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19/10/2007

Trois internes expliquent pourquoi votre carte bleue risque de devenir vitale

Je laisse la parole aujourd'hui à trois internes grévistes en colère en espérant que cette modeste mise en avant puisse les aider à faire part de leurs revendications. Ils répondront à vos interrogations tout au long de la journée mais bien évidemment ne seront pas présents en permanence.

José 

 

 

Les internes de Toulouse sont en grève depuis le 1er octobre, la mobilisation est nationale depuis le 11.

Certains points nous paraissent honteusement occultés par les médias sur les raisons de notre mouvement.  

Il est vrai que filmer des voyageurs hagards sur un quai de gare, voire filmer les quais vides avant même le mouvement de grève des cheminots fait sans doute plus d'audience qu'un sujet sur le PLFSS 2008 (projet de loi de financement de la sécurité sociale).

 

Nos objectifs :

Retrait des articles 32 et 33 de cette loi qui prévoient de "désinciter" les médecins à s'installer dans certaines zones dites "surmédicalisées", au lieu de tout faire pour que leur installation en zone rurale se fasse dans de bonnes conditions. Pour cela, les articles parlent de "modulation du conventionnement".

Les médecins sont donc poussés à se déconventionner, ce qui fera toujours ça de gagné pour la sécu qui n'aura pas à rembourser leurs patients.

Le gouvernement espère que le passage à une médecine à 2 vitesses sera imputé à "ces méchants médecins qui ne veulent pas aller à la campagne".

 

Alors mettons-nous bien d'accord :

 

- Les médecins sont des nantis :

VRAI : quoi qu'il arrive, nous gagnerons bien notre vie. L'argent n'est pas le problème.

 

- Leur lutte est corporatiste :

FAUX : les patients sont les seuls concernés par ces non-remboursements. Les médecins seront payés pareil.

 

- Les déserts médicaux sont un grave problème :

VRAI :  certaines régions sont catastrophiquement sous-dotées en médecins, l'égalité d'accès aux soins doit être respectée.

 

- Les médecins ne veulent pas aller dans les campagnes : Vrai ET Faux.

FAUX : beaucoup d'entre nous y ont grandi et souhaitent y retourner. Nous sommes prêts à tenter l'aventure.

VRAI : nous voulons pratiquer une médecine du XXIe siècle, ce qui nécessite un plateau technique suffisant (imagerie, labo biologique...), un fonctionnement en réseau, des aides en nature (maison médicale...).

Est-ce possible dans une campagne où le service public se retire année après année (fermeture d'écoles, de postes, d'hopitaux de proximité) ?

Aider à combler les déserts médicaux, D'ACCORD, soigner les gens avec un stétho et mon couteau, NON !

 

- Un système de santé "à l'américaine" nous guette :

VRAI : les médecins déconventionnés n'appartiendront plus au système de sécurité sociale, et les patients devront payer les soins de leur poche. Ceux qui peuvent, évidemment...

Donc les riches auront droit à une médecine rapide, efficace et chère, tandis que les autres devront patienter parfois plusieurs mois. Ça ne vous rappelle pas quelque chose ? (l'Amérique, l'Amérique...)

 

-La loi sur le financement de la sécu va régler ces problèmes :

FAUX : toutes les mesures "désincitatives" (pour ne pas dire coercitives) tentées dans de nombreux pays ont été un échec: baisse du nombre de médecins libéraux par fuite vers d'autres modes d'exercice (hôpitaux, industrie pharmaceutique, assurances...), crise des vocations : Allemagne, Canada, Suisse...

Lire à ce sujet l'interview de Yann Bourgueil, spécialiste de la démographie médicale.

Même Xavier Bertrand (ex-ministre de la santé, actuellement ministre du travail) est d'accord sur ce point !

 

- Les internes critiquent mais ne proposent rien :

FAUX : sur ce lien sont énumérés de nombreuses propositions, la plupart soumises aux gouvernements successifs depuis les années 2000.

Elles ont été inspirées par le rapport Berland. (Rapport complet en pdf ici)

Vous avez entendu parler de leur mise en place ? Nous non.

 

- La politique du gouvernement est hypocrite :

VRAI : lors des rencontres de nos représentants avec Bachelot, différents conseillers du ministère de la santé, puis Sarko himself, tout le monde nous a assuré être d'accord avec nous (par oral bien sûr), mais "pas question de supprimer les articles en cause, on va passer la loi et ensuite on discutera", ils nous ont même assuré n'avoir pas pensé aux conséquences du déconventionnement des médecins pour les patients (mon oeil !).

 

- La séparation des pouvoirs est assurée en France :

FAUX : Le retrait de ces articles avait été voté par La commission des affaires sanitaires et sociales le 16 octobre au soir, puis réintroduits en catastrophe le lendemain matin, sur consigne de l'Elysée. Voir la dépêche AFP.

Il nous semblait que l'exécutif et le législatif... Mais nous ne sommes pas juristes.

 

En conclusion, quelques points rapides :

- Même déconventionnés, on gagnera bien notre vie (pénurie globale de médecins dans les 15 ans qui viennent)

- On a une sécu qui permet de soigner tout le monde sans discrimination, on en est fier, on ne veut pas devenir des "médecins pour riches", (ou "pour pauvres"). On ne cautionnera pas une loi qui piétine le principe d'égalité au nom d'une logique comptable.

- Un seul gagnant : les assurances privées qui voient le jackpot se profiler (souscrivez vite avant qu'ils augmentent leurs tarifs !). Merci Sarko !

 

Pour en savoir plus.

 

Et pour vous détendre un peu :

 

 

 

Marielle Duclos, Claire Mailhol et Thomas Lauvin, internes en colère.

Commentaires

Les français abusent du système (et j’ai mal par ci, et j’ai mal au cul, et j’ai mal aux dents, et j’ai mal à la foi, et je veux pas aller travailler aujourd’hui, et je veux pas avoir mal aux cheveux, blablabla…), c’est bien connu, les patients pour la plupart sont malade « à l’occidentale », c’est une culture la maladie chez certain, surtout chez ceux qui ne branlent rien, tu sais les chômeurs, les Rmistes, les assistés, les « peu-cotisants » . Ensuite les médecins se gavent aussi pas mal de fric et prescrivent des médocs en trop grosse quantité, des arrêts en veux tu en voilà mais a leurs gros clients seulement, sans compter les arrangements entre relations de même rang ; Il suffit de faire partie un peu de la petite bourgeoisie de merde, connaître un peu le milieu des libéraux et t’auras tes semaines de repos de cadre soudainement « passif » offertes par la caste. Ah et puis il y a les fameux suicidaires chronique, ceux qui ne sont pas à leur place dans la société, ceux qui se lèvent le matin en se disant, je veux mourir, tout le monde il est méchant, pourquoi la vie est si dure, pourquoi faut travailler ? Alors on s’en remet aux jolis substituts et congés neutralisants. Voila Tu l’as ton gros trou du cul de Sécu. Va chier putain de système, putain de politiciens. Putain de français. Putain de libéraux. J’en ai rien a foutre que la terre creve

Écrit par : Néodellandais | 19/10/2007

bonjour,

Et oui !! le commentaire de Néodellandais reflette bien ce que ce gouvernement aimerait qu'on se persuade, même si je pense que Néodellandais l'a ecrit pour faire reagir.
Tous coupable, voilà ce que nous devenons.
Coupable d'etre malade, alors les malades paieront s'ils veulent se faire soigner, deremboursement de bcp de medicament, franchise medicale plafonnée il est vrai pour le moment.
Coupable d'etre chomeur, ces bandes de faineants qui profitent du systeme, du travail il y en a pour ceux qui le veulent, chaque jour nous l'entendons cette reflexion et elle fait son chemin, les gens le pensent.
Neodellandais parle des sucidaires chroniques, la solution a ce fleau de gens bien portant creusant le trou de la secu au lieu de creuser leur tombe, Nicolas Sarkozy a deja son idée sur la question, n'a t'il pas dit lors de sa campagne electorale que pour lui c'etait le fruit d'un gene defaillant, l'apprenti sorcier a surement dans l'idée de faire une pierre deux coups, test ADN pour tous, on repere les mauvais genes et voilà le tour est joué...
Coupable de vouloir moins travailler, alors que l'esperance de vie augmente, allons donc !! soyons raisonnable, l'heure de la retraite n'a pas sonné, il faudra continuer au delà, on vous amenagera votre poste si il est penible, cà j'en doute. On abregera nos vies, du coup moins de retraite a payer, moins de soins, moins d'aide personnalisée aux personnes agées.
Mais pour faire accepter ses idées, il faut des coupables, et les montrer du doigt, voilà toute la strategie du gouvernement, elle semble malheureusement bien fonctionner.
Donc nous sommes tous coupable, il leur reste a trouver de quoi.

Bonne journée a tous

Écrit par : Martine | 19/10/2007

Modestement, mais sincérement, je soutiens cette grève. Bon courage à vous. (chouette billet)

Écrit par : Falconhill | 19/10/2007

Zeur 3....
C'est clair que ça craint pour la santé publique....
Enfin pour le public en général!!!

Écrit par : skalpa | 19/10/2007

Il va devenir plus facile d'avoir une prescription des infractions fiscales pour certain, que d'avoir une prescription medicale pour d'autres ...

http://fr.news.yahoo.com/ap/20071019/tfr-justice-rugby-laporte-56633fe_1.html

Écrit par : Martine | 19/10/2007

Je salue les trois internes ici présents ;-) et je rajoute ma petite couche, en reproduisant ici un texte écrit en Mai 2004, pour bien enfoncer le clou:

les problèmes sont connus depuis longtemps, et déjà, il y a trois ans, il était prévisible que les mesures incitatives promises ne seraient jamais appliquées, et que l'Etat tenterait de se défausser ultérieurement en faisant porter le chapeau aux jeunes médecins:


Pénurie médicale programmée : une catastrophe sanitaire à l’oeuvre



Il existe pour chaque problème complexe une solution simple, directe... et fausse, écrivait l’humoriste H.L.Mencken.



Il y a dix à quinze ans à peine, les experts en santé publique répétaient quotidiennement que la médecine générale était pléthorique, qu’il était urgent de reconvertir les soutiers de la santé vers d’autres secteurs d’activité. D’un point de vue strictement économique, le médecin généraliste était alors considéré comme une bactérie ou un virus, dont l’apparition dans un bassin de population antérieurement sain suffisait à générer des dépenses de santé supplémentaires, comme si par sa seule présence il influait sur la santé des patients, sorte de docteur Knock contaminant les bien-portants pour les transformer en malades en puissance.

Tout fut mis en oeuvre pour diminuer le nombre d’installations, depuis le fameux numerus clausus réduisant d’année en année le nombre d’étudiants admis à poursuivre leurs études après la première année de médecine, jusqu’aux diverses contraintes administratives sensées réguler l’activité.

Le résultat de cette politique se fait aujourd’hui sentir. D’ici dix ans, 75.000 médecins, dont ceux de la génération du baby-boom, vont arrêter leur activité, alors que seuls 35.000 nouveaux arrivants seront disponibles pour les remplacer. D’où la situation de pénurie actuelle, pénurie programmée par les pouvoirs publics, et dont ceux-ci feignent aujourd’hui de découvrir l’ampleur.

