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23/10/2007

L’anticapitalisme, une idée neuve…

L’annonce faite cet été par Olivier Besancenot, au nom de la LCR, de la création d’un nouveau parti anticapitaliste a pu être comprise, du moins par ceux qui ont bien voulu lui prêter attention, comme une opération politicienne visant à concrétiser l’avantage pris par l’organisation « trotskiste » au cours de la dernière présidentielle sur ses rivaux du pôle radical. Il ne s’agirait en somme que d’un simple « relookage » du seul rescapé du « combat des nains de jardins » qui n’aurait au final – vu les effectifs et le faible poids électoral de la LCR – aucune incidence notable sur le terrain, autrement plus décisif, de la refondation de la gauche autour du PS.

 

Il est vrai que vu sous cet angle, le « nouveau parti » même renforcé par quelque 2.000 adhérents supplémentaires (chiffre non officiel) et affublé d’un faux nez, ne pèserait rien face à la puissance de feu électorale et militante d’un PS aussi affaibli soit-il. Une telle opération ne tromperait personne et d’ailleurs il y a au sein de la LCR assez de militants avertis pour ne pas se laisser berner par un tel tour de passe-passe. Il faut donc abandonner l’idée que la LCR s’apprêterait dans les mois à venir à s’autoproclamer comme ce « nouveau parti anticapitaliste ». Mais alors de quoi s’agit-il ?

 

Les médias, qui ne pensent pas plus loin que le bout de leur nez, n’ont retenu de la déclaration d’Olivier que l’objectif de la création d’un nouveau parti, vu comme une façon élégante en quelque sorte de se débarrasser opportunément des oripeaux d’un trotskisme daté, inopérant dans le monde d’aujourd’hui, mais ils ont oublié l’essentiel : le terrain sur lequel ce parti entendait se situer, celui de l’anticapitalisme.

 

On comprend aisément pourquoi. L’anticapitalisme, pour les médias porte-parole de l’opinion dominante, « ça ne veut rien dire ». Même la crise écologique mondiale à venir – ce qui n’est quand même pas rien – ne semble avoir de prise sur eux. Comme si en réalité on se jouait à se faire peur mais sans trop y croire. Or si une telle prévision ne conduit à aucune remise en cause radicale du mode de développement, que dire alors du tout venant de son fonctionnement quotidien.

 

A ce titre la critique du libéralisme qu’ont enfourché bien des mouvements à gauche permet de se débarrasser à bon compte de cette remise en question. On pourrait d’ailleurs aisément démontrer que le libéralisme « pur » n’existe nulle part ; que l’on assiste même aujourd’hui à un retour à des politiques publiques agressives, que dans plusieurs pays européens la tendance n’est plus à moins d’État, à moins de fonctionnaires, à moins d’impôts, mais à l’inverse. Et plus généralement, comme a pu l’écrire récemment un prix Nobel d’économie (J. E. Stiglitz), ancien conseiller de Clinton : «  c’est la carence de l’État, le manque et non l’excès de règlementation, qui a été la source du problème des folles années 1990 et de leurs suites. »

 

La différence entre l’antilibéralisme et l’anticapitalisme n’est donc pas une querelle de mots. Certes les antilibéraux et les anticapitalistes peuvent se retrouver à certaines occasions et mener des combats communs. Mais les antilibéraux s’arrêtent à mi-chemin. L’affirmation de l’anticapitalisme comme solution irréductible à tous accommodements à l’économie de marché est en revanche la pierre angulaire du projet du « nouveau parti » prôné par la LCR. Elle en souligne l’ambition qui n’est pas de refonder la gauche et pas plus de « témoigner », mais bien d’offrir un cadre de réflexion large et démocratique à tous les anticapitalistes, quelque soient leurs divergences stratégiques ou tactiques, et un outil pour la lutte politique plus efficace. En ce sens, c’est à un dépassement du cadre étroit que représentait son « trotskisme », qu’aspire la LCR.

 

Ajamais

Commentaires

Billet du jour stimulant. Cette vision du rôle qu'un parti "anticapitaliste" de laboratoire de réflexion, à défaut d'expérimentation sur le terrain faute d'élus, et d'activité pédagogique vis-à-vis du public au sujet des conditions de possibilité d'une démarche politique autrement floue et vaguement inquiétante.

Si tel est le cas, c'est un pari qui vise à acclimater une idée peut-être plus porteuse d'avenir qu'on serait enclin à le croire spontanément dans la perspective du développement durable voire de la décroissance soutenable.

A cet égard, il y a une vision antilibérale du "développement durable" qui ne remet pas en cause la logique capitaliste. Celle-ci s'insinue déjà sur ce nouveau "marché", prompte à en reprendre le mot - ex: les écocarburants - sans se soucier de la chose. Peu importe si cela a des conséquences néfastes, si cela se vend ! Le marketing tient lieu d'action et d'éthique.

C'est peut-être en partie sur ce point, celui de la dénonciation des faux-semblants, que ce nouveau parti pourrait tirer une partie de sa crédibilité. Mais cela serait insuffisant, car cela consisterait à ajouter sa voix à un concert déjà en cours. Le seond volet, le plus novateur sans doute, serait de donner un contenu intelligible et réalisable à la notion d' "anticapitalisme" en en faisant non pas seulement le signe d'un refus, mais une force de propositions nouvelles, une manière différente d'envisager la politique et de la faire.

On pourrait dire alors : SR en a rêvé, la LCR l'a fait !

(Bravo à Ajamais)

Écrit par : off | 23/10/2007

Salut,

Billet interessant.

« c’est la carence de l’État, le manque et non l’excès de règlementation, qui a été la source du problème des folles années 1990 et de leurs suites. »
signé d'un Prix Nobel d'économie.

A rappeler sans cesse à certains.


Sinon, pourvu que le projet de parti de gauche anticapitaliste ne finisse pas dans la luzerne.

Arf!

Zgur

Écrit par : Zgur | 23/10/2007

Au moins, une chose intéressante, la référence trotsky (révolutionnaire sanguinaire: armée rouge, etc...) devrait s'effacer.
Et puis des communistes révolutionnaires (qui veulent amener une société sans classes ni état ni argent par la révolution) qui a appellé à voter Chirac en 2002, cela m'a a toujours étonné....
Enfin, nous verrons bien ce qui va se tramer avec ce nouveau parti...
Même si j'ai bien peur que des querelles de chapelle et de pouvoir ne réduisent cette tentative en échec, comme une candidature unique de la gauche de la gôche aux présidentielles...
Allez, un peu d'optimisme en ce matin froid et ensoleillé....
bonjour chez vous

Écrit par : skalpa | 23/10/2007

URGENT! URGENT! URGENT!

Signez la pétition nationale pour obliger SARKOZY à consulter le peuple français par référendum

http://action-republicaine.over-blog.com/article-13231534.html

Et c'est en plein dans le sujet du jour

Écrit par : michel | 23/10/2007

Au-delà du mot brandi sans cesse comme un étendard de simple opposition et comme une "solution", ça consisterait en quoi, positivement, l'"anticapitalisme" ?

Écrit par : Mathieu | 23/10/2007

Comme Mathieu, c'est quoi?
Le billet impose et la réflexion mais surtout la réponse.
Et surtout comme le dit Zgur, ce qu'il manque à la France c'est un Etat. Et j'ajoute un Etat au service de tous les Français et non certains français aux services d'autres Français ou non par l'intermédiaire d'un Etat.

Écrit par : martingrall | 23/10/2007

Voilà un texte roboratif ! Mais je ne comprends le sens et surtout l'au-delà des mots de cette phrase :

"l’anticapitalisme comme solution irréductible à tous accommodements à l’économie de marché"

Il me semble que cela demanderait une réflexion sur ce qu'est l'économie de marché, dans sa complexité, et surtout ce que serait une économie "anti capitaliste" si ce n'est pas tout simplement une économie administrée dont preuve historique a été faite qu'elle avait des effets tout à fait négatifs.

Enfin, je ne crois pas qu'on puisse exonérer le LCR de tout calcul politicien à l'égard du rapport des forces à gauche avec ce projet de création d'un nouveau parti, et c'est bien ce qui m'ennuie aussi.

Écrit par : juliette dze | 23/10/2007

Bon billet mais qu'est ce anticapitalisme et quand est ce que Besansnot and Co entrra dans un gouvernement pour changer les choses et d'arrter d'être l'internel contestataire. ce n'est pas productif à mon avis

Écrit par : pierre-alain | 23/10/2007

Salut Ajamais,
Heureux de voir que tu n'as pas perdu la qualité de ta plume malgré tes nouvelles occupations.

Mais je reste sur ma faim. Je suis favorable à plus d'État (et même à des entreprises publiques) dans l'énergie, la santé, les transport, l'eau, enfin toutes les activités vitales pour un pays... Mais comment faire ?

Concrètement, que veulent les "anticapitalistes" ? Veulent t-il tout renationaliser, ce serait une utopie ! Où nationaliser les secteurs stratégiques qui définissent l'avenir de notre pays ?

C'est vrai qu'en France, il manque un État au service de ses concitoyens et non une Fonction Publique soucieuse avant tout d'elle même et des hommes au Pouvoir.

De toutes façons, quand de très gros problèmes et phénomènes écologiques (épidémies, montée des eaux, catastrophes nucléaires, climatologie, etc) se produiront, et c'est inéluctable, l'État, qu'on le veuille ou non, apparaîtra comme le seul et unique rempart à ces difficultés, bien entendu !

Les entreprises privées dans ce cas seront évidemment incapables de faire face à des phénomènes d'ampleurs mondiales !

Tout ça pour dire quil vaut mieux éviter de démanteler une fonction publique déjà chancelante, au profit du privé, sinon, les lendemains risquent d'être douloureux !!!

Je crois que c'est cette pédagogie là qui pourrait faire mouche chez des Français de plus en plus favorables au libéralisme mais avec quand même une petite pointe de réticence et une pincée de réserve...

Ciao, à ce soir.

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | 23/10/2007

HS (pour laflote)
http://www.lequipe.fr/Rugby/breves2007/20071023_100717Dev.html

Écrit par : Veilleur de jour | 23/10/2007

Bonjour à tous


Ce nouveau parti devrait se hâter de porter à la présidence d'honneur le dernier anticapitaliste radical encore au pouvoir, malgré son age avancé. Le Président Mugabe du Zimbawe.

L'autre jour à la sortie d'une réunion, j'hésitais pour prendre mon repas entre le chinois en libre service et le stand de Kebab, quoique la cafétéria me promettait un magret à prix promo.
Je me suis ravisé. En manifestant ainsi mon choix de consommateur, je faisais le jeu de l'économie de marché et par là du grand et du petit capitalisme.

J'ai donc dirigé mes pas vers la cantine municipale ou la composition des repas est supervisée par une commission ad hoc, comportant des nutritionistes, des représentants des travailleurs, des familles, et des élus, y compris même un écolo, c'est dire. Cette commission qui agit pour le bien collectif est assurément plus légitime pour décider de mon ordinaire, que mon inclinaison personnelle à booster mon diabéte par une gourmandise coupable, qui a terme ruine les espoirs de redressement des comptes de la sécurité sociale.

