms, et puis j’t’emmènerais à Lisbonne
Et à 2 pas de New-Deli et de Karashi (t’as vu j’ai révisé ma géographie), j’t’emmènerai bouffer du Mafé à Bamako et à Yamoussoukro
Et si tu préfères, on ira juste derrière manger une crêpe là où ça sent Quimper et où ça a un petit air de Finistère
Et puis en repassant par Tizi-Ouzou, on finira aux Antilles, là où il y a des grosses re-noi qui font « Pchit, toi aussi kaou ka fé la ma fille ! »
Au marché de Saint-Denis, faut que tu sois sique-phy. Si t’aimes pas être bousculé tu devras rester zen
Mais sûr que tu prendras des accents plein les tympans et des odeurs plein le zen
Après le marché on ira ché-mar rue de la République, le sanctuaire des magasins pas chers
La rue préférée des petites rebeus bien sapées aux petits talons et aux cheveux blonds peroxydés
Devant les magasins de zouk, je t’apprendrai la danse. Si on va à la Poste j’t’enseignerai la patience…
La rue de la République mène à la Basilique où sont enterré tous les rois de France, tu dois le savoir ! Après Géographie, petite leçon d’histoire
Derrière ce bâtiment monumental, j’t’emmène au bout de la ruelle, dans un petit lieu plus convivial, bienvenu au Café Culturel
On y va pour discuter, pour boire, ou jouer aux dames. Certains vendredi soir, y’a même des soirées Slam
Si tu veux bouffer pour 3 fois rien, j’connais bien tous les petits coins un peu poisseux
On y retrouvera tous les vauriens, toute la jet-set des aristocrasseux
Le soir, y’a pas grand chose à faire, y’a pas grand chose d’ouvert
A part le cinéma du Stade, où les mecs viennent en bande : bienvenue à Caillera-Land
Ceux qui sont là rêvent de dire un jour « je pèse ! » et connaissent mieux Kool Shen sous le nom de Bruno Lopez
C’est pas une ville toute rose mais c’est une ville vivante. Il s’passe toujours quelqu’chose, pour moi elle est kiffante
J’connais bien ses rouages, j’connais bien ses virages, y’a tout le temps du passage, y’a plein d’enfants pas sages, j’veux écrire une belle page, ville aux cent mille visages, St-Denis-centre mon village
J’ai 93200 raisons de te faire connaître cette agglomération. Et t’as autant de façons de découvrir toutes ses attractions.
A cette putain de cité j’suis plus qu’attaché, même si j’ai envie de mettre des taquets aux arracheurs de portables de la Place du Caquet
St-Denis ville sans égal, St-Denis ma capitale, St-Denis ville peu banale.. où à Carrefour tu peux même acheter de la choucroute Hallal !
Ici on est fier d’être dyonisiens, j’espère que j’t’ai convaincu. Et si tu m’traites de parisien, j’t’enfonce ma béquille dans l’…
J’voudrais faire un slam pour une grande dame que j’connais depuis tout petit
J’voudrais faire un slam pour celle qui voit ma vieille canne du lundi au samedi
J’voudrais faire un slam pour une vieille femme dans laquelle j’ai grandi
J’voudrais faire un slam pour cette banlieue nord de Paname qu’on appelle Saint-Denis.

Écrit par : martinlâne | 16/10/2007

beau texte;
on apprend une infinité de choses sur les marchés. Dans toutes les villes, où que je sois, j'y passe des heures.
'la vraie vie" comme tu le dis

tout à fait d'accord pour la "diabolisation" des banlieues, opérée mine de rien et sournoisement par une gauche qui se disait humanitaire alors qu'elle divisait allègrement (d'un côté les français de l'autre les beurs, les potes...) et accentuée par des Fadela Amara, qui ont désigné le garçon arabe comme un meurtrier (violeur) potentiel, une brutasse incontrôlable et inculte.

désigner des boucs émissaires est un vieux truc qui a malheureusement fait ses preuves et qu'on a pas fini de nous jouer.

j'aime beaucoup cet optimisme qui part du peuple (nous).
l'optimisme, le pouvoir des humbles. (de ceux que l'on désigne comme humbles).

"Enfin, à mes yeux, voici le plus important : les gouvernants, quelque soient les mesures iniques prises, sont complètement IMPUISSANTS face aux mouvements de fond irréversibles et mystérieux de la population française, qui nous dépassent tous..."

tout à fait d'accord

par chance, le métissage est l'avenir de l'humanité.


heureusement, le métissage est l'avenir de l'humanité.

Écrit par : céleste | 16/10/2007

"Enfin, à mes yeux, voici le plus important : les gouvernants, quelque soient les mesures iniques prises, sont complètement IMPUISSANTS face aux mouvements de fond irréversibles et mystérieux de la population française, qui nous dépassent tous..."

Celeste, Et c'ets pour ça qu'ils nous diabolisent

Écrit par : martinlâne | 16/10/2007

Le problème cui-cui c'est que ton sandwich n'est pas au menu, et pour cause, comme dans toute bonne recette manquent les proportions ...
Il y a gros à parier qu'à ce compte on obtienne le (jadis) fameux "paté de cheval et d'alouette".
En soi , ça serait d'autant moins" surprenant" que la "nation française" s'est toujours construite sur ce modèle : deux grosses tranches de "francitude éternelle" encadrant une bonne tranche de paté de cheval de culture française "universelle" et d'alouette "autre".
C'est ce qu'on appelait l' "assimilation" : jusqu'il y a peu le "modèle" français, fait d'"universalisme des lumières" et d'une dose (variable mais nécessairement faible) d'acculturation ( d'intégration de certains modes et acquis culturels "étrangers" jusque là ).
Mais je t'e rejoins sur le "fond" : le problème de rejet des autres ( xénophobe/raciste) est une construction artificielle, proprement idéologique, instrumentalisée aux fins de masquer ( et résoudre provisoirement) les véritables contradictions... économiques : l'injustice sociale, l'inégalité, d'abord et au premier chef devant ce qui fait notre "posture" sociale : l'emploi.
Une vaste diversion, orchestrée, alimentée, entretenue par la société du spectacle, miroir aux alouettes du libéralisme triomphant(?).

Écrit par : urbain | 16/10/2007

voilà que je radote maintenant, j'écris 2 fois la même phrase sans m'en rendre compte

Écrit par : céleste | 16/10/2007

Ecrit par : céleste | mardi, 16 octobre 2007 09:04

Dans le midi on appelait ça "répépiller" , et on prétendait qu'il ne faut commencer à s'en inquiéter que si on fait ça plus de 10 minutes par jour.

Écrit par : urbain | 16/10/2007

Ecrit par : céleste | mardi, 16 octobre 2007 09:04


Néanmoins, d'une écriture toujours aussi céleste, y compris pour traiter de questions bien terre à terre...

Écrit par : off | 16/10/2007

Tiens, le réel revient sur le DEL!
Hé oui! JMLP et NS mentent, l'intégration va grands pas, les mariages mixtes se multiplient, les discours sur le monde sont de plus en plus faux, le travail humain se fout des mensonges politico-médiatiques. En fait, la confusion mentale généralisée actuelle ne semble concerner que les représentations et non le monde.
Toutes les études sociologiques le confirment : l'immigration et la multiculturalité ne sont pas et n'ont jamais été un problème ni une source de souffrance, au contraire, c'est un bien-fait, l'exemple espagnol le démontre amplement.
Bravo Cui Cui, vive le réel, vive le retour de la raison.
@Scalpa, je ne vois pas où tu vois du libéralisme dans cette description.
La relation marchande est vieille comme le monde, le libéralisme est un discours pervert sur le monde, nuance…
Bonjour à toutes z'et à tous.

Écrit par : JeandelaXR | 16/10/2007

"les gouvernants, quelque soient les mesures iniques prises, sont complètement IMPUISSANTS face aux mouvements de fond irréversibles et mystérieux de la population française, qui nous dépassent tous..." (cui cui)

C'est la phrase relevée par beaucoup, à juste titre. Il dit une vérité profonde, selon laquelle la marche des sociétés est le fait de ceux qui les peuplent, n'a pas de marge inhabitée, pas de no man's land, mais cependant sa ou plutôt ses directions simultanées ne peuvent être décidées par personne en particulier, quelle que soit sa place dans la hiérarchie sociale.

Cui cui y voit peut-être quelque chose comme une pépinière de "formes de vie sociales" ne se précipitant pas nécessairement toujours vers le pire. Ce flot souterrain émerge dans les pratiques et relations de la vie quotidienne. Il est à la fois ce qui donne une apparence ordonné à ce qui est, ce dans quoi l'on est comme naturellement pris dans les interactions de la vie sociale. Mais également, il est cette force qui peut, d'un coup, détruire le socle conventionnel qui assurait sa pérennité apparente.

La vie bouge en somme loin des projecteurs dont les "vedettes" du pouvoir en place captent toute la lumière. Le texte de cui cui pointe cette ignorance que les citoyens ont des manières diverses et s'ajustant les unes aux autres dont vit la société qu'il partage en bien commun.

Une ignorance qui est un facteur de mécompréhension voire de violence. D'où son sandwich républicain.

Écrit par : off | 16/10/2007

le texte de cui cui souligne aussi l'hallucinant décalage existant entre les politiques et le peuple.

quel rapport entre, par exemple DSK, et la réalité des marchés (pas les gros du capitalisme, les petits)?
à part quand, en période électorale, les aspirants élus ( tant à droite qu'à gauche), se fraient en chemin au milieu des étals pour serrer le plus de paluches possible, leurs zones de vie habituelles sont radicalement ailleurs!

nous devons nous réapproprier la politique, en finir avec le régime des privilèges.

le démocratie est affaire de tous (et pas seulement le jour des élections)

Écrit par : céleste | 16/10/2007

Ecrit par : céleste | mardi, 16 octobre 2007 09:31


Et lorsque les politiques vont au marché, c'est pour y distribuer leur bonne parole et non pas prendre "l'atmosphère" ni la mesure de ce qu'est la vie sociale quotidienne à hauteur d'homme/femme. Ce sont les politiques qui jouent aux marchands. Le clivage n'est pas gommé. Au contraire, il s'exhibe sous un air (faussement ?) bonhomme.

Écrit par : off | 16/10/2007

@off

tout à fait

Écrit par : céleste | 16/10/2007

Très beau texte et très angélique....ce qui se passe en banlieue ne prévaut pas forcément dans les arrondissements parisiens ou dans les petites villes de provinces..On ne peut nier les quartiers de relégation..

"Enfin, à mes yeux, voici le plus important : les gouvernants, quelque soient les mesures iniques prises, sont complètement IMPUISSANTS face aux mouvements de fond irréversibles et mystérieux de la population française, qui nous dépassent tous..."

oui mais le PEUPLE a plûtot l'envie irréversible et mystérieuse de mettre tout le monde dehors..il n'a pas envie d'entendre que le métissage est l'avenir de l'humanité..même si çà fait de beaux enfants;-)))

Écrit par : Pamela de Barres | 16/10/2007

"oui mais le PEUPLE a plûtot l'envie irréversible et mystérieuse de mettre tout le monde dehors..il n'a pas envie d'entendre que le métissage est l'avenir de l'humanité..même si çà fait de beaux enfants"

Ecrit par : Pamela de Barres | mardi, 16 octobre 2007 09:46


Sauf votre respect, Pamela, il me semble que le texte de Cui cui intègre un certain nombre de précautions qui visent justement à lui éviter d'être taxé d'angélisme.

Après, que cui cui défende l'extension à la Cité tout entière de ces modes de partage de l'espace et de vivre ensemble pacifiques dont il fait l'expérience quotidienne sur les marchés, plutôt que le développement de situations tendues, me semble un choix politique clair.

En même temps, son texte laisse entendre que la misère est là et que celle-ci est mère d'un certain délitement social par la relégation qu'elle induit des populations concernées et du coup de leur stigmatisation (la malheureuse formule "glandouille des banlieues" en est un exemple éloquent).

Écrit par : off | 16/10/2007

pauvre dhimmi!!!!!

Écrit par : aa52 | 16/10/2007

Un rayon de soleil qui transperce les nuages noirs de la haine...
Une fleur qui s'epanouit sur un tas de gravats...
Une bouffée d'air pur qui chasse pour un instant les miasmes putrides qu'exhalent les monstres qui ont pour nom: Dogmatisme, Xénophobie, Racisme, Pognon, etc...

Le chant tétu d'un petit moineau salué et accompagné par beaucoup des oiseaux de passage sur ce fil, trop souvent squatté par des corbeaux au voix discordantes et grincheuses.