Dans les campagnes en particulier, les habitants s’inquiètent. La désertification médicale progresse, et chaque départ en retraite ( quand les médecins ne meurent pas au travail) entraîne pour les confrères avoisinants une augmentation souvent difficilement supportable de la charge de travail, et pour les patients une anxiété grandissante devant les difficultés d’accès aux soins. Notons au passage que l’Etat s’émeut au moment où cette désertification touche les médecins généralistes, alors que depuis plus d’une décennie, dans de nombreuses régions rurales, on ne trouve plus guère de médecins spécialistes, les généralistes ayant alors été amenés dans l’indifférence générale à augmenter leur cadence de travail pour pallier à cette raréfaction.

Couplée à cette désertification médicale libérale , constatons l’appauvrissement des territoires ruraux , lié à la disparition simultanée du service public (école , hôpital de proximité , poste etc.) Cette désertification rurale est aggravée par la réticence de nombre de jeunes médecins à s’installer. L’âge moyen d’installation en médecine libérale, qui était de 29 ans vers 1985, est aujourd’hui de... 35 ans. Et dans le Nord - Pas de Calais, l’an dernier, sur 210 nouvelles inscriptions à l’Ordre des Médecins dans l’année, seuls... 9 médecins se sont installés en libéral.

Ressort alors des cartons des mêmes experts de santé publique une mesure simple, directe, et potentiellement désastreuse : remettre en cause la liberté d’installation des médecins libéraux.

Et parce que cette idée se pare des couleurs du bon sens, elle entraîne l’adhésion du plus grand nombre, y compris au sein du mouvement social où l’on fustige ce qu’on imagine être une génération de jeunes nantis désireux d’aller faire marcher la planche à billets sur la Côte d’Azur plutôt que de secourir les malades et les déshérités au fin fond des Ardennes.

Notons d’abord le caractère prévisible et programmé de cette pénurie, dont sont responsables les mêmes experts qui aujourd’hui inventent la coercition pour pallier leur absence d’anticipation. Notons surtout que la menace de la coercition, reprise par certains syndicats médicaux parmi les plus libéraux (du moment qu’elle s’exerce sur de jeunes confrères), permet à l’Etat de poursuivre sur la voie du désengagement dans lequel s’engouffre le gouvernement libéral actuel sous couvert de régionalisation.

Là où la sauvegarde d’un système de santé réellement solidaire sur l’ensemble du territoire nécessiterait de la part des pouvoirs publics le dégagement de moyens matériels et financiers incitatifs ( sur ce dossier de l’installation en milieu rural comme sur celui de la permanence des soins), l’Etat se défausse de ses responsabilités sur les collectivités locales et fait peser sur les jeunes étudiants en médecine la menace d’une installation décidée arbitrairement, sans tenir compte de leurs aspirations pour de nouvelles formes d’exercice.

Car quel avenir dessine-t-on en milieu rural à ces jeunes, dont la majorité sont des femmes ? Exercer seul, 24 heures sur 24, 365 jours par an, dans des déserts médicaux, sans infrastructure, sans soutien, sans possibilité de souffler, de prendre quelques journées de formation ? Exercer " à l’ancienne " avec la conjointe, ou le conjoint, affecté au secrétariat téléphonique ? De nombreux jeunes médecins n’acceptent pas ce non-choix, et ce mode d’exercice résumé à une course à l’acte permanente. Car à la différence de leurs aînés, à qui des générations de mandarins hospitaliers ont appris à travailler plutôt qu’à réfléchir, ceux-ci, à l’image de leur génération, privilégient de nouveaux schémas d’organisation de la vie professionnelle et personnelle, et le refus du sacerdoce.

Le décalage entre les attentes de ces jeunes médecins en terme de formation, de qualité et d’organisation du travail, d’indépendance par rapport aux pressions sans cesse plus pesantes et plus perverses de l’industrie pharmaceutique, et les réponses du politique, prépare le second volet d’une catastrophe sanitaire annoncée. Car ni le gouvernement ni son actuel Ministre de la Santé, ne mesurent à quel point leur politique menaçante de rafistolage obère la volonté des jeunes médecins de répondre aux défis de l’organisation du système de soins de demain.

Pourtant leurs représentants ont fait connaître leurs propositions, énoncées dans le rapport du Sénateur Charles Descours, qui préconise la mise en application de mesures incitatives positives à l’installation dans les territoires déficitaires, " plus efficaces et plus consensuelles que des mesures réglementaires ". Parmi ces propositions figurent les primes d’installation ainsi que les mesures d’exonérations fiscales et de charges sociales , la mise en oeuvre d’aides pérennes pour l’exercice , le regroupement des structures et le travail collectif dans des cabinets dits " multisites ", le soutien des élus locaux favorisant l’accueil de praticiens , le développement de statuts professionnels nouveaux dont le statut de collaborateur salarié ou d’associé temps partiel pouvant satisfaire notamment les femmes et favoriser les remplacements dans les zones de pénurie démographique.

D’autres propositions sont également formulées pour agir en amont de la formation médicale, parmi lesquelles l’allocation d’une indemnité aux étudiants s’engageant à exercer dans les zones de carence médicale pour une durée déterminée et l’encouragement des stages ambulatoires dans ces mêmes secteurs. Autant de mesures incitatives contribuant à rendre le dispositif attractif...que le gouvernement a choisi de ne pas appliquer, préférant sans doute mettre en place une réforme autoritaire.

Sans prendre la réelle mesure, sur le terrain, du ras-le-bol de ces jeunes médecins qui, au cours de leurs remplacements, découvrent les conditions de vie et de travail parfois effarantes de leurs aînés, et les refusent. Non par manque d’attrait pour la médecine générale, non par méconnaissance de son rôle essentiel dans le maintien du tissu social, mais parce qu’à leurs aspirations à exercer autrement ne répond que la menace et l’absence de perspective.

Ni les pouvoirs publics, ni les experts en santé publique n’ont conscience du caractère extrêmement dangereux de la solution qu’ils prônent à mots couverts avec l’assentiment de certains médecins plus âgés, confortablement installés, qui pratiquent ainsi sur leurs successeurs une forme de bizutage particulièrement sournoise. Car ces jeunes médecins, sous la contrainte, ne s’installeront pas en libéral. Ils fuiront vers des postes salariés, en médecine du travail ou à la Sécurité Sociale, troquant leur attrait pour la médecine de soins en faveur d’horaires normaux et de conditions de travail décentes.

A moins qu’ils ne décident d’exercer cette médecine générale qu’ils aiment, à l’étranger, comme c’est le cas chaque année pour un nombre grandissant d’entre eux. Car aujourd’hui il est en Europe des pays où le médecin généraliste n’est pas considéré par le complexe médico-industriel et l’Etat comme un pion à déplacer sur l’échiquier du profit et de la marchandisation, mais comme un professionnel de premier recours à qui, loin du schéma libéral de la petite entreprise monopersonnelle condamnée à faire du profit, il est possible de proposer d’autres modes d’exercice, d’autres modes de rémunération.

Gageons que le futur installé ne manque pas de ressources , qu’il n’hésitera pas à s’expatrier, avec l’ouverture des frontières européennes , emportant avec lui son savoir tout en suivant la trace d’autres professionnels comme les chercheurs . En favorisant la fuite des compétences, de toutes les compétences , l’Etat organise ainsi l’appauvrissement intellectuel , médical et social sur son propre territoire.

Nul doute qu’un jour ou l’autre, nos experts en santé publique réaliseront l’inanité des mesures de coercition qui se profilent à l’horizon, et dont on peut d’ores et déjà supputer qu’elles font partie des " réformes " que l’on tentera demain de faire passer par ordonnances après avoir amusé la galerie par ces " concertations " dont la réforme des retraites devrait pourtant nous avoir tous vaccinés. Espérons seulement qu’il ne leur faudra pas cette fois-ci quinze ans pour prendre conscience du désastre sanitaire qu’ils nous préparent.

Mai 2004,

Sandrine Buscail (Présidente du Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes)

Christian Lehmann (Médecin généraliste et écrivain ; dernier ouvrage paru « Patients si vous saviez... » .


Je rajouterai, ce que je ne pouvais imaginer à l'époque, que l'Etat, par la voie de François Fillon, explicite clairement la voix choisie:
"La réforme de l'Etat supposera que nous soyons courageux. La réforme de l'Etat supposera que chacun d'entre vous accepte qu'il y ait moins de services, moins de personnels, moins d'Etat sur son territoire"

Ce que dénoncent les jeunes médecins, c'est ce désinvestissement de l'Etat, qui laisse la santé aller à vau-l'eau, s'en désintéresse. Demain, ces maisons médicales nécessaires sur l'ensemble du territoire, que l'Etat ne construit pas, seront construites par AXA et autres assureurs privés. Les médecins y travailleront confortablement. Les patients y seront bien soignés. Enfin... ceux qui peuvent financièrement y accéder.

Que la population ne tombe pas dans le piège: le combat des jeunes médecins rejoint le combat contre les franchises et contre le désinvestissement de l'assurance maladie solidaire.

Christian Lehmann, écrivain, médecin généraliste, initiateur avec Martin WInckler de www.appelcontrelafranchise.org

Écrit par : christian lehmann | 19/10/2007

hors sujet sans l'être puisque de sarkosaloperie il s'agit

la sarkosie veut envoyer les toubibs à la campagne et les sans papiers au bled

toujours délicatement of course

Avertissement de RESF à prendre très au sérieux

" Chers amis,

Des sources sérieuses prévoient pour aujourd'hui, vendredi 19 octobre
"une rafle" d'une ampleur sans précédent, à la faveur des difficultés de communication et de la mobilisation sur d'autres enjeux d'un certain nombre de citoyens actifs.
Si vous avez la possibilité de joindre des sans papiers autour de vous, conseillez-leur vivement, dans toute la mesure du possible, de ne pas sortir de chez eux aujourd'hui.
Amicalement,

Jean-Pierre Dubois.
www.ldh-france.org"

Écrit par : michel | 19/10/2007

christian lehmann vient peu mais il laisse des traces.
les syndicats même s'ils représenteraient moins de 7% des salariés, montrent que l'opposition n'a pas besoin de majorité pour se faire entendre et agir. Oui notre vie et celles de nos enfants se défendra dans la rue.
Hier le top ten des fortunes Françaises. Seule l'Oréal Bétancourt gagne ses milliards sans aides de l'état. TOUS LES AUTRES le doivent à la récupération de nos impôts et la distribution gratuite de nos entreprises. Et avec ses milliards que de préservations de nos CONTRATS garanties

Écrit par : martingrall | 19/10/2007

michel | vendredi, 19 octobre 2007 09:01
Oui journée noire, plutôt brune, prévue.

A lundi.