Écrit par : borneo | 23/10/2007

Et, sans rever de maniere sterile d'un "grand soir", une implication plus forte de l'Etat (capitalistique, puis dans la gestion) dans les grandes entreprises francaises (Total, banques...) ne pourrait elle pas changer les choses "en douceur" ? Un actionnaire fort, qui forcerait les petroliers a reembaucher des pompistes, les banques a reembaucher des guichetiers (etc...) ne jouerait il pas intelligemment son role de regulateur ?Certes, l' Etat-actionnaire y perdrait en dividendes...Mais l'Etat n'y gagnerait-il pas en croissance, qualite de vie, rentrees fiscales... Sans parler du choix de societe clair : comment veut on qu'un pays peuple de robots (pompes, DAB...) croasse ???

Écrit par : FD | 23/10/2007

Evidemment, passer d'une société en voie d'ultralibéralisme forcé à un anticapitalisme radical ne pourrait se faire que par une véritable révolution, au sens propre. Par contre, un pouvoir acquis à une visée anticapistaliste pourrait faire évoluer la société par paliers, en grignotant peu à peu tous les acquis précédents détruits ou en phase d'être détruits par le néolibéralisme, et en conservant en permanence comme optique l'obligation absolue que nous avons de réformer nos modes de production et nos modes de vie pour éviter la catastrophe écologique annoncée. L'anticapitalisme ce n'est pas forcément un collectivisme à la soviétique, mais c'est par exemple réformer les processus de production organisés sur l'exploitation des hommes et la destruction de l'environnement, c'est moraliser à grande échelle l'économie des profits, c'est par exemple, pour parler concret, imposer un salaire maximal comme il existe un salaire minimal.

Écrit par : Sophie | 23/10/2007

D'accord sur presque tout avec le "petit" postier de Neuilly.

Il y a aussi la négrophobie qui monte encore et toujours en France. Une vidéo hallucinante :


http://allainjulesblog.blogspot.com/2007/10/cassez-du-noir-vous-serez-recompense.html

Écrit par : ALLAIN JULES C@MMUNICATION | 23/10/2007

D'accord avec cette analyse, Ajamais.

En effet, un nouveau parti ça peut s'envisager, mais alors il faut rompre dès le début avec le principe de l'appareil, des permanents, etc... Une organisation anticapitaliste OK, une petite bureaucratie non.

Écrit par : Anna | 23/10/2007

Stilgitz prix nobel d'économie a également mis en exergue des chiffres fort surprenants concernant le niveau de vie des américains. Il a fait remarquer que dans les années de mandat de Bush, les salaires des américains des couches populaires et des couches moyennes ont régressé, que le travail durable et donc les conditions nécessaires à une bonne intégration sociale ont diminué. Que l'administration Bush a favorisé une baisse des impots pour les couches supérieures de la population. Etonnant, comme la vision des médias français, ne prend pas en compte cette similitude entre certaines politiques, qui semblent tout autant vouées à l'échec dans notre pays qu'elles ne l'ont été aux USA.
Il a également mis en avant le danger des facilités de crédit afin de booster la croissance aux USA, avec les conséquences actuelles que l'on voit se dessiner en ce moment.
Sommes-nous favorable à une société où les chaines de distribution créeront l'illusion d'un maintien de notre activité économique (Cf commission Attali et l'exemple Wall Marts, 1er employeur de "précaires" aux USA) en vendant des produits fabriqués dans les pays en développement au prix d'une main d'oeuvre exploitée et d'un réchauffement global accentué ? Si c'est le cas, notre société doit se préparer à une accentuation des délocalistaion de la plupart des secteurs traditionnels de l'industrie et de la fabrication, à l'accentuation des emplois précaires et mal payés qui nous imposeront les mêmes solutions que les américains l'usage du crédit comme mode de subsistance. Si nous souhaitons remettre en cause, cet état de fait, le nouveau parti anti-capitaliste devra fournir des méthodes et des réponses à ces questions économiques et stratégiques et non se limiter au terrain franco-français.

Écrit par : nef | 23/10/2007

"cui cui" fit l'oiseau | mardi, 23 octobre 2007 10:31
Tout à fait d'accord, il faut nationaliser toutes les entreprises d'intérêt général et les sortir du circuit marchand. santé, éducation, banques, en parti seulement, les gens font ce qu'ils veulent, mais permettre une autre économie choisie. Il est anormal et totalement criminel, de faire d'organiser des prêts pour l'habitation principale en trente ans et où à la fin le apuvre, ce sont toujours des pauvres auront payé trois fois le prix marchant du logement. Alors que le prêt est accordé sur la spéculation immobilière. Ors le metre carré de logement est terrain compris de moins de 800 euros le mètre carré et pour ce prix ont dispose d'une maison individuelle de luxe. Soit donc pour 100 mètres carrés 80 000 euros. Et sans crédit bancaire cela fait moins de 450 euros /mois sur 15 ans. Et il est très facile à un Etat de faire des taux zéro sur l'immobilier principal, il se récupère sur la TVA . d'autant qu'en ce moment les riches eux pour parfaire leur capitaux bénéficient de 40 000 euros d'abattement d'impôts par an soit uen demi maison tous les ans. Que lui payent les pauvres. C'ets une autre économie, un autre choix de société et ne mettant absolument rien en cause. mais bon je suis un poète. Je vais y retourner d'ailleurs. mais ça me fait chier les sans-abris pour que certains se le payent gling gling in the Porsche and the Rolex.

Écrit par : martingrall | 23/10/2007

Ecrit par : borneo | mardi, 23 octobre 2007 10:48

Est-ce que c'était bon au moins ?

Écrit par : juliette dze | 23/10/2007

nef | mardi, 23 octobre 2007 11:16
Hier la bourse américaine a jeté l'éponge sur les crédits immobiliers à risques. Cela semble ne pas suffire. Les européens paieront.

Écrit par : martingrall | 23/10/2007

Ecrit par : nef | mardi, 23 octobre 2007 11:16

Oui, c'est très juste. On s'appesantit sur les résultats économiques des USA, du reste plombés par un déficit public abyssal, et on n'en souligne moins les inconvénients, en termes d'inégalités sociales, sanitaires criantes. C'est une logique de la libre entreprise qui crée des niches dorées pour ceux qui y ont rencontré le succès et qui laisse les miettes du rêve américain aux autres. Lesquels s'y accrochent férocement à leur mythe. Mieux vaut être pauvre avec un grand rêve partagé, que pauvre sans une symbolique forte pour se sentir malgré tout appartenir à un rêve en marche. Que celui-ci soit indifférent au sort des plus faibles, également au sort de la planète, qu'il ne soit au fond qu'un moyen pour le développement du business, importe peu.

C'est ce rêve de la découverte, du développement dans tous les domaines (intellectuel, technique, économique....) censés être le mieux assuré par une société qui favorise la libre entreprise, qui régule le moins possible a priori le comportement de ses agents économiques (encore qu'il y aurait beaucoup à dire sur ce point), qui met en parallèle à cette grande liberté de faire une justice qui emprisonne et tue en veux-tu en voilà.

Business et violence, pourrait être la devise de cette logique. Celle là même vers laquelle nous courons, un peu à la manière des moutons de Panurge, pressés de se précipiter dans le ravin comme si l'on en attendait quelque chose de bon pour soi.

Écrit par : off | 23/10/2007

Ecrit par : off | mardi, 23 octobre 2007 11:27

Pour éviter le ravin qu'ils ont creusé, certains seront près à nous faire passer de l'état de moutons de Panurge à l'état de bêtes de guerre. Et Carlyle gagnera beaucoup d'argent (comme lors de l'achat et la vente de l'imprimerie nationale, orchestrés par notre ministre du budget devenu président). Les hot-dogs de Wolfeboro en compagnie de Bush senior coutent chers.

Écrit par : nef | 23/10/2007

Ecrit par : nef | mardi, 23 octobre 2007 11:38

prêts, zut.

Écrit par : nef | 23/10/2007

Merci Ajamais pour ce texte de qualité.

Besancenot a compris "rapidement" l'intérêt d'ouvrir le dialogue en se débarrassant des symboles du passé. Les détracteurs décomplexés avaient effectivement l'habitude de semer le discrédit sur ce parti en agitant l'épouvantail historique du bloc de l'est (entretenant ainsi la confusion générale sur le "rouge" sanguinaire).

Le dosage préconisé entre l'Etat et le privé (ça et là dans les différents commentaires ci-dessus) est sûrement une des voies à prendre.

Il faut attendre le contenu... et regarder du côté d'autres partis de gauche dont la leçon de cette remise en question et d'un positionnement novateur correspond à une volonté d'avancer en politique.

Écrit par : agathe | 23/10/2007

prêts, zut.

Ecrit par : nef | mardi, 23 octobre 2007 11:39


A quel taux le prêt ZUT ?

Sinon oui, décidément la "bonne guerre" dont rêve chaque génération de capitaines d'industrie pour relancer la machine lorsqu'elle s'essouffle et donner aux peuples l'occasion de "penser moins et d'agir plus" comme dirait Lagarde, la bien nommée.

Écrit par : off-off & off | 23/10/2007

Il faut attendre le contenu... et regarder du côté d'autres partis de gauche dont la leçon de cette remise en question et d'un positionnement novateur correspond à une volonté d'avancer en politique.

Ecrit par : agathe | mardi, 23 octobre 2007 11:48

D'autant qu'il n'y aura de contenu que s'il y a un véritable engagement citoyen, comme on dit, autour de ce projet. Sauront-ils le rendre suffisamment attractifs ? Ne se perdront-ils pas en chemin dans les querelles de chapelle, la couleur des murs de la salle de réunion, la réflexion sur les procédures de travail les plus démocratiques avant toute chose, l'attrait des scissions, etc. ?

Pour l'heure le bilan de la gauche dite radicale n'est pas brillant.
Tout ceci n'a d'intérêt que si une réflexion de cette nature ne reste pas enfermée dans un champ partisan étriqué. Du pain sur la planche !

Écrit par : off | 23/10/2007

Sauf que tous les philosophes, les vrais aps les français savent que la révolution sera individualisée et personnalisée. Et sanglante. Il n'y aura pas de guerre, mais des tombeaux. Et comme à priori elle sera elle aussi globalisée pas un coin pour se cacher. Next société avec Next politiques. Tiens je vais le sortir de la cave mon cube.

Écrit par : martingrall | 23/10/2007

Ecrit par : off | mardi, 23 octobre 2007 11:57

Nous sommes d'accord.

Écrit par : agathe | 23/10/2007

La menace d'une récession américaine inquiète les marchés
Les investisseurs sont déçus par les résultats des entreprises américaines au troisième trimestre. Leurs craintes sont avivées par la flambée des cours du pétrole, qui accroît les risques de récession aux Etats-Unis.

Écrit par : martingrall | 23/10/2007

A quoi peut servir un rafale dans l'armée marocaine???????? Mais.

Nicolas Sarkozy proposera bien le Rafale à Rabat.

Et contre quoi? cette fois!

Écrit par : martingrall | 23/10/2007

***AVERTISSEMENT***

ATTENTION LES DELISTES : NE PRENEZ PAS L'ASCENSEUR AUJOURD'HUI !

S'il reste coincé entre deux étages personne ne viendra vous délivrer !

http://menilmontant.noosblog.fr/mon_weblog/

On vous aura prévenus !!!

;))

Écrit par : Avis à la population | 23/10/2007

Ecrit par : off | mardi, 23 octobre 2007 11:57

Notre pain est dur, notre planche pourrie. Cela va peut-être les aider à se mettre d'accord entre eux;-))))

Écrit par : nef | 23/10/2007

HS
Il vaut mieux lire ça que d'être aveugle mais bon...

