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31/10/2007

L'éducation populaire toujours recommencée...

«Éducation populaire»…expression surannée suspecte, même, de quelque volonté d'«"éduquer le peuple», voire de l'enrégimenter pour les uns et  pour d'autres, une nécessité voire une urgence, comme ATTAC qui se revendique "mouvement d'éducation populaire".Mais au fait c'est quoi l'éducation populaire ?

Dès ses racines à la Révolution avec le rapport Condorcet, puis au XIXème siècle avec la Ligue de l'Enseignement, les cercles ouvriers, l'expression porte une ambigüité. S'agit-il, pour «ceux qui savent»,  d'"éduquer le peuple à la citoyenneté", ou d'une auto-éducation du peuple, par le brassage de l'intelligence et des cultures de chacun ? De "rendre la culture au peuple" ou de "rendre le peuple à la culture" ?

La controverse traverse trois siècles, et on n'en est pas sorti... C'est une fracture jamais vraiment réduite entre "instruction" et "éducation", entre "pédagogues" et "transmetteurs du savoir", entre "culture populaire" et "culture savante", entre "experts" et "citoyens", entre "amateurs" et "professionnels". Un clivage institutionnel qui se traduit par l'existence du ministère de la Culture, pour les professionnels, et un ministère bâtard de la Jeunesse et des Sports, chapeautant la vie associative et des pratiques artistiques amateurs vidées de leur contenu politique.


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René Jauneau aux rencontres de l'ARIA en Corse 

 

 

Finkielkraut versus Rancière. Pourtant, Molière aurait-il existé sans être nourri des farces et de la comedia dell'arte, formes éminemment populaires ? Faut -il tomber dans l'alternative stupide "emmener les jeunes de banlieue à l'Opéra, ou les encourager à faire du rap ?", comme si les pratiques étaient obligatoirement exclusives ? Ces clivages, il est plus que temps de les faire exploser. L'Éducation populaire, c'est comme la prose chez monsieur Jourdain. Beaucoup en font sans le savoir, sans en prononcer le nom, et ce dans de très nombreux domaines : l'action culturelle, les associations environnementales, les organismes militants où on se prend en charge et où on développe ensemble ses capacités d'expertises. En redevenant sujet, et non simple auditeur d'experts (ce qui n'empêche pas ces derniers d'en être partie prenante). "Act up" en est un bon exemple, comme le DAL, ou les associations de sans-papiers. Et sans mythifier ce qui n'est qu'un outil, Internet peut en être un formidable vecteur, dans la capacité à mettre des connaissances de tous à disposition de chacun.

À condition que l'on ne s'en contente pas, que la transmission des savoirs et des expériences passe des échanges virtuels à l'action dans le réel. Parce que l'enjeu de l'éducation populaire porte un très beau nom, tombé en désuétude : l'émancipation.

Pour aller plus loin : http://www.horschamp.org/rubrique.php3?id_rubrique=135

Sur l'histoire : http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ducation_populaire

Concernant la naissance de l'éducation populaire et Condorcet son initiateur : http://www.oboulo.com/rapport+condorcet

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Enfin un témoignage recueilli par Frank Lepage  chargé de recherches à l'INJEP (http://www.injep.fr rubrique "publications") sur l'histoire de l'éducation populaire, de Christiane Faure (belle sœur d'Albert Camus) qui fut aux manettes de l'éducation populaire d'après-guerre.

« Ma prise de conscience date de 1942 et de la promulgation des lois juives par l'Etat Français. J'étais alors professeur de lettres au lycée de jeunes filles d'Oran, en Algérie. J'ai été totalement choquée par la tranquillité avec lesquelles ces lois antisémites ont été acceptées et mises en oeuvre par mes collègues. Sur un effectif d'enseignants tel que celui du grand lycée d'Oran, nous n'étions pas plus de trois professeurs à nous offusquer d'une telle mesure. Les noms des élèves juives ont été purement et simplement rayés des listes à l'encre rouge. Je reverrai toujours ces petites jeunes filles que je connaissais toutes descendre la colline en face du lycée avec leur tablier rose plié sous le bras. Mes amis et collègues me conseillaient de me faire plus discrète dans ma désapprobation, mais j'ai organisé comme j'ai pu des cours en dehors de l'école avec les élèves juifs pour les préparer au baccalauréat. Après le débarquement américain (fin 1942), je suis entrée tout de suite dans le Gouvernement provisoire d'Alger, dans un service de René Capitant, Ministre de l'Éducation Nationale, "le service des colonies", chargé de remettre sur des pieds républicains les textes officiels. Arrivée en France avec le gouvernement provisoire, (après une traversée homérique à feux éteints) Capitant nous a réunis pour nous annoncer  que Jean Guéhenno (1) créait un service d'éducation des adultes : un "bureau de l'éducation populaire" et a demandé qui voulait s'en charger. J'ai levé la main à la surprise générale. Mon indignation et mon dégoût, ma déception devant la conduite du corps enseignant pendant la guerre étaient tels que je ne voulais plus travailler dans l'enseignement. Le corps enseignant, un corps "noble" !?! Où étaient la morale, où étaient l'éducation civique ? Je ne pouvais plus enseigner La Fontaine, Racine ou Molière, textes désormais sans rapport avec la situation, et ce qu'il aurait fallu faire face à ces lois.La "laïcité" (note : à prendre ici au sens de neutralité politique) imposée aux enseignants ne me convenait plus. elle empêchait tout contact direct avec les jeunes, toute explication franche, directe, c'est à dire politique avec la jeunesse. La laïcité devenait une religion qui isolait comme les autres. Dans un cadre d'éducation des adultes, il me semblait qu'on pourrait dire, tout ce qu'on voudrait : d'où mon choix pour l'éducation populaire : cadre neuf, cadre libre, ou pourrait se développer l'esprit critique. Blanzat, Faure, Basdevant, Guéhenno. Voilà l'équipe de départ. Une vraie saga protestante. »

Et comme elle ne voulait plus travailler avec des enseignants, Christiane Faure embarqua des artistes avec elle, qui eurent des descendants... Même si peu le disent, beaucoup d'artistes de théâtre n'auraient pas existé sans ce mouvement : Chéreau, Mnouchkine... Chris Marker fit partie de l'aventure. Le comédien Robin Renucci la prolonge chaque année aux rencontres de l'ARIA en Corse.

1. Guéhenno, écrivain, académicien français, qui a évoqué et revendiqué dans son œuvre ses origines populaires.

  

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Joffre Dumazedier, le fondateur de Peuple et culture 

 

 

Collectif DEL

sur un billet de Valdo Lydeker

http://www.horschamp.org/

Commentaires

Chris Marker fit partie de l'aventure. Le comédien Robin Renucci la prolonge chaque année aux rencontres de l'ARIA en Corse.
Ha ben ouais, Mais ça sert à quoi, si Sarkozy y est comme chez lui (en corse) et en plus de ça il pleut et il fait froid un petit 17 au reste de soleil.
Mais. Toujours recommencer. Et encore.
On n'oublie toujours que l'on ne passe pas d'un milliard d'individus à 7 sans devoir apprendre et comprendre plus, assimiler, écouter, et être.
Je suis ce que tu m'apprends, Je suis tel que tu me fais. (origine inconnue)

Écrit par : martingrall | 31/10/2007

Toujours recommencer, jamais abandonner. Ne laisser personne sur le coté.

on ne passe pas d'un milliard d'individus à 7 sans devoir apprendre et comprendre plus, assimiler, écouter, et être.

Tu as raison Martin, on l'oublie trop...

Écrit par : Serval | 31/10/2007

serait indispensable - mais tuée par la télévision

Écrit par : brigetoun | 31/10/2007

quand je rejoue Bouvard et Pécuchet

Écrit par : brigetoun | 31/10/2007

Ecrit par : brigetoun | mercredi, 31 octobre 2007 12:14

Le problème c'st que de nos jours on a trop souvent Bouvard et Peronni...

Écrit par : Serval | 31/10/2007

"Education populaire". Tiens tiens, voilà qui sonne exactement comme la rencontre que j'ai eue avec la directrice d'un collège à qui, jeune retraité de l'enseignement, j'avais proposé un atelier-théâtre. Non seulement cela l'intéresse, mais à mon projet de spectacle elle veut ajouter de l'écriture, de la lecture. Et surtout, elle a fait en sorte que cette ouverture soit le plus possible proposée aux enfants en difficulté scolaire et sociale.

Allons, tout n'est pas perdu dans l''EN...

Et je me dis que ce sera pour moi un bon moyen de lutter contre le sarkozisme. Meilleur que de venir sur des blogues comme celui-ci pour commencer le matin à réagir sur le thème du jour et finir le soir perdu dans d'esthériques batailles d'ego.

Écrit par : DD | 31/10/2007

Entre un Finkielkraut qui veut la suppression d'Internet pour les jeunes dans les écoles, il y a réellement un vrai travail à faire que de rester dans des positions extrémistes.

Lecture, théâtre, cinéma etc, on peut rendre le tout accessible avec de la volonté.

Écrit par : ALLAIN JULES C@MMUNICATION | 31/10/2007

Petite précision: l'idée fondatrice de l'éducation populaire, c'était aussi et surtout la formation des adultes tout le long de la vie... C'est par extension (et un peu parce qu'on l'a vidée de son contenu politique) qu'on a tendance à la réduire aux mouvements de jeunesse.

Écrit par : valdo lydeker | 31/10/2007

Très intéressant de revenir sur l'éducation populaire et d'en rappeler l'histoire, clé d'une émancipation dont le sens serait à creuser. Je n'ai pas le temps maintenant.

Une protestation cependant : renvoyer au site oboulo.com n'est pas très sérieux : ce sont des marchands qui vendent n'importe quoi (je sais c'est un pléonasme), et notamment des mémoires tout faits que les étudiants pompent, ce qui est assez éloigné de l'esprit d'éducation populaire ;-)

Je propose de le remplacer par le site "Les classiques des sciences sociales" qui met gratuitement à disposition des internautes des textes "historiques" comme ceux de Condorcet ici :

http://tinyurl.com/29b2sl

Bonne journée

Écrit par : juliette dze | 31/10/2007

merci Valdo pour ce texte

"Parce que l'enjeu de l'éducation populaire porte un très beau nom, tombé en désuétude : l'émancipation."

l'émancipation, la liberté

valeurs subversives par les temps qui courent.

Écrit par : céleste | 31/10/2007

d'esthériques batailles d'ego.

Ecrit par : DD | mercredi, 31 octobre 2007 12:30

Ici on ne fait ni dans l'estherisme de l'égo, ni dans l'esthermination des commentaires afin d'aboutir à une pureté esthernique du blog. ;-))

Tu viens quand tu veux.

Écrit par : Serval | 31/10/2007

je suis restée sur le mot émancipation, que décidément j'aime beaucoup, et que je n'avais ni lu, ni entendu, ni écrit depuis longtemps.

pourtant, fille d'instituteurs laïques, adeptes de l'Ecole Freinet, il a bercé mon enfance;

l'émancipation par l'éducation.

ce n'était pas un vain mot, ni un concept creux, et dans le village où nous étions mes parents proposaient aux adultes des séances de cinéma, des débats.

c'était avant la télévision.

avant il y avait eu l'émancipation féminine, qui a permis à nos grands mères d'avoir le droit de vote (il n' y a pas si longtemps que ça, en 1944, pas de quoi pavoiser), de travailler, de gérer leur fric, de demander le divorce.

et puis il y a eu l'émancipation sexuelle...énorme, la pilule, le sexe joyeux.

un joli mot, vraiment...

"La jouissance sans contrepartie est l'arme absolue de l'émancipation individuelle."
Raoul Vaneigem

quand un mot comme celui-ci disparait des conversations, des écrits, des esprits, c'est grave car alors la société est malade, elle souffre.

Écrit par : céleste | 31/10/2007

"Tu viens quand tu veux."

Mias c'est bien ce que je fais, Serval ;-)

Et je m'applique d'office, chaque fois que c'est nécessthaire, la devise des goujats "les plus gênés s'en vont".

Surtout que je reviens dès que ça m'intéresse.

Écrit par : DD | 31/10/2007

Surtout que je reviens dès que ça m'intéresse.

Ecrit par : DD | mercredi, 31 octobre 2007 13:22

Nous espérons te revoir souvent alors ;-)

............

Ecrit par : céleste | mercredi, 31 octobre 2007 13:19

+1

Écrit par : Serval | 31/10/2007

Je passe et pars... Oups !
C'est marrant sans avoir lu céleste j'écris presque la même chose !
Marché = nul aujourd'hui !


« Petite précision: l'idée fondatrice de l'éducation populaire, c'était aussi et surtout la formation des adultes tout le long de la vie... »

Ce que tu dis là, Valdo est même essentiel. Je crois quand on regarde l’apport de la culture sur une vie entière qu’on apprend plus entre 20 et la fin de la vie qu’entre 2 et 20 ans… Tout ceci est fonction de la curiosité intellectuelle de l’individu, de son milieu, mais surtout de sa volonté personnelle.
Mon père, qui était instituteur de la vieille école disait : « notre devoir d’enseignant, c’est non seulement, d’apprendre à lire, écrire et compter à nos élèves, mais c’est surtout à leur inculquer cet intérêt ludique qui fera qu’il seront toujours curieux dans leur vie de découvrir et d’apprendre toujours plus.

Ceci se passait il n’y a pas si longtemps, mais il était pétri, comme beaucoup d’instituteurs, de cet idéalisme puisé dans la philosophie purement républicaine qui souhaitait rendre l’homme meilleur, jour après jour. Pour lui, la culture était la seul voie pour émanciper l’Homme et le vacciner contre les dictatures, les manipulations et l’obscurantisme.