Écrit par : martingrall | 19/10/2007

je vais me faire mal voir dans ce beau consensus "entièrement orienté vers le patient!" : ce qui fait une grande part de l'attractivité de la médecine en France (coté professionnels) c'est la solvabilité constante des patients lièe au système de protection sociale. Le déconventionnement que nous agite ces charmants jeunes gens est une foutaise : leur salle d'attente risque d'être plutôt vide et les urgences débordantes. Ils ne se déconventionneront pas : menace sans aucun intérêt car les mois de galères à venir pour se créer une clientèle hors conventinnement risquent de faire hésiter nos internes tellement attachés à leur 35h et aux avantages sociaux! A l'heure actuelle l'essentiel des médecins hors convention ce sont les chirurgiens esthétiques certains psychanalytes (ce n'es pas gênant car les soins en question ne sont pas remboursables)
mais le vrai problème de santé publique c'est que des régions sont en grandes difficultés et que l'accès aux soins de départements entiers devient problèmatiques mieux vaut ne pas habiter en Picardie par exemple ou dans les Ardennes, ou dans certains départements lorrains par exemple. Il faut savoir que certaines régions en sont à donner des bourses à des internes pour pouvoir leur faire signer un contrat d'exercice de 5 ans en médecine générale... et ces jeunes férus de santé publique font une étude comparative desdites bourses (payées par les conseils généraux, les conseils régionaux.... et je passe sur ce à quoi sont prêtes certaines communes pour tenter de maintenir un accès à des poulations âgée à la médecine générale) et vont au plus offrant ou tente de demander un alignement du département qui les tente.
alors basta!
et contrairement à ce que l'on pourrait croire je ne suis pas sarkozyste!!!

Écrit par : lafindelaplainte | 19/10/2007

"Je vais me faire mal voir dans ce beau consensus "entièrement orienté vers le patient!" : ce qui fait une grande part de l'attractivité de la médecine en France (coté professionnels) c'est la solvabilité constante des patients lièe au système de protection sociale."

"Le déconventionnement que nous agite ces charmants jeunes gens est une foutaise : leur salle d'attente risque d'être plutôt vide et les urgences débordantes. Ils ne se déconventionneront pas : menace sans aucun intérêt car les mois de galères à venir pour se créer une clientèle hors conventinnement risquent de faire hésiter nos internes tellement attachés à leur 35h et aux avantages sociaux!"

Le déconventionnement n'est hélas pas une foutaise, il l'est de moins en moins. Savemment, sciemment, l'Etat a distendu les liens entre médecins et Sécu, renié des accords conventionnels entre la Sécu et les médecins le plus impliqués dans l'accès aux soins. le déconventionnement apparaissait effectivement impensable à nombre de médecins il y a dix ans, ce n'est hélas plus le cas.

Quand à l'attractivité de la France pour les généralistes, je me contenterai de sourire.

Et pour ce qui est des trente-cinq heures des internes, je voudrais savoir dans quelle saison de Battlestar Galactica on aborde cette envoûtante science-fiction ;-)

Écrit par : christian lehmann | 19/10/2007

l'entraîneur du XV de France Bernard Laporte aurait commis une série d'irrégularités parmi lesquelles double comptabilité, abus de biens sociaux, détournement d'actifs, transferts de fonds suspect, fausses factures, travail au noir ou encore retraits en espèces

Écrit par : copain et coquin | 19/10/2007

Ils font grêve pour ça ! et c'est pour nous !

merci merci

Écrit par : om | 19/10/2007

Ecrit par : copain et coquin | vendredi, 19 octobre 2007 10:06

Ca vous étonne ?

Écrit par : Laflote | 19/10/2007

Christian Lehmann, écrivain, médecin généraliste, initiateur avec Martin WInckler de www.appelcontrelafranchise.org

Ecrit par : christian lehmann | vendredi, 19 octobre 2007 09:00

exactement !

om cyliste footballeur greviste de la faim sodomite initiateur de l'appel "sauvez willy"

Écrit par : om | 19/10/2007

Et pour ce qui est des trente-cinq heures des internes, je voudrais savoir dans quelle saison de Battlestar Galactica on aborde cette envoûtante science-fiction ;-)

Ecrit par : christian lehmann | vendredi, 19 octobre 2007 09:25

quand on est complètement dans l'histoire en cours et pas dans ce que l'on voudrait qu'elle soit (et moi aussi j'aimerais que ce soit autre chose, hélas j'ai les mains dans le cambouis). Et j'arrête là! en toute confraternité!

Écrit par : lafindelaplainte | 19/10/2007

Ecrit par : Laflote | vendredi, 19 octobre 2007 10:17

Ma grande, je t'ai mis un petit mot en bas de l'autre billet.
Lis-le stp.
Une fille au bord de la crise de nrv.

Écrit par : nef | 19/10/2007

Merci pour ce billet intéressant et qui concerne tout le monde.

La direction prise par les pouvoirs politiques est claire.
J'ai compris, lors d'une expérience récente, que des économies colossales avaient été entreprises en matière d'équipement et de personnel.

Plutôt que de doter un hôpital, les patients sont transférés dans le privé afin d'y subir les opérations pour lesquels ils avaient été hospitalisés.

Ces prestations ne coûtent rien "en principe" au patient hors la part de frais d'hospitalisation qui lui incombe (à condition qu'il ait une mutuelle).
Le patient est donc pris en charge par le privé au même tarif que s'il était resté à l'hôpital.

Là où le système est pervers et où les patients ne bénéficient d'aucune information au préalable, c'est que le fonctionnement du privé n'est pas du tout le même.

Je vous passe les tarifs prohibitifs des moindres services de "confort" télévision...etc
Enfin, sur le téléphone les hôpitaux publics ont largement concurrencé le privé par la mise en service de lignes internet donc illimitées et gratuites pour eux. Les famillles qui veulent joindre "un malade" sont ponctionnés de sommes astronomiques (passons c'est un détail important, mais un détail, je passe aussi sur les parkings "vinci" ).

Le plus hallucinant est que le patient peut être transféré un dimanche (exemple concret) et alors vous apprenez que les cliniques ne fournissent pas les médicaments. Médicaments vitaux bien sûr, pour des pathologies graves. Vous êtes donc conviés dans une urgence absolue à trouver une pharmacie de garde ou à re-traverser tout paris aller-retour pour récupérer de quoi ne pas interrompre le traitement.

Ensuite, vous bénéficiez de l'immense joie d'être catalogué "patient de l'hopital" et du service minimum des soins infirmiers (si vous en trouvez, c'est que vous êtes doué). Et si vous vous perdez dans les méandres des couloirs, visitez les hospitalisations directes privées et alors vous verrez du personnel à foison dans des décors qui vous incitent à penser qu'une porte dérobée vous à fait entrer au "Crillon".

Le positif de cette expérience est que pour le moment, les soins dispensés dans les hôpitaux sont de bonne qualité. Le négatif est que les satellites privés "clinique" ou centre de soins "de suite" n'ont surement pas faits les frais d'études "qualité" de la part des pouvoirs publics. En tout cas, les économies doivent être considérables....

Ps : Sans vigilance de la part de la famille, le patient serait mort dans cette clinique et après dans le centre de soins de suite d'où on l'a retiré...

Écrit par : agathe | 19/10/2007

J'ai oublié, je soutiens cette grève.

Écrit par : agathe | 19/10/2007

lafindelaplainte Pour ce qui est du temps de travail, oui on bosse beaucoup plus que 35 heures mais ce n'est pas vraiment le problème.

en ce qui concerne la difficulté de s'installer déconventionné, laissez nous rire: http://bulletin.conseil-national.medecin.fr/Archives/images/320/densite_medicale.gif

cette courbe montre clairement que nous sommes au maximum d'une population qui ne fera que décroître jusqu'en 2030 (avec le numérus clausus actuel). Ceci dans une population vieillissante.

Pour ce qui est des mesures désincitatives: la preuve est faite que c'est toujours un échec: lisez les pages 42-43 du rapport Berland déjà cité: http://www.sante.gouv.fr/htm/actu/berland_demomed/synthese_rapport.htm

Merci à Christian Lehmann pour ses remarques judicieuses, il est très bien informé.

Écrit par : Les3internes | 19/10/2007

soutien total à ce mouvement.

et bravo pour la qualité du texte qui pose parfaitement les enjeux et les conséquence

Écrit par : céleste | 19/10/2007

HS Merci Laflote

Chers amis,

Des sources sérieuses prévoient pour aujourd'hui, vendredi 19 octobre
"une rafle" d'une ampleur sans précédent, à la faveur des difficultés de communication et de la mobilisation sur d'autres enjeux d'un certain nombre de citoyens actifs.
Si vous avez la possibilité de joindre des sans papiers autour de vous, conseillez-leur vivement, dans toute la mesure du possible, de ne pas sortir de chez eux aujourd'hui.
Amicalement,

Jean-Pierre Dubois.
www.ldh-france.org

FIN DU HS

Écrit par : agathe | 19/10/2007

Ecrit par : Les3internes | vendredi, 19 octobre 2007 10:55


Merci d'être présents.

J'en profite pour remercier aussi Christian Lehmann de son passage.

Écrit par : José | 19/10/2007

Petit erratum, le rapport Berland est complet sur ce lien: (pages 34-35)
http://www.sante.gouv.fr/htm/actu/berland_demomed/rapport.pdf


(Le précédent n'était que la synthèse)

Écrit par : Les3internes | 19/10/2007

Ecrit par : Les3internes | vendredi, 19 octobre 2007 11:10

J'ai fait le rajout dans le billet aussi.

Écrit par : José | 19/10/2007

Ecrit par : nef | vendredi, 19 octobre 2007 10:37

HS J'ai lu et répondu.

Écrit par : Laflote | 19/10/2007

Politoscope : 67 % des Français souhaitent que le gouvernement ne cède pas aux gréviste

Seuls 26 % des électeurs de Ségolène Royal veulent que Nicolas Sarkozy n'aille pas plus loin dans les réformes.
« TENEZ BON ! » : selon le dernier sondage OpinionWay pour Le Figaro et LCI, le message des Français à leurs dirigeants est sans ambiguïté. 67 % des personnes interrogées souhaitent que la réforme des régimes spéciaux aille à son terme. Une détermination d'autant plus remarquable que seuls 27 % des sondés parient sur un arrêt rapide du mouvement. 40 % pensent qu'il va durer « quelques jours », et 32 % encore « plus longtemps ».

Écrit par : OpinionWay | 19/10/2007

OpinionWay nous vous rappelons que la grève des internes ne concerne pas les régimes spéciaux!

Merci José de nous laisser la parole sur ce blog.

Écrit par : Les3internes | 19/10/2007

Le gouvernement veut économiser sur la santé, quitte à réduire l'accès au soin des plus pauvres, et quitte à baisser la qualité du service public hospitalier au profit des cliniques privées.

Le reste est propagande.

Écrit par : Actu Politique | 19/10/2007

Ecrit par : Les3internes | vendredi, 19 octobre 2007 11:34

Ne craignez-vous pas de voir votre mouvement pris en otage avec au summum de la décomplexion ambiante "vos avantages" montrés du doigt avec la même énergie par les pouvoirs publics afin de discréditer votre mouvement comme c'est le cas pour les "régimes spéciaux". N'est-ce pas là la formule magique pour le gouvernement d'en finir avec les questions embarrassantes ?

Écrit par : agathe | 19/10/2007

a/ xavier bertrand, roselyne bachelot, et les cakes du gouvernement
ne comprennent rien à rien!
mais la plupart des citoyens se laissent faire - alors pourquoi s'embeter!

bon on est où avec mes informations sur les écoles de "prince charmant"?