Merci petit moineau pour ce chant d'espoir

L'Airderien

Écrit par : l'airderien | 16/10/2007

Ecrit par : Pamela de Barres | mardi, 16 octobre 2007 09:46

Oui les beaux enfants, on est bien placés pour le savoir ...
mais pour le peuple , avec ou sans majuscule , il n'existe pas en tant que tel,
et il ne veut rien , en tant que "peuple". Il est le divers de la donnée "humaine" du réel, changeant et en perpétuel devenir. Il ne opeut être saisi que par ses prédicats, ses "classes-ifications" .
Il n'y a pas plus d'envies irrépressibles que mystérieuses.
Il est assez facile ( pour qui veut se donner la peine d'étudier un peu ) d'analyser et comprendre les grands mécanismes à l'oeuvre dans l'histoire, en exploitant l'énorme outil théorique déjà accumulé par des gens qui ont , de longue date, soigneusement réfléchi à ça. Marx succédant à beaucoup d'autres et avant quelques dignes successeurs ( de Thyucidide à Braudel en passant par Hegel pas mal d'autres) a tiré les leçons récurrentes de la Chouette de Minerve, et en a induit des outils théoriques toujours d'actualité pour comprendre ce devenir social et politique, et (idéalement) essayer de l'infléchir collectivement.
Rien de mystérieux dans tout ça. Ce faux mystère , cette opacité parfaitement artificielle et intentionnelle, c'est précisément ce qu'il faut rejeter et combattre.

Écrit par : urbain | 16/10/2007

Ecrit par : off | mardi, 16 octobre 2007 09:54

Sauf votre respect Off, je maintiens ma position..et je vis aussi au milieu de cette réalité..j'aimerais bien que cette vision soit la norme de la vie en banlieue ou dans les quartiers périphériques..In n'y a pas qu'une seule expérience ni qu'une seule lecture de ce texte...

Écrit par : Pamela de Barres | 16/10/2007

Et si Enrico Macias nous rechantait, enfin, enfants de tous pays, ce serait déjà bien. Il faut qu'on se donne la main, quelque soit notre couleur, pour sauver la FRANCE.

Écrit par : ALLAIN JULES C@MMUNICATION | 16/10/2007

Ecrit par : Pamela de Barres | mardi, 16 octobre 2007 10:31

Je ne conteste pas la pluralité de lectures possibles d'un même texte. C'est même l'expérience la plus courante qu'il peut nous être amenée à faire.

Simplement, j'ai un peu de mal à considérer que d'une expérience personnelle, forcément partielle, on puisse en déduire des principes généraux valant pour des macro-entités de l'acabit de celle désignée par "le peuple".

Quant à l'évoquer, en parlant en son nom, par la force des choses (puisque le peuple, c'est "nous" - qui ça "nous" ? C'est une autre histoire...), pour dénoncer certains de ses penchants que l'on n'approuve pas soi-même, qui plus est, on frôle la schizophrénie, comme dirait un célèbre commentateur du DEL ;).

En poussant un peu les choses, on voit bien que le même type de raisonnement globalisant est à l'oeuvre dans la pensée discriminante et stigmatisante.

On ne sait pas ce que veut passivement le peuple. On ne l'aperçoit que lorsque cette entité de langage est portée et incarnée dans l'action politico-publique sur des revendications précises, dans des circonstances particulières, etc.

A part ces occasions, il convient de se méfier, comme de la peste de ces notions qui marchent toutes seules dans la rue.

Écrit par : off | 16/10/2007

@ cuicui

Quelle pwâlade ton papier comme dit laflote !
Ce que tu décris, mon gars, n’est pas du tout la réalité. La vie dans les banlieues est dangereuse et les agressions sont courantes.
Tu devrais arrêter de te prendre pour l’Eugène Sue moderne.
La seule fois où tu es drôle c’est quand tu parle des tribus chères à Malbrouck.
En tout cas, on est ici dans un blog trop intellectuel. Je préfère me vautrer dans la luzerne où on s’éclate comme des bêtes

Écrit par : satanas | 16/10/2007

et moi à la luzerne je préfère la menthe (because pseudo)

Écrit par : diabolo | 16/10/2007

Joli texte, cuicui...
J'ai travaillé à Montreuil, à Cergy, ai pas mal sillonné St-Denis ou La Courneuve, et ai y ai vu aussi ce que tu racontes à ce que tu racontes (m^me si moi non plus je ne tombe pas dans l'angélisme).


En fait de banlieues, et de contre-exemple, en revanche, je pense que ce qui nous prépare des lendemains redoutables, ce sont les quartiers pavillonnaires, avec l'absence de tous les lieux de rencontres, les barricades du chacun chez soi, la disparition des commerces de proximité, et le seul règne des grandes surfaces. La "France des propriétaires" souvent endettés et fragilisés et d'autant plus arcboutés contre les plus fragiles qu'eux. Je caricature un brin, mais c'est un modèle que je sens monter dans les discours de la droite et le rapport Attali....

Écrit par : valdo lydeker | 16/10/2007

Ecrit par : valdo lydeker | mardi, 16 octobre 2007 11:15

Oui. C'est une idée intéressante.

Écrit par : off | 16/10/2007

Bravo cui cui

Merci pour ce très beau texte. Les sentiments deviennent "péjoratifs" sont qualifiés de "bons". La décomplexion atteint des sommets...

Je peux même ajouter pour ceux qui vont opposer à ton texte un marché oui...mais les CITES....
C'est simple, je connais les cités des 4000 à la courneuve et quelques autres (depuis plus de 20 ans).
C'est pareil, des gens petits, grands, gros qui travaillent, d'autres qui chôment comme ailleurs,....Une représentation humaine.
Il faut arrêter d'écouter ou de lire E. Zemmour. Je n'ai pour ma part jamais vu ce qu'il décrit ou de façon très marginale (mini-groupe extrêmiste disséminés dans toutes les obédiences politiques ou ethniques), dans les écoles ou ailleurs, les personnes se fréquentent par affinités comme partout . Le monde est bien fait. Est-ce enfoncer une porte ouverte que de reconnaître que les criminels, racistes...etc sont répartis avec une belle égalité dans tous les pays.
Il est bon de le rappeler.
J'ai donné des cours d'alphabétisation et également fait de l'aide au devoirs, du benévolat dans les hôpitaux, les comportements humains sont parfaitement identiques partout (bons ou mauvais).
Un peu facile cette nouvelle décomplexion qui a pour objectif de discréditer les gens sans à priori.
Et pourtant, chez les humains, j'en ai rencontré....Belle perspective d'avenir au milieu des manipulations politiques et religieuses.

Écrit par : agatheenschewppes | 16/10/2007

Ecrit par : off | mardi, 16 octobre 2007 10:43

C'est marrant votre interprétation, si je ne voyais pas derrière un problème de personne...je reprennais juste une phrase du texte

"Enfin, à mes yeux, voici le plus important : les gouvernants, quelque soient les mesures iniques prises, sont complètement IMPUISSANTS face aux mouvements de fond irréversibles et mystérieux de la population française, qui nous dépassent tous..."
et je l'ai détournée..

je n'ai aucune vision globalisante, je n'ai pas cette prétention loin de moi..
Vous avez une vision un peu clanique du Del et c'est désolant...ce n'est pas en jugeant qui commente bien, qui est dans la ligne et qui écrit des choses dignes d'être commentées.... Evitez de lire à l'envers parce c'est moi qui commente..

Écrit par : Pamela de Barres | 16/10/2007

Joli texte cui cui ! Oui loin des fantasmes de ceux qui n'y foutent jamais les pieds, sans angélisme non plus.
Pas comme le satanas, qui dit aimer la luzerne alors qu'il y insulte tout le monde et qu'il n'est pas welcome la bas.
Intéressant à rapprocher avec ce qu'il dit de ton texte !;)
te fatigues pas à m'insulter satanas (le psy c'est au bout a gauche au fond du couloir). Merci d'avance.

Et Merci cui cui, qui, au contraire de satanas, ne colporte pas haine fantasmes et bêtises.

Écrit par : om | 16/10/2007

Bien vu du haut de vos préjugés idéologiques antiracistes.
Mais bah! ainsi vont les choses ....
Nous sommes il est vrai dans de beaux draps et la France , la votre , nation femelle
est toujours bonne à tourner morue....

Écrit par : destouches | 16/10/2007

ah le lien social! du marché, du quartier!
encore mieux tu peux tchatter avec tout le monde sur le net tout en faisant tes courses

çà s appelle carrefour du net!

Écrit par : lucide | 16/10/2007

Ecrit par : destouches | mardi, 16 octobre 2007 11:51

Le duc D'Aquithènes??????

Écrit par : K Joris Huysmans | 16/10/2007

Ce que raconte cui cui c'est ce que j'ai vécu pendant 17 ans sur le marché en dessous de chez moi. Et il est bien de le rappeler à tous les fouteurs de haine, les fantasmeurs de meurtres claniques.

Ceci dit, je suis contre l'idée que l'idéal est le métissage tout simplement car une telle idée part d'un constat faux : il existerait des groupes ethniques homogènes, purs, et la solution à la conflictualisté serait leur mélange.

Mais le mélange est dès l'origine dans tous les groupes comme le montre abondamment l'anthtopologie qui a su rompre avec l'anthropologie coloniale. Il n'existe pas de groupe homogène, il n'y a que des groupes construits par agrégation, organisés par des hiérarchies et traversés par des tensions, des groupes poreux aux autres, etc. (Cf. J-L Amselle : http://etudesafricaines.revues.org/document1528.html, entre autres)

Enfin, je crois que c'est bien plus l'élite que le peuple qui est xénophobe et qui organise la xénophobie. Même si elle sait enrober ses convictions de sucre médiatiquement correct. A lire Pinçon et Charlot, on est édifié sur les pratiques des élites :
http://www.monde-diplomatique.fr/2001/09/PINCON/15603, leur ouvrage "voyage en grande bourgeoisie", et les autres.

L'entre soi condamné chez les autres n'est jamais plus affirmé, sans complexe, "chez ces gens là" comme disait Brel.

Écrit par : juliette dze | 16/10/2007

Ecrit par : Pamela de Barres | mardi, 16 octobre 2007 11:22


Pamela, je vous assure que vous faites fausse route et m'en voyez désolé. Si j'ai pu donner l'impression que je m'en prenais à vous personnellement à travers le prétexte de vos écrits, sachez que je me serais bien gardé de tout commentaire.

A dire vrai, c'est l'intérêt du propos qui m'a fait réagir. Il n'y a rien de personnel, croyez-moi.

J'espère n'être ni clanique ni sectaire. Je m'interroge sur ce qui a pu vous le laisser penser.

Mais bon, puisque mes propos vous sont désagréables, à l'avenir je m'abstiendrai de tout développement sur vos commentaires.

Écrit par : off | 16/10/2007

que je sens monter dans les discours de la droite et le rapport Attali....
Ecrit par : valdo lydeker | mardi, 16 octobre 2007 11:15
Hélas, c'est bien ce modèle qui est proposé, le chacun chez soi, mais, tout modèle peut en réalité produire l'inverse de la chose attendue. En particulier pour la clause de non propriété du sol pour l'accédant à la maison individuelle et petits locatifs? sans parler des constructions sociales, crèches, centres de loisirs...

Écrit par : martingrall | 16/10/2007

Mais bon, puisque mes propos vous sont désagréables, à l'avenir je m'abstiendrai de tout développement sur vos commentaires.

Ecrit par : off | mardi, 16 octobre 2007 12:31

ne vous défilez pas comme çà, je ne vous trouve pas désagréable du tout; et j'espère que vous commenterez encore mes commentaires même si je parles d'une rockstar;-)))
Ce que je voulais dire simplement est que pour parler d'expérience personnelle, je vis ces scènes de marché en bas de chez moi à Paris, mais quand je vais en dans des petites villes de provinces ou dans la France "profonde"...j'entend et je vois autre choses, et je suis pessimiste sur le désir de vivre ensemble mélangés et non côte à côte en s'ignorant...

Écrit par : Pamela de Barres | 16/10/2007

Pour confirmer mon propos de ce matin. USA donc reçus ce jour

Le message du président Bush à l'occasion de l'Aïd el-Fitr

La culmination du mois saint musulman du ramadan

Dans un message diffusé le 11 octobre par le Bureau de presse de la
Maison-Blanche à l'occasion de l'Aïd el-Fitr, la fête de la rupture du
jeûne du ramadan, le président Bush déclare que la « grande religion
musulmane a renforcé la société américaine et apporté force et réconfort à
de nombreuses générations, aux États-Unis et dans le monde entier »........
.......Notre pays est fier d'accueillir de nombreuses confessions, et notre
société est enrichie par nos citoyens musulmans. Au premier jour du mois de
Chawal, le dixième mois du calendrier lunaire musulman, puissent les
fidèles de toute confession réfléchir aux valeurs qu'ils tiennent en
commun, en particulier l'amour de la famille, l'importance de la communauté
et la reconnaissance envers Dieu.