"Les enseignants devaient lire lundi 22 octobre à leurs élèves la lettre de Guy Môquet, ce que plusieurs d'entre eux ont refusé. Qu'en pensez-vous ?

François Chérèque : Nous avons laissé les enseignants choisir. Tout en critiquant cette confusion entre communication politique et devoir de mémoire. L'Histoire est faite pour se souvenir, pour commémorer, pas pour faire de la cohésion sociale."

F. Chérèque à l'émission "Le Franc-Parler" (France Inter-i-Télé-Le Monde). Invité du lundi 22 octobre. Voir Le Monde.fr

Ben si c'est juste pour se souvenir et commémorer on est justement dans la logique de Sarkozy. L'a pas trop réfléchi sur la question du rôle de l'histoire de François et de son l'enseignement !

fin du HS

Écrit par : juliette dze | 23/10/2007

Ecrit par : martingrall | mardi, 23 octobre 2007 12:09

un article du Monde a fait le point sur cette question. Pour le Rafale, c'est rapé. Les Marocains ont choisi les Américains.

Les Marocains ont besoin de renouveler leur flotte de Mirage vieillissants pour faire pièce aux avions russes achetés pour leurs frères ennemis, les Algériens.

Écrit par : off | 23/10/2007

LIRE : L'a pas trop réfléchi sur la question du rôle de l'histoire et de son l'enseignement le François !

Écrit par : juliette dze | 23/10/2007

Ne vous en faites pas juliette dze, on avait rectifié de nous-mêmes. Et surtout évitez de prendre l'ascenseur aujourd'hui !
;)

Écrit par : Avis à la population | 23/10/2007

Bonjour,

Contente de retrouver la plume d'Ajamais. Et la pertinence de ses analyses, notamment entre anticapitalisme et antilibéralisme.
J'ajouterais que qu'au bout du compte le capitalisme va à l'encontre d'une l'idéologie libérale poussée à bout (pure idéologie qui comme le souligne Ajamsi n'a aucune prise sur le réel): il produit fondamentalement de la concentration et du monopole...

Écrit par : valdo lydeker | 23/10/2007

J'ai entendu ce matin un reportage hallucinant sur les conditions de travail des réparateurs d'ascenceur. C'est décidé, je ne le prends plus jamais !

Écrit par : juliette dze | 23/10/2007

L'Histoire est faite pour se souvenir, pour commémorer, pas pour faire de la cohésion sociale."

F. Chérèque à l'émission "Le Franc-Parler" (France Inter-i-Télé-Le Monde). Invité du lundi 22 octobre. Voir Le Monde.fr

Ben si c'est juste pour se souvenir et commémorer on est justement dans la logique de Sarkozy. L'a pas trop réfléchi sur la question du rôle de l'histoire de François et de

Ecrit par : juliette dze | mardi, 23 octobre 2007 12:21

Ben oui, d'autant que le souvenir et la commémoration lorsqu'ils sont officiels, à quoi servent-ils d'autre sinon à créer un semblant de "cohésion sociale et nationale" ? On peut rêver au jour où ce sera la décroissance soutenable qui servira de foyer de rassemblement pour l'action présente et l'avenir, en lieu et place d'objets tirés de l'Histoire aux fins de l'agitation d'idées généreuses sans lendemain.

Écrit par : off-off | 23/10/2007

je veux bien , mais cette société anticapitalistes .. je l'imagine comme la France au début du siècle .. moins de différences sociales mais une société grise ... des magasins vides, peu de moyens de s'amuser ou alors "publics", organisée par l'Etat ... aucune fantaisie .. juste le nécéssaire, aucun espoir de s'élever, de rêver un un futur meilleur pour soi et sa famille. Je pense que pour convaicre, dans un système démocratique, il faut d'une certaine façon "faire rêver" et là, ça n'est pas le cas; donc je pense qu'en effet, cette socité s'imposera d'une certaine façon en raison de la pollution et autre, mais c'est beaucoup trop tôt. ça ne se fera que sous la contrainte, qd ça "touchera à l'os"; et on en est loin. très loin.

Écrit par : info | 23/10/2007

Bonjour à tous les fossoyeurs de la gauche!
Excellent ton billet, Ajamais.

A part, ça, je me permets de vous déranger pour savoir si quelqu'un aurait la générosité socialiste de bien vouloir nous dire comment on met l'heure sur les commentaires d'un DEL hébergé par 20minutes, ici:

http://politiquedupire.20minutes-blogs.fr/

(ben ouais, Andy a supprimé la Luzerne, lors d'une crise psychotique en découvrant dans la nuit de dimanche à lundi que l'arabe pédé et les deux juives féministes fascisantes avaient monté un vrai DEL collectif avec accès aux codes à qui veut. Et donc, on sait pas mettre l'heure sur les commentaires et c'est un peu chiant.)

Merci.

Écrit par : Sacha | 23/10/2007

Il faudra bien qu'un jour, le PS fasse comme Sarkozy l'a fait avec le FN, bouffer la LCR. Ce n'est plus tenable de voir de tels odes à la LCR. Maiss où vit-on ?

Écrit par : Félûre | 23/10/2007

Je pense que pour convaicre, dans un système démocratique, il faut d'une certaine façon "faire rêver" et là, ça n'est pas le cas; donc je pense qu'en effet, cette socité s'imposera d'une certaine façon en raison de la pollution et autre, mais c'est beaucoup trop tôt. ça ne se fera que sous la contrainte, qd ça "touchera à l'os"; et on en est loin. très loin.

Ecrit par : info | mardi, 23 octobre 2007 13:06


Ce n'est pas une fatalité. Bien au contraire, ainsi que l'avait dit Edgar Morin lors de rencontres organisées par Libé, les villes allemandes où il s'était rendu qui avaient développé cette perspective du développement durable, bénéficiaient également d'un effet de solidarité, de plus de facilités de contacts entre les habitants, bref d'un mieux vivre ensemble, au niveau quotidien des personnes qui découlait de cette prise en charge collective des conditions de vie au quotidien en environnement urbain.

Songez à cela, que des transformations dans les modes de vie expérimentées par chacun au même moment, conduisent à la recherche de régulations mises en oeuvre par les intéressés, appellent à de plus nombreux échanges, densifient le tissu relationnel social et bénéficie à tous en fait.

L'avenir sombre que vous décrivez est celui qui nous attend si, en effet, nous laissons les Etats libéraux se préoccuper davantage de production que de conditions de vie.

C'est un enjeu de taille pour les années qui viennent. Une raison suffisante pour tenter le coup d'une autre forme de démocratie que celle accaparée par les élites.

Écrit par : off | 23/10/2007

Heu, je croyais que ça n’existait pas le prix Nobel d’économie.

Écrit par : Beny | 23/10/2007

Il faudra bien qu'un jour, le PS fasse comme Sarkozy l'a fait avec le FN, bouffer la LCR. Ce n'est plus tenable de voir de tels odes à la LCR. Maiss où vit-on ?

Ecrit par : Félûre | mardi, 23 octobre 2007 13:29

Pauvre aveugle!
Le PS se fout de l'extreme gauche, y'a que Bayrou qui le fait bander, quand ce n'est pas Sarkozy.
Le PS a honte du mot gauche.

Écrit par : rep ban | 23/10/2007

Ecrit par : Sacha | mardi, 23 octobre 2007 13:16

Andy a arrêté la Luzerne pour cause de harcélement par mail et par téléphone.
Et pour vous éviter que vous fassiez mumuse avec les ip et les mails des contributeurs, il a détruit la Luzerne.

Écrit par : nef | 23/10/2007

c'est en mathématiques qu'il n'y pas de Nobel. Vu que la femme d'un des frangins l'a plaqué pour un nerd.

Écrit par : Mathilde P. | 23/10/2007

Une légende tenace dit qu'Alfred Nobel a perdu sa maîtresse, Sophie Hess, qui aurait eu une liaison avec le mathématicien Gösta Magnus Mittag-Leffler. Resté aigri à cause de cette histoire, Nobel, qui considérait aussi qu'aucun mathématicien ne pourrait changer le monde (ce que doit récompenser le prix Nobel), aurait decidé de ne pas accorder de prix aux travaux des mathématiciens.
Selon Lars Garding et Lars Hörmander, cette légende est dénuée de fondement (Lars Garding et Lars Hörmander, «Why Is There No Nobel Prize in Mathematics?», Mathematical Intelligencer 7:3, 1985). Par contre, Nobel considérait les mathématiques comme purement théoriques et inintéressantes. De plus, un prix récompensant les mathématiciens existait déjà à l'époque, à l'initiative du Roi de Suède, sur les conseils avisés d'un représentant de cette discipline, Mittag-Leffler (encore lui...). Notons de Nobel n'a jamais donné de raisons à l'absence de ce prix en mathématiques.

Écrit par : Paraphrénique | 23/10/2007

off | mardi, 23 octobre 2007 12:23.
Bien sur mais pour la France cela fait parti du rêve. Chacun des français doit être seul. Sans représenter aucun danger pour le pouvoir. Ce jour en Californie le maire de San Francisco laisse libre cours à tous les écolos et autres de la ville pour participer à al gestion de l'environnement. En france, où cela serait-il possible ?

Pour le Rafale bien sur le maroc a choisi les F 16 pour des raisons avouées de coûts, mais sarko veut imposer le rafale aux marocains. D'où le contre quoi? de ma note.

Écrit par : martingrall | 23/10/2007

Ecrit par : Paraphrénique | mardi, 23 octobre 2007 14:09


Nobels années sont devant nous si nous donnons une chance à la décroissance... soutenable

Écrit par : off-off | 23/10/2007

(bonjour)

Ce serait ça l'anticapitalisme ?






"Quand l’État aide les affaires d’un des prévenus

Alors que le propriétaire des Constructions Mécaniques de Normandie (CMN) de Cherbourg, l’homme d’affaires franco-libanais Iskandar Safa, est jugé à Paris pour de présumés détournements de fonds, l’Etat a discrètement décidé d’accorder une subvention à son entreprise en difficulté, qui fabrique essentiellement des navires militaires pour l’exportation, sous tutelle du ministère de la Défense. C’est ce que révèle une lettre adressée le 10 juillet dernier par la Commission européenne au ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner. Bruxelles délivre son feu vert à une « aide d’Etat » de 10,4 millions d’euros destinée à couvrir 40 % du coût de la restructuration de la société, estimant que cette subvention ne risque pas de fausser le marché.
Villa ultra-luxueuse
Un beau cadeau de la France à Iskandar Safa, ce quinquagénaire sportif qui a vécu ces dernières années loin de ses chantiers cherbourgeois, sous le coup d’un mandat d’arrêt émis par la Justice française. Il naviguait entre la villa ultra-luxueuse qu’il occupe dans un petit village au-dessus de Beyrouth et ses destinations de business favorites, là où on ne risquait pas de l’interpeller : l’Arabie saoudite, l’Iran, Taïwan. Surnommé « Sandy » par ses amis, proche des arcanes du pouvoir, Iskandar Safa a beau jeu de rappeler aux uns et aux autres son passé d’officier dans les commandos chrétiens durant la guerre civile qui a déchiré le Liban. Revenu le 8 octobre à Paris pour assister à son procès, il est toujours mis en examen - ainsi que son frère Akram - dans une autre affaire instruite dans la capitale. Cette fois, il est soupçonné d’avoir fait s’évaporer de l’argent des caisses... de sa propre entreprise, celle-là même que Bercy s’apprête à subventionner. Le juge Jean-Christophe Hullin cherche à savoir ce que sont devenus trois millions d’euros, reçus à l’occasion d’un marché de patrouilleurs vendus au Koweït d’un montant de 600 millions d’euros. Ces trois millions ont quitté les caisses des CMN dans des conditions qui intriguent la Justice. Une partie de l’argent s’est ainsi retrouvée sur les comptes du préfet Jean-Charles Marchiani, lui aussi mis en examen dans cette affaire. Au début, on avait cru qu’il s’agissait de l’argent provenant d’une rançon destinée à sauver des otages français. Le mystère n’est pas levé."


http://www.letelegramme.com/gratuit/generales/france/affaire-sofremi-le-fils-pasqua-inquiete-20071023-1833692_1089760.php

Écrit par : Gaëlle | 23/10/2007

@ Juliette
bien trop calibré à mon goût. Je me suis donc goinfré de deux barres à la noix de coco par la suite. Tant pis pour la SS et que soit mauditent à jamais les multinationales de la Junk food qui ont pris le contrôle de nos papilles !