Écrit par : le grand mechant loup | 19/10/2007

La meilleure preuve que nous ne nous battons pas pour nous-mêmes est que Sarko a déclaré que les internes actuels ne seront pas concernés par la réforme:

il prévoit "dans trois ou quatre ans, un bilan de l'efficacité des mesures d'incitation positive". "C'est là que nous verrons s'il faut aller plus loin et limiter pour les futurs internes le conventionnement dans les zones les plus denses"

article complet sur le site de la tribune:

http://www.latribune.fr/info/Sarkozy-presente-sa-vision-de--l-hopital-de-demain--et-tente-de-calmer-la-grogne-des-internes-141-~-AP-HOPITAL-SARKOZY-$Db=News/News.nsf-$Channel=Politique

c'est inacceptable pour nous, car il refuse de retirer les articles en cause, qui risquent donc de toucher les futurs médecins (actuellement sur les bancs de la fac ou du lycée)

Écrit par : Les3internes | 19/10/2007

Ecrit par : le grand mechant loup | vendredi, 19 octobre 2007 11:57

Grande différence entre ne pas comprendre et feindre de ne pas...

Écrit par : agathe | 19/10/2007

Ecrit par : Les3internes | vendredi, 19 octobre 2007 12:00

Voilà comment se débarrasser d'une opposition encombrante pour l'image en permettant de passer les obstacles, le proche avenir avec des acteurs en devenir "plus ou moins conscients" seront de fait incorporés aux mesures.

Écrit par : agathe | 19/10/2007

ils ne comprennent rien car ils ne connaissent pas le peuple!

Écrit par : le grand mechant loup | 19/10/2007

Est-ce que ces trois internes représentent la mentalité des futurs libéraux du milieu médical, à savoir cette vision pragmatique et censée, ce désir de proximité quand au rural, cette filiation fidèle au service public, comme ils semblent nous le démontrer au travers de leurs constats et projets ? j’en suis pas sur. Hyppocrate is dead. Sarko is born. L’argent donne des envies de confort et de sérénité, et c'est normal. De plus, la majorité des Français, je pense, n'ont pas d'affection particulières pour les professions libérales. Et c'est toujours normal ; l'élitisme contre le sous-déterminisme des rejetons de la fange ouvriere et de la classe/magma moyenne-déficiente. Moi je dis, on va payer a cause des méchants fricards qu'on abusé, avec leur putain de magouille d'initiés, et pis tout ces vieux qui accouchent aujourdhui, et pis tous ces méchants psychotiques qu'on a pas pas trépanés à l'ere Pré-ADNIque maman. iiii, c'est pour ça que moi je mange des carrés de Côte d'or blanc, jsuis jamais malade.

Écrit par : néodellandais | 19/10/2007

Ecrit par : le grand mechant loup | vendredi, 19 octobre 2007 11:57

Demandez à Opinion Way... :-}

Écrit par : Laflote | 19/10/2007

combien des intervenants sur ce blog habitent ils dans un ce ces coins où il n'y a ni Paris, ni Marseille,ni Lyon, ni la mer, ni la montagne...? les jeunes médecins ne veulent pas s'y installer ni en médecine générale ni en spécialité.
Je ne sais vers quelles spécialités vont les "3 internes" si l'un ou l'autre se destine à la radiologie, la cardiologie, la chirurgie orthopédique par exemple (spécialités particulièrement bien rémunérée en libéral) iront ils dans le secteur public? cela pour éclairer actu politique.
Dans les régions peu attractives il faut reconnaître que les conjoints de médecins qui maintenant sont souvent des hommes ont sans doute plus de mal à trouver des jobs, mais dans ces secteurs ,souvent défavorisés sur le plan socioéconomique, la population est souvent âgées ou avec des critères de santé publique très défavorable (motalité, morbidité très au dessus des moyennes françaises). C'est un constat, mais il faut dire que même aux US dont le modèle de protection reste pour le moins de discutable à inexistant des programmes de maitien d'un minimum de médicalisation dans les zones sous médicalisée et peu attractives sont en place sous forme de quelque chose comparable à des bourses avec des contrats de 5 à 10 ans pour les bénéficiaires les contraignant à rester sur un site déterminé (et je fais confiance aux juristes américains pour que les contrats soient léonins!). Et là la médecine est vraiment libérale! Depuis longtemps une régulation existe pour les pharmaciens et cela ne va pas si mal pour eux me semble t'il?

Écrit par : lafindelaplainte | 19/10/2007

néodellandais, cette majorité des français dont vous parlez si violemment n'est peut-être pas concernée (quoique) par les professions libérales, mais ce que nous essayons d'expliquer (sans grand succès apparemment) c'est que c'est la couverture maladie de la sécu qui est menaçée. Et si ça ne concerne pas tout le monde...

nous restons abasourdis que seuls les internes et paramédicaux soient mobilisés sur ce sujet, qui concerne réellement TOUT le monde en france (nous sommes tous des patients potentiels).

Écrit par : Les3internes | 19/10/2007

Opinion Way... :-}
si je gagne au loto je pourrai monter une boite de sondage (elles travailleront du maroc ou d'irlande ça coûte moins cher et les filles elles se taisent - on appellera toujours les mêmes personnes - on aura des bases de données - comme médiamétrie - appels automatisés et hop en 4 heures version soft je te fais un sondage! en plus on pourra influer sur leurs réponses car ils auront des sous pour donner leur avis meme si ils n en ont pas)
et je monterai une école de "princesse charmante" si j arrive à faire un projet éducatif!!
merde ça existe ce sont des écoles d"esthéticienne" et j'affirme qu'il n'y en a pas assez en campagne! allez faut que je joue au loto!

Écrit par : le grand mechant loup | 19/10/2007

Ecrit par : le grand mechant loup | vendredi, 19 octobre 2007 12:37

Et pis, si tu gagnes, tu deviendras prince charmant... Pourquoi se faire chier à trouver une école ! :-D

Écrit par : Laflote | 19/10/2007

j en suis déjà un
mais ici en france faut tout valider
et il n existe pas de conseiller V.A.E "prince charmant" c est bizarre la france pays du romantisme!

JE VEUX LE DIPLOME COMME LES internes
MEME SI ON EST NUL ON A encore LE CHOIX D ALLER OU ON VEUT!

Écrit par : le grand mechant loup | 19/10/2007

BOnjour aux trois internes et à Christian,

J'avais envoyé un mail à Christian voici quelques jours précisément pour en savoir plus. Parce que précisément, si les gens semblent peu concernés, c'est que la vision du mouvement peut être perçue de manière totalement déformée (je l'avoue, c'était un peu mon cas).
Ce qui m'apparait, avec les éclaircissements, c'est que la profession médicale et, au delà, la santé publique subit la même logique absurde de court-termisme que la gestion des fonctionnaires - par exemple, des enseignants.

Pendant des années, on restreint, on veut faire des économies à toute force, on parle de démographie excessive... et puis tout à coup, on se rend compte du désastre.
Par exemple, je suis persuadée que d'ici 10 ou 15 ans, il va falloir recruter des profs en masse après avoir tari le recrutement pendant des années. Résultat, on aura découragé longuement d'excellents profs potentiels et on se montrera beaucoup plus coulant dans les concours d'un seul coup.

Après, la complexité, pour qui ne connait rien au monde de la médecine, c'est le statut libéral associé au fait d'être un maillon essentiel d'un dispositif de santé publique via le conventionnement...

Écrit par : valdo lydeker | 19/10/2007

Nuance 3int. Il y a les patients potentiels et les pseudo-malades chroniques : les champions de la somatisation, les toxicomédicamenteux embourgeoisés, les mauvais vieillissants adepte de l’arnaque à la carte vitale, les (hélas) pauvres vieillissant qui se fracassent la gueule à la moindre respiration. Je crois qu’on ne peut pas mettre tout ce joli monde dans la même balance, et je crois que l’abus de certain fait payer cher a d’autres « fatalement nécessitant », leur manque de responsabilité et leur égoïsme face au gouffre de la Sécu (je ne parle pas des petits trafics entre initiés de la profession). Certainement je ne sais pas complètement déchiffrer votre message, scuzez mon manque de compréhension et mon langage ordurier. ce que je sais c’est qu’il y a toujours eu un sacré déséquilibre entre les cotisations rentrantes et les dépenses sortantes. D’un coté une population « active », avec son lot de petits adeptes du congé maladie, et de l’autre une population de moins en moins ponctionné, voir plus du tout ; dites mois si je me trompe, car je suis souvent dans l’erreur comme me disait ma maman. Alors moi je veux bien, qu’on ouvre sa gueule pour conserver des acquis sociaux old-school, d’l’époque a papa qui était honnête, lui, jveux bien qu’on chiale quand on risque de perdre ses régimes spéciaux si peu dans l’équité, pis jveux bien qu’on aille foutre sur la gueule a nos politiciens a ce moment qui s’engraisse comme des porcs sur nos labeurs. Moi jsuis pour la révolution, pas de PB, mais qu’elle soit noble, cohérente, animé d’une terrifiante et merveilleuse cohésion. Fuck with the revolution baby. je dis n’importe quoi mais je m’en branle en fait

Écrit par : néodellandais | 19/10/2007

je dis n’importe quoi mais je m’en branle en fait

Ecrit par : néodellandais | vendredi, 19 octobre 2007 13:43

Nous aussi.

Écrit par : Phil | 19/10/2007

Oui mais chez moi c'est un don, qui plus est, un art, tu vois phil, alors que chez toi c'est une prétention. Vous ètes plusieurs à t'habiter ?

Écrit par : Néodellandais | 19/10/2007

"quoiqu'il arrive nous gagnerons bien notre vie" ça me fait marrer.

Ca me fait moins marrer quand je me rappelle des pressions des médecins dans les années 30 pour empêcher les étrangers d'exercer (beaucoup de médecins juifs allemands ou autres se réfugiaient en France) sous prétexte de santé publique mais en réalité pour préserver leur petit train de vie pendant la crise.

Si vous ne voulez pas aller à la campagne ou soigner les pauvres ça va être simple : on va vider l'Europe de l'Est de ses médecins pour les faire venir chez nous, comme ça commence à se faire vers la Grande-Bretagne. Et on ne vous regrettera pas.

Écrit par : Armand | 19/10/2007

Oui mais chez moi c'est un don, qui plus est, un art, tu vois phil, alors que chez toi c'est une prétention. Vous ètes plusieurs à t'habiter ?

Ecrit par : Néodellandais | vendredi, 19 octobre 2007 14:19

Ta mère Angèle m'habite.

Écrit par : Phil | 19/10/2007

Ecrit par : Armand | vendredi, 19 octobre 2007 14:51

Ce n'ai pas ce que j'ai lu Armand.

Ils veulent se déplacer sous réserve d'équipements existants et qui suivent les progrès.

La nouvelle économie utilise les équipements du privé au lieu de doter ses hôpitaux en personnel et matériel.

En Province, si on ne peut compter sur des contrats de sous-traitance comme en région parisienne en squattant les équipements du "privé" ou le chirurgien spécialiste qui consulte à l'hopital quelques heures par semaine et le reste dans sa clinique, il reste donc à soigner les patients avec des burins.. C'est ce que j'ai lu...

Écrit par : agathe | 19/10/2007

Oups ce n'est pas décidément vite un ophtalmo !