Je suis toujours certain qu’il avait raison mais, par la barbe de Belzébuth, on est loin de la coupe aux lèvres !

Pour dire, mon grand père maternel, peintre en bâtiment, lisait au moins un livre par semaine… La culture n’a pas de milieu social.

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | 31/10/2007

Surtout que je reviens dès que ça m'intéresse.

Ecrit par : DD | mercredi, 31 octobre 2007 13:22
#########

Surtout que ton apport est toujours extrêmement enrichissant !

Ah ! Un bob Big Bang Blog, bien censuré par Schneiderman lui manque à DD !

La preuve : un sale type comme moi, y a TOUJOURS été CENSURÉ. Tu vois Schneiderman, c'est du costaud dans l'expression des idées !

Il te manque Daniel, DD ? Je comprends alors pourquoi, tu ne te sens pas à l'aise dans le DEL : il y a trop de liberté... Et ceci, c'est insoutenable !

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | 31/10/2007

Merci Valdo pour cet excellent billet.

Le terme "éducation populaire" porte en lui, comme tu le soulignes à juste titre, une désignation courte d'idées et de vues, un apport dans un sens qui omet le principe de réciprocité, néanmoins plusieurs axes de réflexion sont évoqués dans ce billet très riche.

L'éducation, La connaissance, la culture, la création affleurent ce thème.

Les créations sont perméables et n'existent qu'au travers des individus, le raisonnement théorique y trouve difficilement une place.

Les clivages sont orchestrés et maintenus, l'obscurantisme religieux très en vogue ne prend plus uniquement "greffe" dans l'appauvrissement intellectuel, une évolution pernicieuse met en perspective son intrusion chez les "éclairés".

J'espère lire, aujourd'hui, l'analyse des calés du Del car mon commentaire n'est qu'un "ressenti spontané" et le temps me manque pour développer.

Écrit par : agathe | 31/10/2007

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mercredi, 31 octobre 2007 13:48

Respire cui cui... Respire.

Écrit par : José | 31/10/2007

Peintre en bâtiment? Ca me rappelle quelqu'un? mais qui.
Avec une petite moustache. :-)))

Écrit par : martingrall | 31/10/2007

Ecrit par : martingrall | mercredi, 31 octobre 2007 13:50

Mon cher Martin, si tu compares un peintre en bâtiment à un peintre d'art ?

Je crois qu'Adolf Hitler était artiste, pas peintre en bâtiment. Quand à leurs opinions elles étaient complètement opposeés, mon grand père était militant pur et dur de la CGT d'avant guerre. C'est dire !

@José
Je respire... José, mais comme un buffle, parfois... ;-)))). En plus j'ai une mémoire d'éléphant... Et une rancune de hyène... ;))

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | 31/10/2007

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mercredi, 31 octobre 2007 13:48

Et voilà, tu réagis exactement comme quelqu'un(e) (Paméla peut-être ?) te le reprochait il y a quelques temps.
L'oiseau se transforme en crocodile.

Dommage.

Par hasard, ton père ne serait pas mon grand-père ?
Parce que quand tu écris :
"Mon père, qui était instituteur de la vieille école disait : « notre devoir d’enseignant, c’est non seulement, d’apprendre à lire, écrire et compter à nos élèves, mais c’est surtout à leur inculquer cet intérêt ludique qui fera qu’il seront toujours curieux dans leur vie de découvrir et d’apprendre toujours plus."
j'ai l'impression de l'entendre.

Quand il est mort, il ne lui restait qu'une chose, l'Encyclopédie Anarchiste sous la direction de Sébastien Faure. Il me l'a léguée.

Écrit par : adrien (de rien ?) | 31/10/2007

Nous avons le devoir de contrer un épouvantable déni de démocratie concernant le retour via le Parlement de la Constitution Giscard rejetée.

Pour cela, utilisons massivement Internet pour informer, mobiliser et faire pression.

Rejoignez vous aussi la CHAINE DU REFERENDUM. Son principe est très simple : un court diaporama, très bien fait, a été créé pour informer les Français sur la réalité du Traité européen et de la manoeuvre sarkozyste.

Chacun envoie ce diaporama à au moins 5 de ses connaissances, par mail. On peut aussi le mettre en ligne sur son site ou son blog perso, sur des forums. C'est toujours bon.

Le diaporama est ICI :
* en format PDF pour ceux qui préfèrent : http://test.antemia.eu/html/16/File/referendum.pdf

* en format Powerpoint sinon : http://test.antemia.eu/html/16/File/referendum.pps/referendum.pps

Diffusez-le ! Il informe, mobilise et appelle à signer une pétition nationale en envoyant un mail à : pourunreferendum@yahoo.fr

Faites tourner l'initiative, on se mobilise, on peut y arriver !

Alex
www.levraidebat.com

Écrit par : Mathieu | 31/10/2007

Ecrit par : adrien (de rien ?) | mercredi, 31 octobre 2007 13:59

J'en suis flatté, Adrien. Cela nous rapproche donc, mais mon père n'avait pas d'enfants illégitimes, me semble t-il...

Dommage : j'aurais bien aimé découvrir de nouveaux frères et nouvelles soeurs...

Cette fois ci, à ce soir...

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | 31/10/2007

Ce qui me gène dans ce texte, outre qu'il invoque Molière un peu hors de propos, c'est paradoxalement la trop grande richesse de son propos d'où une certaine confusion par télescopage ( à mes yeux du moins). Par exemple je ne crois pas que Condorcet aurait retrouvé ses petits dans l'opposition culture savante/culture populaire, ni dans les actuelles querelles de pouvoir entre les pédagogues et les "instructeurs". Quant à l'auto-éducation j'ai dans l'idée que cela ne pouvait l'effleurer.

Par ailleurs, bien que je comprenne le témoignage de Christiane Faure dans son contexte historique, son utilisation potentielle contre la laicité me dérange profondément. Tout ce qui conduit à confondre éducation populaire et endoctrinement politique, même d'une manière soft, me paraît être une forme de mépris des classes sociales défavorisées. Par quelque biais que l'on considère la culture, officielle ou populaire, elle n'a de sens que si elle donne à chacun les moyens de s'épanouir et de s'élever librement, c'est à dire sans que quiconque, même bien intentionné, s'arroge le droit de dire quelle est la bonne façon d'y parvenir.

Écrit par : TDB | 31/10/2007

Et l'uniforme pour tous!

Écrit par : collectif odm | 31/10/2007

cui-cui,
j'dis ça mais il n'était que peintre en bâtiment. Sa mère, m'dame Maria était femme de service, aux services des officiers d'occupation
Dans Mein Kampf,
« Cinq années pendant lesquelles je dus, comme manœuvre d’abord, ensuite comme petit peintre, gagner ma subsistance, maigre subsistance, qui ne pouvait même pas apaiser ma faim chronique (de l'adolf imself)
Mais dans la légende.
Au printemps 1913, pour éviter son enrôlement dans l’armée de l’Empire austro-hongrois, État multiethnique qu’il exècre, il s’enfuit à Munich et vit en vendant ses peintures de paysages. (de la propagande)

Écrit par : martingrall | 31/10/2007

Quand je lis populaire j'ai tous les poils qui se dresent.

Écrit par : collectif odm | 31/10/2007

étaient l'éducation civique ? Je ne pouvais plus enseigner La Fontaine, Racine ou Molière, textes désormais sans rapport avec la situation, et ce qu'il aurait fallu faire face à ces lois.La "laïcité" (note : à prendre ici au sens de neutralité politique) imposée aux enseignants ne me convenait plus. elle empêchait tout contact direct avec les jeunes, toute explication franche, directe, c'est à dire politique avec la jeunesse. La laïcité devenait une religion qui isolait comme les autres. Dans un cadre d'éducation des adultes,

*************

Cet extrait est significatif.
Quelle est donc cette note qui prend bien garde de signaler au lecteur que surtout la laïcité, dont il est question, n'a aucune connotation religieuse?
Qui est donc le farceur qui définit la laïcité, prise bien évidement comme quelque chose de négatif, comme une religion, ?
On arrive avec ce texte aux limites de la perversion.
Quelle pauvreté intellectuelle.

Écrit par : collectif odm | 31/10/2007

La misère de cette vision materiel des choses, devellopée par des gens ayant mal assimilé le marxisme, montre aujourd'hui avec l'election de not'bon Président toute sa nocivité.
Merci de colporter encore et toujours ces fadaises d'un autre temps.

Écrit par : collectif odm | 31/10/2007

Et bien le bonjour à M. Moquet très justement récupéré par ce bon Nicolas.

Écrit par : collectif odm | 31/10/2007

Bienvenu dans le monde merveilleux du communocapitalisme, l'alliance des 2 pires perversions du XX éme siécle.

Écrit par : collectif odm | 31/10/2007

Collectif odm

Ou les affinités spontanées des batteurs en brêche...

Écrit par : agathe | 31/10/2007

Ecrit par : céleste | mercredi, 31 octobre 2007 13:19

+ 12547,2 :-)))

Écrit par : Laflote | 31/10/2007

Merci Laflote !

Je n'avais pas lu le commentaire de Céleste. Trop fort.

Écrit par : agathe | 31/10/2007

merci les filles :-))

Écrit par : céleste | 31/10/2007

l'Ecole Freinet,

J'en suis un pur produit, ya qu'a voir la qualité de mon orthographe.
Par contre pour ramener ma poire, la je dois dire que c'est un succés.

Écrit par : collectif odm | 31/10/2007

odm

"J'en suis un pur produit, ya qu'a voir la qualité de mon orthographe.
Par contre pour ramener ma poire, la je dois dire que c'est un succés."

l'orthographe c'est un truc qui peut s'apprendre soit mécaniquement, (qui ne connait pas un con fini capable d'écrire sans la moindre faute), ou quand le désir d'écrire va susciter l'envie d'ingérer un certains nombre de règles, qu'il suffira alors d'appliquer.

la capacité à "ramener sa poire", par contre, est le signe d'une personnalité qui n'a pas peur de s'exprimer et qui est aussi apte à avoir un avis que de l'exprimer.
donc, quelqu'un à qui on n'a pas bloqué la parole, puisqu'il en use librement.

dans d'autres styles éducatifs, la parole n'est pas favorisée. Il faut alors parfois, plus tard, se battre contre des bloquages (artificiellement crées), avant d'être capable, de prendre la parole

donc merci qui?

Écrit par : céleste | 31/10/2007

On peut aussi mentionner l'Éducation Nationale qui, avant, s'appellait Instruction Nationale.

Des fois j'ai l'impression que ce mot, éducation, pose problème à l'école. On dirait qu'on envoye les enfants non seulement pour les instruire, mais aussi pour les éduquer, leur apprendre les bonnes manières.

C'est ambigu... non ?

Écrit par : Docteur Peuplu | 31/10/2007

merssi odm
quant il écrit, je suis çur d'etre intelligeant (contreiremens au rumeurre qu'il propoje)

et merssi a mamie nova, évidamens

Écrit par : simplet | 31/10/2007

Ecrit par : simplet | mercredi, 31 octobre 2007 17:21

A vo't'service!

Écrit par : collectif odm | 31/10/2007

donc merci qui?

Ecrit par : céleste | mercredi, 31 octobre 2007 17:19

A la technique freinet.....ou mes textes étaientt toujours élus pour figurer dans le journal que nous éditions nous même....excellent !
Hé oui, nous votions pour selectionner les textes libres composés par les élèves.

Écrit par : collectif odm | 31/10/2007

C'était plus démocratique que le DEL, l'école Freinet...

Écrit par : collectif odm | 31/10/2007

n'est ce pas simplet?

Écrit par : collectif odm | 31/10/2007

Dans Mein Kampf,
« Cinq années pendant lesquelles je dus, comme manœuvre d’abord, ensuite comme petit peintre, gagner ma subsistance, maigre subsistance, qui ne pouvait même pas apaiser ma faim chronique (de l'adolf imself)
Mais dans la légende.
Au printemps 1913, pour éviter son enrôlement dans l’armée de l’Empire austro-hongrois, État multiethnique qu’il exècre, il s’enfuit à Munich et vit en vendant ses peintures de paysages. (de la propagande)
Ecrit par : martingrall | mercredi, 31 octobre 2007 14:59

Légende et propagande ? Voici ce qu'on trouve dans le magazine "Historia" :
" L'artiste était médiocre, mais son nom seul suffit pour que l'on s'intéresse à son travail. La vente aux enchères prévue en Angleterre de 21 aquarelles et croquis attribués à Adolf Hitler devrait selon les estimations atteindre 150 000 euros. Ces oeuvres de jeunesse, réalisées entre 1916 et 1918 par le caporal Hitler, ont été découvertes dans un grenier en Belgique. (...) A l'origine, le futur chef du régime nazi se destinait à l'architecture. Mais son échec au baccalauréat ne lui permettra de postuler qu'à la section peinture de l'Académie des beaux-arts de Vienne. A deux reprises, en 1907 puis 1908, il échouera au concours d'entrée. Jusqu'en 1913, Hitler, installé dans la capitale autrichienne, vit chichement, ne tirant que de très modestes revenus de sa production picturale. "

http://tf1.lci.fr/infos/monde/0,,3320405,00-yuvres-inedites-hitler-bientot-vendues-aux-encheres-.html

Écrit par : Précision | 31/10/2007

n'est ce pas simplet?