Plus sérieusement, C'est a dessein que j'ai répondu à l'article de notre ami en adoptant un point de vue dérisoire. C'est la notion de point de vue même que je conteste. Suivant que je contemple la région midi pyrénnées depuis l'observatoire du pic du midi, le quartier du mirail ou le Capitoul le discours que je pourrai défendre en sera radicalement altéré.

il me semble que la seule revendication anti-capitaliste est un peu courte. J'en veux pour preuve que l'un d'entre nous a embrayé sur Carlyle et la guerre d'Irak. Justement Carlyle vient de déplacer son siége social au proche Orient pour se mettre à l'abri des enquêtes éventuelles d'un congrés démocrate.

La question qui se pose à nous, aujourd'hui comme hier est celle de la constitution des empires. Des forces d'oppression qui s'y organisent. Ainsi l'Empire soviétique s'est-il ruiné avec l'assistance d'un puissant Lobby militaro-industriel qui n'avait rien de capitaliste. Ainsi l'empire du milieu tente-il de restaurer sa puissance en alliant les armes du capitalisme et les recettes communistes de la gestion des populations.

L'Inde tente un rétablissement en prenant appui sur l'hindouisme, auquel répond l'idéologie du grand Califat chez les musulmans.

L'Europe seule semblait proposer un modéle indépendant de cette notion d'Empire, avec le citoyen comme arbitre.

Écrit par : borneo | 23/10/2007

HS//

Ça fait plaisir : pleins d'anciens reviennent...

HS//

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | 23/10/2007

L'avenir sombre que vous décrivez est celui qui nous attend si, en effet, nous laissons les Etats libéraux se préoccuper davantage de production que de conditions de vie.

C'est un enjeu de taille pour les années qui viennent. Une raison suffisante pour tenter le coup d'une autre forme de démocratie que celle accaparée par les élites.

Ecrit par : off | mardi, 23 octobre 2007 13:40
################"

En tout cas, cela en prends bien le chemin, en ce moment ! C'est vraiment "PRODUCTION EN AVANT TOUTE !" le leitmotiv des élites politiques et économiques.
Moi je suis convaincu, off, que comme je disais plus haut, ce seront les catastrophes naturelles (où pas) dues aux hommes qui nous imposeront un autre modèle !

Et encore, faudra t-il que la situation soit extrêment critique ! À partir de combien de morts, les décisionnaires accepteront de modifier leurs schémas économiques ?

J'ai la prescience d'un aveuglement terrible de la part des dirigeants de cette planète...

C'est un pessimisme réaliste, hélas !

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | 23/10/2007

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mardi, 23 octobre 2007 14:50

Je ne partage pas totalement votre analyse puisque j'y vois un scénario possible, mais pas le seul.

Qu'on le veuille ou non, les choses bougent malgré tout. Mais il faut impliquer les égoïsmes. La taxe carbone, à niveau de taxation égal, que préconise Hulot, est intéressante de ce point de vue. Utilisée sous cette forme, c'est un marqueur d'intensité du problème - de la pollution et de la rareté des ressources fossiles. Il en faudra de nombreux autres pour encadrer, réorienter nos pratiques collectives impensées en matière de consommation, de production, de modes de vie. C'est par cette myriade de micro-modifications touchant à presque tous les aspects de la vie concrète que nous pouvons attendre que s'opèrent des changements durables.

Simplement, si tout cela vient de la contrainte "d'en haut", cela risque de n'avoir aucun impact significatif sur le fonctionnement démocratique de nos sociétés. Le citoyen consommateur qui applique aux politiques sa manière de faire avec les produits jetables n'est pas le modèle le plus approprié pour revivifier la façon de plus en plus dure, indifférente, voire catastrophique, dont nous cohabitons les uns avec les autres.

Écrit par : off | 23/10/2007

L'anticapitalisme dérange car c'est une "solution" qui ôte le "vernis" social d'une certaine "Gauche"qui a des complexes... pour annoncer "la véritable couleur" de ses intentions.

Écrit par : infovite | 23/10/2007

"L’anticapitalisme, une idée neuve…"

No comment...

C'est un texte comique en vue de commémorer les 90 ans de la Révolution d'octobre ou quoi?

Écrit par : Pat Joy | 23/10/2007

Des extraits d'un article dans le Monde qui vient à point nommé :
[Croissance : Attali contre Attali, par Hervé Kempf
LE MONDE | 23.10.07 | 14h40 • Mis à jour le 23.10.07 | 14h46 ]

"L'un des groupes de préparation (nº 6) du Grenelle juge nécessaire "une réorientation profonde de nos modes de production et de consommation, du fait de l'ampleur et de la gravité des déséquilibres écologiques actuels". La commission Attali vise une croissance de 5 % sans évoquer le problème environnemental posé par une activité économique intense.


Le coeur de cette apparente contradiction repose dans la notion même de croissance, utilisée quotidiennement par les décideurs politiques et économiques comme si elle ne posait pas problème. Pourtant, à l'heure où la crise écologique est manifeste et suscite une large discussion dans le cadre du Grenelle de l'environnement, le concept de croissance est devenu un instrument très inadapté pour guider l'action collective."

(...) la croissance permet de masquer les inégalités de revenu. Si le gâteau augmente un peu pour ceux d'en bas, ils sont moins tentés de remettre en cause la part que s'allouent ceux d'en haut. "Il est un mythe savamment entretenu par les économistes libéraux, selon lequel la croissance réduit l'inégalité, écrivait M. Attali. Cet argument permettant de reporter à "plus tard" toute revendication redistributive est une escroquerie intellectuelle sans fondement."
(...)
Au total, la croissance ne peut être posée comme un objectif en soi : le niveau de la consommation de matières par l'économie est central. "L'enjeu économique de la politique environnementale n'est pas de promouvoir une économie désindustrialisée, écrit le groupe nº 6 du Grenelle, mais une économie plus sobre en carbone, en énergie et en ressources naturelles non renouvelables."

Sur France Inter, le 16 octobre, M. Attali affirmait : "La meilleure façon de ne pas polluer est de revenir à l'âge de pierre." Cette réponse caricaturale ne fait pas honneur au débat. Il s'agit au contraire de définir une économie qui stoppe la dégradation de l'environnement tout en permettant un bien-être équitablement partagé. Pour ce faire, il convient de réinterroger rigoureusement le concept de croissance et de PIB, comme le faisait bien l'Attali de 1973.
Hervé Kempf

Écrit par : off | 23/10/2007

Bravo ajamais. Et content de te lire!

Écrit par : etrun | 23/10/2007

HS PUB/

Aujourd'hui, c'est la journée de la glande
NOUVELOBS.COM | 23.10.2007 | 14:44

Un site internet appelait ce mardi à "glander en toute quiétude", à "faire une pause", à "dire non au travail", à "refuser de gagner plus", à "accepter de consommer moins".

Le site internet journeedelaglande.com appelait mardi 23 octobre à "glander en toute quiétude", à "faire une pause", à "dire non au travail", à "refuser de gagner plus", à "accepter de consommer moins".
En préambule de cette journée, le site annonce : "Aujourd'hui, c'est le jour où jamais de glander en toute quiétude, de faire une pause, de dire non au travail, de refuser de gagner plus, d'accepter de consommer moins, de penser sans retrousser vos manches, de trouver les cheminots sympathiques, d'espérer une retraire à 45 ans, de se rendre compte que personne n'est indispensable même au bureau, de s'engager, de lutter pour le droit à disposer de soi-même, de choisir sa vie, d'avoir envie d'autre chose, de ne pas avoir envie de faire carrière, etc, etc."
Une manifestation est également prévue à Paris à partir de 15h mais le lieu était tenu secret et il fallait envoyer un mail pour être tenu au courant. Quant aux non Parisiens, "restez forts, glandez même une minute au bureau, même tout seul à Angoulême", scandait le site, ajoutant : "aujourd'hui, la glande devra être partout".


FIN DU HS /

Écrit par : PUB !!!!!!!! | 23/10/2007

Mais ou s'arreteront les ecolos-fachos?

Les Français sont appelés par un collectif d'associations à éteindre les lumières ce soir de 19h55 à 20h00 pour aider la planète.

http://www.lefigaro.fr/Conso/20071023.WCP000000260_cinq_minutes_sans_lumiere_pour_l_environnement.html

5 minutes pour sauver la planète........

Écrit par : Pat Joy | 23/10/2007

SPECIAL "PAT JOY"

de la part des écolos-fachos

"Cinq minutes de répit pour la planète": l'Elysée va aussi éteindre ses lumières mardi soir
AP | 23.10.2007 | 15:02

A l'occasion de l'opération "Cinq Minutes de répit pour la planète", l'Elysée éteindra également ses lumières vers 20h, a annoncé le porte-parole de Nicolas Sarkozy mardi.

"La présidence de la République répondra à l'appel du collectif Alliance pour la Planète en éteignant les lumières du palais de l'Elysée aujourd'hui, mardi 23 octobre 2007, de 19h55 à 20h", selon David Martinon.

"A la veille de la remise des conclusions du Grenelle de l'environnement, ce geste symbolique permettra de sensibiliser les citoyens à la nécessité d'économiser l'énergie pour lutter contre les changements climatiques", précise-t-il dans un communiqué."

Écrit par : Flash Spécial | 23/10/2007

Ecrit par : Flash Spécial | mardi, 23 octobre 2007 15:53

Mouarf !
:D

Écrit par : adrien (de rien ?) | 23/10/2007

Ecrit par : Flash Spécial | mardi, 23 octobre 2007 15:53

C'est sûrement un faux, concoctée par quelque officine secrète Soviético-fasciste pour tromper le bon peuple joyeux

Écrit par : off-off | 23/10/2007

Ecrit par : Flash Spécial | mardi, 23 octobre 2007 15:53

Mais si ça dure un peu, vont réussir à faire baisser l'audience des publicités

juste avant le JT, ces cons là! Martin, appelez moi, Nicolas. Tout de suite!!!!

Écrit par : P. Le Lay | 23/10/2007

Ecrit par : Flash Spécial | mardi, 23 octobre 2007 15:53

Ah qu'est ce qu'on n'inventerait pas pour que le bon peuple se donne bonne conscience! D'un cote on culpabilise, de l'autre on offre un moyen bien commode de se repentir avec en prime le plaisir de pouvoir sauver la planete en 5 minutes chrono!