Mon épouse Laura se joint à moi pour vous souhaiter une joyeuse fête. Aïd
Moubarak.

George W. Bush

L'humour peut servir à lutter contre les stéréotypes relatifs aux musulmans
Une comédie musulmane est le sujet d'un groupe de discussion sur le
ramadan.
Washington - Le ramadan, le saint mois de jeûne et de réflexion de la
religion musulmane, ou encore la menace terroriste que fait peser Al-Qaïda
sur le monde n'ont rien de drôle, mais cela n'empêche pas le simple citoyen
d'apprécier une bonne blague musulmane

Un danseur indien marie modernité et tradition
Astad Deboo enseigne son style unique de danse moderne aux États-Unis
Washington - L'art est l'avenue préférée de l'interaction culturelle dans
de nombreuses universités américaines, et l'université Towson du Maryland
n'échappe pas à ce phénomène

Et c'est comme ça tous les jours que le grand architecte fait.

Écrit par : martingrall | 16/10/2007

@ Off> et la machine à café est en panne au boulot, alors sorry si je suis une peu sur la défensive..

Écrit par : Pamela de Barres | 16/10/2007

Ecrit par : Pamela de Barres | mardi, 16 octobre 2007 12:39
Ecrit par : Pamela de Barres | mardi, 16 octobre 2007 12:42


Désolé aussi pour la machine à café ! En effet, cela a de quoi NRV ;-)))

Écrit par : off | 16/10/2007

HS// les français et les médias// dans mon pseudo

Écrit par : Pamela de Barres | 16/10/2007

Ecrit par : Pamela de Barres | mardi, 16 octobre 2007 13:03

[HS]

Ça aussi, reçu par mail d'un inconnu.

http://snipr.com/1s7dm

[/HS]

Écrit par : José | 16/10/2007

Ecrit par : juliette dze | mardi, 16 octobre 2007 12:25

Les Pinçon viennent de publier un ouvrage sur l'espace des nantis : Les Ghettos du Gotha : Comment la bourgeoisie défend ses espaces, de Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, 2007

Écrit par : off | 16/10/2007

HS La droite ne saurait-elle pas jouer l'ouverture ?

"Fillon rappelle à l'ordre le député UMP François Goulard pour sa présence au meeting anti-ADN
[16/10/2007 13:46]

PARIS (AP) -- François Fillon a rappelé à l'ordre mardi le député UMP François Goulard pour s'être rendu dimanche soir au meeting organisé au Zénith par SOS Racisme, «Libération» et «Charlie Hebdo» contre les tests ADN, selon le président du groupe Jean-François Copé."

Écrit par : off-off | 16/10/2007

Quand on fréquente superficiellement un endroit multiculturel on a l'impression que c'est paradisiaque. Mais moi qui aie eu à pénétrer la banlieue parisienne un peu plus en profondeur dans mes contacts avec les gens, j'ai pu rencontrer des arabes tenant des discours racistes sur les arabes, des lepénistes, beaucoup de sarkophiles, des communistes paumés...et je suis sûr que tous ces braves gens vont au marché. Pour les entendre dire des conneries il vaut mieux les voir en privé et qu'il y ait un climat de confiance, certes.

La vision de cuicui me rappelle la mienne il y a quinze ans, quand j'étais très jeune, très à gauche, et que je ne fréquentais pas les banlieues (qui n'étaient peut-être pas comme ces dernières années, je n'en sais rien. A l'époque je gobais le discours "Sos racisme, c'est dire si j'étais déjà bête).

Écrit par : Armand | 16/10/2007

passage éclair, promo poto:
http://contrejournal.blogs.liberation.fr/mon_weblog/2007/10/maxime-des-gaye.html#more

Écrit par : Mathilde P. | 16/10/2007

Personnellement, je boycotte les Jeux Olympiques prévus en Chine, ainsi que d'autres amis autour de moi le feront...

La Chine a déjà mis son véto sur des sanctions contre la junte militaire birmane, la communauté internationale ne réagit que mollement, comme d'habitude...

Pour quelles raisons ? Toujours en plein dans la real-politik ! Les affaires avant tout le reste !

Je réponds BOYCOTT de ces Jeux de m.... !!



Pékin s'indigne de la visite du dalaï-lama aux Etats-Unis
LEMONDE.FR avec AFP | 16.10.07 | 11h50 • Mis à jour le 16.10.07 | 12h20

Pékin a haussé le ton contre les Etats-Unis, mardi 16 octobre, s'insurgeant contre la visite du dalaï-lama à Washington et mettant en garde contre une dégradation des relations entre les deux pays. "Nous avons déjà protesté plusieurs fois auprès des Américains et nous les appelons de nouveau à corriger leur erreur", a déclaré le porte-parole du ministère des affaires étrangères, Liu Jianchao.


A l'origine du courroux chinois : les cérémonies prévues au Congrès mercredi, où le dalaï-lama se verra remettre la plus haute distinction civile du Parlement, la Médaille d'or du Congrès. Pékin demande aussi à George Bush d'annuler sa rencontre, prévue ce mardi, avec le chef spirituel tibétain.

"GROSSIÈRE INGÉRENCE"

Pour Liu Jianchao, ces honneurs "violent gravement les principes de base des relations internationales, heurtent les sentiments des Chinois et constituent une grossière ingérence dans les affaires intérieures chinoises". "Nous exprimons notre profond mécontentement et notre ferme opposition", a-t-il ajouté, prévenant que "cette action va saper gravement les relations entre la Chine et les Etats-Unis".



C'est la première fois que le président américain participera à un événement public avec un homme qui incarne, à l'étranger, la lutte pour les droits fondamentaux en Chine. Pékin avait déjà exprimé son vif mécontentement quand la chancelière allemande, Angela Merkel, avait reçu, en septembre, le dalaï-lama.

Une réunion internationale sur le programme nucléaire iranien, prévue mercredi à Berlin, a été reportée sine die, en raison, selon des diplomates, du désaccord sino-américain sur le dalaï-lama. Cependant, le porte-parole chinois Liu Jianchao a nié cette version, affirmant que l'annulation était due à des "raisons techniques".


PS : Pamela, je suis bien d'accord avec vous.. Contrairement à ce que pense Cui cui, les classes populaires ont constitué l'électorat qui a permis à Sarkozy d'être élu.. Et principalement pour sa politique de l'immigration et contre les aides sociales accordées aux immigrés.. Il n'y a pas que les purs et durs frontistes qui ont voté contre une France multi-culturelle. Une majorité de français, au-dehors et au-delà de tout clivage gauche-droite, sont racistes..

Écrit par : Roma | 16/10/2007

En fait ce qui est un peu frappant c'est la différence entre d'une part comment les gens vivent et d'autre part ce qu'ils racontent ou ce qu'ils votent.
L'exemple le plus extrême pour moi qui ne suis pas marseillais (à Paris on a le racisme en profil bas, en principe) c'est une amie algérienne qui rencontre (à Marseille, donc) en compagne d'autres amis un type qui refuse de lui serrer la main en lui disant "moi je ne sers pas la main aux arabes"...cette forte parole dite tous ces braves gens vont ensemble au resto, comme si de rien n'était. Et donc celui qui ne sert pas "la main aux arabes" peut garder ses "opinions" tout en profitant du multiculturalisme (je ne sais pas si le resto en question était un couscous...).

Écrit par : Armand | 16/10/2007

cui cui,
Je n'ai rien contre votre pseudo dont la répétition ne cesse de nous faire croire à l'imminence d'un printemps, mais tout de même ce serait bien de savoir plus précisément "d'où vous parlez" (j'adore cette expression !) - parce que quand on lit que votre boulot relève d'"un compromis entre un semi clochard , un voleur de poule, et un ramasseur de mégots…" on hésite entre, dans l'ordre, sociologue, maquereau ou détective privé ce qui ne permet pas d'évaluer au plus juste l'impact de votre subjectivité et de vos intérêts propres dans l'analyse que vous proposez. Quand une enquête est biaisée, j'aime bien connaître le biais.

Écrit par : TDB fée carabine | 16/10/2007

Ecrit par : off | mardi, 16 octobre 2007 13:27

je vais demander à un célèbre libraire du XIVème de faire une ficje lecture de cet ouvrage

j'ai lu leurs précédents.
-Sociologie de Paris
-Châteaux et châtelains
- Voyage en grande bourgeoisie


@ José....?

Écrit par : Pamela de Barres | 16/10/2007

Ecrit par : José | mardi, 16 octobre 2007 13:25

Etrange ce mail que vous avez reçu José !

Je ne sais pas si c'est de l'info ou de l'intox, mais cela peut être crédible une telle couverture car j'ai déjà lu par-ci par-là que tout était prêt dans les rédactions pour cette annonce de divorce..

Même Barbier a dit que c'était un secret de polichinelle.. Barbier est loin d'être un colporteur de rumeurs..

Reste à savoir juste quand cette info sera officielle...

Car il se trouve qu'en France, lorsqu'une info n'est pas officiellement dîte par le pouvoir, elle n'existe pas ! Révélateur comme conception de la liberté et de l'indépendance de la presse..

Écrit par : Roma | 16/10/2007

Ecrit par : Mathilde P. | mardi, 16 octobre 2007 14:15

Bises tout plein et tu me manques sur le DEL.....

Écrit par : Pamela de Barres | 16/10/2007

Ecrit par : Pamela de Barres | mardi, 16 octobre 2007 14:20


Oui ? Je ne suis pas libraire. ;)

Écrit par : José | 16/10/2007

Ecrit par : Roma | mardi, 16 octobre 2007 14:31


Je ne connais pas l'expéditeur mais il ne s'agissait pas de spam.

Écrit par : José | 16/10/2007

Au milieu, des barbus intégristes louchent sur les jambes de jolies filles orientales en jupe courte, à gauche, à l’entrée, les mendiants vous promettent mille joies terrestres si vous leur donnez une pièce, là, les femmes voilées parlent et rigolent avec celles qui sont en mini jupe, à droite, les prêcheurs religieux viennent demander l’aumône pour la construction d’une mosquée hypothétique, plus loin les pickpockets se régalent, à l’écart les sans papiers devisent tranquillement pour trouver un job, devant moi les pères de familles essaient de marchander les prix devant des commerçants au bord de la crise de nerfs.

;))) ! surtout les barbus qui louchent sur les culs !

Écrit par : om | 16/10/2007

om | mardi, 16 octobre 2007 14:58
Enleves ta barbe,

Écrit par : hyenes | 16/10/2007

Ecrit par : José | mardi, 16 octobre 2007 14:35

? concernait le mail que tu as reçu...une grande itw de Cécilia est prévue dans le paris-match de cette semaine, avec photos glamour de madame...

'Libraire' je parlais d'Urbain;-)))

Écrit par : Pamela de Barres | 16/10/2007

Les Ghettos du Gotha : Comment la bourgeoisie défend ses espaces, de Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, 2007

Ecrit par : off | mardi, 16 octobre 2007 13:27

Oui, je ne l'ai pas encore lu mais il entre tout à fait dans le sujet du jour.

@ Roma

Bien sûr que le racisme et la xénophobie sont transversaux sinon Sarkozy n'aurait pas été élu et des socialistes ne seraient pas avec lui, mais on exonère trop, à mon point de vue, ceux qui sont aux manettes et appuient à volonté sur le bouton "racisme", "xénophobie" qui sont la chose la mieux partagée, faisant croire que c'est un truc du populo alors que leur politique est là pour l'accroître (à commencer par l'organisation de la concurrence entre chômeurs/précaires/salariés à statut) et leurs pratiques sociales puent le racisme et la xénophobie.

Rendons donc à César ce qui lui appartient et à l'élite non seulement ce qu'elle partage mais ce qu'elle instille jour après jour.

Écrit par : juliette dze | 16/10/2007

Ecrit par : Pamela de Barres | mardi, 16 octobre 2007 15:06


Je ne connais ni l'expéditeur ni le site sur lequel le lien renvoie. Peut-être n'est-ce qu'une des maquettes préparées au cas où, comme semblent l'avoir fait nombre de rédactions.

Écrit par : José | 16/10/2007

Je ne connais pas l'expéditeur mais il ne s'agissait pas de spam.

Ecrit par : José | mardi, 16 octobre 2007 14:36

non mais c est une connerie! rien que le choix de la photo de ns en short!!!!!