Ecrit par : collectif odm | mercredi, 31 octobre 2007 17:43

ah ba moi monsieur j'ai pas fait l'école freinel! je suis très ambitieux!
vive la démocratie! yapamieux

Écrit par : simplet | 31/10/2007

Waaaooooouuuuuuuu !

J'ai remarqué qu'un nouveau Collectif odm est né, avec odm, odm, odm, odm et odm...

Bienvenue à ce Collectif

Connaissant leurs caractères ombrageux, j'espère que lorsqu'ils se rencontreront sur le DEB, ça ne se terminera pas par un pugilat à coups de bouteilles vides sur la tronche !
;-))))

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | 31/10/2007

Excellent billet Valdo.
Je diffère le commentaire cause ligne de flottaison un peu basse aujourd'hui.

Écrit par : nef bateau ivre | 31/10/2007

l éducation populaire n est pas l université populaire

l'EP consiste à pouvoir valoriser les savoirs (faire, etre, savoirs) de chacun(e) à tous moments -

et encore on limite ceci aux pratiques artistiques!!!

limitatif

c est de la merde ce billet!

Écrit par : lucide | 31/10/2007

intello factuel
aucune perspective de donner la chance à l autre
une méconnaissance totale du sujet
ou si subjective!

je suis nrvvvvvv

Écrit par : lucide | 31/10/2007

si vous pensez faire mieux, lucide, n'hésitez-pas, proposez un billet et acceptez qu'il soit critiqué dans des termes grossiers et peu argumentés ;)

Écrit par : Droit de réponse | 31/10/2007

Réponse à cui cui :

« surtout que ton apport est toujours extrêmement enrichissant ! »

C'est vrai que je fais tout ce que je peux pour atteindre votre niveau.

« Ah ! Un bob Big Bang Blog, bien censuré par Schneiderman lui manque à DD ! »

Scheidermann n’est pas mon idole. A vrai dire, je n’en ai pas : « Ni dieu ni césar ni tribun » est la seule devise que j’accepte. J’apprécie seulement (je crois l’avoir déjà dit) que la modération a priori oblige les gens à écrire des textes intelligibles, porteurs de contenu, destinés aux autres, et non à se gratter le nombril ou casser la g… de l’adversaire comme on peut en trouver, entre autres, ici. Même si je reconnais que ça prêtait à accusation de censure, notamment chez DS.
Ça n’empêche pas de fritter dur : allez sur « La passante aux cent soucis » de Judith Bernard et vous verrez si c’est de la discussion entre demoiselles du Couvent des Oiseaux.
« Je comprends alors pourquoi, tu ne te sens pas à l'aise dans le DEL : il y a trop de liberté... Et ceci, c'est insoutenable ! »

Oh putain, là je suis scotché ! Oui j’avoue, je n’arrive pas à supporter la lumière de la liberté ! Vite, éteignez !

PS Et, ne voulant pas continuer dans ce ping-pong qui justement m’exaspère, je m’en tiens là en ce qui concerne vos cacas nerveux sur moi. Cui-cuitez et même cuitez-vous tant qu’il vous plaira, ça n’a autrouducune importance.

Accord plein avec le texte de TDB (14:20). De l’éducation populaire, j’en ai vu faire dans un spectacle, une création avec le cinéma comme fil conducteur : nous avions 19 plateaux, 300 acteurs/machinistes/techniciens, tous bénévoles sauf les pros du son/lumière, tous responsables du montage de leur scène. Des mois de travail et cinq représentations, au même moment et tout près d’un Intervilles made in TF1, bidonné quant au résultat et où leurs figurants (d’autres habitants de notre pays) avaient seulement le droit d’être des marionnettes ridicules et trempées jusqu’au cul.

A un autre matin ;-)

Écrit par : DD | 31/10/2007

ma copine Georges Sand, navrée par le "peuple" de son temps qui abandonnait les républicains pour plébisciter le petit Monsieur de son temps, à une époque où l'éducation populaire, soutenait avec ses amis des poètes et auteurs ouvriers et paysans, non pour leur gloire (mais elle leur recommandait rigueur et ambition) mais parce qu'ils étaient un lien avec leurs compagnons, une façon de les amener au plaisir de lire, d'apprendre, et de penser
Il y a de belles lettres qui pourraient servir de programme. Mais à l'époque il n'y avait pas une fausse culture, qui enlève le goût d'aller plus loin et des distractions qui se disent faciles et son avilissantes

Écrit par : brigetoun | 31/10/2007

ça n’a autrouducune importance.

Ecrit par : DD | mercredi, 31 octobre 2007 19:11

Ça c'est de l'humour interdit sur le BBB, lâchez vous, pour une fois !

Vous voyez que le Del a du bon ! C'est chouette de lâcher votre véritable égo... Le noir et le méchant , n'est ce pas ?

Cela dit, je concède que j'adorais Judith et qu'elle ne censurais pas, elle ! Je l'aime toujours autant d'ailleurs...

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | 31/10/2007

@brigetoun

tiens, on a la même copine! :-))

Écrit par : céleste | 31/10/2007

Ecrit par : TDB | mercredi, 31 octobre 2007 14:20
Tu as raison sur les raccourcis: l'histoire, les enjeux, les controverses dans l'Education populaire, c'est plusieurs bouquins (qui ont d'ailleurs été écrits) pas un billet! (qui était au départ un penseum de 6 pages;-)Celui sert, je l'espère à attiser la curiosité. Mais il n'empêche qu'à l'intérieur même de ce vaste ensemble qu'on appelle l'Education populaire, la question de transmettre une culture "venue du haut" , opposée à la prise en compte des savoirs de chacun a toujours été objet de controverses.
Pour Christiane Faure, la citation donne le contexte: c'est au nom de la "laïcité", au sens de "neutralité" que les enseignants ne s'autorisaient pas à déoncer les lois de Vichy.

Écrit par : Valdo Lydeker | 31/10/2007

Belles lettres, culture...

"Le prix Goncourt pour les Bienveillantes a-t-il aussi récompensé le Tunnel de William H. Gass ?"

"Littell écrit pour ceux qui ne lisent pas vraiment, Gass écrit pour ceux qui ont tout lu."

"Qui aura lu l’un et l’autre s’apercevra que les Bienveillantes de Jonathan Littell ont puisé ce qu’elles ont de meilleur dans le Tunnel de William H. Gass."

http://libellules.blog.lemonde.fr/2007/10/28/littell-sorti-du-tunnel/

Écrit par : EA | 31/10/2007

Merci Valdo pour ce billet...
Et que vive l'éduc pop et ses valeurs!

Écrit par : skalpa | 31/10/2007

i vous pensez faire mieux, lucide, n'hésitez-pas, proposez un billet et acceptez qu'il soit critiqué dans des termes grossiers et peu argumentés ;)

Ecrit par : Droit de réponse | mercredi, 31 octobre 2007 19:00

non je suis un bourri d'âne

ARRETEZ DE CONFONDRE EDUCATION POPULAIRE ET UNIVERSITE POPULAIRE
C EST DIFFERENT TRES DIFFERENT

beaubourg n est pas connu de tous et le nez de joburg non plus!

C EST UNE MASCARADE INTELLECTUELLE

meme si valdo est journaliste! rien contre!

Écrit par : lucide | 31/10/2007

@ lucide: l'université populaire émane de l'éducation populaire...

Écrit par : skalpa | 31/10/2007

Ecrit par : lucide | mercredi, 31 octobre 2007 19:30

Je ne vois aucun interet à la critique (surtout en termes grossiers) si elel ne s'accompagne pas ne serait ce que d'un embryon de proposition. La je ne vois rien.

A te lire tu viens juste dire que le billet "est de la merde" (je te cite). Sans apporter quoi que ce soit au débat.

Eh bien moi aussi je vais te dire quelque chose lucide : Tu es un pauvre con.

Ca non plus ca n'apporte rien au débat. Je fais juste comme toi.

Capito ?

Écrit par : Serval | 31/10/2007

oui et alors
tu aimes les limites

Écrit par : lucide | 31/10/2007

Merci Valdo pour votre billet.

Même si au départ il ne me "parlait" pas il m'a permis de comprendre certains concepts.
Vous avez fait "éducation populaire" à mon égard ;-)

J'avais d'emblée associé éducation populaire et Léo Lagrange. Finalement ce n'était pas si faux...(cf wikipédia).

Écrit par : Gaëlle | 31/10/2007

Ecrit par : lucide | mercredi, 31 octobre 2007 20:01

les limites oui

pas les limités.

Écrit par : Serval | 31/10/2007

Laise tomber Serval, soit lucide est d'une mauvaise foi crasse, soit il (elle?) n'a pas lu le billet. Qui cite les cercles ouvriers, ATTAC, le DAL, act up: il ne s'agit en rien d'""universités populaires" au sens d'éducation du peuple par "ceux qui savent", mais bien d'échanges d'expériences et de savoirs qui ne se limitent pas au domaine culturel et artistique.

Écrit par : Valdo Lydeker | 31/10/2007

Ca non plus ca n'apporte rien au débat. Je fais juste comme toi.

Capito ?

Ecrit par : Serval | mercredi, 31 octobre 2007 20:01

Tout à fait d'accord avec toi...
Mais bon, "Tout être humain peut se développer
et même se transformer au cours de sa vie.
II en a le désir et les possibilités."
(une des valeurs de l'éduc pop)
enfin pour certains ça sera plus dur....;-)

Sinon pour aller sur l'éducation populaire:
(entre autres)
http://www.cemea.asso.fr/spip.php?article2780

Écrit par : skalpa | 31/10/2007

J'avais d'emblée associé éducation populaire et Léo Lagrange. Finalement ce n'était pas si faux...(cf wikipédia).


Ecrit par : Gaëlle | mercredi, 31 octobre 2007 20:03

Merci Gaëlle
Léo Lagrange a été une cheville ouvrière importante de l'Education populaire sous le Front du même nom en estimant que les congés payés acquis pouvaient aussi être l'ocassion d'ouvrir de nouveaux horizons. D'où les auberges de jeunesse, les ouvements de jeunesse.. Mais du coup , et un peu faussement, ça a laissé une image un peu trop centrée "occupation des loisirs" (d'autant plus que depuis quelques années,ça ronronne franchement du côté de ces fédératins,à quelques rares exceptions près);

@ Skalpa: je citais les CEMEA dans la première mouture,mais elle était vraiment illisible sur un blog...

Écrit par : Valdo Lydeker | 31/10/2007

Cote de confiance: Sarkozy perd 4 points, Fillon 8
31/10/2007 17:36 (Marianne2)

La cote de confiance de Nicolas Sarkozy baisse de quatre points par rapport à octobre à 53%, et celle de François Fillon chute de huit points à 44%, selon le baromètre TNS-Sofres pour le Figaro Magazine à paraître samedi 3 novembre, rendu public mercredi.

Le président de la République voit la confiance placée en lui pour "résoudre les problèmes qui se posent à la France" passer de 57% à 53% un mois. Sur deux mois, M. Sarkozy a vu sa cote de confiance baisser de 11 points (64% en septembre), selon ce baromètre.
Le taux de ceux qui ne lui font pas confiance augmente de 2 points à 42%, soit dix points de plus qu'il y a deux mois. 5% ne se prononcent pas (+2).
Le Premier ministre, qui bénéficiait d'une cote de confiance de 52% le mois dernier, décroche de huit points à 44%. Surtout, les Français qui ne lui font pas confiance sont désormais majoritaires: 47% contre 42% en octobre. 9% ne se prononcent pas (+3).
Cette baisse de la confiance des Français intervient sur fond de pessimisme accru de l'opinion sur la situation politique et sociale.
La lutte contre le chômage reste la tâche jugée prioritaire (34%, -2) mais la lutte contre la hausse des prix (28%, +4) gagne du terrain.
Sur ces dossiers, les personnes interrogées ne croient pas en l'efficacité du gouvernement: 85% (+5) pensent qu'il n'est pas efficace contre la hausse des prix et 73% (+4) qu'il ne l'est pas contre le chômage (+6).
Seules 18% (-3) d'entres elles pensent que les choses vont en s'améliorant, 62% (+4) estimant qu'elles ont tendance à aller plus mal.
Elles sont 74% (+7) à prédire "beaucoup de conflits sociaux". 46% (+5) considèrent que le rôle de la France s'affaiblit contre 31% (-7) qui jugent qu'il se renforce.
Parmi les personalités politiques, toutes en recul à droite comme à gauche, Bernard Kouchner reste en tête de celles auxquelles les Français veulent voir jouer un rôle important à l'avenir, mais il régresse de 5 points à 54%.
Le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo le suit à 50% (-2), devant Dominique Strauss-Kahn (48%, -1), François Bayrou (47%, -5) et Rachida Dati (46%, -5). François Fillon chute de 11 points à 41%.

Sondage réalisé les 24 et 25 octobre en face à face à leur domicile auprès d'un échantillon de 1.000 personnes représentatif de la population de 18 ans et plus (méthode des quotas). Notice détaillée disponible à la Commission nationale de sondages.

Écrit par : Flash express | 31/10/2007

Quand je lis populaire j'ai tous les poils qui se dresent.


Ecrit par : collectif odm | mercredi, 31 octobre 2007 15:02

Eh bien c'est un peu dommage ODM, parce qu'ily a pas mal de croyants (et pas seulement protestants), qui ont été partie prenante de ce mouvement. Ducôté de la JOC (Jeunesse ouvrière chrétienne) et de la JAC (Jeunes agriculteurs) , en Bretagne notamment). Vous l'ignoriez?