Du même niveau que la pantalonnade du Pacte Ecologique de Nicolas Hulot. Les politiques ont tous baisse leur froc devant l'ecologiquement correct!

Amis réactionnaires, ce soir entre 19h55 et 20h00, je veux voir toutes vos lumières allumées, faites tourner vos machines a laver et amis automobilistes profitez-en pour appuyer sur l'accélérateur, les radars seront eteints!

"L'empire du Bien triomphe: il est urgent de le saboter"
P. Muray

Écrit par : Pat Joy | 23/10/2007

Et demain journée sans se laver pour préserver les nappes phréatiques.

Écrit par : Pat Joy | 23/10/2007

PARIS, 22 oct 2007 (AFP) - La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a annoncé lundi qu'elle avait demandé au Conseil national de l'Ordre des médecins de dissoudre le Conseil départemental de Paris, au vu d'un rapport "accablant" de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas).

Le bon docteur Lehmann a peut-être quelque chose à dire là-dessus.

Écrit par : infox | 23/10/2007

content de voir que le Del a retrouvé sa tonicité légendaire
ça phosphore à nouveau et ça fait plaisir à lire


sinon croire qu'un Grenelle peut sauver la planète c'est comme penser
que Yann Arthus-Bertrand est un photographe
effectivement tant qu'on ne remet pas en cause le productivisme et la croissance


mieux avec moins : un vrai programme économique, technologique, artistique, futuriste, avec tout plein d'emplois à la clef

bref le contraire d'attali - pas de sa faute il est sarkozien

Écrit par : tgb-rue-affre | 23/10/2007

@ Bornéo et autres incrédules

Oui en effet une question de point de vue mais aussi de projet et c'est là que le bas blesse.

Face à la faculté de récupération infinie (cf. les 5 mn d'obscurité dans ce monde de lumière ;-(), ce n'est que par le projet et des procédures nouvelles de délibération qu'on pourra espérer autre chose que le même repeint de façons différentes. C'est en tous les cas mon avis et je le partage.

Écrit par : juliette dze | 23/10/2007

Comment modérer la course effrénée sans rien changer au fond ? C'est un peu la question que se posent les politiques. Dans le cadre actuel du raisonnement possible, on les voit mal décider de mettre en oeuvre des mesures drastiques. A l'échelle d'un pays, l'effet ne serait pas patent et les gens seraient mécontents. Les politiques se feraient virer et c'est mauvais pour leur (généreuse) retraite.

Evidemment, l'effet écologique dans un seul pays ne serait pas suffisant. Néanmoins, politiquement, si ce dernier, et ce serait son intérêt, en faisait une com' de tous les diables en-dehors de ses frontières, auprès de ses partenaires, s'il était sûr de pouvoir faire étalage de résultats tangibles, sans effets indésirables majeurs sur la qualité de vie de la population, et ben, voilà, on aurait un labo taille réelle, un peu comme les essais d'OGM en plein champ. A cette réserve près que les mesures en question viseraient à diminuer les risques plutôt qu'à les accroître, comme il en va de la culture des OGM.

L'idée de démocratie participative est inséparable d'un grand projet mobilisateur, un New-Deal vert à l'échelle des nations, déclinés sous forme de manières de faire un peu méthodiques à chaque niveau de la vie sociale avec des boucles de récursivité.

Écrit par : off-off | 23/10/2007

Ecrit par : off-off | mardi, 23 octobre 2007 17:15
La France a trente ans de retard sur la conscience écologique et le développement durable. Elle ne peut que suivre en essayant de ne pas se noyer. Elle ne sera jamais un modèle.
On ne peut plus sortir de cette geôle sans casser la porte.

Écrit par : martingrall | 23/10/2007

Ecrit par : martingrall | mardi, 23 octobre 2007 17:29

Elle peut ne pas être un modèle tout en ayant une capacité d'entraînement sur un modèle effectivement initié et expérimenté par d'autres, les pays d'Europe du Nord entre autres.

Rôle d'autant plus aisé que Laporte est entré au gouvernement (sauf bien entendu s'il donnait suite à son intention de se casser prochainement) - joke gratuit.

Écrit par : off-off | 23/10/2007

J'adore l'humour du crooner décavé libyen :

"le colonel Kadhafi. Prévenu trop tard des ennuis conjugaux du couple Sarkozy [...] a constaté dans une déclaration spéciale à l'AFP : "J'exprime, à titre personnel, mon profond regret suite à la séparation de mes deux amis intimes Sarkozy et Cécilia, qui a surgi brusquement, ne donnant pas le temps à l'intervention personnelle de leurs amis pour les réconcilier."

Lemonde.fr, rubrique de Laurent Greilsamer, le 22/10/2007

Écrit par : juliette dze | 23/10/2007

Ecrit par : juliette dze | mardi, 23 octobre 2007 17:39

Ah bon, M K. n'est pas présent au Grenelle ?

Écrit par : off-off | 23/10/2007

Ecrit par : off-off | mardi, 23 octobre 2007 17:41

:-)

Écrit par : juliette dze | 23/10/2007

Khadaf est une rockstar...Il en a les fulgurances. Une sorte de David Bowie panafricain.

La classe.

http://peoplespotting.over-blog.fr/

Écrit par : George's | 23/10/2007

Je vous lis et je vais tenter de répondre. Il est vrai que "anticapitaliste" demande explications. Mais dans l'immédiat j'entendais opposer ce projet à ce qu'il est convenu d'appeler le mouvement antilibéral (formule très vague et très hétérogène). A bientôt.

Écrit par : Ajamais | 23/10/2007

Ajamais,
il y a toujours le très bon livre de Thierry Jeantet, ''L'Individu collectif'' chez Syros 1983. Livre neuf! Avec le capitalisme étatique une solution partielle, initiative et démocratie, se passer du capital une autre évaluation économique. En fait tout y est depuis vingt ans.

Écrit par : martingrall | 23/10/2007

pour vous remonter le moral ....et vive le capitalisme
il faudrait tout arrêter mais comme on ne le fera jamais, on sait comment cela va finir
pas la peine d'en discuter pendant des siècles
plus le temps d'admirer nos beaux nombrils bien gras
et il va falloir encore combien d'articles comme cela pour que l'on change

je ris de plus en plus fort
quelle merde!!!!!!!!



Le taux de CO2 dans l'atmosphère augmente plus vite que prévu
LEMONDE.FR avec AP, AFP | 23.10.07

la croissance économique mondiale a provoqué un accroissement de la teneur en dioxyde de carbone (CO2) dans l'atmosphère beaucoup plus rapidement que prévu, selon une étude publiée lundi dans les comptes rendus de l'Académie nationale des sciences des Etats-Unis.

Cette étude souligne que la concentration des émissions de gaz carbonique dans l'atmosphère a augmenté de 35 % en 2006, entre le début des années 1990 et les années 2000-2006, passant de 7 à 10 milliards de tonnes par an, alors que le protocole de Kyoto prévoyait qu'en 2012, ces émissions responsables du réchauffement climatique devaient avoir baissé de 5 % par rapport à 1990. "Les améliorations dans l'intensité carbonique de l'économie mondiale stagnent depuis 2000, après trente ans de progrès, ce qui a provoqué cette croissance inattendue de la concentration de CO2 dans l'atmosphère", indique dans un communiqué le British Antarctic Survey, qui a participé à cette étude.

Selon les chercheurs, les carburants polluants sont responsables de 17 % de cette augmentation, tandis que les 18 % restant sont dus à un déclin de la capacité des "puits" naturels comme les forêts ou les océans à absorber le gaz carbonique."Il y a cinquante ans, pour chaque tonne de CO2 émise, 600 kg étaient absorbés par les puits naturels. En 2006, seulement 550 kg par tonne ont été absorbés, et cette quantité continue à baisser", explique l'auteur principal de l'étude, Pep Canadell, du Global Carbon Project. "La baisse de l'efficacité des puits mondiaux laisse penser que la stabilisation de cette concentration sera encore plus difficile à obtenir que ce que l'on pensait jusqu'à présent", indique pour sa part le British Antarctic Survey.

Ces résultats obligent à une révision à la hausse des prévisions du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat qui, dans son rapport de février, tablait sur une augmentation de la température moyenne de la terre de 1,8 °C à 4 °C à l'horizon 2100.

Écrit par : ecolo | 23/10/2007

Bonjour à tous,
Je suis bien content de retrouver Ajamais sur le DEL et de vous lire.

Ce matin, j'ai été épaté par la saine colère d'Eva Joly sur l'antenne de France Inter,
Saine colère contre la politique du chiffre en matière d'explusion, contre les conditions en centre de rétention et contre cet amendement ADN qui vient d'être voté par "notre" representation nationale.
Pourtant cette colère n'a été reprise nulle part, pas une dépèche AFP, ni Reuters pas plus que AP, nada !!!
De votre côté l'avez-vous vu repris quelque part ? Peut être demain avec l'annonce du vote d'aujourd'hui.
Du coup, j'ai mis en ligne cet article avec la bande audio de l'interview d'Eva Joly:

http://www.lepost.fr/article/2007/10/23/1040990_joli-coup-de-gueule-d-eva-joly_1_0_1.html

Et merci d'avance pour toute remarque ou commentaire.
A+

Écrit par : RichardTrois | 23/10/2007

ecolo | mardi, 23 octobre 2007 19:06
C'est un peu alarmiste! Mais s'il faut ça pour arrêter de fabriquer des bagnoles de sept litres de cylindrée et des cross de ville de 2,5 litres. Je prends. La température a augmentée de 0,7° de 1900 à 2000. Avec les dégâts que l'on voit et entrevoit.
C'est peut-être le moment pour changer la procédure sociétale en rendant les hommes et femmes politiques responsables de non assistance à personnes en danger par groupes organisés. Dans 10 ans La pollution fera plus de mort à cause du bruit que le cancer. Ils le savent et continuent à s'en battre l'oeil. et cependant leurs rejetons en mourront???? Alors!!!!

Écrit par : martingrall | 23/10/2007

Ecrit par : RichardTrois | mardi, 23 octobre 2007 19:25

Eva Joly ne bénéficie jamais de relais de la part des médias. Une "Laflote" m'a parlé de ses bouquins et à mon avis, elle se passe de publicité pour les vendre. Je l'ai aperçu une fois ou deux dans des émissions et évidemment, je crois avoir compris le pourquoi du désintérêt général à son encontre.

Écrit par : agathe | 23/10/2007

Ecrit par : RichardTrois | mardi, 23 octobre 2007 19:25


Excellent, elle ne mâche pas ses mots !

Écrit par : agathe | 23/10/2007

Ecrit par : RichardTrois | mardi, 23 octobre 2007 19:25

dommage que cela soit si court

Écrit par : Veilleur de jour | 23/10/2007

Ecrit par : RichardTrois | mardi, 23 octobre 2007 19:25

La voilà la vrai républicaine ! Et elle est étrangère... comme quoi...

Écrit par : juliette dze | 23/10/2007

La voilà la vrai républicaine ! Et elle est étrangère... comme quoi...

Ecrit par : juliette dze | mardi, 23 octobre 2007 19:44

Elle est française (et norvégienne) !

Écrit par : Phil | 23/10/2007

Et merci d'avance pour toute remarque ou commentaire.
A+

Ecrit par : RichardTrois | mardi, 23 octobre 2007 19:25


C'est en effet du marketing, d'après ce qu'on peut lire dans la presse :

"Un document de travail du ministère du Budget suggère la suppression, à l’horizon 2011, de quelque 8.000 à 10.000 emplois au total dans la police et la gendarmerie. L’un des scénarios envisage la « fermeture de la moitié des brigades de gendarmerie ».