Écrit par : lucide | 16/10/2007

Ecrit par : Armand | mardi, 16 octobre 2007 14:12

Vous vous attendez à ce que "les étrangers" soient différents...Je vous confirme le mal ou la connerie selon est dans tous les cerveaux sans distinction de pays, de couleur, de religion....Etre immigré et discriminé ou homosexuel et avoir à vivre l'homophobie devrait vous aligner dans la case "Je suis un être parfait..."

Cela se saurait et puis ce serait trop trop beau. Un peu plus compliqué les humains !Semble-t-il !

Écrit par : agatheenschewppes | 16/10/2007

Ecrit par : lucide | mardi, 16 octobre 2007 15:18


C'est aussi ce qu'écrit un des commentateurs sur le site.

Écrit par : José | 16/10/2007

Salut à tous,

Je voulais vous dire combien je suis fier et touché, non pas d'avoir rédigé ce texte, mais d'avoir suscité des commentaires aussi talentueux... La plupart des commentaires aurait pu être publiés.

Et je dis ceci sans flagornerie, ni démagogie.

Je réponds rapidement car j'ai parcouru en lecture rapide des posts qui demandent du temps. Je n'ai malheureusement pas le temps car je reviens à peine et je dois repartir...

@TDB : parce que quand on lit que votre boulot relève d'"un compromis entre un semi clochard , un voleur de poule, et un ramasseur de mégots…

Je répond que les gens, en général prennent les commerçants des marchés pour des pauvres types, plutôt arnaqueurs (ils n'ont pas toujours tort, d'ailleurs), et habillés comme des clochards... C'est l'image que je ressens depuis toujours de la part du public.
@agathe, je te réponds tout à l'heure.

@ Urbain, vite fait, c'est vrai ce sont les conditions économiques actuelles très dures qui font que les problèmes de xénophobie s'exacerbent. Il faut bien que ce soit la faute à quelqu'un...

@Armand... Hélas, mon pauvre Armand, je n'ai plus 20 ans depuis longtemps...

A ce soir, à tous, merci.

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | 16/10/2007

Ecrit par : Pamela de Barres | mardi, 16 octobre 2007 14:20

C'est une excellente idée. Je ne connaissais ces auteurs que de réputation pour leurs travaux sur les aristocrates. Je constate qu'ils ont élargi, à défaut de démocratisé, leur cible.

C'est intéressant, et l'article du Monde diplo, cité par juliette le démontre amplement, de voir que les nantis fonctionnent sur le mode d'une conscience de classe aiguë, qui ne laisse rien au hasard. Le dernier bouquin des Pinçon montre comment la distinction se grave dans la pierre et dans l'espace de leur habitat.

Il y a une unité dans cette classe pas si homogène que ça du strict plan financier - les fortunes sont diverses -, mais qui l'est à partir du moment où ses membres le deviennent par cooptation. Ils partagent donc les mêmes valeurs, comme qui dirait l'autre, servent les mêmes intérêts, se servent largement des équipements collectifs, des structures et des largesses de l'administration et de l'Etat, vivent dans des espaces choisis et fermés à ceux qui ne sont pas membres, etc.

C'est dire que l'union et la solidarité sont des choses très prisées et très pratiquées dans ce collectivisme doré où chacun ne vaut que par la lignée qu'il représente, où l'on est en société la plupart du temps, où l'on reçoit beaucoup, occupé que l'on est à développer son capital social, etc.

C'est vraiment la conscience de classe parfaite, le collectivisme accompli.

La question qui se pose est alors celle de se demander, à la lumière de la volonté de cette "classe" de détruire, via la logique d'individualisation généralisée des rapports employeurs/employés, les solidarités au niveau des classes moyennes et populaires de la société, si des politiques mises en oeuvre par des gouvernants qui partagent les valeurs de cette classe ont une chance de viser l'égalité des chances, la justice sociale, etc. ?

Adeptes du faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais, il semblerait, à la lecture des Pinçon, qu'il y ait une véritable stratégie de la haute bourgeoisie pour affaiblir "l'adversaire" qui, de ce fait, pourrait conduire à penser, de manière un peu paranoïaque, qu'une bonne partie du discours libéral, loin d'être une idéologie liée aux milieux des affaires, économiques et financières, incarne, à un degré à définir, accessoirement ou essentiellement, un outil de domination sociale.

Alors en écrivant ceci, je reconnais ma naïveté. Mais celle-ci est simplement liée au fait que je ne tiens pas les évidences pour définitivement acquises, mais préfère remettre les compteurs à zéro pour tenter de réfléchir à nouveaux frais sur des choses supposées établies.

Écrit par : off | 16/10/2007

cui cui, vous êtes donc marchand ambulant (en plus de croque-mort) ?

Écrit par : TDB | 16/10/2007

Très bon billet cui cui.

Ecrit par : off | mardi, 16 octobre 2007 15:46

A lire (si ce n'est déjà fait) sur le sujet qui ne semble pas si nouveau, Proust et les signes de Gilles Deleuze (je m'en vais vite avant qu'urbain ne voit mon conseil de lecture)

Écrit par : nef | 16/10/2007

Il me semble que voir dans la victoire de Sarkozy, comme certains commentateurs le font, le succès du racisme et de la xénophobie, est une vision un peu courte et simplificatrice de ce qui se passe.

Écrit par : off | 16/10/2007

Ecrit par : nef | mardi, 16 octobre 2007 15:52

Non, bien-sûr, le sujet est aussi vieux que les classes dirigeantes. L'intérêt, c'est bien-sûr le fait d'ancrer l'analyse catégorielle dans celle des pratiques observables, d'en examiner le sens social.

Écrit par : off | 16/10/2007

écrit par : off | mardi, 16 octobre 2007 15:55

ou en l'occurrence le contre-sens

Écrit par : nef | 16/10/2007

Ecrit par : nef | mardi, 16 octobre 2007 15:58

Oui, le contre-sens du faites ce que je dis et ne faites pas ce que je fais, lequel a un sens clair, qui est de servir la cause de cette classe dominante, pour employer des termes désuets.

Écrit par : off | 16/10/2007

Ça y est je pars cette fois !

@ off : je suis épaté par la justesse de vos analyses. franchement vous avez écrit au moins 10 contributions, aujourd'hui, alors ?

@celeste : impressionné par vos commentaires.

@agathe : tu vois que tu peux écrire des choses intéressantes et vécues.

@TDB : tout juste !!!! Un marchand ambulant, avec son petit oustiti, en livrée de groom qui fait la quête ! Comme au 19 ème siècle !!

@om, merci om et sans blague, c'est pas parce qu'on a une longue barbe et qu'on récite le Coran 5 fois par jour qu'on n'en est pas moins homme ! ;)

@nef. Merci.

@Pam, pas grave qu'on ne soit pas d'accord, l'essentiel est de s'écouter...

Cette fois ci, à ce soir, j'espère.

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | 16/10/2007

@ cui cui

Merci. J'ai toujours admiré les décomplexés (légion et dans de nombreux domaines en ce moment), j'ai l'impression à lire les proses des uns et des autres talentueux (j'en lis beaucoup vraiment) d'avoir un ouvre-boîte dans la main...

Écrit par : agatheenschewppes | 16/10/2007

Dans un ouvrage récent, Benjamin Barber, dans "Comment le capitalisme nous infantilise", Fayard, écrit ceci :

"le consommateur-roi ne se contente pas d'être un grand gosse, c'est aussi un redoutable égoïste, supportant de moins en moins les compromis qu'impose la vie en société. La haine de l'Etat qui découle du tout-marché est hautement dangereuse, explique Benjamin Barber. " Quand on affirme aujourd'hui que seules les personnes privées sont libres, que seuls les choix personnels comme ceux que font les consommateurs sont autonomes, ces idées attaquent non la dictature mais la démocratie. Dans un des chapitres les plus intéressants du livre, l'auteur dénonce la privatisation par le gouvernement américain de la plupart de ses fonctions régaliennes, notamment dans le domaine de la sécurité tant extérieure (l'Irak) qu'intérieure (après le passage de Katrina sur la Floride). Le gouvernement américain dépense chaque année 100 milliards de dollars (70, 27 milliards d'euros) de plus pour payer ses divers sous-traitants que pour payer ses fonctionnaires, note-t-il. " C'est la souveraineté elle-même qu'on externalise ", dénonce Benjamin Barber, qui juge également qu'avec la privatisation de l'éducation, de la politique du logement ou des retraites, les Américains sont " moins un peuple qu'avant "." (Frédéric Lemaître, Le Monde)


C'est un peu notre futur que l'on voit s'esquisser là. Si rien ne change.

Écrit par : off | 16/10/2007

Ecrit par : off | mardi, 16 octobre 2007 16:37

Effectivement, et désolée de le rappeler mais c'était exactement l'analyse faite par Noam CHOMSKY dans son bouquin "De la propagande" (je vais encore me faire des amis !). Il insistait aussi sur les vertus de l'activisme comme le seul contre-pouvoir à avoir réussi à différer voire supprimer certains passe-droits que s'étaient octroyés les plus hautes instances de l'administration américaine.

Écrit par : agatheenschewppes | 16/10/2007

Ecrit par : off | mardi, 16 octobre 2007 16:37


On pourrait aussi considérer la privatisation des fonctions régaliennes d'un état comme l'expression de la volonté de ses citoyens. Vaste débat pas si simple que ça à cerner...

Écrit par : José | 16/10/2007

Ce qui est non français...

“Aujourd’hui, pour établir une réputation, il faut se faire un non. C’est à qui sera un non-gréviste, un non-concerné, un non-inscrit, un non-assisté, un non-célibataire, un non-fumeur. On lit de la non-fiction dans la non-attente d’une période de non-travail. Il se produit des non-événements de non-agression dans la non-pesanteur. Le point de non-retour sera atteint en vol non-stop vers un non-lieu.”

http://libellules.blog.lemonde.fr/2007/10/16/le-%c2%ab-non-%c2%bb-des-choses/

Écrit par : EA | 16/10/2007

HS/// Ambiance au ministère///

GOUVERNEMENT - SPORTS 16/10/07

Laporte déjà taclé par Bachelot

Quand Roselyne Bachelot renvoie Bernard Laporte dans ses 22 mètres ! L'entraîneur du XV de France déclarait mardi matin, à propos de son futur poste de secrétaire d'Etat aux Sports : "Si ça ne me plaît pas, j'arrêterai, tout simplement" ! Son ministre de tutelle lui a répondu que "la question d'un ministère, ce n'est pas que ça plaise ou pas ! On remplit cette fonction pour le bien des Français. Je crois que c'est cela la question principale." Ambiance !

Écrit par : Pamela de Barres | 16/10/2007

Ecrit par : off | mardi, 16 octobre 2007 16:37

http://www.bakchich.info/article1746.html

L'externalisation a un prix, André Santini est bien placé pour le savoir. La cour des Comptes l'a épinglé sur le sujet.

Écrit par : nef | 16/10/2007

Ecrit par : José | mardi, 16 octobre 2007 16:51

Sans doute. Mais ça semble souvent ne pas être concerté et obéir davantage à la logique de l'organisation libérale d'un pays que ses services publics soient eux-mêmes conçus comme des activités lucratives. Dans l'exemple cité, il est mentionné que cette privatisation coûte beaucoup plus cher à l'Etat, donc au contribuable, que si les mêmes services étaient assurés en gestion directe.

Quelle collectivité peut vouloir cela : payer plus pour des services identiques voire inférieurs en qualité ? Et si tel est cependant la volonté publique, pourquoi ?

Écrit par : off | 16/10/2007

Ecrit par : off | mardi, 16 octobre 2007 17:00

Mais parce que la politique libérale amalgame, amélioration des services publics et privatisation des services publics, au nom du sacro saint précepte de la concurrence favorable au consommateur. Comme toute idéologie même à l'épreuve des faits, de blackwater au réseau ferroviaire anglais, elle ne peut être fausse pour ceux qui la soutiennent.

Écrit par : nef | 16/10/2007

Ecrit par : nef | mardi, 16 octobre 2007 17:06

Oui, mais le bénéficiaire du service en question, qui paye la note, lui n'est pas très sensible à l'idéologie que son porte-monnaie doit payer à prix d'or, non ?

A moins que la privatisation soit imposée d'en haut, comme il en va pour nous des directives européennes sur l'énergie, qui va se traduire par un renchérissement de son coût.

Écrit par : off | 16/10/2007

Ecrit par : nef | mardi, 16 octobre 2007 17:06

Et puis derrière cette idéologie, on trouve un certains nombres de bénéficiaires, surement plus privilégiés que les fonctionnaires.