Écrit par : Valdo Lydeker | 31/10/2007

Ecrit par : Valdo Lydeker | mercredi, 31 octobre 2007 20:47


;-)

Justement, je me renseignais sur la JOC (dont ma maman est nostalgique) et je viens de tomber sur ça (enfin de lien en lien, il va de soi):

http://www.jfdconseil.net/evangiles/

Écrit par : Gaëlle | 31/10/2007

En matière d’éducation et de culture, la JAC a eu une importance qu’on peut qualifier d’historique. Ce mouvement issu du christianisme social, progressiste si vous voulez, a produit une élite rurale, élite non au sens « aristocratie », mais comme nombre important d’hommes et de femmes actifs dans l’évolution d’un milieu rongé de traditions voire d’obscurantisme. Mon père nous parlait avec émotion de ce vicaire des années 30, maigre comme un coucou, tubard (il en est mort), venu de la ville, qui les aidait avec des cours du soir car pas question de laisser le boulot à la ferme.

Bon, cette élite a donné aussi bien des Michel Debatisse, qui finit ministre de Giscard (je crois ?) que des Bernard Lambert, fondateur des Paysans travailleurs et mort à la tâche à cause d’un cœur trop grand. Mais c’est la vie des hommes.

En matière de culture, on lui doit dans les années 50 un truc génial : les Coupes de la Joie (sorte de compétition de music-hall où il fallait gagner au départemental, au régional puis au national). Là aussi, on renouvelait les ringardes séances de patronage pour faire créer aux jeunes paysans du spectacle de qualité. Dans ma région, une commune gagna avec une interprétation de Francis Blanche-Les Frères Jacques : Général à vendre. L’esprit est resté dans leurs « séances de variétés » qui avaient 25 ans d’avance sur ce qui se faisait aux alentours (de la lumière noire, des hommes du pays en tutu dans les années 60 !), maintenant leurs enfants et petits-enfants animent aujourd’hui une assoc’ originale : New Rancard (googlez ce nom).

Écrit par : DD | 31/10/2007

Ecrit par : DD | mercredi, 31 octobre 2007 21:26


Bonsoir,

Plutôt qu'on googolise, vous voudriez pas mettre un lien ?

Écrit par : Gaëlle | 31/10/2007

Justement, je me renseignais sur la JOC (dont ma maman est nostalgique)

Ecrit par : Gaëlle | mercredi, 31 octobre 2007 20:55

Ce qu'il y a aussi de fort, d'important et d'amusant dans cete histoire, c'est que l'educ'pop', on y a quasiment tous eu afffaire, par des stages au CEMEA, les ciné-clubs de l'UFOLEIS, les MJC... Bon, maintenant, qu'est ce qu'on en fait?
(Mon père, c'était les Faucons rouges;-))

Écrit par : Valdo Lydeker | 31/10/2007

Un patron en Italie a voulu comprendre ce que c'était que de vivre avec le SMIC. Il l'a fait durant 30 jours ( enfin 20 jours, au bout de deux semaines, il ne lui restait plus d'argent :-) ). Le mois d'après, ses ouvriers étaient augmenté de 200 euros par mois chacun.

Nicolas Sarkozy ne comprend pas ce que c'est de vivre avec le SMIC. Au bout de 3 mois, il s'augmente de 13000 euros par mois pour jouer au concours de "qui à la plus grosse" avec son fantomatique premier ministre François Fillon"


Deux écoles...

Écrit par : anthony | 31/10/2007

Ecrit par : anthony | mercredi, 31 octobre 2007 21:39

Va faire un tour sur le site de Céleste, elle en a fait un excellent billet.

http://celestissima.20minutes-blogs.fr/en_italie/

Écrit par : agathe | 31/10/2007

Valdo le ciné club du lycée fut une experience horrible pour moi.

J'étais le seul a savoir faire fonctionner le projecteur. Résultat pendant que les autres pelotaient leurs petites copines dansla salle , moi j'essayais de de pallier aux pannes de ce "µ%*^(@=ç!$" de projo (et la je reste poli)

;-))

Écrit par : Serval | 31/10/2007

Cherchez "New" sur cette page d'accueil. Toutes les troupes que vous verrez font peu ou prou partie de cette mouvance.

http://www.legrandt.fr/saisons_spectacles/theatre_amateur/annuaire.html

Autre remarquable action, de taille supérieure car concernant tout un canton, un festival automnal que j'appellerais volontiers l'anti Puy-du-Fou :

grainesdautomne.org

Ces gens n'ont qu'une envie : que leur concept essaime.

Écrit par : DD | 31/10/2007

Ecrit par : DD | mercredi, 31 octobre 2007 22:00

tu as oublié la double pub pour volkswagen ant de mettre ton lien : vw vw

Ah ils sont forts ces allemands ! ;-))

allez je te la met:

www.grainesdautomne.org

Écrit par : Serval | 31/10/2007

Mon deuxième album en travaux. Un premier extrait ici:

http://www.blogg.org/blog-50803-billet-693728.html

Écrit par : Underpay Resistance | 31/10/2007

Ecrit par : Underpay Resistance | mercredi, 31 octobre 2007 22:15

Putain , Andy, ce n'est pas parce que les Sex pistols n'avaient pas étudié le solfège qu'il faut croire qu'il suffit de prendre une gratte pour avoir du talent

;-))

I am an antichrist
I am an anarchist
Dont know what I want but
I know how to get it
I wanna destroy the passer by cos i

I wanna be anarchy !

Écrit par : Serval | 31/10/2007

«Elève Rachida, au piquet !» L’injonction est du Canard Enchaîné, qui publie aujourd’hui l’extrait du curriculum vitae qui figure au dossier administratif de Rachida Dati. Un CV qui indique, pour l’année 1993, «M.B.A. du groupe H.E.C.» avec la mention «ancienne élève de l’Institut supérieur des affaires». En réalité, comme L’Express l’a révélé, la Garde Sceaux n’a jamais obtenu le diplôme. Rachida Dati l’a d’ailleurs confirmé, tout en soulignant qu’elle n’a jamais prétendu l’avoir…
Le «Canard» écrit que «le document (…) a provoqué un véritable branle-bas de combat (…) au ministère de la Justice», provoquant le coup de fil du porte-parole du ministère. Il a expliqué au journal que «la formule “ancien élève de l’Institut supérieur des affaires” signifiait clairement qu’elle n’avait pas obtenu le diplôme final». Le Canard Enchaîné se demande alors pourquoi mentionner «M.B.A du groupe H.E.C.», soulignant «l’ambiguïté» cultivée par la ministre.

Une ministre qui s’est elle-même fendue d’un coup de fil au «Canard» pour lui reprocher de s’intéresser à son parcours en raison de ses origines. Et le journal de répondre «refrain connu. Seule solution, ne parler de la ministre qu’en termes élogieux et pratiquer la discrimination ministérielle positive.»

La question de ce «faux diplôme» n’est pas anodine. Il aurait facilité l’entrée en 1996 de Rachida Dati à l’Ecole nationale de la magistrature, qu’elle a intégrée par la voie parallèle ouverte aux personnes ayant déjà connu une expérience professionnelle.

Rachida Dati, qui nie les accusations, compte bien donner sa vérité dans le livre Je vous fais juge, qu’elle doit publier prochainement. «Je corrige quelques rumeurs ou des choses qui sont fausses. Je corrige des incorrections. Quand on parle de faux diplômes, il faut une matérialité», s’est elle défendue mardi sur Europe 1. C’était avant la publication de son CV.

Libération.

Pan sur le bec.

.../...

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Sinon, rien de rien nulle part sur les rapports entre rémunération et responsabilité. Mais un discours bien convenu en écran large. "Ptain avec la responsabilité qui est la sienne/leur !". "Leur" : ceux là aussi s'incluant, s'entend, dans, autant que véhiculant, ce discours. Y gagne combien Joffrin ?

"Dans les poulaillers d'acajou, les belles basse cours à bijoux...".

Pourtant y aurait à creuser et au fond pas beaucoup. Etre payé cher rend t'il plus responsable ? Une entrée possible. Une autre : un irresponsable deviens t'il plus responsable d'être payé plus ? Et si c'est le cas, s'il pondère un peu plus, ceci bénéficie t'il à la charge qui est la sienne ? Autrement dit : ses décisions iront elles dans le sens d'une plus gande acuité d'esprit eu égard à sa qualité de décisionnaire et de representant ou plutôt viseront, l'inciteront, t'il/elle, à maintenir son poste et sa fonction (cf: conserver son job) eu égard aux émoluments qui sont les siens quand bien même la démagogie devrait-elle en être l' instrument ?

T'as vu comme je suis payé ! T'imagines comme je suis responsable !

Eh oui, j'ai un gros salaire mais c'est en rapport à ma capacité de responsabilité. (Voir toutes les affaires véreuses de par le monde et combien touchaient leurs agitateurs).

Enfin : responsable, c'est quoi ? Personne pour inventer un responsa(dé)bilimètre ? Un capacitoresponsabilimètre; longue portée bien entendu. Et piles alkalines.

"Le lapin Duracell".

Enfin de enfin : un dit responsable qui prends la responsabilité de se rendre plus responsable, symboliquement du moins, en, et parce que, s'attribuant une petite augmentation...Comment dire ? Ben c'est là que je coince. Parce qu'il y a un paquet de rhétorique là dedans et q' c'est l'heure du diner.

Outre que je sais pas si je suis bien responsable d'écrire tout ceci.

Écrit par : patrice | 31/10/2007

Sorry Serval, je ne mets jamais les ouaouaoua car chez moi, mon ordi s'en passe. Il faut dire que lui ne marche pas à l'huile lourde ;-)

Pour Rachida Dati, tout débat est difficile : on ne peut rien critiquer sinon on est misogyne et raciste.

Je vais donc éviter les injures sexistes : en matière de justice, c'est le pitt-bull de son maître.

Écrit par : DD | 31/10/2007

Joli rebond de Céleste en effet sur l'émancipation. Je remets le lien parce que celui plus haut ne fonctionne pas (clic signature)

Écrit par : valdo lydeker | 31/10/2007

Pour Rachida Dati, tout débat est difficile : on ne peut rien critiquer sinon on est misogyne et raciste.



ou clairvoyant

Écrit par : anthony | 31/10/2007

Je voudrais revenir sur le projet de l'éducation populaire dont les formes ont/sont multiples. Elle a été sans doute traversée de contradictions, tensions, qu'il serait intéressant de connaître: n'y a-t-il pas là des éléments de compréhension de la perte de vitesse de l'éducation populaire ?

On peut aussi se demander si ce n'est pas le projet d'émancipation qui la justifiait qui s'est amoindri, l'emportant dans sa chute.

L'émancipation est affranchissement mais de quoi voulait-on donc que le peuple s'affranchisse ?

Il me semble qu'on retrouve la tradition des Lumières autant que les projets politiques révolutionnaires.

Il s'agissait de s'affranchir de l'obscurité des attachements corporatistes, communautaires, religieux, pour accéder aux Lumières de l'esprit et de la raison; se libérer des liens de l'aliénation sociale pour devenir un citoyen libre et éclairé. Le tout par le savoir, la culture sous ses diverses facettes, non pas en simple consommateurs mais en pratiquants.

Pari était fait que c'est le propre de l'Homme que de pouvoir ainsi s'extraire des liens qui l'enchaînent pour conquérir une nouvelle liberté.

C'est ce pari et sa puissance de remise en cause de l'ordre établi, qui semble oublié. Ceux-là même qui l'ont un temps porté n'ont su/pu résister à la vague qui a remis chacun dans sa case, dans sa "zone" : intellectuels, ouvriers, employés, paysans, consommateurs segmentés en parts de marché.

La défaite du projet collectif a sonné le glas de l'éducation populaire.

Dans un monde où seuls les individus ou les moutons sont valorisés, où les lendemains ont cessé de chanter, il ne reste que peu de place au projet d'émancipation qui associait étroitement progrès individuel et collectif. Cela ne veut pas dire que rien n'est possible, mais qu'il y a à reconstruire et que cela ne passe pas par une délégation de toutes les refondations qu'on veut à quelques "élus", "responsables", et autres "porte parole" ou "professionnels".

Ceci dit, je me trompe peut-être complètemet et suis prête à le reconnaître si on me le prouve.

Écrit par : juliette dze | 31/10/2007

Désolé, j'ai pas pu m'empêcher. Le journaliste non plus je suppose :))

"Quand elle ne veutent pas trop taper sur les nerfs des autorités ou y aller doucement avec le champ de pénétration érotique des territoires occupés, les prods lancent des séries touristiques avec des pays arabes qui ne posent aucun problème diplomatique : ainsi le carton récent de la série tel-avivienne "Tunisian Sandwich". "

http://www.liberation.fr/culture/cinema/288410.FR.php

Écrit par : patrice | 31/10/2007

Trés bonne synthèse Juliette! L'Education populaire ne se conçoit pas sans horizon, voire sans utopie politique... Sinon, c'est juste un palliatif "occupationnel".

Écrit par : valdo lydeker | 31/10/2007

Pour Rachida Dati, tout débat est difficile : on ne peut rien critiquer sinon on est misogyne et raciste.
ou clairvoyant

Ecrit par : anthony | mercredi, 31 octobre 2007 22:45

Oui en même temps, ce qui est malsain dans cette histoire, c'est qu'on soit allé vérifier.
Je pense que si on devait cruter le CV de personnes haut placées, issu de la société civile, on ne manquerait pas de tomber sur quelques approximations laissant la place a l'interpretation.

clairvoyant ne me semble pas etre la terme approprié en ce qui concerne le CV de Dati.