Sinon, dommage que votre extrait sonore ne soit pas dans son intégralité.

Écrit par : Gaëlle | 23/10/2007

Beaucoup de questions. Une première : l’anticapitalisme.

L’idée de base c’est qu’il est parfaitement irrationnel et immoral que quelques millions d’hommes puissent décider de leur propre chef de ce qui est bon ou non pour l’humanité. D’où détiennent-ils ce pouvoir sinon du fait qu’il possède les outils de production et qu’ils en disposent sans contrôle, sinon celui du marché, mais le marché c’est eux qui l’orientent, du moins en partie.
Ce système est donc irrationnel, ce qui ne signifie pas qu’il n’est pas efficace, mais au sens où il n’a qu’un objectif : uniquement le profit et non la satisfaction des besoins de l’humanité, même si évidemment, le profit ne peut exister que s’il y a une offre. Mais prenons un seul exemple. Quand à la fin de la dernière guerre, l’Europe réorganise l’agriculture pour satisfaire les besoins alimentaires de ses populations, l’objectif est rapidement atteint en une ou deux décennies. N’examinons pas dans l’immédiat à quelles conditions. Mais prenons l’exemple inverse : l’Afrique. Il y a un siècle, voire cinquante ans, malgré la colonisation, l’Afrique est en autosuffisance alimentaire : plus aujourd’hui. Passons sur la question des guerres ou des régimes corrompus. Remarquons seulement que dans un cas, le capitalisme est parfaitement capable de satisfaire les besoins d’une population et dans l’autre pas et que c’est la même logique (celle du profit) qui produit deux phénomènes inverses.
Ce système est immoral car à la base il y a un vol, celui du surtravail (plus-value) du fait de l’assujettissement de plusieurs milliards d’hommes, contraint à vendre leur force de travail, pas à leurs conditions, mais à celle du marché. Certes des corrections existent, mais elles résultent essentiellement des luttes sociales.

Dès le début du 19ème siècles des hommes remettent en cause ce système. Ils voient très bien les richesses produites, mais ils voient également que cela se fait au détriment d’une partie importante de la population, précisément celle qui vend sa force de travail et qui ne possède rien. Saint-Simon, Cabet, Fourier, c’est le « socialisme utopique », très souvent d’inspiration chrétienne. Puis vint Proudhon (« La propriété c’est le vol »), et Marx enfin qui travaille à la critique de l’économie politique et en révèle les ressorts et l’histoire (Le Capital c’est aussi une histoire des origines du capitalisme industriel en Grande-Bretagne). Il y a enfin rencontre entre les idées développées par ces penseurs et le mouvement ouvrier naissant. Il en résulte deux choses : d’une part ce système a pour conséquence une lutte permanente entre capitalistes qui possèdent les moyens de production et le salariat (c’est la lutte de classes pour le partage des richesses, constat fait par des idéologues « bourgeois » comme Guizot) ; d’autre part ce système est instable ; il va de crises en crises. Ces crises il les résout en partie par l’extension du système au monde entier (nous y sommes) ; mais également par la remise en cause permanente des acquis sociaux (nous y sommes toujours également). Peu importe la validité des « prophéties » de Marx (baisse tendanciel du taux de profit, paupérisation…), mais une crise à venir comme celle du désastre écologique en cours suffirait déjà à condamner ce système.
Conclusion (provisoire) : la lutte pour une autre répartition des richesses est une lutte sans fin ; comme on l’a vu dans les années 20-30 et 40 du siècle dernier, de nombreux acquis peuvent être remise en cause radicalement . L’anticapitalisme c’est donc l’idée qu’il faut changer radicalement de mode de production, et que pour cela il est nécessaire que l’humanité qui ne possède rien se réapproprie son bien. (à suivre)

Écrit par : Ajamais | 23/10/2007

HS

http://www.intersj.info/

HS

Pétition

Écrit par : agathe | 23/10/2007

Ecrit par : Ajamais | mardi, 23 octobre 2007 20:07

Merci pour l'explication brillante du thème du billet.

Écrit par : agathe | 23/10/2007

Elle est française (et norvégienne) !

Ecrit par : Phil | mardi, 23 octobre 2007 19:48

Oui c'est vrai, j'avais oublié.
____________________

Ajamais, jusque là je suis...

Écrit par : juliette dze | 23/10/2007

Agathe,

Sur beaucoup de choses, je soutiens l'intersyndicale des journalistes, mais cette pétition me pose un vrai problème.
Parce que l'effet pervers, c'est que si cette charte était appliquée à la lettre, toutes les revues et toute la presse associative alternative, qui n'ont pas les moyens d'avoir une équipe rédactionnelle permanente coulent demain.

Écrit par : valdo lydeker | 23/10/2007

Ecrit par : valdo lydeker | mardi, 23 octobre 2007 20:37


Je comprends, effectivement, de telles conséquences ne sont pas souhaitables d'autant que la source de créativité naît souvent de là. Cette perspective m'avait échappée. Dont acte.

Écrit par : agathe | 23/10/2007

Ok. Il y a plusieurs ordres de questions que tout ça soulève. Disons celles du pourquoi et celle du comment.

Pourquoi, dans l'optique d'une autre répartition des richesses, poser d'emblée "qu'il faut changer radicalement de mode de production" ? Pourquoi une autre ou d'autres types de répartitions des richesses seraient-ils purement et simplement impossibles dans une économie de marché, alors que la dite répartition s'est déjà modifiée tout en restant dans le cadre du capitalisme ?

Comment cette révolution - mondiale j'imagine, puisque le marché est mondial - pourrait-elle bien avoir lieu ? Qu'est-ce qui rend ça, a minima, crédible, au-delà bien entendu du pur et simple "parce que c'est bien et moral" et parce que je parle au nom de l'humanité ?

Concrètement, ce mode de production alternatif et cette propriété alternative, en quoi consistent-elles ? Qui est propriétaire d'une boîte par exemple ? Comment on gère collectivement une propriété ? Qu'est-ce que ça change quand à son rapport au marché, à la compétitivité, à l'innovation, à la concurrence entre les boîtes, etc, etc ? Qu'est-ce qui donne à penser que ça permettrait de conserver les avantages du système actuel sans ses inconvénients ?

Je n'évoque même pas l'argument, récurrent, s'appuyant sur la moralité, étant donné ce qu'on sait de l'avenir, et de la généalogie, de la morale depuis maintenant plus d'un siècle, ni même la question du temps et l'abstraction consistant, me semble-t-il, à penser un modèle de société prétendant atteindre un stade ("moral", "juste", etc.) une fois pour toute, comme si le temps devait, sous une forme ou sous une autre, s'arrêter une fois cette société "réalisée".

Écrit par : Mathieu | 23/10/2007

j'avais ça sur la patate mais avec du mal à l'exprimer

heureusement cela a été fait pour moi

http://faubert.20minutes-blogs.fr/archive/2007/10/22/eloge-de-guy-môquet.html

merci

Écrit par : michel | 23/10/2007

Valdo,

Je me trompe peut être mais le problème de la presse alternative c'est surtout la diffusion . Que faire face à la foison de titres plus ou moins ephémères qui encombrent les rayons ? et surtout comment faire connaitre au delà d'une diffusion sous le manteau ?

La presse alternative est elel condamnée à être élitiste parce que peu diffusée ? (Ce n'est pas une critique, je pose juste la question).

Écrit par : Serval | 23/10/2007

Merci Agathe, merci Gaëlle.

Gaëlle,
l'extrait est dans son intégralité. Ce matin sur France Inter, l'interview n'était pas plus longue. Mais effectivement c'est coupé un peu court . Désolé.
Mais j'ai dû faire avec les moyens du bord et avec peu de temps.

C'était au journal de 7h30 de ce matin. Qui est encore en écoute ici:
http://www.radiofrance.fr/franceinter/info/journaux/

Bon c'est pas tout cela mais y la StarAc' qui démarre... Nan, je blaque.

Écrit par : RichardTrois | 23/10/2007

Ajamais,

J'admire ta démonstration et ta fougue dans ton engagement. Et pourtant nous sommes très très très éloignés...Chapeau.

Même pas sur que nous soyons dans la même famille de gauche ;-))

Écrit par : Serval | 23/10/2007

Ecrit par : michel | mardi, 23 octobre 2007 20:50

Tout pareil, je ne supporte pas l'usurpation, l'utilisation démagogique..

Écrit par : agathe | 23/10/2007

Même pas sur que nous soyons dans la même famille de gauche ;-))

Ecrit par : Serval | mardi, 23 octobre 2007 21:02



Ben non t'es de droite.
Je ne t'ai jamais vu souscrire à quoi que ce soit de gauche (programmes, manif, personnalités)
Y'a que Bayrou chez qui tu trouves ton bonheur
Comme José.
T'es pas de gauche mon pote, c'est pas grave, mais il faut juste que tu le saches.

Écrit par : rep ban | 23/10/2007

Ecrit par : Serval | mardi, 23 octobre 2007 20:56

En fait j'ai assimilé dans mon post un peu vite la "presse alternative" et les revues. Mais tu as raison pour la diffusion.
La presse alternative ou militante, on la trouve (théoriquement) en kiosque: CQFD, Plan B, La Décroissance,Rouge (ça c'est pur faireplaisir à Ajamais) Regards, et pas mal d'autres...
C'est un investissment considérable en tirage, (il faut au moins 20000 ex.) sachant que les NMPP font payer les invendus.
Comme ces publications n'ont pas de d'actionnaire ou de capital derrière, ni de pub, leurs ventes ont déjà du mal à amortir leur coût de fabrication et de diffusion. La capacité de se doter d'une équpe de salariés est donc un horizon lointain, quand on peut déjà salarier un secrétaire de rédaction et payer les pigistes c'est bien....
Pour des revues de sociologie, d'art, de philo, qui ont une parution plus espacée, de petits tirages, la diffusion en kiosque ou maison de la presse est inimaginable. En librairie, c'est déjà difficile (il faut trouver un diffuseur, peu acceptent les revues, ou faire le boulot soi-même . Reste l'abonnement, mais il faut les connaître... et l'abonnement suppose de frais d'envoi, un peu compensé par l'aide que représente les tarifs postaux concédés à la presse.
D'où la fragilité extrême d'un secteur pourtant foisonnant (j'étais au salon de la revue ce week-end, le nombre de titres, souvent intéressant, est hallucinant)...
Alors, vouloir soumettre ces aides à al presse à des conditions d'équipes rédactionnelle salariées, c'est singifier que seuls les journalistes encartés ont le droit de publier des périodiques. Qu'ils ont le monopole non seulement de l'information, mais aussi de l'analyse et de la réflexion, sous peine de ne plus bénéficier d'aides publiques. Un coporatisme que je trouve scandaleux (et je sais de quoi je parle, ayant fait partie de la corporation).
(tiens, je proposerai peut-être un billet là dessus).

Écrit par : valdo lydeker | 23/10/2007

(tiens, je proposerai peut-être un billet là dessus).

Ecrit par : valdo lydeker | mardi, 23 octobre 2007 21:29

Idée gravée dans le marbre du Del...