Écrit par : nef | 16/10/2007

Ecrit par : off | mardi, 16 octobre 2007 17:08

D'où la campagne de presse sur les fonctionnaires privilégiés, l'état desastreux de l'éducation nationale, de l'hôpital... On leur vendra sur TF1 et France 2, la formidable opportunité pour le consommateur de la privatisation des opérateurs téléphoniques, d'énergie... Une véritable manne pour les associations de consommateurs dans les années à venir, après, trop tard.

Écrit par : nef | 16/10/2007

Ecrit par : nef | mardi, 16 octobre 2007 17:08

C'est toujours mieux de fustiger leurs mirobolantes retraites et privilèges, le rebondissement sur le billet de cui cui s'impose de lui-même.

Écrit par : agatheenschewppes | 16/10/2007

et privilèges oups "ou" privilèges

Écrit par : agatheenschewppes | 16/10/2007

Ecrit par : agatheenschewppes | mardi, 16 octobre 2007 17:13

Effectivement, on retombe sur le billet de cui cui, la différence entre la perception de la situation au quotidien et celle que véhicule la presse.

Le chef du service grand reportage de TF1 voit les banlieues comme un coupe-gorge à journalistes. En passant, on pourrait largement comprendre pourquoi dans les banlieues, les journalistes seraient menacés du sort réservé aux aristocrates;-))))

Écrit par : nef | 16/10/2007

"ceux qui sont aux manettes et appuient à volonté sur le bouton "racisme""

Ecrit par : juliette dze | mardi, 16 octobre 2007 15:09

Désolée de vous répondre si tard, j'étais occupée..

Bien sûr qu'il y a une instrumentalisation de la part des élites dirigeantes..
Mais ils ont surfé sur ce sentiment qui existe depuis bien des années.. Dont le point culminant fût en avril 2002, avec Le Pen au 2éme tour...

L'homme providentiel que représente Sarkozy est né de cette association créée entre insécurité et immigration (plus précisément ciblée la communauté musulmane).

La séquence où Sarkozy se ballade dans les cités et traitent les jeunes de racaille est le commencement de la construction de ce personnage.. Sarkozy, celui qui n'a peur de rien et qui va remettre de l'ordre en banlieue..
Je dis que c'est orchestré depuis ce jour et de toute pièce...
Car, contrairement à ce que certains médias et autres personnes de gauche s'évertuaient à le crier, à savoir, qu'il ne fallait pas parler des jeunes comme cela (s'en suivirent les émeutes de 2005), Sarkozy lui, avait bien compris qu'aux yeux d'une certaine classe populaire, il apparaissait comme le valeureux chevalier qui allait nettoyer les cités !
Et c'était voulu ! La preuve.. Qu'avons-nous vu de cette séquence ? Juste Sarkozy qui crie à une femme à sa fenêtre "on va vous débarrasser de ces racailles"...

Cette séquence est passée en boucle plein de fois.. Alors qu'elle était totalement erronée.. Une fois j'ai vu la séquence en entière... A la base, c'était cette personne à la fenêtre qui avait parlé de "racaille", Sarkozy en fait lui a répondu en utilisant le même terme, mais ce terme ne venait pas de lui..
Et là où il y a manipulation, c'est que ni TF1, proche de Sarkozy, ni aucune autre chaine d'ailleurs, n'a diffusé la séquence dans l'intégralité.. Une séquence qui aurait disculpé Sarkozy de ces mots, employés en fait par une autre.. (j'ai même lu quelque part, que cette femme à la fenêtre, comme par hasard, personne ne l'avait jusque là jamais vue dans la cité.. (???) )

Mais non, il s'en servira pour construire ce personnage qui ose affronter ces terribles hordes de jeunes "racailles". Lui n'a pas peur...

Et si vraiment cela avait nui à Sarkozy, je peux parier que la séquence aurait été montré depuis longtemps, surtout quand on a ses amis patrons des plus grands médias..
La mise en scène du réel lui a bien réussi, il a été élu aussi sur cette question, renforcé aussi par l'image de premier flic de France pendant 4 ans...

Ensuite, la question des différences de cultures, etc.. a été mise en avant après les émeutes de 2005, par des intellectuels comme Finkelkraut, qui y voit la main invisible de l'islam derrière ces évênements et leur supposée "haine de l'Occident"..
Mais j'ai déjà fait un texte sur cette question... Il faut que je le retrouve dans les archives !

Écrit par : Roma | 16/10/2007

Ecrit par : nef | mardi, 16 octobre 2007 17:13
Ecrit par : agatheenschewppes | mardi, 16 octobre 2007 17:13

Il faut croire alors que le monde, en tous cas la société française à l'heure de l'Europe des lobbies qui conduisent en sous-main les politiques publiques, marche sur la tête.

Il est toujours surprenant de constater combien il est plus consensuel de taper sur les plus fragiles et de les accuser de tous les maux, voire, le cas échéant d'agir contre eux, de leur en remettre une couche, que de montrer du doigt ceux qui tirent parti de la situation, en toute bonne conscience qui plus est.

Ce sont les privilégiés qui parlent le plus de l'effort, du risque et ce sont eux qui y sont le moins exposés.

En dépit de leur mode de vie acquis de naissance et qui les met à l'abri des vicissitudes de l'existence, c'est leur vision du monde qui donne le tempo.

Ils vont avoir la peau des 35 heures pour pas cher. De même pour les retraites. Sans véritables contreparties à la clé. La modernité s'arrête à la destruction d'acquis, mais ne connaît pas les compensations.

Oui, mais si tout le monde s'entend pour taper sur les plus fragiles, comme responsables de tous les maux, comme refusant de partager les difficultés communes que l'on va jusqu'à s'enorgueillir de connaître soi-même, lorsque tel est la cas, comme un brevet de civilité, la solution à cette vision simpliste des choses ne passe pas par l'adoption de l'alternative : cracher sur les riches.

Dans les deux cas, c'est toujours la stigmatisation, la critique caricaturale et stérile, la haine sociale, qui conduit à la crispation de chaque camp sur ses positions. Un petit Liban, ou une petite palestine, comme cadre de la réflexion.

Mais alors que faire, comme dirait l'autre ? Sachant que les intérêts des uns et des autres ne sont pas les mêmes ; que les classes dominantes ont tout et le reste, que les autres manquent de ceci ou de cela ; que la course au toujours plus , s'il s'agit de biens matériels, est sérieusement obérée par les effets de la croissance industrielle ; qu'une autre vision pacifique de la société qui prône le partage accepté plutôt que subi, faute de ressources élémentaires pour tous n'est pas pour demain, et la liste n'est pas close....

Écrit par : off | 16/10/2007

Ecrit par : off | mardi, 16 octobre 2007 17:00


C'est à rapprocher de la notion de vocation.

Il y a de moins en mois de flics par vocation, comme de moins en moins de militaires ou de soignants. Si les processus en jeu sont évidemment complexes (faiblesse relative des salaires de la fonction publique, disparition des avantages, chômage, etc.) et inhérents en partie à l'idéologie libérale, la perte des valeurs et l'individualisme grandissant relèvent de l'éducation et de la vie sociale, voire d'une forme de culture.

Il est difficile de considérer que la mauvaise image des flics est orchestrée du haut. On peut certes admettre qu'il s'agit d'une des conséquences de l'usage qui en est fait mais il serait fortement capillotracté d'imaginer que ce fut volontaire.

Avec cet exemple du flic on peut alors comprendre un peu le phénomène : que est le jeune qui a aujourd'hui envie d'entamer une carrière de flic en voyant quelle image ils ont et combien ils sont payés ? L'effet est dévastateur car il est global. Quel est le Français aujourd'hui qui a une bonne image de l'Etat ? De l'administration ? Il est rare parce que l'Etat est trop souvent ramené à ses mauvais aspects (impôts, sanctions, répression, etc). Le phénomène de caillassage des pompiers en est le plus triste exemple.

La défaillance des autorités publiques sur ces sujets ne peut alors que s'accompagner de l'accaparement de ces secteurs par des sociétés privées qui mettront les moyens suffisants à l'exercice de leur mission et qui par induction couteront effectivement plus cher. La tendance inverse aurait conduit au totalitarisme.

Personne n'aime les dentistes mais personne ne dira que les dentistes sont des salauds. Personne n'aime les huissiers ou les flics mais beaucoup penseront qu'ils font un métier de salaud.

C'est la dévalorisation de l'Etat (et par extension de ses serviteurs) qui conduit à l'idée-force qu'il faut en privatiser le maximum de fonctions. Au moins ils feront un métier de "salaud" mais ils le feront pour le pognon et pour travailler, non par vocation.

Écrit par : José | 16/10/2007

Ecrit par : off | mardi, 16 octobre 2007 17:35

Stigmatisons, stigmatisons, il en restera bien quelque chose.
A moins de vouloir se transformer en moutons prêts à se faire peler la laine sur le dos. Car d'alternative, je n'en vois point venir. Et vous soeur Anne ?

Écrit par : nef | 16/10/2007

Ecrit par : José | mardi, 16 octobre 2007 17:37

Intéressante cette idée de la privatisation-sanction des domaines régaliens. Mais cela ne vaut pas pour l'eau, les communications, l'énergie, etc. Or tout cela suit la même pente : transformer des services publics en services rentables pour ceux qui les détiennent - car je ne suis pas certain que les employés gagnent davantage en travaillant dans des boîtes privatisées qui étaient d'ex-services publics ou régies ou EPIC selon le cas.

Pourquoi ne pas voir à l'oeuvre simplement l'air du temps et le souffle de la logique libérale que rien n'arrête. Tout ce qui peut être transformé en fric est bon à prendre. Et peu importe la qualité du service pour l'usager. Nous commençons à nous habituer à ce monde là avec les FAI notamment.

Du coup, la privatisation n'améliore pas forcément l'image de ces services (ex: le 12 devenu le 118), mais elle les rend plus coûteux.

Que gagne-t-on à la fin ? Sans compter que la privatisation de services d'intérêt général se traduit par le fait que les citoyens n'ont plus leur mot à dire. Ce sont des consommateurs qui portent plainte. Nuance. Ce n'est pas une société soucieuse de l'intérêt public, mais une société de rapports marchands. Une "moindre société".

Écrit par : off | 16/10/2007

Ecrit par : nef | mardi, 16 octobre 2007 17:40

Soeur Anne a perdu ses lunettes. Il nous faut attendre l'effet des réformes en cours...

Écrit par : off | 16/10/2007

Ecrit par : José | mardi, 16 octobre 2007 17:37

Les usagers ne percoivent pas les services publics de cette manière.
http://dgblog.ap-hm.fr/PermaLink,guid,743f6ee5-0ac0-46a4-9d0e-36bb3eb738bd.aspx

Écrit par : nef | 16/10/2007

Je rentre un peu tard du boulot, pas d'Internet aujourd'hui. Et un billet, ce soir, qui donne plutot la peche je trouve ! Optimiste. J'aime beaucoup. Angélique ? Peut être, mais merde, je regarderai les trucs sur la France qui tombe ce soir à la télé, à la radio, ça fait du bien de lire du CuiCui un peu.

Merci du billet ami à plume. Bonne soirée à tous

Écrit par : Falconhill | 16/10/2007

Personne n'aime les dentistes mais personne ne dira que les dentistes sont des salauds

Ecrit par : José | mardi, 16 octobre 2007 17:37

Moi, si.

Je déteste les dentistes qui font des radios bidons juste pour arrondir les fins de mois, qui proposent toujours les soins les plus chers et peu remboursés par la sécu pour payer leur piscine, etc. Ils ne font pas leur métier par amour de la carie dentaire, non ?

Enfin, heureusement, il y a des exceptions.

Écrit par : juliette dze | 16/10/2007

En attendant que cette linotte (non non pas d'emballement je ne parle pas de Ségolène mais des forces alternatives) ne retrouve ses lunettes, l'effet des réformes en cours risque de devenir tout aussi effrayant qu'un conte à cauchemarder debout.


"La Barbe bleue, pour faire connaissance, les mena, avec leur mère et trois ou quatre de leurs meilleures amies et quelques jeunes gens du voisinage, à une de ses maisons de campagne, où on demeura huit jours entiers. Ce n'étaient que promenades, que parties de chasse et de pêche, que danses et festins, que collations : on ne dormait point et on passait toute la nuit à se faire des malices les uns aux autres ; enfin tout alla si bien que la cadette commença à trouver que le maître du logis n'avait plus la barbe si bleue, et que c'était un fort honnête homme...

D'abord elle ne vit rien, parce que les fenêtres étaient fermées. Après quelques moments, elle commença à voir que le plancher était tout couvert de sang caillé, et que dans ce sang, se miraient les corps de plusieurs femmes mortes et attachées le long des murs : c'était toutes les femmes que la Barbe bleue avait épousées, et qu'il avait égorgées l'une après l'autre.