Écrit par : gasper | 31/10/2007

Ecrit par : DD | mercredi, 31 octobre 2007 22:37

Tu n'es pas le seul au monde !!

moi aussi mon navigateur fonctionne sanss begayer w ;-))

Sauf que si tu veux que ton adresse apparaisse n lien sur cette plateforme il fait quand même les mettre.

Excuse moi de t'avoir donné un coup de main

Écrit par : Serval | 31/10/2007

Bernard Laporte n'aura pas gagné la coupe du monde de rugby

Vexé, il tente un grand chelem judiciaire qui, lui, est en bonne voie de réussite

Cette fois, c'est tentative d'extorsion de capital

http://fr.biz.yahoo.com/31102007/290/plainte-pour-tentative-d-extorsion-contre-bernard-laporte.html


Meme si cette affaire parait quelque peu saugrenue, encourageons-le dans ses efforts

Écrit par : anthony | 31/10/2007

Juliette, allez sur le lien vers Graines d'Automne.

Tiens, je viens de découvrir une signification à cette appellation (et je leur demanderai s'ils l'y avaient mise) :

On est en automne. En une saison qui est comme la métaphore de l'échec, de la perte, de la fin d'un âge d'or. Un peu comme nous qui n'en finissons pas de regretter les trente glorieuses et les années d'enthousiasme collectif qui ont suivi Mai 68 (Bernard Lambert, justement, au Larzac).

Eh bien, on sème quand même nos graines.

Ce festival, j'ai réussi (grâce à eux, bien sûr) à y faire jouer une trentaine d'acteurs-enfants. C'était leur bâton de maréchal après deux ans de travail. Pour plusieurs, ce fut la première réussite de leur vie placée sous le signe de l'échec scolaire, comme T..., ou de la solitude comme V...

Là, je repars sur une autre projet dans une autre école, mais avec, de la part de la directrice qui m'a reçu, une ambition plus grande : c'est une classe entière qu'elle veut créer à terme, une 6° Théâtre ouverte de préférence aux enfants que le système scolaire n'a pas su aider jusque là.

Écrit par : DD | 31/10/2007

"clairvoyant ne me semble pas etre la terme approprié en ce qui concerne le CV de Dati."

Ecrit par : gasper | mercredi, 31 octobre 2007 23:00

Je ne parlais pas du CV, Gasper, mais de l'ensemble de son action jusqu'à présent

Meme si son CV était trafiqué, cela ne serait qu'un de plus

Les CV "arrangés" sont monnaie courante, cela ne m'émeut pas plus que cela.

Écrit par : anthony | 31/10/2007

Je pense que si on devait cruter le CV de personnes haut placées, issu de la société civile, on ne manquerait pas de tomber sur quelques approximations laissant la place a l'interpretation.

Ecrit par : gasper | mercredi, 31 octobre 2007 23:00

Ben oui euh.

Libération; commentaires :

Plissken Encore un mythe qui saute
On nous avait deja fait le coup du "brillant" petit Nicolas avant qu'un de ses anciens profs nous revele qu'il avait eu son bac ric-rac a l'oral (un bac B en plus). Maintenant c'est DATI qui rembourre un peu son CV Encore un peu et on en viendra a regretter Alain Juppe. Cassant, mechant, meprisant... mais ses diplomes lui il ne les avait pas eus dans un baril de lessive. Mercredi 31 Octobre 2007 - 21:05


titoune Sarko et sciences po : même combat
Bah Sarko avait bien mis sur son CV qu'il avait fait Sciences Po, avant que son CV soit rectifié (quelques curieux étant malheureusement allés vérifier). La 2éme version du CV était plus explicite sur le fait qu'il est sorti de sciences po sans diplôme. Ah autre chose : c'est apparemment contagieux, car plusieurs autres membres du gouvernement font figurer cette école sur leur CV sans avoir obtenu le diplôme (Christine Lagarde) ou pire sans avoir jamais mis les pieds à Sciences Po (Brice Hortefeux). En réponse à l'internaute "Inquiet" qui dit que Rachida Dati n'a rien volé à personne : justement si on triche à un concour, on "vole" la place d'un autre candidat puisque à un concours par définition il n'y a qu'un certain nombre de places. Mercredi 31 Octobre 2007 - 20:49

.../...

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Mais rien , personne pour le thème responsabilité/rémunération ?

Écrit par : patrice | 31/10/2007

serzal, panipwoblem, ça aurait marché si j'avais fait un copié-collé au lieu de taper le nom. Ça m'apprendra à être trop bosseur.

PS Dans ce projet de classe-théâtre, il y aura bien sûr une partie écriture.

Écrit par : DD | 31/10/2007

eh ouais serval
j ai été permanent salarié francas cemea et fol
tu restes et
tu es insultant et content

plus envie de développer

Écrit par : lucide | 31/10/2007

Ecrit par : gasper | mercredi, 31 octobre 2007 23:00

Je pense pareil que toi, gasper...

Que ceux qui n'ont jamais réalisé un CV bidonné lèvent la main...

Et puis, je trouve quand même que c'est vraiment chercher la petite bête... Qu'on fouille donc le CV de Sarko ou Fillon. Je suis bien certain qu'on peut trouver des failles.

C'est ce qui m'exaspère en France : cette folie des diplômes, surtout dans l'administration, favorise l'immobilisme social et les rentes de situation à vie...
Enfin, ce que j'en dis...

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | 31/10/2007

et j ai droit décrire ce que je pense légitime
filez moi votre profil facebook et on verra alors
les insultes legitimes

Écrit par : lucide | 31/10/2007

sorry gfdé fote

Écrit par : lucide | 31/10/2007

En réponse à l'internaute "Inquiet" qui dit que Rachida Dati n'a rien volé à personne : justement si on triche à un concour, on "vole" la place d'un autre candidat puisque à un concours par définition il n'y a qu'un certain nombre de places. Mercredi 31 Octobre 2007 - 20:49

Ecrit par : patrice | mercredi, 31 octobre 2007 23:10

oui mais là, pour le coup, ils n'ont pris la place de personne, puis qu'au concourt, ils n'ont pas été reçus.

Écrit par : gasper | 31/10/2007

plus envie de développer

Ecrit par : lucide | mercredi, 31 octobre 2007 23:15

ben enveloppe alors, colle un timbre et envoie toi loin. très loin.

désolé lucide, mais que tu ne soit pas d'accord avec le bilelt, c'est ton droit le plus absolu.
Maintenant si tu viens dire que c'est "de la merde", au lieu d'agresser inutilement exprime toi et explique ce que tu veux dire. sinon c'est stérile.

Écrit par : Serval | 31/10/2007

Ecrit par : DD | mercredi, 31 octobre 2007 23:08

Je suis allée voir. Très sympatique. Cependant le passage ci-dessous de la présentation du projet sur la page d'accueil me fait tiquer par son unilatéralisme :

"Par les liens qu’elles permettent de tisser, ces graines vont donner l’occasion aux habitants de notre territoire de s’enraciner plus encore dans une terre accueillante et fertile."

Je pense que le projet émancipateur passe aussi par le fait de se désenraciner, s'émanciper des ses appartenances dans ce qu'elles ont de limitatif pour accéder à quelque chose de plus grand que soi et que ses attaches premières, de plus universel.

Nous vivons dans une période où au contraire, on nous fait croire qu'il faut un retour aux "racines" qui renvoient souvent au "bon temps d'avant".

Outre la posture passéiste que cela entraîne souvent (sans parler de l'aspect purement mercantile puisque c'est devenu un argument de vente que d'indiquer qu'un produit est conforme à la "tradition"), je pense pour ma part que le mouvement d'émancipation implique de sortir du connu, de l'acquis, du déjà tracé.

Et qu'il ne peut exister sans prendre forme politique (non pas politicienne).

Écrit par : juliette dze | 31/10/2007

oui mais là, pour le coup, ils n'ont pris la place de personne, puis qu'au concourt, ils n'ont pas été reçus.

Ecrit par : gasper | mercredi, 31 octobre 2007 23:24

Ah bah oui, mais alors...Ben non. Ah non. Je cite les propos entiers ou je cite rien. Mais le sujet, c'était :
"
Je pense que si on devait cruter le CV de personnes haut placées, issu de la société... "gasper.

Alors, je documente le sujet mais je 'coupe' pas l'auteur. Même si le reste...

Écrit par : patrice | 31/10/2007

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mercredi, 31 octobre 2007 23:16

Et cuicui fit l'oiseau.

Bon plus sérieux : l'éducation populaire courant 2005-2006.

"Sarkozy a imposé la culture du saute dessus"

http://contrejournal.blogs.liberation.fr/mon_weblog/2007/10/david-dufresne-.html

"Maintien de l'ordre, l'enquète"

http://www.davduf.net/spip.php?article328

.../...

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...non, j'abandonne.

Écrit par : patrice | 31/10/2007

"Sarkozy a imposé la culture du saute dessus"

Ecrit par : patrice | mercredi, 31 octobre 2007 23:30

en tout cas avec Cecilia , il n'a pas pu imposer la culture du saute mouton....

;-))

Écrit par : Serval | 31/10/2007

Bref ce nonisme transversal Français avec ses greves corporatistes récurrentes c'est UN DENI DE DEMOCRATIE PERMANENT (genre 3ème République) et qui OBLIGE Nicolas Sarkozy à modifier la constitution pour imposer l'idée d'une hyper-Présidence dont l'objet sera de pouvoir mener une gouvernance quinquennale digne de ce nom et au titre d'un scrutin démocratique majoritaire que tout citoyen devra apprendre à respecter un jour !!

La démocratie bidon et caractérielle d'un peuple de tarés je ne la cautionne pas !!!!

Allez hop !!

Fallait voter Royal !! Nique leurs mères les grèvistes TOUS UMPISTES en réalité VOIRE Lepénistes !!!

Ca suffit d'utiliser FRAUDULEUSEMENT les banderolles gauchisantes pour ensuite faire payer à la gauche dans les urnes le grèvisme aigu !!!

Lorsque le syndicalisme n'aura plus AUCUNE référence identitaire politique j'en accepterais ALORS le seul contenu revendicatif CITOYEN (sans étiquette bouc émissaire) !!

BASTA LA COMEDIE FRANCO FRANCAISE !!!

Ecrit par : Malbrouck | 01.11.2007

TOUS DES ESCROCS ET DES BANDITS !!!
UN PEUPLE DE SCHIZOPHRENES AMNESIQUES VOILA CE QU EST LA FRANCE !!!!

Ecrit par : Malbrouck | 01.11.2007

RIEN QUE DES RASES LES MURS TRES POLTRONS ET FOURBES DE LEUR ETAT !!

Je comprends 1000 fois Sarkozy (bien trop doux à mon gout d'ailleurs !!!)

Il leur faut une THATCHER croyez mon expérience !!!!!!

Non que dis je ! 3 Thatcher n'y suffiraient point !!!!!!

Ecrit par : Malbrouck | 01.11.2007

Écrit par : ah ah! | 01/11/2007

Moscovici lie le salaire de Sarkozy à son divorce
Pierre Moscovici (PS) devant la Mutualité le 27 octobre 2007
© France 3

Le député du Doubs a estimé que cette décision était "une erreur énorme" et "inadmissible" pour plusieurs raisons.

"La première, c'est qu'au moment où les Français ont des problèmes de pouvoir d'achat massifs et se plaignent de la vie chère, le premier des Français trouve normal de multiplier par plus de deux son propre pouvoir d'achat".

Une autre raison, selon lui, est d'ordre "privé", car "peut-être qu'un divorce ça coûte cher", a-t-il dit, en allusion à l'annonce récente du divorce du chef de l'Etat et de Cécilia Sarkozy.

Selon l'ancien ministre, "on peut augmenter le salaire du président de la République à condition qu'il se mette à vivre comme ses homologues et chefs d'Etats étrangers, c'est-à-dire qu'il paie ses vacances, ses voyages privés et ses pensions alimentaires" et qu'il y ait "un contrôle" sur ses comptes.

Les députés ont adopté mardi un amendement gouvernemental qui augmente le salaire du président de la République pour l'aligner sur le traitement du Premier ministre. Le salaire présidentiel passera ainsi d'environ 6.000 euros bruts par mois à près de 19.000 euros bruts.

Écrit par : Roma | 01/11/2007

"La cote de confiance de Nicolas Sarkozy baisse de quatre points par rapport à octobre à 53%, selon TNS-Sofres
Celle de François Fillon chute de huit points à 44%, selon ce baromètre pour le Figaro Magazine."



Ce sondage a été réalisé les 24 et 25 octobre, avant cette augmentation de 140%..
Sa côte risque de descendre encore...
A moins que Opinion truc nous sort ses fameux sondages bidons, comme à l'époque du yacht de Bolloré, où soi-disant les français n'avaient pas été choqués par ce séjour de luxe juste après son élection !

Écrit par : Roma | 01/11/2007

Après le Maroc, l'Algérie et la Libye, l'Égypte projette la construction de quatre réacteurs.
http://www.lefigaro.fr/international/20071031.FIG000000142_l_egypte_se_lance_dans_la_course_au_nucleaire.html

La filière française compte bien profiter de l'engouement arabe
http://www.lefigaro.fr/actubourse/20071031.FIG000000141_la_filiere_francaise_compte_bien_profiter_de_l_engouement_arabe.html




Espérons que ces pays ne tomberont pas aux mains des islamistes un jour..

A part ça, vive le Grenelle de l'environnement !
Il est vrai que Borloo, il y a quelques jours sur canal Plus, affirmait qu'il ne s'occupait pas de cette question..

C'est vrai que le nucléaire n'a rien à voir avec l'écologie !!!!