Écrit par : agathe | 19/10/2007

@Agathe : et donc les bouseux vont chez le rebouteux jusqu'à ce que les équipements près de chez eux soient équivalents à ce qu'on trouve dans les grands hôpitaux parisiens ?
On articule ça comment avec le serment d'Hippocrate ?
Au passage ce type de raisonnement justifie aussi le refus des patients à CMU, qui auront généralement accès à une médecine moins luxueuse que ceux à haut pouvoir d'achat.

Cela dit pour moi c'est un simple habillage de corporatisme assez naturel (chaque catégorie doit défendre son steak) à destination d'un public présumé de gauche (nous).

Écrit par : Armand | 19/10/2007

Ecrit par : Armand | vendredi, 19 octobre 2007 15:04

La grève des internes permet de decrypter l'inertie des pouvoirs publics (le manque d'investissement et de budgets) et aussi leur facilité à faire passer des mesures en jetant l'opprobe sur les acteurs (qui ne font aucun effort ces fainéants) en omettant de donner les moyens à la province (encore moins qu'à Paris c'est pour dire) d'avoir une médecine de qualité voire le gouvernement cible les actions là où cela se voit !

Écrit par : agathe | 19/10/2007

[HS]

L' "opposition" s'habille aux couleurs du centre* :

(* extrait de l'éditorial du Monde)


Pour la gauche, et d'abord pour le PS, la question qui se pose est celle des contours de l'opposition. Pierre Moscovici juge vraisemblable que, dans une deuxième partie de mandat qui sera dure, M. Sarkozy tente de mettre en oeuvre un berlusconisme à la française, qui pourrait aller jusqu'à associer au gouvernement une extrême droite habillée de neuf par Marine Le Pen. Le scénario serait alors : ouverture à gauche affichée jusqu'aux municipales, en mars, suivie d'une politique économiquement et socialement brutale, qui s'appuierait sur une mobilisation de l'opinion de droite autour des thèmes habituels de l'immigration (l'une des priorités de la présidence française de l'Union européenne, au second semestre 2008) et de la lutte contre la délinquance.

Devant l'ambiguïté qui habite la stratégie du président, les dirigeants socialistes estiment qu'ils ont intérêt à pratiquer l'opposition la moins sectaire possible, sans craindre de déplaire sur leur gauche. Les craintes qu'inspire la politique de Nicolas Sarkozy les aident a trouver les voies de la rénovation.

Patrick Jarreau
© Le Monde

Écrit par : inf-off | 19/10/2007

Ecrit par : Armand | vendredi, 19 octobre 2007 15:04

c'est bien pour cela que quelques "imbéciles" qui s'occupent de santé publique bien planqués dans leur bureau (c'est ainsi que l'on parle de nous le plus souvent), ah j'oubliais technocrate... essaient néanmoins de trouver des solutions. l'incitatif existe déjà et je passe sur le sordide de certaines négociations. Il ne paraît rester que le contraignant. D'ici à 5 ou 6 ans la véritable pénurie va s'installer : à l'heure actuelle il n'existe encore qu'une pénurie de répartition.
Ensuite : cela va dépendre aussi de la réaction des assurés sociaux que nous sommes tous. La sécu est ce une garantie de ressource pour les médecins ou une assurance pour des soins pour les malades? Aux US au moins on sait que cela ne garantit que les nantis mais cela ne garantit les ressources de tous les médecins!

Écrit par : findelaplainte | 19/10/2007

[HS]

Pourquoi changer une politique du chiffre qui va faire ses preuves ? ;-(((

Pour 2010, l'objectif est fixé à 28 000 expulsions



BRICE HORTEFEUX, ministre de l'immigration, affirme que sa politique " ne se résume pas à un chiffre, 25 000 ". Il n'en a pas moins repris la méthode initiée en 2003 par l'ex-ministre de l'intérieur Nicolas Sarkozy. Depuis lors, les préfectures sont soumises à des objectifs chiffrés de reconduites " effectives " à la frontière.

En septembre, le " bleu budgétaire " consacré à l'immigration, l'asile et l'intégration, a consolidé cette dynamique. L'objectif est de réaliser 26 000 reconduites en 2008, et 28 000 en 2010. Chaque année, la barre est placée plus haut : l'objectif est ainsi passé d'un peu moins de 10 000 en 2002 à 23 831 en 2006. D'ici à la fin de l'année, le gouvernement veut atteindre 25 000 expulsions pour la métropole. Un chiffre difficile à atteindre : fin août, seuls 13 677 éloignements avaient été réalisés, soit 55 % de l'objectif.

En outre, les ressortissants roumains et bulgares, qui représentaient près du quart des étrangers reconduits à la frontière en 2006, sont devenus quasiment inexpulsables depuis leur entrée dans l'Union européenne.

Dans son rapport annuel, le 4 octobre, la Cimade dénonce cette " politique du chiffre ". Selon cette association d'aide aux étrangers, " la pression oblige les fonctionnaires à développer des pratiques de plus en plus détestables au niveau des interpellations ".

Pour les associations, cette politique est à l'origine des drames de ces derniers mois : le grave accident, à Amiens, d'un enfant qui a sauté du quatrième étage pour échapper à l'interpellation de sa famille ou le décès de la Chinoise qui s'est défenestrée, à Belleville, de peur de subir un contrôle de police.

Laetitia Van Eeckhout
© Le Monde

Écrit par : inf-off | 19/10/2007

Ecrit par : inf-off | vendredi, 19 octobre 2007 15:24

Un parti-pris européen, le pire arrive.

Hier, entre deux zappings, j'ai aperçu des clandestins en espagne se faire expluser sous les yeux de compatriotes légalement installés qui se sont révoltés (pour rien à part les coups pris au passage) et l'ultime image était leur maison détruite par un engin destiné aux chantiers et travaux publics initialement...Chut ! Silence, détournons les yeux, personne n'en parle.

Écrit par : agathe | 19/10/2007

Armand...

"Ca me fait moins marrer quand je me rappelle des pressions des médecins dans les années 30 pour empêcher les étrangers d'exercer (beaucoup de médecins juifs allemands ou autres se réfugiaient en France)"

oui nous sommes d'infames médecins des années 30, et d'ailleurs tous les allemands sont encore des nazis, et Les Mongols sont toujours responsables du saccage des espaces verts parisiens (là où ils sont passés avec Attila, je vous dit pas l'état de l'herbe)... Soyons sérieux 5 minutes, et débattons sans instantanément brandir le spectre du pire parmi le pire.

"Si vous ne voulez pas aller à la campagne ou soigner les pauvres"

On essaye justement d'expliquer que de mettre de force des médecins seuls dans les campagnes ne permettra pas une médecine de qualité (avec une méthode qui ne marchera pas d'ailleurs, retournez sur les liens de xavier Bertrand, ou du rapport Berland, vous avez dû passer un peu vite).
Nous disons d'ailleurs que nous ne voulons pas soigner "les pauvres" ou "les riches", mais l'ensemble de la population.


"ça va être simple : on va vider l'Europe de l'Est de ses médecins pour les faire venir chez nous"

Alors il faudra en trouver d'autres, ils y sont déjà! Nos hôpitaux ne fonctionnent déjà en grande partie que grâce à ces médecins étrangers (roumains, en particulier), qui ont d'ailleurs un statut scandaleux pour la plupart: FFI (faisant fonction d'interne), c'est à dire prérogatives et responsabilités de médecin (ce qu'ils sont), et salaire d'interne (inférieur au smic horaire, rappelons le) sans perspective d'évolution. A un tel point que certains finissent par jeter l'éponge et retourner exercer dans leur pays.

Permettre à des médecins étrangers d'exercer dans notre pays... pourquoi pas? Mais pour ça il faudra leur garantir des avantages comparables aux médecins français, sans quoi ils ne viendront pas.
Juste un mot sur cette tournure d'esprit qui nous révulse: profiter de la misère de ces pays pour tirer vers le bas notre système, provoquer une "fuite des cerveaux" de ces pays qui ont bien besoin de toutes leurs forces vives.

"Et on ne vous regrettera pas"

Nous vous laissons la responsabilité de vos paroles.

Écrit par : les3internes | 19/10/2007

@Agathe : pour l'Espagne donc vous pensez que même après la régularisation massive ils doivent continuer à accueillir tous ceux qui veulent venir ?

Écrit par : Armand | 19/10/2007

@"les3internes" : je reconnais que je me suis énervé à cause de la phrase sur vos revenus confortables que vous considérez acquis, et après avoir survolé des forums où certains de vos confrères sont plus francs sur les raisons pour lesquelles ils ne veulent pas aller à la campagne.

Si vous luttez concrétement pour l'égalité des droits des médecins étrangers exerçant en France vous m'êtes déjà plus sympathiques.

Je sais bien que ces médecins font déjà tout le sale boulot ou le boulot pour lequel il n'y a pas de budget pour payer des médecins "français" (je mets entre guillemets car je suppose que nombre d'étrangers ont quand même déjà l'égalité).

Écrit par : Armand | 19/10/2007

Ecrit par : Armand | vendredi, 19 octobre 2007 15:36


Et si ...Armand vous étiez né dans un pays de misère. Et l'engin destructeur du lieu de "vie", non, ça ne passe pas, ce symbole non, désolée...Tout dépend "si" on parle chiffres ou êtres humains, là est la question...

Écrit par : agathe | 19/10/2007

@Agathe : certes mais comment faire ?

Écrit par : Armand | 19/10/2007

un peu de franchise chers 3 petits internes !

Écrit par : om | 19/10/2007

Il s'agissait donc d'un malendendu, merci de sortir de la caricature, Armand.

Nous pensons franchement que le problème -réel- de la campagne ne sert dans ce débat que d'épouvantail au gouvernement pour lancer les déconventionnements de masse.

Écrit par : les3internes | 19/10/2007

@les3internes : ne pensez-vous pas qu'il serait plus sain qu'un certain nombre de médecins à dépassements d'honoraires soient déconventionnés, selon des critères de non-intérêt primordial de leurs conditions d'exercice pour la collectivité à définir ?

Ca pourrait être marginal mais peut-être servir d'aiguillon à une politique de modération des honoraires, non ?

Écrit par : Armand | 19/10/2007

Ecrit par : Armand | vendredi, 19 octobre 2007 15:45

Une partie de la réponse se trouve dans notre passé, les autres parties certainement dans l'application des belles promesses sur le co-développement et aussi sur le "traitement" humain à mettre enfin en oeuvre. Pour revenir au thème du jour, les hôpitaux naguère avaient des salles communes et les "médecins" n'adressaient pas la parole aux patients et familles. Le monde a avancé sur certains points et régresse voire s'extrêmise gravement sur d'autres....

Écrit par : agathe | 19/10/2007

Mais on s'en fout des patients en zone rurale. Ils ont voté massivement Sarkozy. Qu'ils se démerdent maintenant.

Écrit par : Phil | 19/10/2007

Ecrit par : Armand | vendredi, 19 octobre 2007 15:51

La chirurgie esthètique n'est pas remboursé par la sécurité sociale...

Écrit par : agathe | 19/10/2007

oups remboursée

Écrit par : agathe | 19/10/2007

@Phil : on pourrait dire de ça de la plupart des catégories professionnelles sauf les intellos pseudo intellos et journaleux, non ?