Elle pensa mourir de peur, et la clef du cabinet, qu'elle venait de retirer de la serrure, lui tomba de la main. Après avoir un peu repris ses sens, elle ramassa la clef, referma la porte, et monta à sa chambre pour se remettre un peu ; mais elle n'en pouvait venir à bout, tant elle était émue. Ayant remarqué que la clef du cabinet était tachée de sang, elle l'essuya deux ou trois fois ; mais le sang ne s'en allait point : elle eut beau la laver, et même la frotter avec du sablon et avec du grès, il demeura toujours du sang, car la clef était fée, et il n'y avait pas moyen de la nettoyer tout à fait : quand on ôtait le sang d'un côté, il revenait de l'autre...

MORALITE
Pour peu qu'on ait l'esprit sensé
Et que du monde on sache le grimoire,
On voit bientôt que cette histoire
Est un conte du temps passé."

Écrit par : nefée | 16/10/2007

Ecrit par : nefée | mardi, 16 octobre 2007 18:06

Du temps passé, seulement ?

Écrit par : off | 16/10/2007

(p. 108) Michel Houellebecq in Extension du domaine de la lutte

Écrit par : nef | 16/10/2007

Ecrit par : off | mardi, 16 octobre 2007 18:09

Si tu crois que cela m'amuse le copié collé;-))))

Quand à mon précédent commentaire mystérieux, il s'adresse à José sur les dentistes à lire.

Écrit par : nef | 16/10/2007

Quoi qu'il en soit, tout ceci nous montre que le social est pensé autant que vécu ici-et-maintenant. Un choix d'action poiltico-économique tel que le "paquet fiscal" comme déclencheur d'un "choc de confiance" est une décision - coûteuse pour les finances publiques - prise sur un pari. C'est un risque pris par le pouvoir et assumé par les citoyens.

Si ça marche, peu en profiteront. Si cela échoue, tout le monde paiera et les plus fragiles paieront plus que les autres (coupe dans les budgets sociaux ; chômage...).

Le monde est bien fait, non ?

Écrit par : off | 16/10/2007

@Cui cui,

Belle tranche de vie !

Auriez-vous remarqué, comme moi, le faible des "barbus" pour les chaussures de sport Nike, Addidas... En haut les convictions (vêtements amples, signe religieux...) et bas tout ce qu'ils détestent : l'Amérique et les valeurs occidentales fabriquées à bas coût en Asie.

Écrit par : Salam93 | 16/10/2007

Ecrit par : Salam93 | mardi, 16 octobre 2007 18:23

Adidas est une firme allemande

http://fr.wikipedia.org/wiki/Adidas

Écrit par : off | 16/10/2007

Et alors, on me dit rien a moi, on me dit pas qu'on meurt d'envie de manger un petit carré de Côte D'or blanc aux noisettes dans un petit verre à ballon, hein, on me le dit pas, hein, faut pas faire sa timide comme ça, allez, c'est cadeau té, qui n'en veut ?

Écrit par : Neodellandais | 16/10/2007

Adidas est une firme allemande
Ecrit par : off | mardi, 16 octobre 2007 18:30

Je le sais, c'est pourquoi je parle aussi de valeurs occidentales.

Écrit par : Salam93 | 16/10/2007

off, nef,

Je traitais spécifiquement des fonctions régaliennes de l'Etat, dont l'eau et l'énergie ne font effectivement plus partie, et je suis bien sûr d'accord sur le fait que j'ai volontairement caricaturé mon propos.

Mais je ne suis pas d'accord sur le seul aspect libéralisation. Concernant les fonctions régaliennes, l'imagerie populaire y est pour beaucoup et pour répondre à nef, avoir une bonne image des agents de Police ou des militaires de la Gendarmerie n'implique pas forcément avoir envie de les intégrer.

L'esprit de vocation est en train de disparaitre, et pas uniquement envers l'Etat. C'est en partie du même phénomène qu'il s'agit lorsque l'on traite de l'impuissance de l'Etat. L'Etat est toujours le plus puissant sur son territoire, par définition, mais les associations caritatives, Restos du Cœur par exemple, en renforçant par nécessité leurs actions, ont permis à l'Etat de se défausser de plus en plus.

C'est bien pourquoi je considère qu'il y a là une grosse dimension psychologique, individuelle et collective, de la part de la société face au délitement de l'Etat. Cet aspect là, qui n'est pas le seul j'en conviens bien volontiers, est un phénomène social qui ne relève pas de l'idéologie ou de la politique mais de la solidarité. La conséquence est que, même si ça a été réalisé bénévolement et donc sans intérêt direct économique, ça a été privatisé.

Écrit par : José | 16/10/2007

José,

plutôt que de "vocation", je parlerais de la perte des "métiers". Le discours globalisant sur les fonctionnaires est sur ce point là édifiant. Englober sous ce mot les emplyés des administrations centrales, des collectivités territoriales, les enseigantns, les policiers, les infirmières, etc. C'est considérer que le statut prime sur le métier. (idem lorsqu'on confond sous le statu d'intermittents du spectacle une danseuse et un perchman de M6) ou qu'on parle de "cadres" ou d'"employés" globalement. Je suis très frappée par ce nivellement du langage économique, qui veut faire passer une idée force: qu'un boulot en vaut un autre, indépendamment des qualifications et des aspirations. la "flexibilité", quoi...
A part ça, je crois fondamentalement au service public et suis absolument opposée à leur privatisation marchande. Mais, dans certains domaines, je ne suis pas opposée aux délégations de service public à des secteurs non marchands comme les associations, le secteur coopératif et mutualiste... c'est un autre long et vaste débat.

Écrit par : valdo lydeker | 16/10/2007

Je n'emploierai pas pour ma part le verbe "privatiser" pour évoquer des activités non mecantiles réalisées par des représentants de la société civile et tournées vers l'aide à autrui.

Le développement de ces initiatives signe sans doute les limites de l'Etat-providence, même si celui-ci apporte souvent des moyens de fonctionnement à ces structures.

En revanche, oui, bon nombre de professions, en particulier de santé, ne s'exercent plus dans les mêmes conditions de sacrifice de son temps personnel qu'auparavant. Il y a là une nouvelle revendication, de nouvelles aspirations tangibles que les pouvoirs publics, dans l'agitation nouvelle qui les anime, ne prennent pas suffisamment en compte.

Toutefois le développement d'activités bénévoles tournées vers le traitement de la souffrance, sous toutes ses formes, démontre suffisamment qu'individualisme n'est pas synonyme d'égoïsme.

La solidarité prend un visage nouveau, et met même en scène au premier plan les personnes qui en sont les bénéficiaires, qui s'aident eux-mêmes en aidant les autres. Ce moins d'Etat, c'est aussi plus de citoyenneté, plus d'autonomie,plus d'initiatives prises là où elles sont utiles, par ceux que cela concerne.

Paradoxalement, par le slogan "travailler plus", qui met l'accent sur un moyen, le travail, plutôt que sur une activité qui a un sens, et souligne l'intérêt strictement individuel, "gagner plus", montre un Etat dont l'inspiration est "individualiste". Si le travail n'est vu qu'à travers le seul aspect "privé" de celui-ci, ce qu'il rapporte à celui qui le fait, ce travail n'est pas évoqué pour sa dimension sociale : ce qu'il accomplit au sein de l'environnement social, économique au sein duquel il se déploie.

Le travail réduit à l'argent qu'il rapporte emporte avec lui une conception des rapports sociaux strictement individualisés, pauvres a maints égards. Cette vision du travail n'est même plus catégorielle. Chacun s'y trouve seul dans sa bulle à compter ses heures sup.

Écrit par : off | 16/10/2007

@José : il reste les enfants de flics pour vouloir devenir flics (j'ai réalisé ça en demandant où se recrutent les matonnes), et sinon comme les jeunes veulent maintenant à 80% (de mémoire) être fonctionnaires ça laisse de la marge.
Pas tellement différent que les aînés qui devenaient flics pour la retraite à l'époque où les retraites du privé étaient faibles ou inexistantes.

Écrit par : Armand | 16/10/2007

Ecrit par : valdo lydeker | mardi, 16 octobre 2007 19:16

Valdo,

D'accord sur le terme "métier" et totalement sur le sens de ton commentaire mais je considère que pour servir dans les forces régaliennes de l'Etat (sécurité, défense, justice) il faut en avoir la vocation. Je n'ai pas écrit qu'il ne le fallait pas aussi pour d'autres métiers. ;)


Ecrit par : off | mardi, 16 octobre 2007 19:16

J'ai employé le terme "privatiser" parce qu'il s'agissait d'initiatives privées et non étatiques. Par contre je suis moins objectif, je considère que ces activités reculent les limites de l'Etat et n'en signent pas les limites. Je reste d'accord sur la dilution de la responsabilité nationale vers des responsabilités individuelles ou collectives mais particulières.


Ecrit par : Armand | mardi, 16 octobre 2007 19:18

Pas si sûr que ça pour les fils de flics. Quant aux sondages concernant les 65% de jeunes voulant intégrer la fonction publique, il était fortement biaisé. Voir ce que j'en écrivais sur mon blog à cette époque.

http://campusliber.laecite.org/index.php/perso/suite/les_entrepreneurs_naiment_pas_les_franais/

Écrit par : José | 16/10/2007

Si j'additionne "l'entrain joyeux sans tension" des banlieues selon cui cui et l'éloge du bénévolat qui "met même en scène au premier plan les personnes qui en sont les bénéficiaires, qui s'aident eux-mêmes en aidant les autres" de off j'obtiens le "aimons-vous les uns les autres" de Ségolène et sa philosophie de petite fille modèle ( Vive la comtesse de Ségur !).

Mon Dieu! cela m'afflige : ils sont exactement le contre-point de la droite dure qui caricature la violence des cités et préconise le karscher.

Écrit par : TDB | 16/10/2007

Ecrit par : TDB | mardi, 16 octobre 2007 21:00

Décomplexons nous de l'aide apportée à ceux qui en ont besoin. C'est mieux. Le bénévolat apporte un enrichissement mutuel certes sans monnaie trébuchante...Ce fabuleux apport au contact des autres avec ou sans le bénévolat, certains individus n'en profitent pas, ils ne grandissent pas...

Écrit par : agatheenschewppes | 16/10/2007

Enfin, heureusement, il y a des exceptions.

Ecrit par : juliette dze | mardi, 16 octobre 2007 18:04

Mon épouse notamment...

Écrit par : urbain | 16/10/2007

Ecrit par : urbain | mardi, 16 octobre 2007 21:13

Oui, je n'ai pas aperçu de piscine dans le fond du jardin de la librairie. ;-)))

Écrit par : agatheenschewppes | 16/10/2007

Mon Dieu! cela m'afflige : ils sont exactement le contre-point de la droite dure qui caricature la violence des cités et préconise le karscher.

Ecrit par : TDB | mardi, 16 octobre 2007 21:00

Bien vu TDB (désolé cui-cui) . Ce sont les contradictions qui produisent le mouvement , le mouvement de l'histoire, le dissensus, pas les cautères sur les jambes de béton .
Les progrès sont issus des luttes, elles-mêmes engendrées par les contradictions devenues indépassables, insolubles par les aménagements de l'idéologie dominante.
Il faut hélas que le temps produise la trame de ce réel conflictuel, et pendant ce temps là, les uns souffrent, les autres pensent que non.

Écrit par : urbain | 16/10/2007

Ecrit par : urbain | mardi, 16 octobre 2007 21:13

Même pas un vélo dernier cri;-))))

Écrit par : Pamela de Barres | 16/10/2007

Ecrit par : urbain | mardi, 16 octobre 2007 21:21

D'accord aussi, mais est-ce incompatible ?

Écrit par : agatheenschewppes | 16/10/2007

// HS Basile Boli nommé secrétaire national en charge du co-développement.// HS

Écrit par : Pamela de Barres | 16/10/2007

je lis bien tard ce post : j'ai beaucoup aimé. Mais... je me promène sur un marché dans ma province reculée, dans une petite ville (20 000 habitants) qui a voté abondamment voté Sarko et je constate que des jeunes filles de confession musulmane qui se promenait il y a queleques années (comme leures mères sans foulard) sont aujoud'hui plus ou moins "voilées" mais elles sont maintenant mariées. Et plus grave encore leurs mères portent à nouveaux elles aussi le "foulard". Ce qui me gène le plus c'est qu'elles ne me voient plus pas même pour un bonjour ou un sourire que jadis nous partagions. Que penser? Certes là aussi il ne s'agit que d'instants, peut être ces femmes ont elles des soucis personnels qui font que.... peut être ma condition de femme occidentale libre et libérée me tend elle l'explication facile du quelque chose de l'ordre du religieux intégrite y est pour quelque chose? c'est imperceptible au passant mais cela ne manque pas d'interpeller

Écrit par : folledechaillot | 16/10/2007

bsr agathe.

a dans 1h environ

cui cui lis tes mails stp

Écrit par : Serval | 16/10/2007

Ecrit par : Serval | mardi, 16 octobre 2007 21:46

Serval,

L'invitation en colonne de gauche te convient-elle ?