Écrit par : Roma | 01/11/2007

Bref "la démocratie" en République est la méthode aboutie d'accompagnement humaniste de la stupidité naturelle des etres !!

Rien d'autre ! C'est déjà énorme !!! C'est d'ailleurs une fin en soi en POLITIQUE !!!

Grand salut aux Elites et Généraux qui usent et abusent de cette méthode précise !! Chapeau bas !!

Trop d'anes batés en magasin !!! Offrez leur illusion expressive en grace !!

Ecrit par : Malbrouck | 31.10.2007

Écrit par : à ah ah ! | 01/11/2007

Sur le blog de Barbier.....


31 octobre 2007
Rachida Dati, ses diplômes et la presse...
Mercredi 24 octobre, la Une de L’Express consacrée à Rachida Dati et à sa «face cachée» est disponible. Au cabinet de la garde des Sceaux, on en fait une lecture rapide, un conseiller envoie même un texto rassurant à la ministre et me passe deux coups de fil apaisés: l’enquête est jugée intransigeante, mais honnête. «C’est la vérité», conclut une collaboratrice. Une précision est apportée quant au «diplôme mystère» de Dati: si elle n’a pas eu le MBA HEC-ISA dont elle a suivi le cursus, c’est parce qu’un problème privé, lié à son mariage, l’a empêchée de participer à un ultime séminaire. Elle a cherché à en être dispensée, l’école a refusé, elle racontera l’incident dans son livre à paraître sur sa vie.

Les jours suivants, tout s’emballe: plusieurs sites Internet, notamment celui du Nouvel Obs, évoquent un «diplôme falsifié», que la ministre aurait utilisé. L’Express n’a jamais écrit cela, ne faisant mention que du rapport rédigé, à propos de son dossier de candidature à l’Ecole nationale de la magistrature, par ceux qui l’ont étudié à l’époque: il y est précisé qu’elle a «obtenu» le MBA en question. Madame la ministre, avec un curieux sens des priorités et un sang-froid très limité, remue ciel et terre contre L’Express. Plutôt que de s’en prendre uniquement aux sites Internet qui ont extrapolé sur notre information et repris des rumeurs, elle n’a de cesse d’obtenir un démenti pour une assertion que L’Express n’a pas formulée!

Elle s’inquiète surtout parce qu’elle croit et craint la parution dans L’Express suivant du contenu de son dossier. Elle menace même de diligenter une enquête pour savoir où ont eu lieu les fuites sur ce dossier de candidature. Pourquoi cette peur, puisqu’elle n’a rien à cacher et qu’elle n’a pas usurpé de diplôme? Si les magistrats qui ont évalué son dossier lui ont attribué un peu vite un diplôme, alors qu’elle n’avait que le niveau d’études correspondant, le mal est bénin. Pourquoi ne rend-elle pas public le dossier en question?

Elle préfère faire appeler L’Express par son entourage, et lui demande de relayer des menaces incroyables: «Je vais aller à la télévision dire que c’est un journal raciste!» Allons donc: raciste, le journal d’Albert Camus et de Raymond Aron ?… Plusieurs magistrats sollicités, dont les plus importants de la hiérarchie, interviennent pour expliquer qu’il ne faut pas, qu’il faudrait… Un intellectuel de gauche de ses amis est à son tour activé, mais il ne donne pas suite... Enfin, c’est un avocat fameux, qui ne veut pas être le sien (il n’est pas, loin de là, sarkozyste), mais accepte de se faire intercesseur le temps d’un week-end. Subtil et calme, il tempère cette déferlante. Pendant ce temps, le site du Nouvel Obs publie une mise au point spontanée du magistrat qui assurait le suivi des sélections de candidats à l’ENM quand Rachida Dati postula, et explique quel dysfonctionnement du système de validation a pu entraîner l’annotation litigieuse…

A la fin de ce psychodrame, la ministre ne demande plus rien. Il semble à le lire que le Canard enchaîné ait subi pareil déluge d’interventions dissuasives, plus ridicule qu’effrayant. Le Point reprend, lui, sous la plume de Franz-Olivier Giesbert, l’argument de Dati: si on la critique, c’est qu’on est raciste… La Une du Point reprend les bonnes feuilles du livre de la Garde des Sceaux, qui ne devait paraître chez Grasset que le 13 novembre. Dans l’urgence, elle a trouvé un organe de presse docile et véloce pour porter sa défense. «La voix de son maître» est toujours un slogan valable.

Demeurent plusieurs questions: est-il raisonnable de réagir ainsi quand on occupe un des plus hauts postes de l’Etat? La garde des Sceaux a-t-elle les nerfs pour une telle fonction, elle qui a incontestablement le caractère trempé qu’il faut pour faire de la politologie? Qu’y a-t-il exactement dans son dossier de candidature à l’ENM?Quelle conception exacte a t-elle de l’indépendance de la presse?

Écrit par : Roma | 01/11/2007

Que ceux qui n'ont jamais réalisé un CV bidonné lèvent la main...

Et puis, je trouve quand même que c'est vraiment chercher la petite bête... Qu'on fouille donc le CV de Sarko ou Fillon. Je suis bien certain qu'on peut trouver des failles.

C'est ce qui m'exaspère en France : cette folie des diplômes, surtout dans l'administration, favorise l'immobilisme social et les rentes de situation à vie...
Enfin, ce que j'en dis...

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mercredi, 31 octobre 2007 23:16

ça sent le vécu du Bac moins 4.....

Écrit par : X Mines | 01/11/2007

juliette dze | mercredi, 31 octobre 2007 22:50

Il n'y a bien évidemment pas d'émancipation sans perspective. C'est pour ça qu'en éliminant tous les rejetons des brontosaures du PS ce qui doit se faire, on jettera le bébé avec l'eau du bain. Il nous faut une perspective. C'est à dire dessein(ner) en trois dimensions.

Écrit par : martingrall | 01/11/2007

Education, instruction, émancipation.
Oui Valdo ce sont bien les mots clef, mais il me semble que le billet entretient la confusion qui de longue date obscurcit cette question fondamentale, au coeur du progrès social comme de la construction "démocratique" et du "lien social".
Car ces fonctions , il faut quand même s'en souvenir, furent de mieux en mieux assumées dans la République, au gré des vicissitudes historiques, en gros jusqu'à la fin des "30 glorieuses", y compris "l'éducation populaire" quelque soit l'idée ( malgré tout assez floue) qu'on s'en fasse.
Et la raison en est assez simple, elle tient à mes yeux à trois états de fait qui depuis lors ont beaucoup évolué ( vers un tout autre état de fait) :
d'abord le fait que l'éducation et l'instruction étaient assumées distinctement et dans une chronologie claire par la "société civile" ( famille, milieu) pour l'une, l'institution républicaine ( et parfois religieuse) pour l'autre. Avec l'idée que l'école instruisait des enfants par ailleurs et préalablement préparés , "éduqués", et déterminés/contraints à s'identifier à un système de valeurs commun et très "structurant".
Ensuite le fait que cette "formation" ne concernait qu'une faible partie de la population de classe d'age scolaire au delà du "certificat d'étude". Seul "le minimum" était fournit au plus grand nombre, mais ce minimum était "garanti" et de grande qualité ( souvenez vous de la qualité de l'orthographe de vos grand-mères).
Enfin le fait que le "corpus" à enseigner était bien établi, à peu près incontesté et très clairement décliné par le corps enseignant, selon des modalités sans alternatives.

A la libération la génération des Camus et celles qui ont suivi furent mises dans une situation "optimale" de "déploiement" et "démocratisation" d'un modèle très efficace mais aussi très élitiste : besoins énormes, "table rase" du passé récent et forte pression des forces "populaires" alimentée par leur rôle prépondérant dans l'économie à reconstruire entièrement;
mais aussi et toujours grande clarté du corpus à enseigner, à une génération elle-même "formatée" par les vicissitudes historiques récentes , autrement dit "éduquée" au sens de l'éducation civique, familiale, sociale , sur la base de valeurs fortes et d'un "paradigme" extrèmement structurant : la "guerre froide".
Les années 70-80 ont provoqué l'effondrement de tout ça : démographie, économie, contexte politique, lien social, confiance en l'avenir, etc ...
Fut entamé à ce moment là un processus de bouleversement complet, qui a accompli , aujourd'hui, l' "état de la situation" complètement nouvelle, que nous connaissons.
C'est ce bouleversement qu'il faut maintenant penser et maitriser.
La possibilité/condition de l'émancipation est à ce prix .

Écrit par : urbain | 01/11/2007

L'islam n'est pas la France !

Sarkozy à la Mosquée, Fanny Truchelut au tribunal et la France en perdition. C’est le Bloc-notes d’André Dufour.

« Monsieur le Président,
Je vous fais une lettre
Que vous lirez peut-être…… »

Le flot continu d’immigration massive que la France connaît depuis un peu plus d’un demi siècle a implanté chez nous quelques religions, jusque là exotiques, plus particulièrement le bouddhisme, l’hindouisme, à côté de formes de christianisme issues du protestantisme africain ou caraïbe. Ces religions ne semblant pas avoir de répercussions sur la politique et ne revendiquant aucun statut particulier ne posent aucun problème. Qui a donc entendu parler d’un racisme «hindouismophobe», «bouddhismophobe» ou «évangélophobe» ? En l’absence de tels ressentiments de la part de la population d’accueil, ces néologismes, qui enlaidissent notre langue, n’ont pas lieu d’être inventés. Et pour cause, la France, quoi que nos détracteurs de la LDH, du MRAP et autres agents du gavage islamique de notre pays le prétendent, n’est pas raciste. Quand racisme il y a, toujours impuni, il n’est pas le fait des Français «de souche», dès lors toujours couvert par le MRAP, la LDH et tous leurs Tubiana de service qui font de l’anti-racisme très sélectif leur fonds de commerce. Dans la majorité des cas, le racisme se manifeste dans les milieux «indigènes de la République». L’islam mis à part, aucun des groupes religieux qui se sont développés en France n’est impliqué dans les guérillas urbaines récurrentes, dans les incendies de voitures et autobus, dans les agressions contre les pompiers, policiers ou enseignants qui rendent la vie infernale aux habitants de nos «banlieues» et quartiers «difficiles», aucune des revendication de signes ostensibles d’appartenance religieuse ne sont imputables à ceux qui se réclament de ces religions. On n’entendra donc pas notre président de la République s’ériger en défenseur de leurs droits particuliers ni promettre de les aider à «accéder à cette juste place que ces religions revendiquent». Et pour cause, elles ne se sont pas installées en France pour «revendiquer» ou «exiger» mais pour se conformer et s’adapter à nos codes, règles, valeurs et coutumes, et non pour nous imposer leur culture, us et coutumes, non pour subordonner nos règles générales à leurs règles particulières.

Alors, que Monsieur le Président me le permette ou pas, à l’instar d’un nombre croissant de nos compatriotes, j’exprime mon désaccord sur sa politique de discrimination «positive» en faveur de l’islam, alors que seule une minorité d’agitateurs, ne tirant leur «représentativité» qu’en fonction du nombre de mètres carrés de mosquées qu’ils mettent dans la balance, prétendent représenter, s’exprimer et agir au nom de tous ceux qui pratiquent plus ou moins, voire pas du tout cette religion ? Ces derniers sont probablement plus nombreux que l’on essaie de nous faire croire. Or ce sont eux qui sont sacrifiés par cette politique.

Mais là n’est pas le fond du problème. Le problème, c’est la Loi de 1905 stipulant que la République ne reconnaît et ne subventionne aucun culte. Aucun des cultes implantés chez nous ne peut donc «être la France». La République ne reconnaît et ne connaît en conséquence que des hommes et des femmes égaux en droit, citoyens ou résidents légaux étrangers venus non pas en tant qu’éléments impersonnels d’une communauté religieuse mais en tant qu’individus. En cette qualité, ils bénéficient et doivent bénéficier de toutes les libertés, y compris celle d’adhérer individuellement ou de ne pas adhérer à une association, parti politique, religion, club de pétanque, de nudiste ou autres, pour peu que ces associations agissent dans le respect de l’environnement, des lois, des valeurs, des codes et des coutumes qui ont cours dans le pays d’accueil. Mais l’État n’est aucunement concerné ou impliqué par ces options individuelles. Alors autant il est du devoir du gouvernement de protéger les droits des individus français ou résidents étrangers, autant notre président outrepasse son rôle (qu’il usurpe au ministre de l’intérieur qui est aussi celui des cultes), et se place même dans l’illégalité républicaine lorsqu’il s’engage à soutenir les revendications de telle ou telle religion, plus singulièrement l’islam, ce qui implique des subventions plus ou moins déguisées sur fonds publics, quelques concessions discrètes et des dérogations «positivement discriminatoires».

Cette religion a beau «avancer en France» comme Nicolas Sarkozy l’a affirmé avec délectation lors de sa «rupture du jeûne» à la mosquée de Paris, l’islam n’est pas la France. Il ne peut pas l’être, ne serait-ce que du simple fait qu’il s’inscrit non pas dans la nation française mais s’enracine dans une autre nation sans frontières qui transcende et prime sur la nation française : la oumma.