Écrit par : Armand | 19/10/2007

@Phil : on pourrait dire de ça de la plupart des catégories professionnelles sauf les intellos pseudo intellos et journaleux, non ?

Ecrit par : Armand | vendredi, 19 octobre 2007 15:57

Non les villes ont voté à gauche. Les agriculteurs, ruraux et autres CPNT massivement Sarkozy. Alors si ils veulent se soigner ces cons y a des plantes à la campagne non ?

Écrit par : Phil | 19/10/2007

Belle idée sur le principe, armand, mais ces médecins à dépassement d'honoraires (secteur 2, autorisé seulement dans certaines zones des grandes villes) auraient tout intérêt à se déconventionner!

Avec la pénurie radicale de médecins qui se profile pour au moins deux décennies, il y aura dans ces grandes villes toujours assez de patients aisés pour se payer des assurances privées et faire le jeu du projet actuel: diminuer le nombre de médecins conventionnés pour diminuer les dépenses de la sécu.

Avec pour résultat bien sûr une médecine à 2 vitesses. (oui je sais on se répète)

Écrit par : les3internes | 19/10/2007

@les3internes : mais pourquoi diable ne se déconventionnent-ils pas puisqu'ils y auraient intérêt ? Et ne pensez-vous pas que tout le monde aurait intérêt à ce qu'une partie du secteur à honoraires libres quitte la sécu ?

Pensez-vous que les pouvoirs publics cherchent à dissuader les médecins d'exercer de manière conventionnée à honoraires fixes ? Pourtant comme vous dites la démographie médicale est alarmante, et tant l'Ordre des médecins que les pouvoirs publics ont dû s'en apercevoir, non ?

N'hésitez pas à me renvoyer vers de la lecture sur tel ou tel site pour que j'améliore mes connaissances sans vous ennuyer.

Écrit par : Armand | 19/10/2007

je considère que notre statut faussement "libéral "est dépassé, et que la question de l'aménagement du territoire, de la démographie médicale, du mode d'exercice, de l'investissement immobilier des régions, communes, etc, serait à reposer entièrement.
il n'y a plus, quasiment plus, de confiance entre Sécu et corps médical, les plus "conventionnistes" ayant été largement roulés dans la farine.

lafindelaplainte, si tu es expert en santé publique, parle-nous des négociations sordides. avec qui, ces négos? avec les syndicats que Xavier bertrand avait décidé de considérer SEULS représentatifs des médecins, passant outre au résultat des élections professionnelles? est-ce notre faute si la convention 2005 est un arrangement tarifaire entre amis?

Écrit par : christian lehmann | 19/10/2007

Non les villes ont voté à gauche. Les agriculteurs, ruraux et autres CPNT massivement Sarkozy. Alors si ils veulent se soigner ces cons y a des plantes à la campagne non ?

Ecrit par : Phil | vendredi, 19 octobre 2007 16:00


Ah tiens, une nouvelle forme de racisme, le racisme anti-champs.
Si je n'avais pas peur de perdre mes sabots plein de paille, je te foutrais bien un bon coup de pied au cul.
Je me contententerais d'un coup de fourche dans ta tronche de citadin tout gris et tout aigri.
Viens respirer le bon air dugland, ça ne te rendra pas plus intelligent, mais ça te donnera de bonnes couleurs.


Bravo aux internes et courage!

Écrit par : rep ban | 19/10/2007

Courage et bienvenue en Sarkozy où, les riches seront toujours plus riches et les pauvres plus pauvres.

Bac + 11 et la galère au bout. Quel pays !

Écrit par : ALLAIN JULES C@MMUNICATION | 19/10/2007

Ah tiens, une nouvelle forme de racisme, le racisme anti-champs.

Ecrit par : rep ban | vendredi, 19 octobre 2007 16:21

Plutôt du racisme anti-cons.

Écrit par : Phil | 19/10/2007

Externe ne médecine je me retrouve tout à fait dans cet article
solidaire et en grève.

Écrit par : Mala | 19/10/2007

Pas mal la vidéo ;-) Un peu répétitive à la fin, mais la méthode du pastiche est imparable pour faire passer des idées. Ou en tout cas révéler des conneries. C'est la partie de "détail" qui me manque, dans ce que faisait avant un certain Karl Zéro sur Canal...
Sur l'idée du comparo des grèves et de leur impact différencié dans les médias, il faut se faire une raison : la tv traite ce qui est "visuel". Je ne dis pas qu'il faut "teaser" son mouvement en faisant des clips sur YouTube... Quoique (cf : début de ce commentaire).

Écrit par : laurent dupin | 19/10/2007

[HS]


Ecrit par : Armand | vendredi, 19 octobre 2007 15:45


Peut-être déjà en changeant de discours, de pratique (expulsion avec un objectif chiffré) et de priorité (codéveloppement arrive en bon dernier dans la liste du ministère du triste Hortefeux).

Les politiques bilatérales avec les pays concernés dont sont originaires les personnes dites sans-papiers. C'est une grosse lassitude de nos pays à mettre en oeuvre les politiques que nos gouvernants annoncent la mise en place prochaine tous les quatre matins. Faut-il en passer par la multiplication de prises d'otages médiatiques pour voir s'accélérer comme par miracle la volonté de nos pays européens à mettre leur discours et leurs actes en accord ?

Cela prendra du temps, certes. Mais qui l'a perdu ce temps précieux ? Evidemment, nos pays, les pays bénéficiaires également, dont les gouvernants corrompus ne sont pas les meilleurs garants de la réalisation d'une politique de développement. Toutefois il suffit d'écouter un peu les émissions qui traitent de l'Afrique pour découvrir une multitude d'initiatives ici et là, d'acteurs et de politiques concernés par ces problèmes et actifs dans ce domaine.

Les pays originaires des sans-papiers arrivés en Europe ne sont pas uniquement des réservoirs inépuisables à une main d'oeuvre taillable et corvéable une fois chez nous. Des initiatives économiques sont prises, également par des organismes et des personnes privés, qu'il conviendrait de mieux faire connaître et relayer dans nos pays, histoire de changer l'image de l'Afrique que l'on se fait (et je dis l'Afrique, mais on peut en citer d'autres).

La traque organisée contre les ressortissants de ces pays présents sur notre sol ne grandit pas la France et laissera des traces plus tard, qui dureront. Il est vrai qu'il est plus facile de chasser des gens que d'aider des peuples à "entrer dans l'Histoire", comme dirait l'autre...

Écrit par : off | 19/10/2007

@Off : certes mais Agathe parlait de l'Espagne, pays qui a régularisé massivement.
L'Espagne a-t-elle ou non un droit moral supérieur à la France de décider qui vient sur son territoire, du fait de cette régularisation ? Ou tout contrôle de l'immigration dans les pays riches est-il illégitime ? Voire dans tous les pays du monde ?

Écrit par : Armand | 19/10/2007

Ecrit par : off | vendredi, 19 octobre 2007 17:03

Pas mieux.

Écrit par : agathe | 19/10/2007

Ecrit par : Armand | vendredi, 19 octobre 2007 17:14

La France n'explique pas la nécessité de l'immigration et ne se donne pas les moyen humains de "réfléchir", elle amalgame volontairement et discrimine les français issus de l'immigration par la même occasion.

Écrit par : agathe | 19/10/2007

moyens

Écrit par : agathe | 19/10/2007

Armand

-"mais pourquoi diable ne se déconventionnent-ils pas puisqu'ils y auraient intérêt"

Ca a déjà commencé, de façon modeste, selon nous pour une raison principale: l'image du déconventionnement jusqu'ici étant péjorative: c'était une sanction des caisses d'assurance maladie.
De plus, le marché del'assurance privée est encore balbutiant en France, avec cependant une certaine boite, Médéric, pour ne pas la nommer, dont le nouveau pdg est... je vous laisse le suspense, allez sur le lien

http://www.mederic.com/site/-f_5d435696b94e93a0-a_95570a37ed7a9ed9/Institutionnel/Presse-et-communication/Communiques-de-presse-2006/Nomination-de-Guillaume-Sarkozy-Delegue-general.htm

A voir aussi cette brève sortie sous Mattei, qui montre que déjà en 2004, il était question chez les assureurs de la fin du monopole de l'assurance maladie:

http://www.libres.org/francais/actualite/archives/actualite_0603/assurance_maladie_a4_2503.htm

"Pensez-vous que les pouvoirs publics cherchent à dissuader les médecins d'exercer de manière conventionnée à honoraires fixes ?"

AAAAhhh, on dirait que nos idées font leur chemin!

"Pourtant comme vous dites la démographie médicale est alarmante, et tant l'Ordre des médecins que les pouvoirs publics ont dû s'en apercevoir, non ?"

Il s'agit là d'un point non abordé dans notre article. Jusqu'en 2004, nonobstant les mises en gardes des principaux rapports sur la question, le but très assumé des gouvernements a été de diminuer le nombre de médecins en France, et ce grâce au "MICA": une procédure simplifiée et avantageuse de retraite anticipée pour les médecins libéraux. Une véritable calamité ce MICA!

http://senat.fr/rap/a02-053/a02-05311.html


Ca ajouté à un numérus clausus drastique, qui n'a été clairement augmenté que depuis les années 2000.

Plus le papy boom qui se profile, on obtient la courbe démographique déjà citée plus haut:

http://bulletin.conseil-national.medecin.fr/Archives/images/320/densite_medicale.gif


Si vous voulez de la lecture, je ne peux que vous renvoyer une fois de plus vers le rapport Berland, un bijou de clarté, dont aucun des points n'a été appliqué par le gouvernement qui l'avait commandé. (cf notre article)

Écrit par : les3internes | 19/10/2007

Ecrit par : christian lehmann | vendredi, 19 octobre 2007 16:15

désolée si mon propos vous a choqué.
Habituellement j'aime bien ce que vous écrivez, mais là je crains que nous ne soyons en désaccord sans doute plus apparent que sur le fond. (ce n'est pas pour vous brosser dans le sens du poil, je vous rassure)
peut être serez vous d'accord avec moi sur le fait qu'au delà du problème de la liberté de l'installation qui cristallise le débat d'aujourd'hui, ce qui est à revoir profondément c'est l'organistion des soins primaires en France : les difficultés concernant la permanence des soins, l'afflux des personnes aux urgences qui font désormais beaucoup plus de médecine générale que d'urgences hospilières type AMU en sont le témoin. Dans ce contexte une reflexion dépassionnée sur notre organisation sanitaire de proximité, sur l'accès aux soins dans les secteurs en difficulté est nécessaire voire urgente.
Ce qui m'agace dans ce débat c'est que c'est le petit bout de la lorgnette une fois de plus ! Et que sous le soi disant motif de santé publique se cachent parfois des intérêts individuels qui me contrrieraient peut être moins si ils s'affichaient au grand jour. De plus dans une partie du discours existe un certain nombre de contre vérités déplaisantes.
Mais pouquoi polémiquer, rien de tout cela n'est à l'ordre du jour n'est ce pas?

Écrit par : findelaplainte | 19/10/2007

je rappelle juste que le numérus clausus actuel (quota d'étudiants acceptés en fin de première année sur concours) est de 7000 par an.