Écrit par : agathe | 23/10/2007

(suite)

« Il me semble que cela demanderait une réflexion sur ce qu'est l'économie de marché, dans sa complexité, et surtout ce que serait une économie "anti capitaliste" si ce n'est pas tout simplement une économie administrée dont preuve historique a été faite qu'elle avait des effets tout à fait négatifs. »

Ecrit par : juliette dze

Evidemment quand on pénètre dans ce sujet on n’a qu’une référence en tête : l’économie soviétique. Je ne chercherai même pas trouver des éléments positifs dans ce que fut ce type d’économie. Signalons cependant ce que fut le système de santé, l’instruction ou le développement des sciences dans ce pays qui en 1917 était un pays sous-développé avec une population majoritairement paysanne qui ne possédait même pas la terre. Je signale au passage que l’espérance de vie des Russes a chuté aujourd’hui par rapport à ce qu’elle était vingt ans plutôt. Je ne polémiquerais pas non plus sur les « crimes » de ce régime. Dans les chiffres avancés par « Le livre noir », par exemple on mêle tout, la répression, une guerre civile de 4 ans, et deux guerres mondiales. On pourrait en faire tout autant pour le capitalisme et d’autant plus en remontant aux origines de la domination européenne : les grandes conquêtes, l’or des Amériques, l’esclavage, la colonisation…

En premier lieu, pour Marx mais aussi pour Lénine, Trotski ou Rosa Luxembourg et pratiquement tous les révolutionnaires de cette époque il est impossible d’instaurer « le socialisme dans un seul pays » et d’autant plus dans un pays arriéré. D’où l’empressement des dirigeants soviétiques à étendre, dès la prise du pouvoir, la révolution à l’Allemagne et à une bonne partie de l’Europe : Hongrie, Pologne, Bulgarie, Roumanie, Finlande, Autriche, Tchécoslovaquie mais aussi l’Italie, voire la France et l’Espagne. C’est un thème récurrent chez eux. Je lis actuellement un ouvrage de P. Broué qui raconte l’histoire de la IIIème internationale (La Comintern). Toute la première partie qui va jusqu’à 1923, point culminant de la révolution allemande, est une illustration de cette quête. Et les dirigeants soviétiques avaient de quoi espérer. La révolution allemande a bien existé ; la lutte des classes y fut violente, acharnée et il ne s’en fallut de pas grand chose pour que tout bascula. Et c’est bien pourquoi le nazisme émergea là et nulle part ailleurs avec cette furie dévastatrice. Si l’Allemagne était devenue soviétique, le cours de l’histoire en aurait été très certainement changé.

Mais revenons à ce qui nous préoccupe : que serait une économie socialiste ? On a beaucoup reproché à Marx de n’avoir donné pratiquement aucune indication à ce sujet. Et pour cause, c’était évidemment impossible sinon à imaginer le paradis sur terre. Mais Marx n’était pas un utopiste. Il se contente donc d’indiquer que le socialisme c’est d’abord et surtout la réapropriation par les hommes (la majorité) de leur destin. Le socialisme ce n’est donc surtout pas un système d’administration centrale et bureaucratique, c’est même l’inverse qui est visé. Mais pour en arriver là des étapes, des transitions sont nécessaires. Marx, puis Lénine n’avaient qu’un exemple historique : la Commune de Paris en 1971, quelques semaines auto-administration. C’était en effet un peu court et succin. Un contresens est fait à ce propos sur la « dictature du prolétariat » que Marx et Lénine voient plutôt comme une extension de la démocratie. Evidemment c’est l’inverse qui s’est produit en Russie parce que très vite la révolution dut lutter contre des forces contre-révolutionnaires coalisées, parce que la vague révolutionnaire des années 18-19-20 reflua, que la révolution allemande échoua. Ils durent alors réviser leur projet ; s’installer provisoirement dans une phase de transition extrêmement difficile (une économie détruite par 4 ans de guerre (14-18) et 4 ans encre de guerre civile ; et là ils commirent très certainement de graves erreurs. Même quand ils abandonnèrent ce qu’ils appelaient le communisme de guerre, ils persistèrent dans l’installation d’un système répressif dont les premières victimes fut la classe ouvrière. S’aliénant leur base, ils creusèrent leur tombe. La victoire de Staline, le « socialisme dans un seul pays », c’est bien l’échec du projet.

Il faut donc le reconnaître nous n’avons pratiquement rien à donner comme exemple positif. Tout est à imaginer. Mais l’humanité a imaginé, tout au long de son histoire, des centaines de projet. Ça a toujours pris du temps. L’avantage que nous avons aujourd’hui, c’est que nous savons ce qu’il ne faut pas faire. (à suivre)

Écrit par : Ajamais | 23/10/2007

Ecrit par : Ajamais | mardi, 23 octobre 2007 21:40

Merci pour cette "revisite" particulièrement intéressante.

Écrit par : agathe | 23/10/2007

Tiens tout bouge dans l'économie.

L'économie mondiale peut-être à un tournant, selon Rodrigo Rato
Les marchés du crédit mondiaux ont subi un "séisme" et la question est maintenant de savoir si l'économie mondiale est à un tournant après cinq années de forte croissance, a déclaré le directeur général du FMI. Attention s'il y a récession en france, ça va chauffer. Sarko a promis le contraire surtout que la plus haute hausse du CAC 40 c'est mital arcelor après le vidage de ses salariés + 70% dans l'année. Et 37 morts sur les lieux de travail.
Va bene.

Écrit par : martingrall | 23/10/2007

Ben oui, Ajamais, mais cela veut dire aussi remettre en cause aussi le fonctionnement actuel des partis et leur rapport à la population "civile".

Une perspective internationale revivifiée par la visée environnementale dans le cadre d'un projet de justice sociale nourri par une démocratie toute républicaine en somme. Avec ça on a de quoi faire... pour encore un siècle... au moins ;-)

A part ça, Broué était parait-il un très bon prof à sciences po Grenoble mais pas toujours considéré comme un historien de premier plan par les historiens (mais quand on connaît ou imagine les querelles corporatistes et de chapelles cela n'a rien d'étonnant).

En tous les cas chapeau pour avoir encore l'énergie suffisante pour pondre un tel argumentaire après une journée de formation ;-)

Écrit par : juliette dze | 23/10/2007

Ajamais il y a de très bonnes archives au parti communiste Français. C'est surtout Lénine qui a refusé, toujours refusé de dire ce qu'il fallait faire? Chacun des partis communistes européens était autonome. Jusqu'en 1925. Ce qui n'est pas assez ""médiatisé"" c'est que tous nos équipements sociaux et leur généralisation viennent de la révolution d'octobre, crèches, habitats coopératifs, etc

Écrit par : martingrall | 23/10/2007

Ce qui n'est pas assez ""médiatisé"" c'est que tous nos équipements sociaux et leur généralisation viennent de la révolution d'octobre, crèches, habitats coopératifs, etc
Ecrit par : martingrall | mardi, 23 octobre 2007 22:00

>Euh, il me semble qu'au XIXème, et dans le sillage des socialistes utopiques notamment, il y a eu pas mal d'expériences coopératives, voire de communautés auto organisées , mais qui dépassaient rarement le stade du laboratoire. C'est aussi les débuts de l'éducation populaire, des cercles ouvriers, etc..
Et au XVIIème, siècle, il y a eu l'expérience des "diggers" ou "niveleurs " anglais (une forme de communisme pré industriel).

Écrit par : valdo lydeker | 23/10/2007

L'histoire comme vaste terrain d'expérimentation, art de faire du neuf avec l'ancien, y compris en l'ayant oublié, etc.

Écrit par : off-off | 23/10/2007

Oh merde encore un nouveau DEL? Pas vraiment... Pas du tout...
http://expulsiondudomainedelaluzerne.20minutes-blogs.fr/

Écrit par : L'un pas l'autre... | 23/10/2007

Ecrit par : rep ban | mardi, 23 octobre 2007 21:16

AH ?

Parce que toi être de gauche c'est souscrire ?

sans réfléchir ? Sans critiquer ? sans avoir une once de pensée ?

Etre un mouton suiveur ?

Un adhérent à 20 € ?

Tu t'affiche a gauche comme si tu portais un pin's. Pour flamber, parce que ça fait reluire les filles de jouer les rebelles, les "anti" contre les nantis.

Crétin.

Etre de gauche ce n'est pas seulement s'opposer. C'est proposer
Etre de gauche ce n'est pas seulement être utopiste, c'est être réaliste
Etre de gauche ce n'est pas seulement défiler, c'est avancer.
Etre de gauche ce n'est pas seulement revendiquer, c'est appliquer
Etre de gauche ce n'est pas seulement se vanter, c'est agir.

J'agis tous les jours. A mon niveau. Chaque fois que je peux. Sans rien attendre en retour. Sans misérabilisme, sans condescendance. Sans nom. Anonyme.

Parce que je crois en ces valeurs de gauche qui font que l'humain passe avant toute chose matérielle.

Tu ne me veras jamais. Parce qu'il y a plus d'indécence à montrer ce que l'on fait, que son cul fut il estampillé "gauche" comme le tien.

Écrit par : Serval | 23/10/2007

@valdo lydeker

Parfaitement exact. Ne pas réduire l'histoire du socialisme à l'expérience soviétique. Les acquis sociaux dont nous bénéficions tous : services publiques, sécurité sociale, retraites, congés payés... sont le produit des luttes sociales. En quelque sorte ces acquis préfigurent ce que serait une société communiste.

Écrit par : Ajamais | 23/10/2007

Donc Serval, si je te suis bien, aujourd'hui, aucune personnalité, aucun parti, aucune idée, aucun nom (a part toi) n'est de gauche?
Elle n'est pas pourtant pas compliquée ma question.
Mais bon, tu preferes me faire un poeme
libre à toi

Écrit par : rep ban | 23/10/2007

Sur les Diggers ou Niveleurs, pour ceux que ça intéresse, un film fabuleux:Winstanley (cil signature pour les anglophones)

Écrit par : valdo lydeker | 23/10/2007

Je pensais que Malbrouck exagerait (son style avec plein de !!! a la con et ses MAJUSCULES) mais faut croire qu'il avait raison.
C'est avec plein de petits servals (servaux?) que Sarkozy est passé.

Écrit par : rep ban | 23/10/2007

valdo lydeker | mardi, 23 octobre 2007 22:04
Bien sur tout était déjà dans les têtes. Et la France était en tête avec l'Allemagne. La révolution d'octobre les a rendus possibles. Ensuite le bauhaus a repris dès 1919, fondé par Walter Gropius, tous les thèmes dans l'architecture et l'urbanisme et les a étendus à toute l'Europe. Nous nous trouvons dans cette même logique avec le développement durable. Sauf que nous n'avons pas de modèles antilibéraux physiques comme en 1919. le grand frère numérique peut-il le remplacer bénéfiquement. On parle de durable. Et cela dépend-il d'un parti politique. Je pense que non. Les partis suivront. La globalisation sert tous les acteurs économiques du monde occidental. Et la Chine présentera la première ville écologique du monde en 2010. On devrait y trouver quelque chose.

Écrit par : martingrall | 23/10/2007

Paquito,

T'es mignonne ma poule, mais bon je ne suis pas ostréiculteur.

Sincèrement.

La culture des huitres ça m'a toujours gonflé. Et pour les palourdes c'est pareil.

Continue tout seul. Il me semble qu'il y a une débat plus important sur le billet du jour.