La géographie de l’islam se réduit en effet au dogme qui partage le monde entre le «domaine de l’islam» où la loi de cette religion s’impose sans partage voire, comme c’est le cas de l’Arabie, en interdisant et réprimant durement l’exercice même discret de toute autre religion (bonjour la mythique tolérance à laquelle nos «cireurs de pompes» de l’islam s’efforcent de nous faire croire !), et le «domaine de la guerre», c'est-à-dire le reste du monde, ce qui inclut la France. Là, l’islam se donne le droit et le devoir de conquête dès que le rapport de forces lui est favorable. D’ici là et fidèle à son image retouchée de «religion de paix, d’amour et de tolérance», l’islam nous offre une solution non pas de compromis permanent mais d’attente : soit nous acceptons de devenir un «territoire de pacte», autrement dit placé sous l’autorité et la «protection» des Musulmans, mais dont les biens sont temporairement laissés à leurs anciens propriétaires (merci Monsieur Mahomet !) contre paiement d’un impôt ad hoc bien entendu (les calomniateurs islamophobes désignent cela par le terme racket ), soit nous acceptons le statut de «territoire de trêve», c'est-à-dire un territoire pas encore conquis par les musulmans mais dont les habitants, vous et moi inclus, achètent une paix temporaire contre paiement d’un tribut *. On a comme l’impression que nous sommes déjà engagés dans ce processus.

Certes, nous ne pouvons qu’approuver notre Président lorsqu’il dénonce ceux «qui veulent la violence au nom de l’islam, la détestation de l’autre au nom de l’islam» mais alors, comme c’est le cas de Mein Kampf, il ne lui resterait plus qu’à interdire le coran, tant il fourmille d’appels à la haine, à la violence et aux meurtres ou à le faire réécrire dans une version plus «fréquentable». Monsieur le Président devrait se plonger dans la lecture attentive de ce bouquin pour constater, s’il parvient à en dégager la chronologie, que les propos d’abord lénifiants qu’il contient et qui datent d’avant l’hégire, tournent ensuite rapidement en invectives contre les Chrétiens, les Juifs et autres «insoumis», à l’incitation à la haine et au meurtre ou «au mieux» à la soumission des non croyants. De sorte que la lecture qu’en font les islamistes violents est au moins aussi conforme à l’islam, sinon plus, que celle des islamophiles qui y cherchent à tout prix, et finissent, à force de distorsions et de coupures, par y trouver des propos rassurants. Peut-on imaginer que les «intégristes» ou les «fondamentalistes», c'est-à-dire ceux qui restent fidèles au coran réputé intangible et parfait, soient des mauvais musulmans à l’opposé de ceux auxquels notre président accole un brevet de bons musulmans ? C’est une vue de l’esprit. C’est pourquoi nous ne partageons pas son euphorie lorsqu’il nous révèle, mais on s’en est déjà rendu compte pour bien moins cher que le taux horaire d’un président de la République, que l’islam progresse en France. Mais alors, qu’il nous cite donc un seul pays «pluriculturel» au monde où musulmans et non musulmans cohabitent sans heurts, sans violences, sans effusions de sang. La France a-t-elle vraiment besoin de courir ce risque alors que les faits sont plus têtus que les «vérités» assénées par le bagout présidentiel ? Alors permettre à l’islam «d’accéder à la juste place qu’il revendique» ? Il faudrait d’abord savoir si l’islam connaît une limite à ses revendications. N’oublions pas qu’après avoir établi son pouvoir sur la plus grande partie de l’espace arabique qu’il revendiquait, il a fallu moins d’un siècle après la mort de Mahomet pour que ses cavaliers fassent brouter leurs chevaux sur les berges de la Loire. Or, il est un devoir religieux de rétablir la souveraineté musulmane là où, à un moment donné de l’Histoire, l’islam exerçait sa souveraineté politique ou plus pacifiquement, édifiait ses mosquées. Tout cela appartient-il au passé ? Oui, si nous prêtons notre conception d’Occidentaux à l’islam. Or, la façon dont le coran est rédigé le confirme, l’islam ignore la chronologie. Le contenu du Coran et les propos prêtés au prophète des Arabes est la Vérité et la Loi permanente et ne seront donc jamais «caduques», mot que le fourbe Roland Dumas avait naguère soufflé dans la trompe d’eustache du calamiteux Yasser Arafat. On en viendrait à envier les Lapons et les Esquimaux pour le moment du moins. Alors quelle sera donc l’ampleur de la place revendiquée, et que notre président s’engage d’avance à satisfaire, pour que l’islam représenté par le CFCM daigne la considérer comme juste en attendant de nouvelles revendications ?

Monsieur le Président, je vous en prie, cessez de faire de l’islam pris en tant que religion une institution représentative de la France. Vous appartenez à la France, mais la France, ne l’oubliez surtout pas, ne vous appartient pas. Vous en êtes seulement comptable devant ceux qui vous ont élu, et aussi envers ceux qui ont voté contre vous. Vous devez la partager avec près de soixante millions de copropriétaires. Ne les trompez pas, ne les trahissez pas.

Les ordures

Liberté, égalité, fraternité, nous sommes tous égaux devant la loi ; paraît-il ; encore faut-il que nos magistrats se souviennent de l’adage que l’on trouve déjà dans la Bible et qui condamne l’usage de deux poids et deux mesures.

Ainsi en est-il de José Bové, «paysan» bidon, et de ses bobos vandales dont le postiche de «faucheurs volontaires» ne parvient pas à dissimuler le caractère délictueux, crapuleux et multirécidiviste de leur vandalisme imbécile. On a du mal à croire que la loi contre la récidive a été votée. Car force est de constater que notre justice s’est «dégonflée» et, ce faisant, elle s’est discréditée et déshonorée en ajournant sine die le procès des vandales sous le fallacieux prétexte qu’une nouvelle loi prohibant les cultures OGM pourrait être un jour votée. Naïvement je croyais qu’une loi n’ayant pas d’effet rétroactif, a fortiori lorsqu’elle n’existe même pas, c’est la loi en vigueur au moment des faits qui s’impose. La justice, et le peuple français au nom duquel elle se prononce, ne peuvent que se sentir humiliés et bafoués devant l’indécent spectacle donné sur la place publique de Toulouse par la «bande à Bové», celui-ci, comme il sied à toute ordure, se hissant sur une benne pour singer le procès avorté. Face à l’impéritie de la justice, on a envie de se porter «tondeur volontaire» pour couper la moustache bovésienne et tondre les connards hilares et les pétasses bourgeoises de sa bande.

Liberté, égalité, fraternité ; c’est cette devise qui est sans doute inscrite sur le fronton du palais de justice où une primo délinquante nommée Fanny Truchelut doit répondre du crime inexpiable de laïcité opposée à un islamisme fondamentaliste militant. Je crains qu’avec le la donné par un président de la République résolu à satisfaire d’avance les revendications de «l’islam c’est la France», le tribunal ne suive le réquisitoire du procureur général qui, dans sa grande mansuétude imprégnée d’islam, ne demande contre Fanny Truchelut que six mois de prison avec sursis (Merci M’sieur, vous êtes bien bon et bien docile) et 1500 euro, «seulement» de dommages et intérêts au bénéfice de la «victime» Horia Demiati, française, fille de «colonisé» éternel et militante islamiste qui se voit ainsi récompensée pour sa pieuse provoc. Quant à la «méchante», la «raciste» Fanny Truchelut, il lui en coûtera au moins 10 000 euros compte tenu des frais et honoraire des avocats du MRAP, de la LDH et, qui l’eut cru, de la Licra dont on attendait la défense de causes plus dignes et surtout pas en faisant cause commune avec des organisations peu recommandables. Lire à ce sujet l’excellent éditorial de Cyrano dans http://www.ripostelaique.com. J’ai déjà eu l’occasion de donner mon avis sur cette affaire dans un précédent bloc-notes, je n’y reviendrai donc pas.

Ce «procès honteux», qui en annonce d’autres, porte en lui tous les ingrédients de l’Inquisition, de la chasse aux sorcières, des procès de Moscou et des exécutions sommaires perpétrées par Trotski, rival malheureux de Staline, son complice d’un certain temps. Rien d’étonnant à en juger par les parties civiles. Le MRAP, par exemple, est avec la Corée du Nord le dernier vestige du stalinisme. Orphelin d’un totalitarisme, ce Mouvement a trouvé un nouveau refuge dans le totalitarisme islamiste dans lequel il n’est nullement dépaysé et qu’il défend donc bec et ongles, bénéficiant de subventions du gouvernement, sans parler de quelques probables bakchichs occultes. «Faut bien vivre» ! Quant à la LDH, cette Ligue naguère honorable et respectable est le parfait exemple de l’entrisme maoïste et trotskiste de l’équipe de Michel Tubiana. Il faut être comme lui fils à papa pour s’offrir le luxe de donner dans le trotskisme depuis son adolescence. Mais après tout, de quel droit interdirions nous à ce repu d’ânonner Liberté, Egalité, Fraternité, puis chanter l’Internationale à la fin d’un banquet pour se sentir dans la peau d’un damné de la terre et d’un forçat de la faim, puis, en bon humaniste président la Ligue des Droits de l’Homme (et comme ne dirait pas Lapalisse, la Femme n’est pas un Homme et n’a donc aucun droit), insulter grossièrement la présidente de la Ligue des Droits des Femmes qui témoignait en faveur de «l’accusée» ? Il en a sûrement le droit puisque le président du tribunal ne l’a pas rappelé à l’ordre. Pour ce trotskiste comme pour son compère coco Mouloud Aounit, l’islam, c’est la religion du prolétariat. Donc le monde arabo musulman est pur et sans tache raciste. Ils se sont déjà illustrés dans leur plainte contre Louis Chagnon, professeur d’histoire islamo incorrect. On les a vu naguère voler au secours de deux ados maghrébins virés du Lycée Montaigne (où ils étaient scolarisés par dérogation à la sacro-sainte carte scolaire) pour violences et injures antisémites.
Succès complet : les deux petits antisémites maghrébins furent réintégrés et leur victime juive invitée à aller se faire scolariser ailleurs. La prochaine fois, elle tâchera de se faire agresser par deux aryens blonds aux yeux bleus. On pourra alors compter sur Aounit et Tubiana pour les descendre en flammes.

Ces deux compères ne sont pas les seuls à sacrifier le droit des femmes lorsqu’il entre en contradiction avec leurs propres intérêts. Tenez, invitée par notre confrère Riposte Laïque à se joindre à son combat contre le voile islamique qui vaut tant de déboires à Fanny Truchelut, l’insubmersible Caroline Fourest fait savoir à notre confrère, et le confirme sur son site de Pro Choix, que pour lutter contre le voile imposé aux musulmanes (qu’il faut néanmoins tolérer hors de l’école), elle ne peut faire cause commune avec l’extrême droite. On peut se demander qui est dans «l’extrême droite». La Caroline me fait penser aux premières élections législatives après la Libération, en 1945 je crois ; l’Humanité publiait les résultats et les scores de chacun des partis en lice. Parmi ces derniers figuraient les «hitlériens». Après avoir bien cherché, je découvrais que cette appellation désignait les trotskistes. Je vois de quelle branche descend cette boutiquière.


Le grignotage

Donc, avec l’aide d’une très importante banque française, la Turquie de moins en moins laïque, avec un président et un Premier Ministre islamistes «modérés», s’est offerte un morceau de Science Po. Elle pourra ainsi influencer nos prochaines «zélites» gouvernementales en sa faveur. Gageons qu’elle invitera des profs arméniens à enseigner le génocide que la Turquie s’obstine à nier. Gageons aussi que nos étudiants pourront comprendre comment ce pays, candidat à l’adhésion à l’UE, peut concilier cette candidature avec l’occupation de la moitié du territoire d’un pays membre de l’UE et comment la concilier aussi avec le véritable blocus qu’elle exerce contre la petite république d’Arménie, pays avec lequel l’UE entretien des relations normales.


© André Dufour pour LibertyVox

Écrit par : Pat Joy | 01/11/2007

Chávez go home ! par William Goldnadel

A ce qu’il paraît, le président vénézuélien, Hugo Chávez, sera bientôt reçu à Paris en raison de son éventuelle entremise dans le règlement de la libération d’Ingrid Betancourt. Suivant en cela un autre «invité», le colonel Kadhafi, réhabilité, lui, pour prix de la libération, finalement, des infirmières bulgares et du médecin palestinien injustement emprisonnés chez lui.

Les pays démocratiques ne font guère la fine bouche dès qu’il s’agit d’otages. Pourtant, la raison d’un Etat ne saurait obscurcir celle des défenseurs de certains principes élémentaires qui fondent, précisément, la démocratie.

Or, il est à craindre, malheureusement, que le Caudillo sud-américain ne continue à faire l’objet de la bienveillance des médias.

Ainsi, qui a osé s’étonner, au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, d’une déclaration commune Chirac-Chávez condamnant noblement le terrorisme – alors que le même Chávez n’a jamais cessé de réclamer la libération de son «ami», Ilitch Ramírez Sánchez, dit Carlos, emprisonné en France, justement, pour… terrorisme ?

Qui a condamné l’appui sans réserve du dauphin spirituel de Fidel Castro à l’entreprise nucléaire de son camarade iranien, le président Mahmoud Ahmadinejad, et ses comparaisons récurrentes assimilant les Israéliens aux nazis ?

Le 20 septembre 2006, Hugo Chávez s’est rendu à l’Assemblée générale de l’ONU et, du haut de la tribune, a qualifié le président américain de «tyran», sous les applaudissements : «Hier, le diable est entré ici. Et ça sent encore le soufre.» Qui a crié au manichéisme primaire ?

Le réaliste résigné qui s’exprime se contenterait de bien peu, à savoir, que Hugo Chávez, lauréat du prix Kadhafi des droits de l’homme de la Libye (cuvée 2004), docteur honoris causa de l’université syrienne de Damas, soit traité avec la même sévérité que le yankee Bush, universellement dénoncé par les ligues de défense des droits de l’homme et tous les syndicats antiracistes. Lesquels restent, pour l’heure, toujours aussi placides et silencieux à l’égard des petits tyrans de Caracas, de Khartoum, ou de Téhéran.