Je passe sur l'injustice que fut le concours lorsque nous l'avons passé, chacun a des amis qui ont échoué à la fin des 90's avec des classements qui les placeraient actuellement dans la meilleure moitié des reçus. (le numérus en 1999 était de 3500)

Écrit par : les3internes | 19/10/2007

Ecrit par : Armand | vendredi, 19 octobre 2007 17:14
Ecrit par : agathe | vendredi, 19 octobre 2007 17:19

La chasse aux sans-papiers à laquelle se livre la France est un peu une manière de faire payer aux immigrés dits clandestins le fait que les pays dits riches ont tardé à appliquer leurs politiques d'aide au développement dans les pays dont ces migrants sont originaires.

Or, cette politique promise mais pas appliquée n'était pas fondée sur la générosité, mais bien sur un intérêt mutuel bien compris.

En l'absence d'une politique de développement économique sérieuse, s'est développée l'hémorragie des forces vives de ces pays, y compris des cadres, des personnels de santé, enfin d'une partie de ceux qui auraient été si utles à leur pays.

Face au flux de personnes à la recherche d'un endroit pour vivre et travailler plus clément que leur pays, n'est employée que la traque et l'expulsion, selon apparemment des objectifs "ambitieux" qui ne peuvent que plaire à un électorat particulier, mais dont les résultats à terme sont incertains.

Si l'on était un peu parano, on pourrait penser que l'échec à venir de cette politique pourra justifier la mise en place de mesures de contrôle et de surveillance accrues sur le territoire, exiger des papiers d'identité infalsifiables, avec de plus en plus de données personnelles, y compris génétiques. Ceci pour s'assurer que les gens qui circulent dans la rue ont leur permis en règle d'être là où ils se trouvent.

Notez que cela va dans le même mouvement qui pousse la population à demander et aux constructeurs à proposer des programmes résidentiels sécurisés, avec surveillance vidéo des accès à la propriété. C'est un mouvement général de repli sur soi, qui est fondé sur certaines craintes, dont toutes ne sont pas erronnées.

Mais c'est le traitement d'un symptôme et pas l'éradication d'un problème.

Écrit par : off | 19/10/2007

Ecrit par : off | vendredi, 19 octobre 2007 17:41

Et si des mesures pouvaient avoir vu le jour pour empêcher la corruption en "col blanc" et les parachutes dorés et les affaires Sauvagnac etc...

Ils n'en sont pas là, .... Pourquoi ?

Écrit par : agathe | 19/10/2007

//HS

MATHILDE VIENS BOUHOUHOUUUUUUUUUUU

// FIN DU HS

Écrit par : Pam' | 19/10/2007

[HS]
Ecrit par : agathe | vendredi, 19 octobre 2007 17:48

On se le demande :-[

Écrit par : off | 19/10/2007

Ecrit par : off | vendredi, 19 octobre 2007 18:00

Pourtant, les mauvaises expériences en la matière ne datent pas d'hier ;-)))))

Écrit par : agathe | 19/10/2007

et vous pensez aux vétérinaires?
moi le grand méchant loup je suis content car les gens préfèrent dépenser (plein de) leurs thunes à nourrir et soigner les animaux....au détriment souvent de leur propre santé!!

ben oui comme toutes revendications elles sont corporates! alors! je défends mon bien-(être)!

Écrit par : lle grand méchant loup | 19/10/2007

[HS]

le grand marrant loup, pluto (comme dirait le chien)

Écrit par : off-off | 19/10/2007

// HS

Quels sont les bus qui se rendent à Pernety? Urbain help me

Fin du HS//

Écrit par : Pam' | 19/10/2007

[HS]

Pamela, vos HS ont du style. De chez quel grand couturier proviennent-ils ?

Écrit par : off-off | 19/10/2007

Ecrit par : off-off | vendredi, 19 octobre 2007 18:26

Désolée Off mais je suis "victime" de la grêve sur la ligne 13 et je n'ai aucune idée d'itinéraire bis pour me rendre dans le XIVème hormis la mrche à pied et je suis sure de me perdre;-)))

Écrit par : Pamela de Barres | 19/10/2007

oooops "la marche"

Écrit par : Pamela de Barres | 19/10/2007

Comme cette propagande est savamment argumentée, demander à des internes s'ils sont corporatistes et bien évidemment ils vous vous répondre non.

Ne comptez pas sur moi pour croire une seule de leur paroles.

Écrit par : Blue Bottle | 19/10/2007

[HS]

Ecrit par : Pamela de Barres | vendredi, 19 octobre 2007 18:30

Je comprends bien. Je me contentais d'admirer la précision du graphisme indiquant le début et la fin du hors-sujet, pendant que moi je me contente d'un unique panneau.

;0]

Bon voyage en tous cas...

Écrit par : off-off | 19/10/2007

Ne comptez pas sur moi pour croire une seule de leur paroles.

Ecrit par : Blue Bottle | vendredi, 19 octobre 2007 18:32

En somme, vous ne les boirez pas jusqu'à la lie...

Écrit par : off-off | 19/10/2007

Blue Bottle, c'est vrai que la votre est moins savamment argumentée! faut-il plus vous croire pour autant sur cette pseudo-vérité du corporatisme des internes?

La science infuse fait des ravages

Écrit par : les3internes | 19/10/2007

La science infuse fait des ravages

Ecrit par : les3internes | vendredi, 19 octobre 2007 18:39


La science infuse n'est pas la tasse de thé de blue bottle. Peut-être le chloroforme ? Histoire d'endormir la réflexion.

Écrit par : off-off | 19/10/2007

bientôt donc, plus de médecins dans les campagnes, plus d'infirmière non plus .. il ne restera encore, pour quelque temps, que qq vieux pharmaciens de campagne dans leur petite officine(pour les pharmacies, les lieux d'implantation sont réglementés) ... et puis plus personne pour reprendre une petite pharmacie sans entourage médical ... plus personne ... tout le monde dans les villes

Écrit par : info | 19/10/2007

- Leur lutte est corporatiste :
FAUX : les patients sont les seuls concernés par ces non-remboursements. Les médecins seront payés pareil.


mais non, même si on peut broder, la lutte est qd même pour la liberté d'installation du médecin. Je le comprend tout à fait; mais ne vous leurrez pas .. s'installer sans conventionnement c'est dur, à part en esthétique (mais c'est qd même spécial)ou alors avec une réputation très importantes et pas donnée à tout le monde ... Je connais des médecins qui travaillent dans un lieu non conventionné, une clinique très chic dans un quartier très chic .. et bien les médecins, eux, pour leurs actes, sont conventionnés (secteur 2 qd même).. sinon, même dans des quartiers riches, même avec des étrangers a assurance privées, tout le monde fuit. vous ne gagnerez pas autant donc déconventionné ne rêvez pas.

Écrit par : info | 19/10/2007

info, vous avez raison, mais seulement pour la situation actuelle!
Justement, c'est pour éviter que ça devienne avantageux d'être déconventionné que nous nous battons!

Avec le plfss 2008, le nombre de médecins conventionnés sera limité, et donc l'offre de soins diminuée. Résultat: des praticiens débordés (ils le sont déjà même en ville!), des délais pour un rendez-vous faramineux...
Avec le développement prévisible des assurances privées, les patients aisés n'hésiteront pas longtemps.

info, rassurez vos amis déconventionnés, la fin de la disette est proche!

Écrit par : les3internes | 19/10/2007

info, rassurez vos amis déconventionnés, la fin de la disette est proche!
Ecrit par : les3internes | vendredi, 19 octobre 2007 19:25

les seuls médecins non conventionnés que je connais sont esthétique, ou "stars" de la médecine. et encore, ,il y en a beaucoup qui sont conventionnés pour certains actes remboursés... Et ils connaissent très bien la musique ... pas besoin d'être rassurés par qui que ce soit ... merci qd même pour eux !

Je trouve seulement assez comique que la gauche soutienne le libéralisme médical au détriment de la régulation d'installation par l'état .. d'inspiration socialiste ... ils ne savent plus quoi faire pour conter le gouvernement,même en allant contre leur convictions !

Écrit par : info | 19/10/2007

findelaplainte, je vous lis en fin de consulte, donc ras le bol, je reponds très vite avant de partir:
;-)

l'organisation des soins primaires est effectivement à revoir totalement. pas de ligne de soins de premier recours en france, donc deversement sur l'hopital, qui n'est pas en mesure de le gerer, de consultations de medecine generale.
le gouvernement a détruit sciemment les mecanismes de tiers payant en medecine de ville, renvoyant des patients apuvres vers l'hosto. ensuite, on les pointe du doigt en disant: regardez ces cons de cmu qui viennent aux urgences pour rien... allez, une tite franchise les responsabilisera....
cqfd...

Écrit par : christian lehmann | 19/10/2007

Croire que de se reclamer de la succession de BIRENBAUM est un signe d'opposition a l'ordre etabli est une erreur grossiere bien symptomatique de notre epoque, qui estime que tout ce qui est mediatique et favorise par LIBERATION et le MONDE est une preuve d'humanisme.
BIRENBAUM ne savait pas aligner 3 phrases serieuses et argumentees, et ne thesaurisait que sur l'emotion non reflechie.
Honte a lui, et honte aux admiratifs (naifs ?) de ce blog !

Écrit par : frederic | 19/10/2007

Ecrit par : frederic | vendredi, 19 octobre 2007 20:38

Et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier alu...

Écrit par : José | 19/10/2007

Et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier alu...

Ecrit par : José | vendredi, 19 octobre 2007 20:45

je n ai pas compris dans l autre blog çà veut dire quoi cette phrase?

Écrit par : lucide | 19/10/2007

Ecrit par : lucide | vendredi, 19 octobre 2007 21:18


Référence à une vieille pub pour le chocolat Milka façon dessin animé... Si vous ne l'avez jamais vue sachez que l'expression qui en est tirée veut dire à peu près : "Et vous croyez au Père Noël ?" ou aussi au second degré : "Vous ne vous faites pas des films, un peu ?".

Écrit par : José | 19/10/2007

Ecrit par : lucide | vendredi, 19 octobre 2007 21:18


Quant à ce qui se passe sur l'autre blog... Je le regrette vraiment. Mais bon...

Écrit par : José | 19/10/2007

ok je ne connais pas cette référence! merci!
je ne connais qu'ovomaltine et ses 8 secondes

Écrit par : lucide | 19/10/2007

je ne commente pas ici l'autre blog
et il ouvre vers 23 heures!
merci pour laisser les commentaires ouverts! (pour les initiés : euh mon ip il ne va être diffusé hein hein!) reste cool! comme çà c'est bien!

bon j aimerai bien parler de sport ici? sinon?
et des sondages? aussi!

Écrit par : lucide | 19/10/2007

Ecrit par : José | vendredi, 19 octobre 2007 21:34

Moi non.

Écrit par : Serval | 19/10/2007

Ecrit par : lucide | vendredi, 19 octobre 2007 21:41

Ben parler de sport ce soir...t une préfère pas qu'on parles de casseroles ?

;-))

Écrit par : Serval | 19/10/2007

[HS]

Ecrit par : Serval | vendredi, 19 octobre 2007 21:41


Ben moi oui. Parce que je n'aurais eu aucun problème à voir émerger des talents différents, j'ai même écrit plusieurs fois que j'aurais encouragé une telle initiative. Sauf que... Sauf que ce blog s'était construit sur un malentendu et avec des contributeurs qui sont tout sauf constructifs. L'issue était malheureusement prévisible au vu de ceux et celles qui l'animaient. En espérant que ça ait éclairé sur les intentions de certaines...

[/HS]

Écrit par : José | 19/10/2007

Après avoir lu le billet et les commentaires du jour, je vois bien qu'il y a derrière ce mouvement d'autres enjeux. J'avoue ne pas avoir été très convaincue par la vidéo car elle exprime plus les craintes des internes de se retrouver dans une cambrousse où il vont s'ennuyer qu'autre chose.

La question que je me pose est celle de l'intérêt général. Tous le monde est d'accord en théorie mais en pratique....

Le gouvernement ne me semble pas montrer le sens de l'intérêt général puisque tout e sa politique concourt actuellement à une médecine à deux vitesses.

Comment combiner intérêt général, particulier, et qualité de la médecine pour tous ? La réponse ne me semble pas si évidente.

Quant à l'attitude des patients, différente selon leur origine sociale, on ne peut qu'en faire le constat avec un minimum de don d'observation, mais les riches sont peu nombreux et les salaires bas en France.

On voit bien qu'il y a besoin de régulations sans tomber pour autant dans une médecine étatisée, les médecins on souvent lutter contre (Ralite en son temps en avait fait les frais). Les mesures "autoritaires" que s'apprête à prendre le gouvernement ne résoudront pas grand chose et c'est là la principale critique qu'on peut leur faire avec le fait de s'abriter derrière l'affichage d'un souci de l'intérêt général pour mieux, en fait, le bafouer.

Et après on s'étonne que les citoyens ne trouvent pas les politiques crédibles !

Écrit par : juliette dze | 19/10/2007

lire : "les médecins ont souvent lutté"

Écrit par : juliette dze | 19/10/2007

Ecrit par : José | vendredi, 19 octobre 2007 21:47

Je ne pardonne pas les insultes que j'ai reçu

Je ne pardonne pas les insultes faites sur un blog aux contributeurs et SURTOUT aux lecteurs du DEL

Je ne pardonne pas les usurpations d'identités

Je ne pardonne pas la volonté affichée y compris par retape ici même de couler ce blog pour leur profit

Je ne pardonne pas la soi disante volonté de démocratie ici pour en faire un blog narcissique, egocentrique et dictatorial ailleurs

Je ne pardonne pas le pourrissement des conversations ici qui a failli amener la fermeture de ce blog

Dieu pardonne (parait il).

Moi pas

Écrit par : Serval | 19/10/2007

Bonne nouvelle : Serval ne se prend pas pour Dieu.

Inutile d'appeler les médecins

Écrit par : hoffpital | 19/10/2007

Ecrit par : hoffpital | vendredi, 19 octobre 2007 22:36

je me prend juste pour Napoléon

C'est grave docteur ;-)))))

Écrit par : Serval | 19/10/2007

Ecrit par : Serval | vendredi, 19 octobre 2007 22:39

Ben, en ce moment précis, vous êtes le deuxième à nous le faire.

C'est pas mal, si vous n'êtes pas très grand, vous pourrez être la doublure de l'autre de temps en temps.

Le pouvoir, rien de tel comme thérapie de choc

Écrit par : hoffpital | 19/10/2007

Ecrit par : Serval | vendredi, 19 octobre 2007 22:22

Ouh la, Serval... Moi je "pardonne" tout. Mais, pour nuancer, comme je ne m'estime pas le droit de pardonner, je me contente de ne rien oublier. ;)

Écrit par : José | 19/10/2007

Serval,

t'es juste une grosse merde!

Écrit par : ! | 19/10/2007

Serval,

T'es juste une grosse merde!

Écrit par : ! | 19/10/2007

Ecrit par : ! | vendredi, 19 octobre 2007 23:12

Et toi, tu es juste "de passage" ici... À part ça ?

Écrit par : José | 19/10/2007

Ecrit par : José | vendredi, 19 octobre 2007 23:20

ça change quoi? Et oui en effet, juste de passage, de loin en loin rassurez vous!

Écrit par : ! | 19/10/2007

Ecrit par : ! | vendredi, 19 octobre 2007 23:23

De plus en plus loin et j'en serai ravi.

Écrit par : José | 19/10/2007

Florence Aubenas revient sur Guy Môquet
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20071019.OBS0579/deux_ou_trois_choses_dont_on_se_souvient.html

Écrit par : Murnaldien | 20/10/2007

Ecrit par : Murnaldien | samedi, 20 octobre 2007 00:35

sacré journaliste...Elle a déjà réussi a revenir d'Irak...

;-)

Écrit par : Serval | 20/10/2007

La tombe de Guy Môquet
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20071019.OBS0586/laffaire_de_la_tombe.html

Écrit par : Murnaldien | 20/10/2007

Les indésirables de Châteaubriand
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20071019.OBS0581/les_indesirables_de_chateaubriant.html

Écrit par : Murnaldien | 20/10/2007

D'autres lettres...
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20071019.OBS0591/des_otages_et_des_lettres.html

Écrit par : Murnaldien (alias le Pete Doherty d'hier soir) | 20/10/2007

Henri Guaino déclare : "Je ne comprends pas. L'école, ce n'est pas un self-service".
Et aussi : "Le gouvernement a décidé que c'était un document intéressant. Il demande aux professeurs de le lire".
Et encore : "Tout ça [...] amène à s'interroger sur ce que doivent être au fond à la fois l'éthique et les devoirs d'un professeur dont la nation a payé des études, dont la nation paie le salaire et auquel la nation confie ses enfants".

Je déclare : "Je ne comprends pas. M. Guaino s'exprime au nom de l'Etat. Il n'a pourtant ni existence légale, ni légitimité électorale."
Et aussi : "Le gouvernement, émanation d'une majorité politique, n'a pas à décider de ce qui est intéressant et de ce qui ne l'est pas."
Et encore : "Parmi les devoirs d'un professeur figure notamment l'encouragement à la réflexion et à l'esprit critique, et non à l'obéissance aveugle."

Écrit par : Murnaldien (alias le Pete Doherty d'hier soir) | 20/10/2007

Hum... le DEL, c'est vraiment le royaume des commandants couche-tôt...
Bonne nuit à tous

Écrit par : Murnaldien (alias le Pete Doherty d'hier soir) | 20/10/2007

Ecrit par : Murnaldien (alias le Pete Doherty d'hier soir) | samedi, 20 octobre 2007 01:00

Cela peut amener un débat interessant mon cher Murnau...

Écrit par : Serval | 20/10/2007

trop nuls ces nantis de toubibs qui s'en foutent plein les fouilles avec notre pognon.
Et ça joue les sauveur de la sécu solidaire..arf. Ils en sont les fossoyeurs.

Écrit par : odm | 20/10/2007

josé t'es un naze!

Écrit par : odm | 20/10/2007

"trop nuls ces nantis de toubibs qui s'en foutent plein les fouilles avec notre pognon.
Et ça joue les sauveur de la sécu solidaire..arf. Ils en sont les fossoyeurs."
Ecrit par : odm | samedi, 20 octobre 2007 01:52

tu dis pas ça!!!
tu dis pas ça!!!!!!!
je suis médecin et je t'emmerde.

Écrit par : Maghnia | 20/10/2007

On n’a pas le droit de dire que les médecins généralistes ne sont que des gros branleurs qui s’en foutent plein les poches. Pour ma part, je n’aimerais pas passer ma journée dans un cabinet a voir défiler des dizaines d’enrhumés, de toxicos, de cancéreux, de dépressifs, de vieilles gâteuses fracturées, de débiles miséreux, de gosses chialant et chiant, de petites bourgeoises prolixes casse-couilles, etc, etc. et puis ces gens ont fait de longues études, ils méritent salaires. Et puis ils soignent et sauvent parfois aussi. On n’a pas le droit de généraliser non non non . Certes certains internes sont plus dingues que la moitié de leurs patients, mais c’est normal, ça bouleverse de voir la mort, la maladie, la merde et le sang a longueur de temps. Hein , et oui hanhanhan Phil hanhanhan . c’est bien ce que je raconte hein hanhanhan. Moi jaime tout le monde

Écrit par : neodellandais | 20/10/2007

Je suis interne et là où je travaille, je fais 9h-19h 5 jours par semaine (euh 50H, non ?) comme mes chefs (sauf qu'eux ont 5 semaines de congés annuels classiques et 3 semaines de RTT...).
Merci de me faire parvenir coordonnées et numéros de téléphone du CHU où les internes sont aux 35H...

Par ailleurs, j'ai été amenée à discuter dans ma ville de province à une jeune femme qui m'a dit que le déconventionnement ne lui faisait pas peur, car celà faisait déjà plusieurs années qu'elle emmenait sa fille au cardiopédiatre de paris quitte à faire le trajet et quitte à payer ce médecin déjà déconventionné ne serait-ce que pour ne pas attendre 6 mois. L'avenir du déconventionnement n'est pas aussi loin qu'il n'y parait.

Même si vous ne soutenez pas cette grève, au moins renseignez vous...

Écrit par : mathilde | 20/10/2007

Dieu pardonne (parait il).

Moi pas

Ecrit par : Serval |


Vous êtes vraiment tous zinzin. Que de haine pour des blogs de merde
Revenez sur terre. pas la peine de jouer les sages si c'est pour écrire des idioties pareils
"je ne pardonnerai jamais de ma vie ni dans ma prochane vie que tu m'aies traité d'abruti le 08.12.2006 a Minuit 34 ! et sur le del !"

Allez, bonne journée sur le web à vous remplir encore un peu plus de haine.

Le ciel est bleu. je repars sur ma bécane et mes kmerguez ! on the road again

de toute façon, vous n'écoutez pas

Écrit par : om | 20/10/2007

Je suis jeune médecin généraliste, et pour ceux qui disent que le déconventionnement n'aura pas lieu car on trouvera pas de patient pour payer: encore une erreur! Pour 5 médecins généralistes qui s'en vont, un qui arrive, et en plus je ferai effectivement moins d'heure que les anciens donc pas de soucis pour moi. Si vous croyez vraiment qu'on fait ça pour le pognon....relisez les VRAI/FAUX tout au début.

On vous avertit juste, car à bien y réfléchir, nous on sera gagnant. Vous aurez été prévenu

Écrit par : jérôme | 20/10/2007

ça Jéome on a compris ! Quand un médecin est lisible, c'est que ce sont des honraires. pas la prescrition

Écrit par : simplet | 20/10/2007

Bonjour,
Pour ceux qui sont d'accord avec nous, qui veulent nous aider, il y a maintenant une pétition ! ici : http://www.medecinsengreve.org/
Vous pouvez aussi écrire une lettre à votre député, la loi doit être votée le 30/10 !
Merci beaucoup à tout ceux qui ont pris le temps de comprendre notre inquiétude, et qui nous soutiennent !
Claire, interne qui travaillera toute sa vie à l'hôpital public, donc qui se moque éperduement de la liberté d'installation des libéraux, mais pas de notre système de soins.

Écrit par : claire, interne | 23/10/2007

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