Écrit par : José | 16/10/2007

Bonsoir Serval

Merci.

Écrit par : agatheenschewppes | 16/10/2007

Serval

Il n'y a pas d'urgence.

Écrit par : agatheenschewppes | 16/10/2007

Serval

Il n'y a pas d'urgence.

Ecrit par : agatheenschewppes | mardi, 16 octobre 2007 21:54

Mince, j'ai oublié le sourire ;-)))

Écrit par : agatheenschewppes | 16/10/2007

D'accord aussi, mais est-ce incompatible ?

Ecrit par : agatheenschewppes | mardi, 16 octobre 2007 21:25

La souffrance s'accomode de tout.
Mais, évidemment qu'il faut essayer de l'atténuer et rendre la vie supportable pour tous, ensemble .
Simplement ça n'est pas ça qui fera "bouger les lignes".

Écrit par : urbain | 16/10/2007

Bonsoir à tous;


deux sondages parus aujourd'hui concernant la grève du 18 octobre

Pour le premier, 54% des français soutiennent le mouvement de greve

Pour le deuxième, 54% des français le rejettent

C'est inutile de donner le nom des journaux dans lesquels ces enquetes d'opinion sont apparus, cela se devine tout seul...


Le dernier sondage est hors-concours ( 61% défavorables ), Laurence Parisot étant trop occupée à se défaire du bourbier dans lequel est le MEDEF actuellement

Écrit par : anthony | 16/10/2007

Ecrit par : urbain | mardi, 16 octobre 2007 22:23


On est totalement d'accord, mais les lignes bougeront car les pansements sur des jambes de bois, ça va un moment.

Écrit par : agatheenschewppes | 16/10/2007

Ecrit par : anthony | mardi, 16 octobre 2007 22:30

Je parie qu'il y aura du monde car les votants de Sarko (j'en connais) ont atteint le point zéro tolérance. ;-))))

Écrit par : agatheenschewppes | 16/10/2007

les lignes bougeront , hélas, quand la souffrance ne sera plus supportable , ni supportée, quand le seuil de l'intolérable sera atteint , par suffisamment de gens ( ce qu'on appelait des "masses") dans sufisamment de cas.
ça ne me semble pas être pour demain, surtout tant que les revendications sectaires et communautaristes continueront de servir d'alibi et d'échappatoire commode .

Écrit par : urbain | 16/10/2007

Ecrit par : urbain | mardi, 16 octobre 2007 22:39

L'astuce consiste à rendre la douleur supportable par un accaparement de l'attention et donc de la concentration... Illusionisme.

Écrit par : José | 16/10/2007

Ecrit par : urbain | mardi, 16 octobre 2007 22:39

Oui, tu as raison mais quelquefois une étincelle...

Écrit par : agatheenschewppes | 16/10/2007

Urbain

Les contrats de travail précaires, par exemple, Villepin en a fait les frais.

Écrit par : agatheenschewppes | 16/10/2007

Tout bien réfléchi, il faut que l'injustice touche la jeunesse, c'est par elle que la France se soulèvera...

Écrit par : agatheenschewppes | 16/10/2007

agatheyoubabe...

Euh, juste un joke, hein ? ;)

Écrit par : José | 16/10/2007

José

:-)))

Écrit par : agatheenschewppes | 16/10/2007

@ agathe


oui, du monde...surtout dans le secteur public

Hélas, Sarkozy ayant très bien joué le coup ( opposition privé-public ), les syndicats sont tombés dans le piège à pieds joints en organisant une manif dite "de fonctionnaires"

Travaillant dans le secteur privé, je peux t'assurer que mes collègues vont en parler de la grève...en mal

Et pourquoi ils sont plus avantagés que nous ?

Et pourquoi ils travaillent moins longtemps ?


Alors oui, il y aura du monde, mais ça sera histoire de se dégourdir les jambes dans la rue, car dans cette démocratie d'opinion qui donne souvent raison au plus démagogue, Sarkozy reste le roi

Et le démagogur se fiche des revendications de la minorité, pour caresser dans le sens du poil la majorité, "sa" majorité

Écrit par : anthony | 16/10/2007

Je suis convaincu que c'est dans le domaine de la culture et de l'art que les lignes sont les plus mobiles, la domination la moins assurée, la société du spectacle la moins bien établie et la plus fragile.
C'est par là , c'est de là que peut venir la subversion car là seulement la valeur marchande peut être subvertie, sans impliquer la réalisation préalable d'un rapport de force impossible à inverser.

Écrit par : urbain | 16/10/2007

Ecrit par : anthony | mardi, 16 octobre 2007 22:48


Et vous anthony, d'accord ou pas avec cette grève ?

Écrit par : José | 16/10/2007

Ecrit par : urbain | mardi, 16 octobre 2007 22:49

C'est pour ça que tu es libraire, urbain. ;)

Écrit par : José | 16/10/2007

Ecrit par : agatheenschewppes | mardi, 16 octobre 2007 22:46


Je vais finir par demander des droits d'"inventeur" (de la formule) ;)))

Écrit par : off | 16/10/2007

Ecrit par : anthony | mardi, 16 octobre 2007 22:48

Effectivement, c'est un coup de maître de Sarko, attendons que le vif du sujet entre en ligne de compte, quelques mois de pouvoir d'achat au ras des pâquerettes.

Urbain

Je pense (mais je me trompe souvent) que le coup d'envoi est toujours dû aux jeunes (peut être les intermittents) et que le gros de la troupe suivra...

Écrit par : agatheenschewppes | 16/10/2007

Ecrit par : off | mardi, 16 octobre 2007 22:52

8-D

Écrit par : agatheenschewppes | 16/10/2007

Ecrit par : anthony | mardi, 16 octobre 2007 22:30

La c'est plus le MEDEF...C'est le KENO ;-))

Écrit par : Serval | 16/10/2007

À titre de pure curiosité mais pour une éventuelle amélioration du DEL, quels sont ceux parmi les commentateurs qui sont abonnés à un organe de presse ?

Écrit par : José | 16/10/2007

@ josé


Oui, car l'angle qu'a choisi Sarkozy n'est pas le bon. Le système de retraite doit etre remis à plat dans DANS SON ENSEMBLE

Non, car Sarkozy se sert des syndicats qui ne représentent plus grand chose pour asseoir sa popularité, en les encourageant à faire grève

Écrit par : anthony | 16/10/2007

C'est pour ça que tu es libraire, urbain. ;)

Ecrit par : José | mardi, 16 octobre 2007 22:51

sans doute, mais je suis également solidaire des grévistes, comme je l'étais des protestations de Jean Clair.
En 68 les monomes élitistes des étudiants, pour l'essentiel bourgeois, ont débouché sur le plus vaste mouvement de lutte et de grève depuis le front populaire .

Écrit par : urbain | 16/10/2007

Ecrit par : TDB | mardi, 16 octobre 2007 21:00

Vous caricaturez mon propos. Je faisais état d'une situation bien réelle par laquelle des personnes en difficulté se prennent en mains. Pour prendre un exemple, sur l'ancien DEL, l'association "clé en mains" est venue expliquer sa démarche à ce sujet.

Alors ensuite vous pouvez voir de l'angélisme dans le billet de cui-cui et dans cette citation hors contexte de mon texte.

Simplement, vous leur faites dire alors ce que vous voulez. Non pas ce qu'ils s'efforcent de faire entendre. Et ça c'est dommage.

Écrit par : off | 16/10/2007

Ecrit par : anthony | mardi, 16 octobre 2007 22:57


Quelles parts de oui et de non ?

Écrit par : José | 16/10/2007

@Serval

;-))

Denis Gauthier Sauvagnac va peut-etre avoir besoin d'y gagner ( au keno ) pour rembourser ;-)

Écrit par : anthony | 16/10/2007

Bonsoir d'arrivée et bonsoir de départ.
Cui cui, j'attends toujours un défi scribal à relever (par mail, tu seras bien citoyen !).
La bise à tout le monde, sans aucune exception, c'est mon soir de bonté. ;-)

Écrit par : Laflote plombée par Ken Loach | 16/10/2007

José

Le foie du canard enchaîné ;-))))

Écrit par : agatheenschewppes | 16/10/2007

Ecrit par : Serval | mardi, 16 octobre 2007 22:55

Oui mais où est passé l'argent? voilà que je parles comme Pernaud!!!! il aurait été distribué à des syndicalistes amis aussi à des patrons pour les aider à ne pas flancher devant des revendications syndicales...

Écrit par : Pamela de Barres | 16/10/2007

Bisous Ma flote

Écrit par : agatheenschewppes | 16/10/2007

Cui-Cui : Bien pépié ! ;-)


Ecrit par : off | mardi, 16 octobre 2007 22:52

Humm à voir ;-))) j' ai une certaine antériorité sur cette formuleuh



Adjani-j'ai-la-meme-gueule-qu'à-20-ans ça la fait "Djeuns" ou pas ?

Écrit par : AlexougatheyouBabeeee | 16/10/2007

Je ne crois pas qu'anthony soit de "droite" (remarquez les guillemets).

Écrit par : José | 16/10/2007

Ecrit par : AlexougatheyouBabeeee | mardi, 16 octobre 2007 23:05

T'en connais beaucoup des Agathe toi !

Framboise you babe, ça sonne pas ;-)))))

Écrit par : agatheenschewppes | 16/10/2007

Ecrit par : José | mardi, 16 octobre 2007 23:06

??????? " tu as sniffé"??????? de droite?

Écrit par : Pamela de Barres | 16/10/2007

Quelles parts de oui et de non ?

Ecrit par : José | mardi, 16 octobre 2007 22:59

Une greve ne concernant "que" la fonction publique ne marchera jamais les cinq prochaines années

Il suffit de se souvenir des deux dernières grèves d'envergure ( CPE en 2006 et retraites en 2003 )

Une grève pour rien "et" pour servir le pouvoir en place qui n'attend que cela, je suis majoritairement contre


Si la grève s'étendait au secteur privé et pour des motifs généraux ( pouvoir d'achat, bas salaires ) la réponse ne serait évidemment plus la meme

Mais il est trop tot pour cela, les français ( une majorité en tous cas ) soutiennent Sarkozy. Pendant combien de temps ?

Écrit par : anthony | 16/10/2007

Ecrit par : Pamela de Barres | mardi, 16 octobre 2007 23:10


Pffff... J'avais demandé à remarquer les guillemets. Trop de degrés dans mon humour. Rastafari...

Écrit par : José | 16/10/2007

Ecrit par : José | mardi, 16 octobre 2007 23:12

les Rastas!!!! tu as lu Bass Culture de Lloyd Bradley sur la musique jamaïcaine?

Écrit par : Pamela de Barres | 16/10/2007

Si la grève s'étendait au secteur privé

Ecrit par : anthony | mardi, 16 octobre 2007 23:11

T'as déjà vu le "secteur privé" en grève , ces 40 dernières années toi ?
( et demande toi pourquoi )

Écrit par : urbain | 16/10/2007

Je ne crois pas qu'anthony soit de "droite" (remarquez les guillemets).

Ecrit par : José | mardi, 16 octobre 2007 23:06

Je suis loin d'etre de "droite", et cette greve peut consolider le pouvoir en place car le sujet de celle-ci est trop spécifique, ne touche qu'une catégorie d'individus

Sarkozy a les syndicats dans la paume de sa main, et il s'amuse avec

Écrit par : anthony | 16/10/2007

Ecrit par : urbain | mardi, 16 octobre 2007 23:15

Euh, on perd son travail ?

Écrit par : agatheenschewppes | 16/10/2007

Ecrit par : urbain | mardi, 16 octobre 2007 23:15

D'ailleurs ma boite va payer le parking à mes collègues qui habitent loin...il leur est fortement déconseillé de ne pas venir ou de poser un RTT...pour moi la question ne se pose pas " tu habites Paris donc pas de problèmes pour toi"..

Écrit par : Pamela de Barres | 16/10/2007

T'as déjà vu le "secteur privé" en grève , ces 40 dernières années toi ?
( et demande toi pourquoi )

Ecrit par : urbain | mardi, 16 octobre 2007 23:15


greve=licenciement


jusqu'au jour ou...