Écrit par : Serval | 23/10/2007

Ecrit par : Ajamais | mardi, 23 octobre 2007 21:40

Merci Ajamais. Que cette synthèse puisse être discutée, possible...C'est tout de même une revue solide et un rappel bien utile. Ais-je encore les "cahiers" de Marx ? Peut être les ais-je laissés à mes fils qui ne les auront probablement pas lus mais ça me donnerait , à lire ceci, envie d'y remettre un peu de ma réflexion.

Écrit par : patrice | 23/10/2007

T'es vraiment marrant Serval
Je passe sur le fait que tu déformes les pseudos, mais le débat porte sur quoi d'apres toi?
Je te demande juste, qui aujourd'hui, porte tes idées?
T'es pas Zorro quand meme, tu vas pas aller tout seul à la guerre.
Y'a vraiment pas un nom ou un parti qui te séduisent?

Écrit par : rep ban | 23/10/2007

(suite)
L’actualité sur le NPAC (« nouveau parti anticapitaliste »)

D’abord ce qu’il faut comprendre c’est que notre courant politique a vécu longtemps dans l’ombre des grands partis ouvriers sociaux-démocrates et communistes. Tout au plus pouvions nous espérer jouer un rôle d’avant-garde dans des situations révolutionnaires ou pré-révolutionnaires comme en mai-juin 1936 ou 1968 ou bien, comme en Amérique du sud, en étant partie prenante de processus révolutionnaire (Chili, Argentine.. dans les années 70). L’effondrement des partis communistes et la dérive social-libérale de la social démocratie nous placent dans une autre situation tout à fait inédite avec des responsabilités très importantes : celle de reconstruire un mouvement ouvrier de combat sur la base à la fois d’une accumulation de défaites et paradoxalement d’une renaissance d’une contestation antilibérale, altermondialiste, anticapitaliste. Et cette tâche nous devons l’effectuer en partant de ce que nous sommes c’est à dire de petites avant-gardes implantées certes (ne pas négliger aujourd’hui notre implantation syndicale ou dans les mouvements sociaux) mais dont les effectifs et le poids politiques restent encore marginaux.
La question que nous nous posons est comment effectuer ce saut qualitatif . Plusieurs solutions : réaliser l’unification de toutes ces forces disséminées par des accords au sommet ou/et mettre à profit certaines circonstances (luttes sociales, crise de régimes, élections…) pour croître par accumulation. Dans la LCR le débat aujourd’hui tourne autour de trois bilans au moins. Echec de l’unité avec LO et échec avec les antilibéraux, et malgré tout succès électoraux en 2002 et 2007 ; d’où l’idée, sans renoncer à d’éventuels accords au sommet à terme, qu’il faut saisir dès maintenant notre chance en s’adressant aux militants sans parti, inorganisés, cadres ouvriers ou jeunes inexpérimentés en leur proposant un cadre neuf, très large, ouvert. Rien n’est tranché et pour ma part tout en souscrivant à ce parti large et ouvert, je pense qu’il faudrait de toute façon faire un travail sur nous même pour changer notre manière de faire de la politique. En particulier, je pense que nous accordons pas assez de place aux élections. Si l’objectif c’est bien de reconstruire un parti « ouvrier » de masse, nécessairement nous devrons conquérir des municipalités, avoir des députés et proposer des formules de gouvernement avec des alliances possibles avec des courants mêmes réformistes, à condition qu’ils acceptent une partie de nos revendications et que nous soyons majoritaires. Ce qui est une autre histoire. Quoiqu’il en soit, tel est l’objectif.

Écrit par : Ajamais | 23/10/2007

Winstanley c'est ici :
http://french.imdb.com/title/tt0073911/

Écrit par : Au secours de valdo | 23/10/2007

Ajamais | mardi, 23 octobre 2007 22:13
Le communisme ne sera jamais. Par contre beaucoup, puis tous les systèmes sociaux seront gérés par l'Etat. Et ça ne marche jamais, à cause des Hommes. Le problème de tout choix politique est la vénalité de l'homme. Et le collectif ne change rien. seules les élections systématiques permettent d'avancer dans le développement social de chacun sans laisser personne sur la route, quelques soient ses convictions, origines, race, religion...... Une société se fait ensemble volontairement et c'est là où la gauche communiste européenne a toujours échoué.

Écrit par : martingrall | 23/10/2007

Dernier message.

Bientôt je compte publier mes contributions au débat interne à la LCR sur mon blog, ce qui serait donc une suite à l'introduction d'aujourd'hui.

Merci pour vos contributions et à bientôt.

Écrit par : Ajamais | 23/10/2007

Avant de partir Ajamais Une entreprise mixte qui marche plutôt bien pour la protection des salariés.


Mardi 23 octobre 2007, 17h02
L'Allemagne devra abroger la "loi Volkswagen", qui protège depuis presque 50 ans le groupe automobile européen contre les tentatives de rachat hostiles, et d'autres "golden shares" en Europe pourraient être en sursis, suite à une décision mardi de la justice européenne.

Cet arrêt de la Cour européenne de justice laisse le fabricant de voitures de sport Porsche libre de poursuivre sa montée au capital de Volkswagen, et conforte la Commission européenne dans son combat contre les "golden shares", qui confèrent des droits particuliers aux autorités publiques dans des entreprises.

La Cour a donné raison mardi à la Commission, et condamné l'Allemagne en arguant que "la Loi Volkswagen restreint la libre circulation des capitaux".

Les syndicats allemands ont exprimé leur inquiétude mardi après cette condamnation, une décision susceptible de réduire fortement leur influence au sein du groupe de Wolfsbourg (nord).

"Il s'agit d'une mauvaise décision" privilégiant les "intérêts des marchés financiers avant ceux des salariés", a estimé un porte-parole du syndicat IG Metall de Basse-Saxe, interrogé par l'AFP.

La "loi Volkswagen" confère dans le conseil de surveillance une place prépondérante aux représentants des 324.000 salariés du groupe.

Or, a expliqué mardi Jürgen Peters, premier secrétaire de IG Metall, "la cour européenne n'a pas déclaré contraire au droit européen" l'ensemble de la loi Volkswagen, mais "certaines dispositions" s'apparentant à une "golden share".

Le syndicat de la métallurgie, dont un représentant préside le comité d'entreprise de VW, demande donc que le gouvernement régional de Basse-Saxe, actionnaire à hauteur de 20% du constructeur, "fasse fortement pression sur le gouvernement fédéral pour qu'une nouvelle loi Volkswagen soit rédigée".

IG Metall veut notamment conserver le droit à statuer sur la fermeture d'une usine en Allemagne.

Écrit par : martingrall | 23/10/2007

Ecrit par : Ajamais | mardi, 23 octobre 2007 23:00


Merci de ta présence Gilles.

Écrit par : José | 23/10/2007

Recevez puis diffusez massivement un petit diaporama sur le Traité européen pour réclamer un référendum en envoyant un mail à levraidebat@gmail.com. Ils vous enverront très rapidement ce panorama. Il est court pour être facilement transmis, mais clair et persuasif.

Le président de la République vient de signer à Lisbonne un Traité européen copie-conforme de la Constitution Giscard que les Français avaient massivement rejetée en mai 2005 (à 54,7%). Il veut que le Parlement le ratifie, alors que le Parlement avait dit OUI à la Constitution à 93% en 2005 !

Ce Traité, de 256 pages, est EXACTEMENT le même que la Constitution, à quelques artifices de communication près. Son contenu est le même ! renseignez-vous, vous verrez ! Toujours le même atlantisme avec l'OTAN, toujours le même libéralisme débridé, toujours le même mépris de la démocratie !

Nous ne pouvons pas accepter que le Parlement vote à la va-vite un texte rejeté par référendum ! C'est totalement contraire à la démocratie !

MOBILISONS-NOUS. EXIGEONS UN REFERENDUM. Pour cela, diffusez massivement un petit diaporama qui mobilise l'opinion, l'informe, et réclame un référendum sur le Traité.

Récupérez ce diaporama et transmettez-le à au moins 5 de vos connaissances : il suffit pour cela de demander le document à l'adresse mail suivante : levraidebat@gmail.com Ils vous enverront très rapidement le diaporama.

Faites circuler massivement le message, nous pouvons faire pression via Internet !

Écrit par : Seb | 23/10/2007

GB épaté par Dominique de Villepin
(clic clic dans la signature)

Écrit par : Loin de la LCR... | 23/10/2007

GB il devrait être éditorialiste à "L'Epatant" (titre disparu)

Écrit par : Ajamais | 23/10/2007

Ajamais,
je ne vois pas trace dans ton projet "anticapitaliste" de la moindre compréhension, appréhension, des mécanismes qui fondent et entretiennent , actuellement, véritablement, la domination de classe, telle qu'elle se déploie aujourd'hui. Tu ne peux changer ou combattre quelque chose que tu ne comprends pas, dont le sens t'échappe , et surtout pas en raisonnant de manière "tribale" et en se payant de mots.

Écrit par : urbain | 23/10/2007

Ecrit par : Ajamais | mardi, 23 octobre 2007 23:50

l'Epatant, c'est pas le journal ou il y avait "les pieds Nickelés" ?

Sur gb tire un peu des trois ;-))

Écrit par : Serval | 24/10/2007

Rappelez-vous Malbrouck, Esther et Sacha... Leurs actions "trollesques", leur désir collectif d'anéantir le DEL (Sans succès, bravo à tous)... Ces trois trolls gerbant ont créé un DEL pseudo-collectif régi par eux trois... Après un trollage intense, voici la preuve de l'imposture et du pathétique de ces pestiférés de l'analyse. Ils ont supprimé l'ensemble des messages "troll" que j'ai injecté non stop sur leur taudis pseudo collectif, et ont bloqué la possibilité de faire des commentaires à 00h25...

Tel est pris qui croyait prendre... Le DEL Luzerne était une médiocrité affligeante, mais ce DEL-là, c'est un naufrage et une perdition de crétins finis.

ça se passe ici: http://politiquedupire.20minutes-blogs.fr/

Concernant ici: bravo à tous!

Écrit par : Un deliste mis au ban | 24/10/2007

Concernant ici: bravo à tous!

Ecrit par : Un deliste mis au ban | mercredi, 24 octobre 2007 00:40

Faux-cul...

Écrit par : Pat Joy | 24/10/2007

billet, commentaires... trés riches. merci. Et pour paraphraser:

"Le capitalisme ce n'est pas forcément un collectivisme à la soviétique", non, c'est peut-être pire

Écrit par : phets | 25/10/2007

Après avoir participé à la destruction de la possibilité d'une candidature unitaire de la gauche radicale aux élections, la LCR (dont je suis membre) annonce un nouveau parti pour bientôt, mais le rythme et le contenu risquerait d'être imposés dès le départ. Mais un nouveau parti est indispensable. La situation est difficile, mais il ne faut pas oublier que les autres composante organisées de la gauche radicale sont pour l'instant beaucoup plus faible que la LCR. Il faut tout faire pour une vraie collaboration dans la clarté..

Écrit par : John Mullen | 27/10/2007

Je vous recommande vivement la lecture de "L'empire du moindre mal" de Jean-Claude Michéa.

Écrit par : Stev | 27/10/2007

Ecrit par : John Mullen | samedi, 27 octobre 2007 08:46


Comme dirait un marxiste poussiéreux et sentencieux : "pas très clair !"

En bref, pourriez-vous en dire plus sur ce projet qui suscite un vif intérêt, l'exemple de Die Linke oblige ?

Écrit par : off | 27/10/2007

Les commentaires sont fermés.

 
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