Écrit par : Pat Joy | 01/11/2007

Ecrit par : Pat Joy | jeudi, 01 novembre 2007 09:40
Pour ceux que cette logorrhée sénile aurait pu intéresser un simple lien avec le texte nous aurait évité cet indigeste et laborieux pavé ...
José , ne serait-il pas envisageable de filtrer ces copier/coller peu créatifs et fort encombrants qui polluent le blog ?

Écrit par : urbain | 01/11/2007

Moscovici lie le salaire de Sarkozy à son divorce
Pierre Moscovici (PS) devant la Mutualité le 27 octobre 2007
© France 3

Ecrit par : Roma | jeudi, 01 novembre 2007 06:46



Cà ne fait plus aucun doute. Moscovici est l'avenir du PS.

Surtout qu'il continue de klaxonner comme çà.

Écrit par : décomplexé | 01/11/2007

Ecrit par : décomplexé | jeudi, 01 novembre 2007 09:52

C'est la panne d'idées qui le guette, pas la panne de batterie...

Écrit par : Serval | 01/11/2007

1er novembre 1954 - Algerie Francaise: meurtre de l'instituteur Guy Monnerot par des fellaghas algeriens, sa femme sera violee et laissee pour morte. Debut de l'insurrection.

Premiere d'une longue serie d'actes de tortures par les terroristes du FLN.

http://perso.orange.fr/isly/algerie.htm

(ames sensibles s'abstenir)

Écrit par : Pat Joy | 01/11/2007

@ juliette dze,

S’il vous plaît, ne le prenez pas mal mais je vais faire mon « donneur de leçon » et vous donner tort sur un point.

Votre rejet du passéisme est argumenté, et je le partage.

Mais vous l’avez exprimé en isolant une seule phrase d’un texte et d’un projet. Comme l’Anglais débarquant à Calais, voyant une femme rousse et déduisant que toutes les Françaises sont rousses ;-)

Or, si vous lisez l’ensemble du texte, on vous parle de graines « exotiques », de « cultures d’ici et d’ailleurs », de « jeunes pousses ». Donc, pas de passéisme, pas de repli.

Si vous allez sur Le Fonctionnement inter-associatif, vous trouverez deux associations (Les Amis de Gruellau, Echanges et Solidarité44) qui travaillent avec divers pays du Tiers-Monde. Donc, là aussi, pas de repli.

J’ai relu la phrase que vous incriminez. Pour avoir discuté avec les organisateurs, je sais (et vous, vous ne pouviez pas le savoir) qu’elle concerne surtout les « nouveaux habitants », des gens venus de Nantes s’installer là parce que les terriens ou les loyers sont moins chers, donc des gens proches de la précarité, souvent « perdus », isolés, ignorants des codes qui facilitent l’intégration. Une preuve de ce souci : les « veillées » qui se déroulaient jusque là dans les fermes (ou les châteaux, pour réintégrer dans le tissu des lieux jusque là réservés arrivent maintenant dans les maisons de lotissements.

L’enracinement mauvais ? Il faudrait se désenraciner pour accéder à l’universel ? Pas si simple.

Mauvais s’il vous fige, mauvais s’il vous fait croire que seules vos valeurs sont bonnes, oui. Mauvais si c’est à la sauce Puy-du-Fou, une entreprise de dénigrement villieriste de la République.

Bon s’il vous donne de la solidité pour se confronter aux autres, bon s’il vous fait fier de vos origines, de vos parents*. Mais soyons clair, pour moi ici fierté n’est pas orgueil, n’est pas supériorité, n’est pas individualisme.

Maintenant, une anecdote perso, choisie pour son lien avec le passéisme et le prix des origines.

Mon fils, artiste professionnel, a eu un lieu d’accueil (googlez borderline experience) ouvert à tout le monde, aussi bien les bobos et les cultureux de la ville que les teneurs de murs/dealers etc qui squattaient l’appart’ à côté du sien. Un soir, il invite mon frère à se produire. Mon frère est conteur en gallo, une langue rurale quasi disparue, et dit des histoires inspirées de celles que notre père paysan (lui aussi disparu) nous racontait. Il aperçoit les rebeus posés au bat d’un mur et s’affole : ils vont le « jeter ». Et non. Miracle. Ils l’écoutent dans un silence absolu.
Le lendemain, discussion avec mon fils. Pour réaliser que si ça avait marché, c’est sans doute parce que c’était des histoires tenues d’un père, eux qui n’en avaient pas eu ou si malmené, des histoires liées à l’origine, aux racines, au passé eux déracinés qui ne connaissaient pas celui de leurs pères.

* Pensez à cette ordure de député Benisti, qui voulait qu’on interdise aux mères « de l’immigration » de parler à leur enfant en langue maternelle, la seule qu’elles maîtrisent bien.

Écrit par : DD | 01/11/2007

Ecrit par : Pat Joy | jeudi, 01 novembre 2007 10:10

Tu saoules!!!fais un billet de tous tes "combats" (pas trop long) et envoie le au Collectif;-)))

Écrit par : Pamela de Barres | 01/11/2007

Pour ceux qui ne se contenteront pas de la borgnitude de Pat Joy, un conseil d electure : les 4 tomes de La Guerre d'Algérie (Fayard) de Yves Courrière.

Comme vient de me le dire une jeune Algérienne qui cherchait le quatrième tome pour l'offrir à son père (les origines, Juliette ;-), même les Algériens disent que c'est un travail objectif.

Écrit par : DD | 01/11/2007

Quand j'entends le mot Collectif, je sors mon révolver.

Écrit par : Pat Joy | 01/11/2007

Ecrit par : Pat Joy | jeudi, 01 novembre 2007 10:20

CQFD

Écrit par : urbain | 01/11/2007

Ecrit par : Pat Joy | jeudi, 01 novembre 2007 10:20

quand je lis un Onaniste, je le laisse se palucher tout seul dans son coin.

..............

Ecrit par : urbain | jeudi, 01 novembre 2007 09:47

La plateforme technique de ce blog ne le permet pas

Écrit par : Serval | 01/11/2007

Heureusement, Pat Joy vit loin de notre continent et de tous ces étrangers sanguinaires. Aux USA, sa sécurité est assurée. C'est gentil, Pat, de t'inquiéter pour nous.

Écrit par : agathe | 01/11/2007

Ecrit par : DD | jeudi, 01 novembre 2007 10:13

Merci pour ces précisions, explications, que je ne prends pas du tout comme une leçon donnée rassurez-vous.

Je suis d'accord avec vous quand vous dites, avec d'autres mots, qu'il faut savoir d'où on vient pour pouvoir s'ouvrir à d'autres horizons, mais les "racines" ne s'attribuent pas de l'extérieur y compris avec les meilleures intentions du monde (dont l'enfer est pavé c'est bien connu).

D'une part c'est faire fi des "racines" déjà là chez les individus qu'on souhaite "intégrer" ; d'autre part, elles se construisent avant tout dans le réel des relations sociales et dans l'espace plus que lors d'actions "exceptionnelles".

J'avoue détester ce que je ressens comme une version modernisée et "de gauche" des dames patronesses d'antan, les actions "culturelles" visant l'intégration de ceux qu'on met dans la catégorie des "étrangers" (alors que bon nombre sont Français) mais ne remettant pas en cause, par exemple, la ségrégation sociale de l'espace public, les liens de subordination, la domination économique.

En gros et en caricaturant, une fois le moment de rencontre "culturelle", chacun rentre qui dans son quartier HLM, qui dans son pavillon couche moyenne, qui dans son loft bobo, etc.

Que signifie l'intégration ? Y aurait-il une intégration "culturelle" qui pourrait se construire en dehors de la réalité sociale et politique ?

L'exemple que vous donnez me semble intéressant au sens où c'est la structure qui fait lien et non l'écume des mots : le récit relié aux ancêtres en tant que tel et quel que soit le contenu. Ce qui relie les auditeurs à ce moment là est le fait de partager un monde dans lequel il y a des liens de filiation élargis aux "ancêtres", qui nous permettent de nous inscrire dans le monde au-delà de notre personne et de notre temps.

Mais la tendance au retour aux racinex est bien souvent le nom d'une aspiration réactionnaire au sens propre, sans autre ouverture, c'est ce que je voulais pointer.

Écrit par : juliette dze | 01/11/2007

Ecrit par : urbain | jeudi, 01 novembre 2007 09:47

La plateforme technique de ce blog ne le permet pas

Ecrit par : Serval | jeudi, 01 novembre 2007 11:00

Vous ne pouvez pas retirer un post ? Vraiment ? Alors que vous avez, et avec raison, modifié le mien ?

Qu'un onaniste se paluche, c'est son affaire. Qu'il le fasse en public ça devient la nôtre, hélas. Et voilà, ça va réagir, surrréagir et parions que la note va finir en couille.

Donc, à demain !

Écrit par : DD | 01/11/2007

Ecrit par : agathe | jeudi, 01 novembre 2007 11:03

Détrompe toi, je suis provisoirement de retour dans la Vieille Europe!

Écrit par : Pat Joy | 01/11/2007

l'intégration me fait penser au symbole de l'echelle de Jacob.

Écrit par : collectif odm | 01/11/2007

Mon pauvre Pat, et dire que le port d'armes est prohibé en France. Affolant !

Écrit par : agathe | 01/11/2007

Ecrit par : DD | jeudi, 01 novembre 2007 11:14

la plateforme ne le permet pas à priori comem sur certains blogs et sites.

voila pour l'explication. ;-))

Écrit par : Serval | 01/11/2007

Ecrit par : DD | jeudi, 01 novembre 2007 11:14


Qu'est-ce que cette modification dont vous parlez ?

Écrit par : José | 01/11/2007

Tiens, y en a un qui n'est pas content et ce n'est pas celui qu'on attendrait :

http://blogs.lexpress.fr/barbier/

Écrit par : juliette dze | 01/11/2007

José
mail dans 2mn ;-)

Écrit par : Serval | 01/11/2007

Ecrit par : juliette dze | jeudi, 01 novembre 2007 11:35

Il a raison sur un point; l'argument fallacieux, malhonnête, et ridicule de Rachida Dati: "si on me critique c'est qu'on est raciste"..

Écrit par : Pamela de Barres | 01/11/2007

J'aime bcp le dernier paragraphe de Barbier.
L'argument du racisme... quelle honte....

Écrit par : Mathilde P. | 01/11/2007

@ Urbain...
On ressent chez toi l'influence de Dufour;-)!
Tu as raison sur la solidité du corpus, mais ce qui m'intéressait et qui se voulait une spécificité de l'éducation populaire, c'était la capacité à prendre en compte d'autres modes de transmission que celui de l'école. A s'intéresser au corps, à proposer de découvrir la culture par la pratique d'un art et pas seulement par la voie académique.
@Juliette: je comprends ton agacement vis à vis d'actions qui se veuleent uniquement "apaisante", voire "pompiers", notamment dfans les banlieues. L'action culturelle n'a pas vocation, ni les moyens de réparer trente ans de ségrégation urbaine. Mais la rencontre avec un savoir, une émotion, une fulgurance, peut être un point de départ pour ce que jm'obstine à appeler "émancipation";

Écrit par : valdo lydeker | 01/11/2007

Ecrit par : juliette dze | jeudi, 01 novembre 2007 11:35


Heu... Juliette... J'ai copié-collé à 8:25 exprès le texte de Barbier parce que, pour une fois, je trouvais important ce qu'il a écrit !

On voit que vous lisez les commentaires !

Écrit par : Roma | 01/11/2007

Ben oui, je les lis, mais il peut arriver que certains m'échappent. Dois-je être fouettée en place publique ?

Désolée d'avoir "grillé" "votre" information, telle n'était pas mon intention.

Écrit par : juliette dze | 01/11/2007

Ecrit par : juliette dze | jeudi, 01 novembre 2007 13:31

Je vous fais la remarque, parce que :

1) ce n'est pas la première fois que je remarque cela

2) certains vont râler de mettre plusieurs fois la même info sur le blog..

3) juste que vous zappez souvent mes infos, pour remettre ensuite les mêmes.. Donc je zapperais les vôtres, ça m'évitera de vous faire des remarques... !

Et tant pis pour les doublons !

Écrit par : Roma | 01/11/2007

Juliette, réponse lue ;-)

Écrit par : DD | 01/11/2007

Et tant pis pour les doublons !

Ecrit par : Roma | jeudi, 01 novembre 2007 13:41

Bof, rassurez-vous, ça m'est souvent arrivé de mettre une info que j'ai revue ensuite. Je ne l'ai jamais signalé.

Et quand je ne les rate pas je trouve que les infos que vous mettez sont souvent intéressantes.

Economisons notre susceptibilité ;-)

Écrit par : juliette dze | 01/11/2007

Valdo,
oui l'art, la philosophie, l'action révolutionnaire visent la même fin : l'émancipation du sujet, son auto-nomie .
Mais il y a ceux qui "font" ce dont les autres "jouissent", et les seconds sont bien plus nombreux que les premiers, et pour les consommateurs/jouisseurs de l'art , l'éducation et l'instruction ne sont pas moins nécessaires que pour ceux qui le font.
L'illusion consiste à penser que le simple fait de mettre au contact des oeuvres permet à tous d'en profiter "sans autre forme de procès" .
Ce "procès" préalable, celui qui conduit à cette émancipation, celui-là oui c'est celui qu'a en charge "l'éducation populaire".

Écrit par : urbain | 01/11/2007

Les commentaires sont fermés.

 
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