Écrit par : anthony | 16/10/2007

Ecrit par : Pamela de Barres | mardi, 16 octobre 2007 23:19
faut pas habiter paris!

josé
tu entends quoi comme organe de presse? serious!

Écrit par : lucide | 16/10/2007

Ecrit par : anthony | mardi, 16 octobre 2007 23:11

Arrêter d'agir avec l'opinion.

Une majorité de Français ne soutient pas Sarkozy mais sa capacité à faire bouger les choses.

Cette même capacité serait initiée par quelqu'un d'autre, ce serait pareil.

Lors de la dernière élection présidentielle ceux qui sont sortis des postures habituelles sont sortis vainqueurs. Quoiqu'on en dise, Ségolène Royal a tranché avec les lignes habituelles de la gauche PS et elle a gagné. Non pas la présidentielle mais le respect des militants de gauche, y compris lorsque ce respect est assujetti à conditions importantes.

François Bayrou a contesté le système médiatique "carcéral", il en est sorti gagnant.

Sarkozy s'était mis en concordance avec cet esprit, ce qu'il a appelé la rupture est ce même subterfuge mais ramené à l'argent.

La conclusion que nous pouvons tirer de cela est uniquement celle là : tout ce qui pourrait faire bouger les choses est attendu par les Français.

Bayrou a été jugé malgré tout trop pépère, Royal trop mère poule quasi-nunuche et Sarkozy a montré ses Rollex dont la trotteuse est aussi longue que précise.

L'avantage des Français en politique réside dans le fait de leur rappeler de façon imagée que pour avoir l'heure, le soleil et les étoiles suffisent. Et c'est à double sens.

Écrit par : José | 16/10/2007

faut pas habiter paris!

Ecrit par : lucide | mardi, 16 octobre 2007 23:23

Et qu'est-ce tu fais des velibs !

Écrit par : urbain | 16/10/2007

Ecrit par : lucide | mardi, 16 octobre 2007 23:23

Un journal, une carte de presse, etc. Si vous voulez en savoir plus, passez en privé, je vous prie.

Écrit par : José | 16/10/2007

urbain
les gens "bobos" vont se battre pour les vélib's
tu verras!

bon allez faut pas travailler à paris (si on a le choix!)

Écrit par : ???? | 16/10/2007

organe de presse ?

Ecrit par : José | mardi, 16 octobre 2007 22:57

Heu ?

je suis abonné aux orgasmes de presse...

J'ai bon ?

non ? bon tant pis ;-))

Écrit par : Serval | 16/10/2007

Je suis convaincu que c'est dans le domaine de la culture et de l'art que les lignes sont les plus mobiles, la domination la moins assurée, la société du spectacle la moins bien établie et la plus fragile.
C'est par là , c'est de là que peut venir la subversion car là seulement la valeur marchande peut être subvertie, sans impliquer la réalisation préalable d'un rapport de force impossible à inverser.

Ecrit par : urbain | mardi, 16 octobre 2007 22:49

Tu connais mon travail: j'aimerais bien y croire aussi. Mais sans illusions excessives, le monde culturel n'échappant pas à une concurrence exacerbée, au narcissisme, aux starifications éphémères et aux récupérations marchandes et spectaculaires. Après 2003, en 2004, le festival d'Avignon a repris comme si rien ne s'était passé. et les budgets catastrophiques (en trompe l'œil de la culure ne vont pas arranger les choses. On recevait ce maitn des nouvelles d'un festival remarquable à Dijon, Itinéraires singuliers, axé arrt brut,/ art et psychiatrie, qui vient de perdre les 3/4 de ses subs de l'Etat...

Écrit par : valdo lydeker | 16/10/2007

bon allez faut pas travailler à paris (si on a le choix!)

Ecrit par : ???? | mardi, 16 octobre 2007 23:28

Tout le monde travaillerait à Paris , s'il avait le choix ...
(l seule difficulté à paris c'est de trouver un logement, pour le reste c'est la ville la plus facile à vivre du monde )

Écrit par : urbain | 16/10/2007

Ecrit par : valdo lydeker | mardi, 16 octobre 2007 23:29

Comptons sur la jeunesse....Elle va se réveiller.

Écrit par : agatheenschewppes | 16/10/2007

@ josé

Cette grève, vous etes pour ?

Écrit par : anthony | 16/10/2007

Ecrit par : valdo lydeker | mardi, 16 octobre 2007 23:29


Pourquoi ne pas écrire un billet là dessus et les conséquences sociales ? ;)

Écrit par : José | 16/10/2007

Ecrit par : urbain | mardi, 16 octobre 2007 23:25
Ecrit par : urbain | mardi, 16 octobre 2007 23:32

Tout à fait d'accord Paris est un choix, en plus j'ai un appart sympa pour pas trop cher!!!
Pour le vélib, pédaler avec des talons c'est pas évident...un taxi;-))

Écrit par : Pamela de Barres | 16/10/2007

Ecrit par : anthony | mardi, 16 octobre 2007 23:34

Non.

Écrit par : José | 16/10/2007

Ecrit par : José | mardi, 16 octobre 2007 23:35

Pour quelles raisons ?

Écrit par : anthony | 16/10/2007

Ecrit par : Serval | mardi, 16 octobre 2007 23:29

Tu lis quoi ? Libération ;-))))

Écrit par : agatheenschewppes | 16/10/2007

Ecrit par : anthony | mardi, 16 octobre 2007 23:36


Parce que je suis pour la sortie du modèle "tout travail".

Écrit par : José | 16/10/2007

Ecrit par : valdo lydeker | mardi, 16 octobre 2007 23:29

C'est de possibilité de subservsion que je parle, pas de subventions, de succès ou d'audience.
Et la culture comme "histoire" de cette subversion, actuellement impossible ailleurs , tout simplement par ce que les rapports de force l'interdisent.
N'importe qui peut lire Moby Dick, Debord ou le rapport de Brodeck, voir Inland Empire ou écouter Coltrane, ou du Stockhausen, sans rien mobiliser d'autre que ses neurones , sa curiosité et ses capacités à s'émouvoir.
Et ça , ça n'est pas un processus de production ou d'échange, il n'y a pas de valeur ajoutée, de profit ni de marchandise dans la jouissance esthétique.
C'est ainsi que la culture se construit et s'opposera toujours à la société du spectacle.

Écrit par : urbain | 16/10/2007

Ecrit par : urbain | mardi, 16 octobre 2007 23:32

Vendredi je viens installer ma couette dans ta librairie. et si tu as du BHL, je m'en servirais aux toilettes

;-))

Ecrit par : agatheenschewppes | mardi, 16 octobre 2007 23:37

Oui ...celui de July (mais j'ai du mal à en trouver ces temps ci ) ;-))

Écrit par : Serval | 16/10/2007

HS:


"Les autorités indonésiennes ont porté le niveau d'alerte à son maximum mardi dans l'attente de l'éruption imminente du volcan le plus dévastateur du pays, et ordonné l'évacuation de près de 30.000 personnes vivant à proximité du Mont Kelud.

Le volcan, qui gronde depuis plusieurs semaines, a été placé en alerte maximale, ce qui signifie que les autorités scientifiques estiment qu'une éruption est imminente, selon un communiqué publié sur le site Web du centre public de volcanologie."

Écrit par : anthony | 16/10/2007

@ José: ben, il m'arrive aussi, un peu trop irrégulièrement déjà, d'alimenter mon propre blog... ;-)
Celà dit, c'est vrai que ça toucherait d'autres personnes. J'en ai déjà un sur le feu, ce serfa le deuxième, mais patientez un peu, beaucoup de boulot en ce moment.

Écrit par : valdo lydeker | 16/10/2007

Ecrit par : valdo lydeker | mardi, 16 octobre 2007 23:43

Bien sûr. Mais je crois que ce sujet mérite d'être exposé au sens politique, c'est pourquoi j'aimerais qu'il soit soulevé. ;)

Écrit par : José | 16/10/2007

@Agathe

"Comptons sur la jeunesse....Elle va se réveiller."

je le pense aussi.

Écrit par : céleste | 16/10/2007

Je file au lit.

Écrit par : José | 16/10/2007

écrit par Anthony

encore sur l'Indonésie!
c'est horrible, depuis des années les catastrophes s'abattent sur ce pays a un rythme terrifiant

Écrit par : céleste | 16/10/2007

Vendredi je viens installer ma couette dans ta librairie. et si tu as du BHL, je m'en servirais aux toilettes

;-))

Ecrit par : agatheenschewppes | mardi, 16 octobre 2007 23:37

BHL commence à trouver preneur, mais je ne leur demande pas pourquoi ils achètent ça, car à l'inverse de ceux qui achètent le dernier David Servan Schreiber, ils ne savent pas ce qu'ils achètent ni pourquoi.

Écrit par : urbain | 16/10/2007

Ecrit par : céleste | mardi, 16 octobre 2007 23:47

"Prions" en attendons la boulette genre CPE, la narcolepsie est trop intense.

Écrit par : agatheenschewppes | 16/10/2007

Ecrit par : urbain | mardi, 16 octobre 2007 23:49

urbain, rend à César ce qui appartient à Jules, une dame n'écrirait jamais cela voyons ;-)))))

Écrit par : Serval | 16/10/2007

urbain, rend à César ce qui appartient à Jules, une dame n'écrirait jamais cela voyons ;-)))))

Ecrit par : Serval | mardi, 16 octobre 2007 23:53

Dont acte, pardon agathe .

Écrit par : urbain | 16/10/2007

Urbain

Ouf !!! merci ;-)))

Écrit par : agatheenschewppes | 16/10/2007

Bon dodo,
à demain.

Écrit par : urbain | 16/10/2007

Bon c'est le couvre-feu pour moi.

bonne nuit@tous

Écrit par : Serval | 16/10/2007

Bonne urbain et à tous

Écrit par : agatheenschewppes | 16/10/2007

"Prions" en attendons la boulette genre CPE, la narcolepsie est trop intense.

Ecrit par : agatheenschewppes | mardi, 16 octobre 2007 23:50


des boulettes, il en a déjà fait plusieurs petites, mais pas d'envergure

Un ras-le-bol généralisé, pourquoi pas ?

Au bout de la quinzième loi sur l'immigration ou la sécurité, les français vont bien finir par comprendre que tout ceci n'est que du vent

Écrit par : anthony | 16/10/2007

tout ceci n'est que du vent

Ecrit par : anthony | mardi, 16 octobre 2007 23:58

Et le vent efface sur le sable,
Les pas des amants désunis....

(mais je n'alimente pas la rumeur) ;-))

Anthony à l'occase proposes quelque chose toi aussi ;-)

Écrit par : Serval | 17/10/2007

C'est de possibilité de subservsion que je parle, pas de subventions, de succès ou d'audience.
Et la culture comme "histoire" de cette subversion, actuellement impossible ailleurs , tout simplement par ce que les rapports de force l'interdisent.

écrit par Urbain

Il faut pour celà, tu le sais bien que cela "contamine". Les politiques culturelles peuvent y aider sans faire de miracle, c'est pour ça que je m'y intéresse.

Écrit par : valdo lydeker | 17/10/2007

@ serval

J'y penserais ;-)


Bonne nuit à tous

Écrit par : anthony | 17/10/2007

ouvert? fermé?

Écrit par : Maghnia | 17/10/2007

J'ai employé le terme "privatiser" parce qu'il s'agissait d'initiatives privées et non étatiques. Par contre je suis moins objectif, je considère que ces activités reculent les limites de l'Etat et n'en signent pas les limites. Je reste d'accord sur la dilution de la responsabilité nationale vers des responsabilités individuelles ou collectives mais particulières.

Ecrit par : José | mardi, 16 octobre 2007 19:45

Une initiative de la société civile est le fait de particuliers, certes, mais ces particuliers agissent en qualité de représentants de la société civile. Lorsque les citoyens s'emparent d'un registre d'action délaissé par les pouvoirs publics, leur action s'inscrit dans le registre public et politique. A cet égard, il s'agit moins de privatisation que d'extension du domaine des luttes sociales, avant-garde ou arrière-garde de l'action publique étatique. Car l'Etat est le fruit de la volonté collective, c'est la structure par excellence du vivre ensemble incarné dans une organisation pérenne. Cette mission de service public est partagée par l'initiative des citoyens et par les structures mises en place au fil du temps par la volonté collective.

Écrit par : off | 17/10/2007

Il ne suffit pas de dire "ce texte n'est pas angeliste" encore faut-il le prouver... "Une tranche de culture Française" et pourquoi pas une noisette, un brin, une once, une poussière de culture Française ? Ridicule et honteux.

Écrit par : Yann | 19/10/2007

Les commentaires sont fermés.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu