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11/11/2007

État de guerre civile ?

Hier rentrant chez moi, je vois un homme, jeune, à plat ventre sur le trottoir, agité de tremblements sporadiques, je me penche vers lui pour m’inquiéter de son état, lui proposer de l’aide. Un de ses copains surgit, le redresse à moitié -« qu’est-ce qui t’arrive collègue ? »- puis me demande d’appeler les pompiers et m’enjoins, avant de disparaître, de rester avec lui. Le jeune homme devenu livide a les yeux qui tournent et un côté du visage en sang.

En attendant les pompiers...
Avec deux jeunes filles dont les cours de secourisme ont été bien utiles, nous parlons au jeune homme pour l’empêcher de sombrer. Il émerge par éclairs, balbutie, replonge.
Il n’a plus toutes ses dents, sent la pauvreté et la marginalité non choisie à plein nez. A un moment, pathétique et enfantin, il se relève, affirmant, fanfaron, « je suis fort moi ! », avant de retomber sur le bitume. Faiblesse du corps qui échappe et solitude hallucinée.

Un petit attroupement se fait. Des élèves sortant d’un cours privé voisin implorent de l’aide pour lui, une femme arabe visiblement angoissée s’inquiète du temps mis par les pompiers pour arriver. Un homme pressé passe : « laissez le donc, c’est des drogués ! ».
...
Le soir je lis la presse :
Préparez vous à une grève longue dit X. Bertrand tandis que d’autres (dont V. Pécresse) en appellent à la mobilisation des défenseurs de la politique du gouvernement.


Dans cette période de tensions sociales, un affrontement violent peut se développer. La responsabilité d’un gouvernement agissant au service de ceux qui ont le pouvoir économique, financier, médiatique, etc., et entendent bien ne pas le partager, est en question. A-t-on un État de guerre civile ?

La France a connu des guerres civiles, depuis les guerres de religions jusqu’à celle qui ne fut jamais nommée comme telle : celle d’Algérie. En ces temps d’effacement de l’État protecteur, vieille lune paraît-il pour les « Modernes », la « guerre de tous contre tous » (Hobbes) semble à l’ordre du jour.

Notre capacité à éviter la guerre civile est mise à l’épreuve par l’oubli des lois élémentaires de l’attention à l’autre, de l’hospitalité, autant que par la valorisation du flux sans limite des hommes et des marchandises, des « hommes-marchandises » dans une guerre économique planétaire.

Quel État peut nous faire accepter une délégation de pouvoir garante de la paix civile ? Existe-t-il celui qui nous ferait dire ? :
J’autorise cet homme ou cette assemblée, et je lui abandonne mon droit de me gouverner moi-même à cette condition que tu lui abandonnes ton droit et que tu autorises toutes ses actions de la même manière. Cela fait, la multitude ainsi unie en une seule personne est appelée une RÉPUBLIQUE, en latin CIVITAS (Hobbes, Léviathan).

La République a été, en France, la forme politique historique permettant de dépasser l’état de guerre. Mais au prix d’un oubli : la nature sociale de cette dernière, pourtant inscrite dans la Constitution.

La démocratie politique ne saurait recouvrir la démocratie sociale : les élections ne sont pas le tout de la démocratie, mais ce raisonnement heurte l’idée de démocratie représentative. La question de savoir ce qui nous permet de vivre ensemble, malgré et avec nos différences, malgré nos antagonismes, nos « prés carrés », nos certitudes, est à nouveau posée. Comment la conflictualité normale de la société peut-elle ne pas être mortifère ?

Quel lien entre la solidarité microscopique envers le jeune homme overdosé et la République direz-vous ?
Et si c’était la parole du poète : "L'universel c'est le local sans les murs" (Miguel Torga).

 

 

Juliette dze 

Commentaires

ben la guerre civile, non, mais la discorde civile et sa fragmentation c'est justement vce que veux le pouvoir non, et qui lui permettrai de se maintenir et de se conforter. Raison pour laquelle le CGT redemande un peu en catastrophe des négociations puisque sa base a besoin d'obtenir quelque chose, raison pour laquelle elle n'a pas de chance de l'obtenir avant que l'on soit sure qu'assez de français sont en colère contre les grévistes.
Ne vous laissez pas, ne nous laissons pas diviser

Écrit par : brigetoun | 11/11/2007

La traditionnelle célébration de l'armistice du 11 novembre laisse la place cette année ("rupture" oblige) à un Sarkoshow, consistant essentiellement en un discours de l'Hyperprésident sous l'Arc de triomphe.
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20071109.OBS3986/11_novembre__sarkozy_rompt_le_protocole.html
Un beau discours (écrit par Guaino ?) va donc voler la vedette au silence et au recueillement devant la flamme du soldat inconnu. Un discours que les chaînes de télé d'information continue retransmettront en direct et que les journaux pourront largement commenter.
Et pour le 90e anniversaire, célébré l'année prochaine, c'est une commission (à peu près la 574932ème nommée par Sarko depuis six mois) qui décidera... Une interrogation, en passant : le 11 novembre restera-t-il encore longtemps un jour férié ?

Écrit par : Lord Nithorynque | 11/11/2007

mieux que toute cérémonie du 11 novembre, les manifs de droite, à voir là où vous savez....
bonne journée et à toute

Écrit par : skalpa | 11/11/2007

sur inter: françois rollin en ce moment

Écrit par : skalpa | 11/11/2007

Que ce gouvernement continue dans l'injustice sociale et dans le non-partage des richesses (avantages accordés toujours et encore aux plus riches), oui, là je crois que la révolte gronde et pour un moment...

Celui-là (Laporte), à partir de maintenant, je vais pas le louper !


Laporte crée le bouclier (de Brennus) fiscal pour les sportifs les plus connus

Laporte jette-t-il l'argent par les fenêtres ? Il a, en tout cas, offert un beau cadeau de Noël (avant l'heure) aux sportifs les plus connus. Les crédits pour 2008 du secrétariat d'Etat aux Sports ont été adoptés mercredi (07/11/07) par l'Assemblée nationale. Ils prévoient de débloquer 32 millions d'euros d'allègement de charges sociales pour les 1.172 basketteurs, rugbymen et footballeurs les mieux payés en droits d'image. Cela leur rapporterait environ 27.000 euros chacun. Comme le bouclier fiscal de Nicolas Sarkozy, le but de cette première grande mesure de l'ère Laporte est de garder (et faire revenir) nos sportifs les plus célèbres dans les vertes pelouses de l'hexagone. Il est pourtant loin d'être acquis que cet allègement fiscal pèse très lourd pour des sportifs qui gagnent parfois plus de 50 fois le SMIC. De plus, ce cadeau fiscal pourrait avoir des effets très négatifs pour les autres sportifs français de haut niveau. En 2008, le budget du sport représente environ 0,3 % de celui de l'Etat. Interrogée par rue89.com, la députée socialiste Valérie Fourneyron (rapporteur pour avis du projet de loi de finances 2008 pour le sport, la jeunesse et la vie associative), explique que ces 32 millions représentent "21% des crédits du ministère pour le sport de haut niveau" et "175% de la totalité des crédits consacrées à la vie associative". La répartition de ce nouveau budget imaginé par Bernard Laporte fait donc clairement la part belle à l'élite au détriment des sportifs amateurs, associations et sports moins médiatiques. On ne prête qu'aux riches...

http://desourcesure.com/politiqueaffaires/2007/11/laporte_cree_le_bouclier_fisca.php

Écrit par : Roma | 11/11/2007

Bien sûr que Nicolas a besoin d'un conflit où les syndicats donnent l'apparence de la force,sinon comment pourrait-il venir jouer les Zoros,rôle qu'il affectionne particulièrement?
Il ne faut donc pas s'assoir à la table avant l'épreuve de force car avec un peu de chance le ballon se dégonfle rapidement et l'on peut aller au delà de ses objectifs premiers (40 annuités et fin du départ à 55ans) et instaurer décote ,adossement au régime général pour les régimes spéciaux (sauf les députés..) etc..
Dans le cas contraire la négociation devenue inéluctable conduira à se contenter de l'objectif initial tout en prétendant avoir fait des concessions.. et les syndicats pourrons dire que la confrontation a évité le pire car les contreparties obtenues compenseront largement (voire au delà) les pertes de valeur de la retraite par répartition.

Ainsi Nicolas pourra afficher avoir tenu ses promesses bien que ce qui sera mis en place coutera plus cher aux salariés du privé comme du public et ne sauvera en rien le système par répartition ,au contraire.

PS: le régime spécial de retraite des députés qui cumule tout les symptômes qui semblent insupportables à NS dans les autres régimes spéciaux ne sera pas réformé .
On a peur qu'il partent à l'étranger où ils seraient mieux payés...Hi Hi

Écrit par : Alain | 11/11/2007

Justement il n'y en a pas ( de lien).
Je ne vois pas le rapport avec le 11 novembre : juste commémoration pour honorer la mémoire des innombrables qui y ont laissé leur peau ( et non pas pour célébrer les survivants ).
"Morts pour la France" ... je ne sais pas ce que ça peut vouloir dire aujourd'hui, pour les plus jeunes d'entre nous.
Peut-être l'occasion de se renseigner , ... quand même.
Le lien, oui, il existait, "à l'époque", ça n'a pas empêché le front populaire ( bien au contraire).

Écrit par : urbain | 11/11/2007

Bien sûr que Nicolas a besoin d'un conflit où les syndicats donnent l'apparence de la force,sinon comment pourrait-il venir jouer les Zoros,rôle qu'il affectionne particulièrement?
Il ne faut donc pas s'assoir à la table avant l'épreuve de force car avec un peu de chance le ballon se dégonfle rapidement et l'on peut aller au delà de ses objectifs premiers (40 annuités et fin du départ à 55ans) et instaurer décote ,adossement au régime général pour les régimes spéciaux (sauf les députés..) etc..
Dans le cas contraire la négociation devenue inéluctable conduira à se contenter de l'objectif initial tout en prétendant avoir fait des concessions.. et les syndicats pourrons dire que la confrontation a évité le pire car les contreparties obtenues compenseront largement (voire au delà) les pertes de valeur de la retraite par répartition.

Ainsi Nicolas pourra afficher avoir tenu ses promesses bien que ce qui sera mis en place coutera plus cher aux salariés du privé comme du public et ne sauvera en rien le système par répartition ,au contraire.

PS: le régime spécial de retraite des députés qui cumule tout les symptômes qui semblent insupportables à NS dans les autres régimes spéciaux ne sera pas réformé .
On a peur qu'il partent à l'étranger où ils seraient mieux payés...Hi Hi

Écrit par : Alain | 11/11/2007

Le conflit en gestation , le conducator le souhaite peut-être mais il n'est pas certain qu'il ne le regrette assez vite.
Dans la période actuelle, de "désorientation" totale ( comme dirait Badiou) , bien malin celui qui peut dire comment tout ça peut tourner ( forte motivation de "la base", absence d'encadrement et de consigne politique du P.S. ou du P.C. , faible implantation et contrôle des syndicats, ambiance revancharde des couches populaires, aucun effet positif "vécu" des mesures gouvernementales, provocations répétées : EADS, Zoé, néo-atlantisme, venant après les cadeaux fiscaux, etc ...) et il y a peu d'hypothèses favorables au pouvoir ... qui en outre s'est totalement et exclusivement incarné en un seul personnage "surexposé".
Au moins un succès quand même, sur le terrain de l'idéologie : chacun semble maintenant convaincu de l'intérêt de ... gagner plus, et plus longtemps .
Dommage y'a plus rien dans le magasin de l'état spectacle, pour ça.

Écrit par : urbain | 11/11/2007

Ecrit par : urbain | dimanche, 11 novembre 2007 09:25

Ce texte n'a rien à voir avec le 11 novembre et la commémoration de la boucherie de la première guerre mondiale.

A vrai dire je n'y ai même pas pensé. Mais entre le particulier du corps social malade et de la République confisquée, il y a peut-être une relation...

Écrit par : juliette dze | 11/11/2007

Ecrit par : juliette dze | dimanche, 11 novembre 2007 09:49

Le billet est en effet sans rapport avec la date du jour, mais certains commentaires le sont ( ce à quoi je réponds).
Ce n'est pas la boucherie qui est commémorée le 11 Novembre, ce sont les morts.
Alors, comme on dit aujourd'hui (?), Respect ... pour ceux là.
( et, accessoirement, essayer de renseigner pour comprendre ).

Écrit par : urbain | 11/11/2007

erratum : essayer de se renseigner ... pour essayer de comprendre .

Écrit par : urbain | 11/11/2007

Bien sûr que ce n'est pas la boucherie qui est commémorée, c'était une image, un raccourci renvoyant à la chair à canon qu'ont constitué les soldats pour les plus gros bénéfices des marchands d'arme, on l'oublie souvent.

Écrit par : juliette dze | 11/11/2007

Très joli texte juliette, et qui donne matière à reflexion ;-))

Écrit par : Serval | 11/11/2007

Il me semble que ceux qui apportent la guerre civile, sont ceux qui

bloquent les universités
s'opposent systématiquement aux décisions d'un gouvernement élu démocratiquement.

Si il n'y a pas eu guerre civile, c'est bien grace à la retenue du 'camp' d'en face.

Écrit par : Le libéralisme pour les débutants | 11/11/2007

Ecrit par : Lord Nithorynque | dimanche, 11 novembre 2007 08:15

11 novembre
on se repaît de chrysanthèmes
normal que l'autre exploite le filon

si on regardait devant plutôt que de s'amuser avec le rétro.. on éviterait le mur
(peut-être)

Écrit par : curieuse | 11/11/2007

le lien c'est tout de même que cela a produit des révolutions et la république en Allemagne (l'Humanité du 11 novembre 1918 titre là dessus), plus tard le Front populaire en effet, le pacifisme, mais que les gouvernants ont joué des passions que la base n'avaient sans doute plus et imposé aux vaincus, peuple payant pour ses chefs, des conditions merveilleuses pour les remobiliser, d'autant que les économies étant ruinées ce sont ces mêmes peuples qui ont souffert.
J'espère que le 11 novembre de Sarkozy ne sera pas à la gloire des "héros" mais des sacrifiés. J'en doute un peu

Écrit par : brigetoun | 11/11/2007

on l'oublie souvent.

Ecrit par : juliette dze | dimanche, 11 novembre 2007 09:59

ça n'est pas ça qui est oublié, bien au contraire.
Quant à l'image, elle est fausse, seul la mémoire des morts doit nous venir à l'esprit lorsqu'on "ranime la flamme", en essayant de comprendre pourquoi tous ces jeunes gens sont partis "comme un seul homme, la fleur au fusil", vers ce sort funeste et le désastre qui va suivre.
Ce qui peut "apprendre" quelque chose, aujourd'hui, aux plus jeunes générations, ça n'est certainement pas le "pont aux ânes des "marchands de canons repus" , archi-rabaché et qui ne donne absolument pas le sens de l'histoire, spécialement pas celle de notre pays .

Écrit par : urbain | 11/11/2007

14-18 .. ça fait 100 ans .. 'tain!

Écrit par : curieuse | 11/11/2007

Ecrit par : Le libéralisme pour les débutants | dimanche, 11 novembre 2007 10:01

Selon toi donc aussitôt les élections gagnées, il aurait fallu arreter tous ceux qui avaient voté contre ?

La dictature de la majorité sur la minorité appliquée pour les nuls ?

Eh bien non justement. Ce qui te permet de t'exprimer jusqu'ici c'est justement que la démocratie reconnait le droit d'expression et s'opposer à tel ou tel projet n'est pas systematiquement fomenter une guerre civile.

Écrit par : Serval | 11/11/2007

Ecrit par : curieuse | dimanche, 11 novembre 2007 10:08

C'est l'histoire , le devenir saisi dans son sens et sa continuité, qui permet donner une intelligibilité au présent et faire des plans pour l'avenir, actés dès demain.
Sur l'histoire contemporaine, du moins celle du XXème siècle, une formidable entreprise idéologique de révision est en cours depuis maintenant un bon quart de siècle, illustrée il y a peu par la récupération de Guy Moquet, la "liquidation de 68", l'occultation de la commune, la réhabilitation du franquisme, le "relativisation" du Nazisme par amalgame au Marxisme, l'exhumation des plus vieilles badernes ( justement oubliées) de la philosophie morale et du libéralisme théorique, le nihilisme Nietzschéen comme seul horizon, etc ...
Il est temps de remettre les pendules à l'heure.

Écrit par : urbain | 11/11/2007

en essayant de comprendre pourquoi tous ces jeunes gens sont partis "comme un seul homme, la fleur au fusil", vers ce sort funeste et le désastre qui va suivre.
Ce qui peut "apprendre" quelque chose, aujourd'hui, aux plus jeunes générations, ça n'est certainement pas le "pont aux ânes des "marchands de canons repus" , archi-rabaché et qui ne donne absolument pas le sens de l'histoire, spécialement pas celle de notre pays .

Ecrit par : urbain | dimanche, 11 novembre 2007 10:08

Des travaux d'historiens montrent que c'est l'idée que les jeunes seraient partis "comme un seul homme, la fleur au fusil" qui est un "pont aux ânes et ils ne sont pas d'accord sur l'interprétation à donner à l'attitude des soldats : "consentement" pour les uns "contrainte" pour les autres :

La première, école est menée par Stéphane Audoin-Rouzeau, directeur du centre de recherche de l’Historial de Péronne. La seconde s’exprime dans un collectif, le CRID, collectif de recherche international et de débats sur la guerre de 14-18, autour, notamment, de Remy Cazals et Frédéric Rousseau (www.crid1418.org).

De nouveaux travaux adoptent une troisième voie d’avantage tournée vers la synthèse : Françoise Cochet et Antoine Prost en font partie.

Quant aux bénéfices des machands d'armes c'est une réalité économique d'une économie de guerre, relisez vos classiques !

Écrit par : juliette dze | 11/11/2007

Je ne pense pas qu'avoir d'un coté des gens défendant leurs acquis et ce qu'ils croient bon pour eux et la société, et d'autre des gens défendant une politique qu'ils jugent également efficace et bonne pour la pays, ce soit une guerre civile.

Le débat, la discussion, les échanges, parfois musclé (je ne parle pas de l'autre abruti sur Youtube argumentant avec des "enculés !" ou des "si je descend je t'en mets une", là on est au sous sol de l'intelligence et de la politique), ce n'est pas la guerre civile.

Sinon Serval, à ta question "aussitot les élections gagnés, il n'aurait plus fallu rien dire ?", ben c'est exactement la position de la sémillante Elisabeth Guigou. Pour justifier le non-référendum européen et la position du PS, elle dit comme argument 'c'était dans le programme de Sarkozy et il a été élu'...
Nous avons donc la politique d'opposition du PS, appliquée avec talent depuis 6 mois, et théorisée donc par Mme Guigou : on ne s'oppose pas contre celui qui a été élu et qui applique son programme ^____^ (c'est con, mais c'est pas moi qui ait commencé ^^)

Pour finir, guerre civile non, surement pas. Par contre, comme dit Brigetoun dans son premier commentaire, énormes fractures entre plusieurs pans de la société. J'avais été assez surpris, énervé, triste, de voir les haines entre personnes qui pouvaient se révéler durant la campagne électorale (dans le DEL aussi, des échanges suintants une haine et une intolérance bien désagréable). Fractures énormes, et radicalisation des différences.
Guerre civile, non. Mais situation où la concorde nationale qui avait été mis en exergue au lendemain du 21 Avril 2002 non plus. Et immenses fractures. Triste.

Bon dimanche

Écrit par : Falconhill | 11/11/2007

Le ferment de 14-18 est double ne l'oublions pas.

Des nationalismes exacerbés conduisant à la revendication de territoires

Les influences coloniales des uns et des autres qui se déchirent sur le terrain économique au travers de leurs Empires respectifs.

Ajoutez à cela des populations chauffées à blanc dans le culte "revanchard" des conflits antérieurs perdus et il ne manque plus qu'une étincelle.

Écrit par : Serval | 11/11/2007

Dieu : "Caïn, où est ton frère ?"
—Caïn : "Suis-je responsable de mon frère ?"
Qui répond à cette question invente la Politique.
Voilà le lien, l'Autre, les Autres, la Loi, la Civilisation, l'Humanité, etc.
Au fait, 89 ans…
Salut à tous.

Écrit par : JeandelaXR | 11/11/2007

la concorde nationale qui avait été mis en exergue au lendemain du 21 Avril 2002

Ecrit par : Falconhill | dimanche, 11 novembre 2007 10:22

C'est peut être face au danger et seulement face à lui quel'union nationale peut se faire.

Concerant la position du PS, je reconnais qu'elle me désole. Je pars du princpe que ce qu'uen loi a fait seule une autre loi peut le défaire et que ce qu'un referendum a tranché, seul un autre réferendum pour l'abroger ou le confirmer. Le PS aurait du demander un réferendum même si sur le fond sa positionest claire et non pas abdiquer en se rangeant à la majorité.

Écrit par : Serval | 11/11/2007

Ecrit par : Serval | dimanche, 11 novembre 2007 10:23

Autrement plus complexe et compliqué que cela, qui ne nous apprends rien ( sur la suite).
Je développerai .... ce soir, peut-être.
(fait beau, je vais footer)

Écrit par : urbain | 11/11/2007

Malgré les questionnements par millions, malgré nos entassements, nos toux grasses, nos fatigues injustifiées... Malgré la ville qui s'étendait et nous mangeait dans le ventre. Malgré le gris, l'air chaud toxique, les pollutions télévisuelles, les destructions, malgré le mensonge...

La suite ici: http://andy-verol.blogg.org

Écrit par : Underpay Resistance | 11/11/2007

Ecrit par : juliette dze | dimanche, 11 novembre 2007 10:21

Ce soir, je te parlerai de mes deux grands pères ... et de mes parents , et des autres ... et de ce que le matérialisme historique nous apprends ... d'utile ( loin des poncifs politiquement corrects ).
Pour l'heure, un seul mot : Respect , pour les morts ( pour la France ... quand même , malgré tout et bien souvent malgré eux ).

Écrit par : urbain | 11/11/2007

brigetoun, Falconhill,

Il ne s'agit pas de dire qu'on est aujourd'hui dans un état de guerre civile mais d'interroger le rôle et la conception de l'Etat... républicain et des effets potentiels de politiques qui organisent la fracture sociale, la mettent en scène, et divisent sciemment la population.

On nous distrait (aux deux sens du terme) avec l'arche de Zoé alors que la pauvreté est ici, pourrit l'espace public et le corps social, réduit à néant l'idée même de justice. On prône l'équité, oubliant la visée républicaine d'égalité, pour remettre en cause les "privilèges" des cheminots mais ont donne des milliards à ceux qui bénéficient déjà des plus grands privilèges et le salaire du président connaît une augmentation "remarquable", etc.

Mais le plus grave est l'accord trouvé dans de larges couches de la population que tout cela n'émeut pas vraiment.

L'Etat actuellement n'est pas neutre, ne vise pas l'intérêt général, fait un traitement segmenté de la population : accordant ici, refusant là, stigmatisant éventuellement tel ou tel groupe. Où est la logique républicaine brandie à tort et à travers ?

Écrit par : juliette dze | 11/11/2007

Ecrit par : urbain | dimanche, 11 novembre 2007 10:43

Je pourrais alors vous parler de mon grand-père gazé et des lettres de ses cousins depuis les tranchées.

Écrit par : juliette dze | 11/11/2007

Juliette : "On nous distrait (aux deux sens du terme) avec l'arche de Zoé alors que la pauvreté est ici, pourrit l'espace public et le corps social,"

Rapidement, car le monument aux Morts de mon village ne m'attendra pas ^___^

Je plussoie à 100 % cette phrase. Et j'ai trouvé ton billet magnifique, bien écrit (comme tous ici), et non sans raison. Je trouve simplement que le terme "guerre civile", comme d'autres, graves, employés réguliérement, est un peu fort.

Par contre, si tu veux dire, en parlant du role de l'Etat, que nous avons une gouvernance "dure" (au sens républicain du terme je l'entends), évidemment. Les marges de manoeuvre et de négociation sont minces.
Attention simplement aux oppositions faciles : gentils cheminots contre méchants privilégiés. Attention. Parce que là, c'est un peu moins l'Etat que d'autres qui crée une fracture fictive, mais qui risque d'exploser à la figure.

Attention, mais comme l'a dit Domenach la semaine dernière : "difficile de réformer dans un sentiment général d'inéquité". Et il n'a pas tort

Bon dimanche à tous (je saluerai le drapeau de votre part)

Écrit par : Falconhill | 11/11/2007

Guerre civile?
Lien?
République?
Lien?
Lier et relier?
Contrat social?
53% = je suis le pouvoir, j'incarne celui-ci dans mon corps, ceci est ma sueur....
Justice? on ferme!
Corruption : on ferme les yeux!
communication? On concentre!
Tiens Denis, toujour dans ton chateau?

Enculé ! c'est pas faux monsieur le pêcheur et les gens "convenables" doivent vous remercier de vous en tenir à ça.......

Écrit par : odm roi du compost | 11/11/2007

Ecrit par : Serval | dimanche, 11 novembre 2007 10:15

j'ai mis votre post sur

http://www.leslaunes.com/place_du_village/comments.asp?id=127
(merci)

Écrit par : curieuse | 11/11/2007

Ecrit par : urbain | dimanche, 11 novembre 2007 10:39

T'es ben gentil mon gars, mais si j'avais voulu developper j'aurais directement écrit un article au lieu d'un com de trois lignes juste pour resituer.

Tu vas footer ? c'est bien...Prend soin de tes chevilles, elles ont tendance à enfler démesurement ces temps ci.

Écrit par : Serval | 11/11/2007

Ecrit par : JeandelaXR | dimanche, 11 novembre 2007 10:23

Bravo Jean....

Écrit par : odm roi du compost | 11/11/2007

Falconhill, vous écrivez : "Attention simplement aux oppositions faciles : gentils cheminots contre méchants privilégiés."

Je n'ai jamais dit "gentils cheminots contre méchants privilégiés". Ce que j'interroge est le sens du mot justice et sa relation à la République. L'intérêt général ne peut être à géométrie variable !

Bonne cérémonie.

Écrit par : juliette dze | 11/11/2007

Ecrit par : curieuse | dimanche, 11 novembre 2007 11:10

Aucun problème Maghnia. Blog interessant, j'y reviendrais.

Minuscule faute d'orthographe, c'est DEL le nom du blog ;-))

Écrit par : Serval | 11/11/2007

Je me pose beaucoup de questions sur cette "guerre civile" théorisée et voulue par des ultralibéraux comme Jacques Marseille. Partagée entre l'envie de voir des mobilisations massives dans la rue et le souvenir amer de l'Angleterre sous Thatcherdans laquelle j'ai vécu. Je me souviens de la manière dont elle a brisé des mobilisations massives, dont celle des mineurs qui se sont battus comme des lions. Je m'interroge sur les capacités de réussit'e d'une opposition frontale et me demande s'il ne faut pas inventer, plutôt de nouvelles formes de sabotage discret mais systématique et à long terme de cette politique.

Écrit par : Valdo Lydeker | 11/11/2007

sorry!
corrigé;)

Écrit par : curieuse | 11/11/2007

L'avantage d'avoir sa mairie face à soi, derrière son ordi, blogant comme un ouf, c'est qu'on est aux premières loges:
mariages et commémorations,
après les festivités du 14 juillet,
j'avais pas mal posté à ce sujet,
si ça vous branche recherchez!,
voici la commémoration du 11 novembre...
Un drapeau planté par le maire sur la plaque commémorative de la libération, sur la place de la mairie à 9h...
10h30, une fanfare sort des big enceintes d'une voiture au coffre ouvert
On se ramène, anciens combattants médaillés,
période pré-electorale: les adjoints sont là
On décore un vétéran de l'algérie...
Et une cinquantaine de personnes manifestent dans la rue,
drapeaux et gerbe en tête
voiture sono-balai en queue...

Aujourd'hui, c'est férié, on s'en fout c'est dimanche!!!!!
Bien sûr, tout ceci m'a inspiré...
Si ça peut vous intéresser vous connaissez le chemin
amis des liens et des lianes....

Happy midi à vous!

Écrit par : skalpa | 11/11/2007

(de retour ^___^)

Juliette : je sais que vous n'avez pas dit ça, et j'ai volontairement caricaturé, exagéré le trait. Ceux que certains apprécient à faire, pas toujours à juste escient.

Je crois que sur le fond de la géométrie variable, nous ne sommes pas en désaccord : je copie colle la formule de Domenach qui résume assez bien mon état d'esprit : "C'est trés difficile de réformer dans un climat d'inéquité". Je pense qu'elle résume tout.

On peut être ou pas d'accord, sur le fond, avec les propositions de réforme des régimes spéciaux. je ne suis personnellement pas en désaccord avec le fond, sur la forme j'ai des réserves. Mais le sujet, me semble t'il, n'est pas que là.
Mais sur la forme, je suis impressionné de voir que le pouvoir en place génère artificiellement ce sentiment d'inéquité : c'est, à mon modeste avis de pauvre citoyen comme vous tous ici, une bétise sans nom. Qui générera volontaire des oppositions, des radicalisations, et c'est idiot.

Un petit apparté sur la cérémonie. le discours du secrétaire d'Etat des anciens combattants. Pendant 5 ans, Hamlaoui Mékachéra. Discours gaulliste et gaullien, qui, je ne la cache pas, me mettais quelques frissons. Il parlait bien de la France, ce gazier...
Aujourd'hui, discours d'Alain Marleix. Un politique, responsable des investitures à l'UMP. Discours creux, politichien, sans vie... Et, j'ai trouvé, un atlantisme débordant du discours. Bof... Trés bof, pour ne pas dire plus. Triste.

Bonne journée à tous.

Écrit par : Falconhill | 11/11/2007

C'était bien sûr un
HS total
mais vous avez l'habitude?

Ps:
Hs pour hs
http://www.dailymotion.com/video/x3dg91_descente-a-skyrock-reglement-de-com
merci Zgur

Écrit par : skalpa | 11/11/2007

Le problème avec les réformes actuelles, c'est qu'elles n'en sont pas.

Les politiques français, comme d'autres, ont réussi avec la novlangue à inverser le sens des mots voire le langage tout court.

Les jeunes disent "trop pas", les politiques disent "réformes".

Il s'agit en fait de régressions.

Écrit par : José | 11/11/2007

José, pas faux dans le fond. Une "réforme" doit avoir aussi pour but de faire en sorte que ce qui en sort soit mieux que ce qu'il y avait avant. Quand il y a regression, ce n'est pas la réforme, mais la rigueur.
Remarquons que cela ne me choque pas que dans la situation actuelle, il soit assumée une politique de rigueur, pour tous cela s'entend (revenons sur l'inéquité...). Mais employons les bons mots.

Cela me rappelle le monde industriel : je suis en train de subir une "réorganisation". Mon travail début 2008 sera plus pénible et moins facile à faire que maintenant. Parce que organisation différente, parce que plus de contrainte interne, parce que moins de moyen. terrifiant de voir que l'aprés doit être moins agréable, moins pertinent, mons efficace, que le maintenant...

Enfin, il est dit que ces réformes devraient apporter leurs fruits en fin de mandature... Dommage que, droite comme gauche, cela soit toujours le même discours : souffrons aujourd'hui, et demain ce sera Bizance... C'est encore loin, Bizance ?

Écrit par : Falconhill | 11/11/2007

Désolé pour le troll, mais voilà ce que j’ai trouvé sur lemonde.fr et qui me fait pisser de rire.

……………

A 110 ans, Louis de Cazenave et Lazare Ponticelli ont passé l'âge de se faire commander. Fini le temps où on les faisait sortir de la tranchée au sifflet. Les deux derniers poilus français veulent qu'on les laisse finir en paix.
L'un et l'autre ont peu apprécié qu'en 2005 le Haut conseil de la mémoire combattante, présidé par le chef de l'Etat, décide, sans les consulter, d'organiser des "obsèques de portée nationale" au dernier combattant de 14-18. L'idée de faire reposer le der des ders au Panthéon ou au côté du soldat inconnu avait alors germé. Sauf que les deux rescapés n'ont que faire de cette prestigieuse compagnie. Ils ont prévu d'autres dispositions.
Louis de Cazenave veut être enterré avec sa famille dans le cimetière de Saint-Georges d'Aurac (Haute-Loire), où il est né le 16 octobre 1897. Il ne décrochera pas de cette position. Le bonhomme n'a jamais aimé médailles et honneurs : "De la fumisterie !"
Revenu du front en pacifiste convaincu, il avait fallu insister pour qu'il accepte la Légion d'honneur, dans les années 1990. "Ils peuvent se l'accrocher quelque part", avait-il lancé à son fils. "Certains de mes camarades n'ont même pas eu le droit à une croix de bois", peste-t-il. Alors l'homme n'exprime plus qu'une dernière volonté : "Être tranquille."
Comme chaque année, si sa santé le permet, Lazare Ponticelli assistera le 11 novembre, à 11 heures, à la cérémonie du souvenir au monument aux morts du Kremlin -Bicêtre (Val-de-Marne), ville où il habite depuis les années 1920. Cet immigré italien, né le 7 décembre 1897, s'est engagé dès 1914 pour défendre cette France qui lui "avait donné à manger". Mais il estime avoir assez donné à sa patrie d'adoption. "Je refuse ces obsèques nationales. Ce n'est pas juste d'attendre le dernier poilu. C'est un affront fait à tous les autres, morts sans avoir eu les honneurs qu'ils méritaient. On n'a rien fait pour eux. Ils se sont battus comme moi. Ils avaient droit à un geste de leur vivant... Même un petit geste aurait suffi."
A ses yeux, le travail de mémoire "arrive tard". "On s'en est foutu un peu. Il a fallu que ce soit Chirac qui commence à bouger quand on n'était plus nombreux et qu'on était fatigués." Sa fille Janine se veut plus conciliante : "Je souhaite pour papa une cérémonie très simple dédiée à tous les poilus et aux femmes qui ont participé à cette guerre. J'exige aussi que son corps nous soit restitué afin qu'il repose dans le caveau familial."
…………
Comme quoi on peut être plus que centenaire et entier dans sa tête. Voilà un type qui sait de quoi il parle. Qui sait très bien que lui et des millions d’hommes, on les envoyé au casse-pipe pour le plus grand profit des profiteurs-de-guerre-de-tous-les-pays-unisssez-vous. Que la plupart en sont morts. Que les survivants ont servi, année après année, à faire marcher la machine à commémorer, non, à entretenir les flammes guerrières et économiques : sait-on si des historiens ont travaillé sur toute l’économie du profit post-guerre (reconstruction, monuments au morts, musées, tourisme, etc ?

Là, la Grande Guerre, ce n'est plus que ça : un vague truc lointain qui ne sert plus qu'à la com' de Nicolas 1er. Je comprends Cazenave et Porticelli : c'est déjà moche de mourir, si en plus on doit se fader Nico sur le sapin, merci bien.

Et ne m’énervez pas, les poteaux et potasses, sinon je vous balance un autre texte encore plus long ;-)

Écrit par : DD | 11/11/2007

heu j ai rien capté du coup...
ya un mec qui s est fais mal? les pompiers sont ils arrivés?
guerre civile?
mouais
je sais plus trop quoi souhaiter pour noel...
une manifestation de syndicats? une revolution des cités?
on verra bien ce que saint nicolas mettra dans mes chaussettes
oué ya une idée qui traine; elle dis que sarko à le pouvoir, qu il veux vivre un nouveau mai 68; pourkoi pas
apres ça au moins on marchera au pas...camarades antisarkosistes rompez les rangs fuyez

Écrit par : pierre | 11/11/2007

Ecrit par : Falconhill | dimanche, 11 novembre 2007 12:15


Falconhill,

On peut poursuivre le raisonnement en se basant sur l'analyse des mouvements sociaux et du malaise populaire.

Jusqu'à vingt-cinq ans en arrière grosso modo, les luttes sociales s'exprimaient pour obtenir des acquis. L'inversion du langage a conduit à faire passer ces acquis comme des privilèges, la différence étant bien évidemment de taille. Le terme de rigueur est aujourd'hui banni du langage politique parce qu'il renvoie systématiquement au démantèlement de ces acquis, on emploie donc à tort le terme réformes. Pour mieux le faire passer et accentuer la fracture entre les différentes composantes du peuple on renforce l'idée de privilèges. La raison en est simple, l'opposition des couches sociales entre elles parce qu'il est bien évidemment acquis en France que l'abolition des privilèges restera toujours une réforme au sens vrai. La seule différence étant que ce ne sont pas des privilèges mais des acquis sociaux.

Ainsi on a réussi à faire en sorte que les mouvements sociaux ne se construisent plus pour obtenir de nouveaux droits mais pour conserver des acquis. Ce sont en fait des mouvements anti-régression que l'on fait passer pour des mouvements conservateurs de privilèges. Les progressistes sont devenus les conservateurs et inversement.

Effectivement ce faisant on s'attire la bonne sympathie du peuple qui ne dispose pas de ces acquis. Ces derniers estiment ainsi que les grévistes et manifestants campent sur leurs positions de privilégiés.

Il ne doit plus y avoir de tabous, disent-ils. Les tabous sont en fait non pas les non-dits ou les faces cachées mais la solidarité.

Et ceux qui nous dirigent et réforment ne sont solidaires qu'entre eux.

Écrit par : José | 11/11/2007

@Serval

On est bien d'accord, une majorité n'a pas tous les droits sur un pays.

Les droits de l'homme par exemple sont inviolables même si une majorité de communistes ou de fascistes avait le pouvoir.

Ceal étant, dire que la guerre civile vient parcequ'un gouvernement ne céde pas aux injonctions d'une minorité de la rue, est une vue de l'esprit sacrement perverse.

L'age d'or d'une gauche socialiste (par opposition à une gauche libérale) omniprésente et arrogante est terminée, mais elle ne l'a pas encore compris.

Écrit par : Le libéralisme pour les débutants | 11/11/2007

Je m'interroge sur les capacités de réussit'e d'une opposition frontale et me demande s'il ne faut pas inventer, plutôt de nouvelles formes de sabotage discret mais systématique et à long terme de cette politique.
Ecrit par : Valdo Lydeker | dimanche, 11 novembre 2007 11:34


Elle est jolie l'anti-France!

Écrit par : monsieur Bitru | 11/11/2007

Ajoutez à cela des populations chauffées à blanc dans le culte "revanchard" des conflits antérieurs perdus et il ne manque plus qu'une étincelle.
Ecrit par : Serval | dimanche, 11 novembre 2007 10:23


Tu parles de la gauche, là?

Écrit par : décomplexé | 11/11/2007

Beau texte et qui incite à filer la métaphore en voyant dans le visage tuméfié de cet homme à terre dans la rue, un peu la figure emblématique des laissés pour compte d'une société entraînée sur la pente d'une droitisation effrénée entièrement mobilisée par les gagnants du système.

A maints égards on se retrouve dans les années quatre-vingt, après le tournant de la rigueur, et alors que les années Tapie et ce qui fut appelé alors le retour en grâce de l'entreprise faisait espérer à beaucoup des lendemains qui chantent, à condition de retrousser les manches et de construire son destin en se lançant dans la création ou le rachat d'entreprises à son seul profit.

Cette voie de salut individuelle faisant office de porte de sortie de remplacement à la politique (économique) qui venait de faillir. Une sorte de "aide-toi et le ciel t'aidera" laïc.

Il semble que cette idée très droitière, mais endossée à l'époque par la gauche de gouvernement, continue aujourd'hui sur sa lancée et toujours dans la même utopie d'un "faire" forcément gagnant et donc récompensé. Tapie a disparu de la scène en tant que nom propre, mais le genre de "héros" qu'il a incarné lui a survécu, en tant que catégorie.

Un faire mesuré à la "mousse" que son héros et héraut amasse. Une liberté entièrement dévolue à la reproduction glorieuse du système économique dont il apparaît alors naturel que son agent victorieux en retire tous les bénéfices (le gagnant rafle la totalité de la mise). Sans doute un sens donné à la vie, dans sa vision libérale. Avec la petite musique qui l'accompagne mezza voce : "malheur aux vaincus".

Il ne s'agit pas de réformer des choses précises. Il s'agit plus fondamentalement d'amener les esprits à changer de conception du vivre ensemble et à modifier en profondeur leurs attentes au regard des modalités d'organisation du lien commun.

Écrit par : off | 11/11/2007

Ecrit par : Le libéralisme pour les débutants | dimanche, 11 novembre 2007 12:39
Ecrit par : décomplexé | dimanche, 11 novembre 2007 13:06

Il ne faut pas tout confondre les enfants... ;-))

Par contre il est grave de créer des conditions insurectionnelles, de dresser les gens les uns contre les autres, pour renforcer son autorité et faire passer ses réformes.

Écrit par : Serval | 11/11/2007

Hs...
encore une fois...
Wahou je suis allé faire un tour chez les frustrés copieurs et ça rigole pas là-bas...
Malbrouck se dit contre la censure?
Il trouvé José intolérant
et bien mes enfants...
Je mets même pas le lien...
A bientôt
ici donc

Écrit par : skalpa | 11/11/2007

Ecrit par : skalpa | dimanche, 11 novembre 2007 13:52


J'aimerais qu'on arrête avec ces oppositions, ça me saoule... ;)

Écrit par : José | 11/11/2007

Merci off pour votre compréhension en finesse.

Quand vous écrivez qu'il s'agit :

"d'amener les esprits à changer de conception du vivre ensemble et à modifier en profondeur leurs attentes au regard des modalités d'organisation du lien commun."

Je suis d'accord (on peut voir une préfiguration de ce que ça peut donner ailleurs qu'en France à travers ce témoignage :


La question que je me pose, et c'est le sens de la chute, est de savoir si on peut rénover la République, son projet égalitaire donc SOCIAL, seulement par le haut. Je crois que non, la construction d'un au-delà de soi (conscience d'un bien commun point de repère pour l'action), se construit dans le face à face, le quotidien, aussi et peut-être surtout et s'universalise en même temps.

L'élite au pouvoir ou celle qui aspire à y revenir ont de lourde responsabilité dans les politiques successives qui ont conduit le pays où il en est, mais l'élite n'est rien sans le peuple dans nos régime de démocratie parlementaire. Donc....

Écrit par : juliette dze | 11/11/2007

J'ai oublié le lien, le voici : http://tinyurl.com/22f3y2

Écrit par : juliette dze | 11/11/2007

c'est fini...

Écrit par : skalpa | 11/11/2007

Je pourrais alors vous parler de mon grand-père gazé et des lettres de ses cousins depuis les tranchées.

Ecrit par : juliette dze | dimanche, 11 novembre 2007 10:46

Naturellement c'est pas de ça qu'il s'agit, pas de ce qu'ils ont fait ( et dont ils ne parlaient jamais ) , mais de ce qui les "motivait" , ou pas.
Et surtout du sens de l'histoire, tel qu'il se dégage des deux guerres mondiales , et qui nous instruit de tout autre chose que que le traditionnel couplet sur les "marchands de canons" , "la revanche", "la ligne bleue des vosqes", les empires centraux, etc ...
(re)Lire Marc Bloch, Péguy, ou ...Ernst Jünger ...

Ecrit par : Serval | dimanche, 11 novembre 2007 11:12

Jamais blessé en 45 ans de pratique assidue, mes chevilles sont ( depuis toujours) très solides.

Écrit par : urbain | 11/11/2007

Ecrit par : urbain | dimanche, 11 novembre 2007 14:27

normal au baby foot...et les poignets ?

;-))

Écrit par : Serval | 11/11/2007

Naturellement c'est pas de ça qu'il s'agit, pas de ce qu'ils ont fait ( et dont ils ne parlaient jamais ) , mais de ce qui les "motivait" , ou pas.
Et surtout du sens de l'histoire, tel qu'il se dégage des deux guerres mondiales , et qui nous instruit de tout autre chose que que le traditionnel couplet sur les "marchands de canons" , "la revanche", "la ligne bleue des vosqes", les empires centraux, etc ...
(re)Lire Marc Bloch, Péguy, ou ...Ernst Jünger ...

Ecrit par : urbain | dimanche, 11 novembre 2007 14:27

C'est ce que je visais aussi. Pour les lectures, merci, Bloch, Péguy, c'est déjà fait.

Écrit par : juliette dze | 11/11/2007

A ce soir.

Écrit par : juliette dze | 11/11/2007

Ecrit par : Serval | dimanche, 11 novembre 2007 14:43

Trop vieux ( pour le baby foot).

Écrit par : urbain | 11/11/2007

Par contre il est grave de créer des conditions insurectionnelles, de dresser les gens les uns contre les autres, pour renforcer son autorité et faire passer ses réformes.
Ecrit par : Serval | dimanche, 11 novembre 2007 13:49


Cà s'appelle un procès d'intention.
Le gouvernement fait ce qu'il a à faire, ce qu'il doit faire, pour le bien de la France, donc de tous.
Des élections viennent d'avoir lieu. Sans ambiguité, Sarkozy a été élu sur la base d'un programme que plus de deux français sur trois souhaitent plus que jamais voir appliqué.
Les conditions insurrectionnelles sont un fantasme, une invention, un mensonge (de plus) d'une gauche qui ne sit plus quoi faire face à une réalité qui lui échappe totalement.
Réveillez vous

Écrit par : décomplexé | 11/11/2007

Réveillez vous

Ecrit par : décomplexé | dimanche, 11 novembre 2007 15:02

On dirait que ça vient ...

Écrit par : urbain | 11/11/2007

Réveillez vous
Ecrit par : décomplexé | dimanche, 11 novembre 2007 15:02

Non (c'est l'heure de la sieste)

Écrit par : Sportif du dimanche matin | 11/11/2007

La question que je me pose, et c'est le sens de la chute, est de savoir si on peut rénover la République, son projet égalitaire donc SOCIAL, seulement par le haut. Je crois que non, la construction d'un au-delà de soi (conscience d'un bien commun point de repère pour l'action), se construit dans le face à face, le quotidien, aussi et peut-être surtout et s'universalise en même temps.

Ecrit par : juliette dze | dimanche, 11 novembre 2007 14:15

L'impression que l'on peut retirer de la période est assez confuse. D'un côté, on est confronté à une "expertisation" du champ politique, qui en fait l'affaire des politiques professionnels, et en exclut les citoyens. De l'autre, on constate qu'une partie de la population plébiscite la démarche et la reconnaît comme sienne.

Peut-être la différence entre le Japon et la France réside dans le fait que les Japonais décrits par le Frenchie expatrié sont déjà dans un au-delà de la politique. Ce que font les gouvernants, comme ce qui est écrit dans la loi, les règlements, est incontestable. A croire que les mouvements maoïstes et de gauche radicale qui se confrontaient de manière musclée aux forces de l'ordre jusque dans les années quatre vingt ont complètement disparu.

En France, si l'on va voir par exemple sur le site du Point pour y lire les textes d'Imbert et de Marseille, entre autres, et lire les commentaires, on peut y voir l'affirmation d'une France victorieuse, qui défend sa réforme, prête à en découdre contre les gauchistes qui ne respectent pas la loi des urnes. Il y a donc une militance, qu'il ne faudrait pas trop pousser pour qu'elle devienne violente, contre tout mouvement visant à inscrire la réforme, précisément, dans un horizon historique, incluant le changement, certes, mais également la préservation d'un certain rapport de force social. La modernité, c'est aussi cela, le fait de réactualiser la prise en compte des contraintes spécifiques que les métiers actuels imposent à ceux qui les font, afin de négocier des compensations.

Or la "nouveauté" de ces réformes est qu'elles passeraient comme une tornade faisant table rase du passé et laissant le présent vierge de toute logique de négociation. Là dessus José (12:30) a tenu des propos d'une limpidité cristalline.

Écrit par : off | 11/11/2007

La modernité c'est ce qui n'existe pas mais prétend justifier ce qui passe, a posteriori, à l'encontre de toute justice et toute raison.

Écrit par : urbain | 11/11/2007

Ecrit par : décomplexé | dimanche, 11 novembre 2007 15:02

Et les 53%, ils ont aussi voté pour :

- Une augmentation du salaire du président de 172% ? (celui qui était marié avant l'élection et tout juste divorcé une fois élu, et qui a maintenant une pension alimentaire à verser... Quoi... on imagine que c'est aussi pour cette raison..)

- la multiplication par 3 du budget de l'Elysée ? (alors que pendant sa campagne Sarkozy promettait de réduire le coût du fonctionnement de l'Etat, en réduisant le nombre de ministres à 15, mais c'était oublier les multiples commissions et misiions dont on ne voit toujours pas la pertinence, et je rajouterais, on se demande quel était son programme et sur quoi il reposait, lui le super compétent devant la nullissime Royal, puisqu'il demande aujourd'hui à tous ses missionnaires (Attali and co...) l'état des lieux et les solutions à apporter...).

- la loi sur les tests ADN ???

- Les renforcements des troupes françaises en Afganisthan (et peut-être demain soutien ou allié aux USA pour attaquer l'Iran ???

- réduire le nombre de fonctionnaires oui, mais à l'Education Nationale, malgré tous les problèmes rencontrés et qui demandent un personnel encadrant conséquent, vous croyez que les français voulaient vraiment sacrifier le budget de l'Education pour plus de Police (MAM prévoit d'installer 1.000.000 de caméras de surveillance, gros investissement), de défense (porte-avion) ?

- Fournir une centrale nucléaire à un dictateur libyen ?

- Supprimer l'article 85 de la Constitution (plus de référendum pour approuver une nouvelle adhésion d'un pays à l'Europe.. comme on nous l'avait promis, par exemple pour la Turquie....) ?

- La mise en place de franchises médicales....??? (compris seulement pendant la campagne des législatives, ce qui a modifié le résultat sensiblement d'ailleurs..)

La liste est longue....

Alors votre principe "on a été élu sur notre programme"... (Quel programme ?).

Écrit par : Roma | 11/11/2007

Ecrit par : Roma | dimanche, 11 novembre 2007 15:49

Tout me va.

Écrit par : décomplexé | 11/11/2007

On dirait en effet que c'est l'heure de la sieste.

Guerre civile?

Le principal adjoint d'un collège de Pierrefitte, en Seine-Saint-Denis, a grièvement blessé à coups de couteau samedi soir dans son établissement, a annoncé le ministère de l'Education nationale.
Le directeur adjoint du collège Pablo Neruda, qui occupait un appartement de fonction, aurait été poignardé alors qu'il venait de surprendre une ou plusieurs personnes entrées par effraction dans les locaux, a-t-on précisé de même source.

Écrit par : décomplexé | 11/11/2007

@ Monsieur 100% FAN !

Si à chaque fois qu'un cambriolage tourne mal, le pays est au bord de la guerre civile, la France serait aujourd'hui depuis longtemps à feu et à sang !!

Quel rapport ce fait divers et la guerre civile?

Écrit par : Roma | 11/11/2007

Qui vous a dit qu'il s'agissait d'un cambriolage. Vous êtes de la police?

Écrit par : décomplexé | 11/11/2007

Vous ne répondez pas à la question.. Rapport à guerre civile ?

Écrit par : Roma | 11/11/2007

Ecrit par : Roma | dimanche, 11 novembre 2007 15:49

Il a été élu par la très fameuse majorité "silencieuse",
celle , si mouvante, de tout ceux , si nombreux, à qui on a fait croire qu'ils avaient plus à perdre qu'à gagner dans le modèle social ( français),
que le salut ne pouvait venir que du renoncement et de la "restauration" ( pas le moindre des paradoxes de ce prétendu bonapartiste),
et qui cherchent toujours et partout à reconnaître l'expression de leur désarroi confus.
Il a été élu par ce qu'il l'a regardée "au fond des yeux" ( en agitant un peu les mains tout de même) ,
et lui a dit : "je vais m'occuper de tout", vous n'avez plus à avoir peur, ni surtout honte d'être ce que vous êtes , je serai le (petit) borgne roi de ce pays d'aveugles ( aveuglés par les médias que désormais je veillerai à maintenir dans cette médiocrité vulgaire, conformiste et veule en laquelle vous vous complaisez tant ) .
Tout le reste est péripétie, mais parmi ces péripéties celles qui sont à venir risquent fort de se révéler ... têtues.

Écrit par : urbain | 11/11/2007

Je pense quand même qu'ils vont vite déchanter...

(On le voit sur le pouvoir d'achat, beaucoup de mécontents.)

Toujours est-il que la grève à venir me semble un test majeur pour Sarkozy..
Va-t-il réussir ce qu'aucun n'a réussi ? Ne pas céder à la pression de la rue sans reculades...
Sarkozy joue sa crédibilité pour l'électorat qui l'a élu pour "réformer", et les syndicats, suite en plus au scandale du Medef qui les "finançait", joue la leur aussi...

Ce conflit semble parti pour durer..

Écrit par : Roma | 11/11/2007

Ce conflit semble parti pour durer..
Ecrit par : Roma | dimanche, 11 novembre 2007 16:42

Ne prenez pas trop vos désirs pour des réalités.

Écrit par : décomplexé | 11/11/2007

c'est pour personne ici..
c'est juré

http://fr.youtube.com/watch?v=nlW0iEmuUzY

Écrit par : curieuse | 11/11/2007

Ce conflit semble parti pour durer..

Ecrit par : Roma | dimanche, 11 novembre 2007 16:42

ça fait déjà un bon moment que ça dure, ça s'appelait la "lutte des classes" ... naguère.
Il y a des hauts et des bas, alternativement, pour les uns et pour les autres.
Reste à continuer d'y voir ( avec G.F.W.H.) "l'esprit du monde", à l'oeuvre.
Dans un monde complexe, la "décomplexification" mythique ( on pourrait dire mythomaniaque) est bien une forme de refus du réel, multiple et contradictoire, mais qui toujours demeure et s'impose.
La question est "combien de temps ça va prendre "?

Écrit par : urbain | 11/11/2007

La question est "combien de temps ça va prendre "?
Ecrit par : urbain | dimanche, 11 novembre 2007 16:53

Euh... un certain temps. J'ai bon?

Écrit par : décomplexé | 11/11/2007

Ecrit par : décomplexé | dimanche, 11 novembre 2007 17:01

Oui, mais ça c'était "une question simple".
Plus compliqué : comment ?
Plus hasardeux : que se passera-t-il dans les prochaines semaines ?

Écrit par : urbain | 11/11/2007

J'ajoute que ce certain temps étant commencé depuis déjà pas mal de temps, l'incertitude porte sur le temps qui reste .

Écrit par : urbain | 11/11/2007

Le simple fait de considérer l'élection de Nicolas Sarkozy comme irréductible est la plus grande forme de dénégation de la démocratie de ces dernières décennies.

Écrit par : José | 11/11/2007

que se passera-t-il dans les prochaines semaines ?
Ecrit par : urbain | dimanche, 11 novembre 2007 17:07

Ben rien, pourquoi? Ah si des grèves... Bof.

Écrit par : décomplexé | 11/11/2007

Le simple fait de considérer l'élection de Nicolas Sarkozy comme irréductible est la plus grande forme de dénégation de la démocratie de ces dernières décennies.
Ecrit par : José | dimanche, 11 novembre 2007 17:11


?i

Vous pourriez expliciter, cher tenancier?

Écrit par : décomplexé | 11/11/2007

Ecrit par : décomplexé | dimanche, 11 novembre 2007 17:13

Des étudiants en colère aussi....


Sinon,
Juste un petit article, du JDD (de Lagardère, vou savez le "frère" de Sarkozy) :
http://www.lejdd.fr/cmc/politique/200744/six-mois-apres-le-oui-mais-des-francais_69216.html

Etre à la hauteur des espérances, le vrai défi de Sarkozy.

Écrit par : Roma | 11/11/2007

Ecrit par : décomplexé | dimanche, 11 novembre 2007 17:15


Simple : 53% des Français ont voté pour Sarkozy. Déduction : les Français l'ont élu pour qu'il mène les réformes qu'il a décidé.

C'est tout simplement faux, c'est de la novlangue.

Écrit par : José | 11/11/2007

Ecrit par : décomplexé | dimanche, 11 novembre 2007 17:15

Et je ne ne suis pas votre "cher tenancier". J'aimerais que lorsque j'exprime mes opinions on ne retienne pas le fait que j'ai des pouvoirs techniques ici. Ce simple fait induit que je ne m'exprime plus librement parce que c'est automatiquement assimilé. Ce n'est pas le cas. ;)

Écrit par : José | 11/11/2007

Ces décomplexés sont des gens formidables !

Non contents d'avoir gagné les élections, de détenir toutes les Assemblées, le Conseil Constitutionnel, les radios, les télés, le CSA, le MEDEF, tous les chefs des grandes entreprises, la grande majorité des quotidiens et des hebdomadaires, les rédacs en chefs des principaux médias français, ces gens de la droite dite décomplexée voudrait en plus que les gens de gauche ferment leur gueule !!!

C'est tout ce qui nous reste... Et ce n'est pas grand chose...

C'est dire que leur vision "décomplexée" de la vie politique française fleure bon la semie dictature paternaliste style Pétain...

Si, vous n'arrivez à rien avec tous les appuis cités plus haut, mes chers décomplexés , c'est que vous êtes nullissimes...

Et là, je pense que vous aurez de quoi, être de nouveau, complexés !!!

Montrez nous de quoi vous êtes capables... Pour le moment, il n'y a pas de quoi pavoiser...

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | 11/11/2007

Des étudiants en colère aussi....
Ecrit par : Roma | dimanche, 11 novembre 2007 17:25

"Des"? Oui, d'extrême gauche? Rien de bien grave.

Écrit par : décomplexé | 11/11/2007

"Les étudiants veulent bloquer les gares mardi"
Par AFP , le 11/11/2007

http://www.lepost.fr/article/2007/11/11/1050329_les-etudiants-veulent-bloquer-les-gares-mardi.html

Écrit par : Roma | 11/11/2007

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | dimanche, 11 novembre 2007 17:30

Ne vous plaignez pas, il vous reste les régions. Ce n'est pas rien tout de même.

Écrit par : décomplexé | 11/11/2007

Quant à cette référence à la guerre civile de Juliette, je m'y oppose formellement dans le sens où il faut faire attention au sens des mots.

Je ne ressens nullement cette sensation de guerre civile dans les rapports entre les gens. La politique, pour la plupart ne les intéresse pas des masses. Ils se foutent de la droite et de la gauche et les renvoient dos à dos ! (le tous pourris marche à donf dans les classes populaires et moyennes).

Par contre, le sentiment diffus et même explicite que tous les hommes au pouvoir sont corrompus est très largement partagé (à tort ou à raison, je ne juge pas).

De là à parler de guerre civile !

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | 11/11/2007

"Les étudiants veulent bloquer les gares mardi"
Par AFP , le 11/11/2007


C'est sûr que les étudiants vont faire plaisir aux cheminots.
Quelle mascarade.
On va bien rire.

Écrit par : décomplexé | 11/11/2007

Ecrit par : décomplexé | dimanche, 11 novembre 2007 17:40

Les régions ? Comme le gouvernement transfère tous ses financements de l'État aux régions et aux Collectivités locales, c'est plus un inconvénient qu'un avantage, mon cher décomplexé.

Vous le savez bien !

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | 11/11/2007

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | dimanche, 11 novembre 2007 17:30

Je crains fort que la vision d'un citoyen de droite au sujet de l'organisation de la vie publique soit la copie à peine retouchée de celle qui prévaut dans les rapports sociaux en entreprise. Il y a un chef, un staff et des collaborateurs. Le tout réuni pour mettre les moyens nécessaires à l'atteinte d'un objectif supposé commun.

Etre, dans cette vision du monde, c'est faire. Et faire c'est se projeter continûment dans un état futur. Le présentisme que l'on associe au libéralisme tire sans doute sa source de ce tropisme là : "aller de l'avant" sans regarder en arrière. C'est une idéologie de liberté, de rupture, d'arrachement au passé ainsi qu'au présent. Une nostalgie d'un Eden où l'individu était seul à décider souverainement de son sort. Thatcher ne disait-elle pas que la société n'existait pas, qu'il n'existait que des individus ?

N'a-t-on pas à faire à un président qui met en scène sa solitude, dans la concentration et la désintégration de tout un appareil d'Etat dans l'action et la volonté de sa seule personne ? Un président tout puissant et seul d'une société qui n'existe pas...

Après tout une partie de nos concitoyens partagent cette vision du monde, jusqu'à la haine d'un certain mode d'être de l'Etat, qui est l'Etat-providence, l'Etat en charge de la redistribution des richesses inégalement réparties au sein de la société, d'une société qui n'existe pas mais qui coûte en impôts et taxes de diverses natures.

L'insupportable est peut-être de devoir payer pour une idéologie de la puissance publique (liberté, égalité, solidarité) dont on n'accepte pas les deux derniers termes. On imagine aisément l'impatience voire la colère de la France du "Point" envers cet Etat qui ne s'efface pas alors que leurs "amis" l'ont investi et que leurs idées sont au pouvoir pour longtemps.

Un état de guerre sociale ? Non. Du moins pas encore. Peut-être les débuts de commencement d'un climat tendu. Avant le retour de la société et de ses exigences face à la montée des inégalités qui s'amorce.

Écrit par : off | 11/11/2007

Ecrit par : décomplexé | dimanche, 11 novembre 2007 17:43

Là où on va rigoler, décomplexé, c'est quand votre petit maître à penser va vouloir intervenir comme un fier à bras dans la mêlée, histoire de récupérer l'opinion publique, mercredi.

Je suis presque certain qu'un coup médiatique est en préparation pour mercredi...

Notre fanfaron présidentiel va vouloir jouer au chef de bande pour prendre à témoin les pauvres décomplexés en colère... J'ai un lourd pressentiment, mais je ne suis toutefois pas dans sa peau...

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | 11/11/2007

Jean-Philippe Legois est historien spécialiste de la contestation universitaire, membre du Germe (groupe de recherche sur les mouvements étudiants) et de la mission Caarme (pour la création d’un centre d’archives sur les mouvements étudiants). Il analyse les sources de la mobilisation actuelle et ses risques d’extension.
(samedi 10 novembre 2007)


Le mouvement étudiant peut- il prendre de l’ampleur ?

Deux possibilités existent : un mouvement massif comme le CPE en 2006, ou un mouvement relativement minoritaire, comme en 2003 contre la réforme LMD [instaurant la licence, le mastère et le doctorat en trois, cinq et huit ans, ndlr]. Cela avait alors été difficile de mobiliser, car le LMD ne s’appliquait pas à toutes les universités en même temps. Aujourd’hui, toutes vont devoir se prononcer sur la composition de leur nouveau conseil d’administration et réformer leur gouvernance.

Certains groupes politiques misent sur le climat social. Il peut en effet renforcer la protestation. Mais il y a une autre hypothèse: en 1995, le mouvement social était tellement fort que la mobilisation étudiante [contre les restrictions budgétaires] s’est fondue dedans. La grève du 20 novembre, celle de la fonction publique, sera importante: elle peut être un point de jonction des étudiants avec d’autres secteurs.

(http://www.liberation.fr/actualite/societe/290478.FR.php)

Écrit par : Roma | 11/11/2007

Le texte est beau.

Écrit par : Hervé Torchet | 11/11/2007

Ecrit par : décomplexé | dimanche, 11 novembre 2007 17:13

Je ne sais pas ce qui va se passer, mais l'hypothèse du "rien" n'est ni vraisemblable, ni favorable aux adeptes de la "rupture" ( en soi la promesse de "quelque chose" , même si on ne sait pas trop quoi, en dehors des balades en avion blanc , en agitant les mains).
En réalité les processus de modification voire de retournement des rapports de force est à la fois dans le "temps long" mais aussi dans l'im-médiat ( non médiatisé) , plus généralement ça procède par accumulation avec , au final, sur le "point d'accumlulation" un "point de rupture" ( mais pas celle revendiquée par l'homme aux rats).
C'est le temps , long ou court, de cette accumulation qui est incertain et vous fait parler, à juste titre, d'un certain temps , mais qu'il faut comprendre comme le temps, encore indéfini, de ce processus ... certain.

Écrit par : urbain | 11/11/2007

@ tous

merci pour les post au quotidien, cela ne semblait pas gagné et vous tenez ... Chapeau.

Vous je ne sais pas, mais moi dans mon entourage pro - boite de formation privée, 80 formateurs, 1500 élèves, il y a environ 10 prof et 40 élèves d'accord avec les grevistes ...les autres sont contres et violemment contre parfois. J'aimerai tant entendre que c'est une exception.

Par ailleurs, où est l'opposition, existe-t-elle dans ce pays?

C'était qui et quoi l'opposition à Mrs T. en GB, qu'ont-ils fait à l'époque ?

Et je suis d'accord avec vous Valdo, il faudrait sans doute d'autre moyen pour contester. A propos il me semble que ne pas faire payer les transports a été reconnu comme un moyen licite de faire grève. Quelqu'un en sait-il davantage ?

Écrit par : form-mol | 11/11/2007

Ecrit par : off | dimanche, 11 novembre 2007 17:50

Tout à fait Off !

Pour l'homme de droite moyen, le Chef est élu pour son mandat et chaque citoyen doit s'en remettre aveuglément à lui car il est le Chef (comme un chef d'entreprise, disiez vous)!

C'est la vision peu démocratique du citoyen conservateur moyen.

Ce qu'on ressent, en écoutant décomplexé et de multiples autres gens de droite, notamment chez Aphatie, c'est cette faculté de considérer le président élu comme un chef de tribu tout puissant et incontestable.

Le Pétainisme est loin d'être mort dans notre pays et la recherche de l'homme providentiel dans l'électorat de droite est patent depuis très longtemps ! (nostalgie de la royauté ?)

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | 11/11/2007

Ecrit par : décomplexé | dimanche, 11 novembre 2007 17:13

Je ne sais pas ce qui va se passer, mais l'hypothèse du "rien" n'est ni vraisemblable, ni favorable aux adeptes de la "rupture" ( en soi la promesse de "quelque chose" , même si on ne sait pas trop quoi, en dehors des balades en avion blanc , en agitant les mains).
En réalité les processus de modification voire de retournement des rapports de force est à la fois dans le "temps long" mais aussi dans l'im-médiat ( non médiatisé) , plus généralement ça procède par accumulation avec , au final, sur le "point d'accumlulation" un "point de rupture" ( mais pas celle revendiquée par l'homme aux rats).
C'est le temps , long ou court, de cette accumulation qui est incertain et vous fait parler, à juste titre, d'un certain temps , mais qu'il faut comprendre comme le temps, encore indéfini, de ce processus ... certain.

Écrit par : urbain | 11/11/2007

Ecrit par : décomplexé | dimanche, 11 novembre 2007 17:13

Je ne sais pas ce qui va se passer, mais l'hypothèse du "rien" n'est ni vraisemblable, ni favorable aux adeptes de la "rupture" ( en soi la promesse de "quelque chose" , même si on ne sait pas trop quoi, en dehors des balades en avion blanc , en agitant les mains).
En réalité les processus de modification voire de retournement des rapports de force est à la fois dans le "temps long" mais aussi dans l'im-médiat ( non médiatisé) , plus généralement ça procède par accumulation avec , au final, sur le "point d'accumlulation" un "point de rupture" ( mais pas celle revendiquée par l'homme aux rats).
C'est le temps , long ou court, de cette accumulation qui est incertain et vous fait parler, à juste titre, d'un certain temps , mais qu'il faut comprendre comme le temps, encore indéfini, de ce processus ... certain.

Écrit par : urbain | 11/11/2007

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | dimanche, 11 novembre 2007 18:05
Ecrit par : form-mol | dimanche, 11 novembre 2007 18:05


Il se pourrait que nous entrions dans une ère dans laquelle la démocratie formelle sera respectée - comme elle peut l'être en Suisse, pays éminemment conservateur -, mais où liberté rimera avec ordre.

Le plus fort dans l'affaire, c'est que ce qui se met en place le fait au nom d'une performance économique, d'une efficacité organisationnelle à retrouver. Et que, de fil en aiguille, sur ces fondements là, nous allons glisser vers un système autoritaire que nous allons être de plus en plus nombreux à désirer, genre "la société libérale et ses ennemis".

Contre quel(s) ennemi(s) sommes nous en train de nous armer ?

Écrit par : off | 11/11/2007

Thatcher ne disait-elle pas que la société n'existait pas, qu'il n'existait que des individus ?
Ecrit par : off | dimanche, 11 novembre 2007 17:50


Margaret était Bourdieusienne? Quelle révélation!

Écrit par : turbin | 11/11/2007

A propos il me semble que ne pas faire payer les transports a été reconnu comme un moyen licite de faire grève. Quelqu'un en sait-il davantage ?

Ecrit par : form-mol | dimanche, 11 novembre 2007 18:05


Il semblerait que, le fait de ne pas payer le billet ne garantisse pas les assurances. D'où le fait des grêves non "gratuites" 'question de sécurité)

Écrit par : Gaëlle | 11/11/2007

Au fait, Juliette dze, très belle contribution qui pousse au débat !

Bravo. Super bien écrit, clair !

Et puis témoignage personnel + idées récurentes = jolie démonstration polémique

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | 11/11/2007

Les fanfaronnades sont de tous bords et c'en est une de plus préjudiciable que d'attendre des bouleversements des conflits sociaux annoncés.
En réalité il y a quelque chose de prématuré dans ces luttes, dans la mesure où elles ne sont relayées par aucune force politique susceptible d'en assumer et acter les conséquences.
Et le néo-pétainisme ambiant est surtout une attente de passivité , le "témoignage" de décomplexé est assez édifiant à et égard : il n'attend ... surtout rien.
Le conducator va protéger ses ouailles en faisant rempart de son corps symbolique ( serré dans son costume et en agitant les mains) , il a été élu pour ça , comptant comme elles ( ses ouailles) qu'avec le temps ( va tout s'en va) , la lassitude ferait son oeuvre de néantisation passive.

Écrit par : urbain | 11/11/2007

Le Pétainisme est loin d'être mort dans notre pays et la recherche de l'homme providentiel dans l'électorat de droite est patent depuis très longtemps ! (nostalgie de la royauté ?)
Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | dimanche, 11 novembre 2007 18:05


Ou plus prosaïquement, la droite a compris qu'on ne peut gagner des élections présidentielles qu'avec un homme providentiel.
Mais cela, la gauche semble l'avoir oublié avec la fin de l'ère Mitterrand.
Ne désespérez pas, il vous reste Besancenot (ou Bové) ;-))

Écrit par : décomplexé | 11/11/2007

Juste de passage : cui cui, vous avez lu un peu vite je crois.

Ce n'est pas grave.

A +

Écrit par : juliette dze | 11/11/2007

Bien que courant, je précise : un peu vite dans le sens où je n'affirme en rien qu'on est en guerre civile bien sûr.

Écrit par : juliette dze | 11/11/2007

peu à voir avec le post mais à voir avec le jour commemeoratif.... mon grand père fut officcier d'etat civil au terme de cete immence bouchc$erie. Il deterrat les cadavres de ses hommes (pas de bol il était officier!)
il fit tout pour que le "souvenir fançais" exixtât ce jour est un jour entre tous qui doitn être respecté. Qui est le disparu qui sont les oubliés, les sans mémoiires ?? ne parle pas de celui de l"arc de tiomphe

Écrit par : folledechaillot | 11/11/2007

Sans doute Fontenelle dans ces deux derniers billets est-il un peu optimiste à opposer les gouvernants et leurs médias alliés, d'un côté, au peuple citoyen, de l'autre. Il y a vraisemblablement une partie non négligeable de la population qui est en phase avec le pouvoir. "La réforme, la réforme" étant l'équivalent de "le poumon, le poumon". On réforme comme on court, on ne sait pas vers quoi, on n'envisage pas même les résultats - comme les dispositifs fiscaux justifiés par leur intérêt économique, le fameux "choc de confiance", sans contrôle a posteriori de ses effets. L'essentiel est de courir.

En attendant ça plait et il n'est pas impossible d'envisager qu'une grève qui durerait jette dans les rues des citoyens appartenant à deux blocs hostiles et allant jusqu'à la violence l'un contre l'autre.

Écrit par : off | 11/11/2007

HS

La ministre de l ’Économie a , par ailleurs , annoncé le doublement de la prime à la cuve pour les ménages les plus modestes se chauffant au fioul. Cette aide forfaitaire destinée aux ménages non imposables « passera de 75 euros à 150 euros », a-t-elle indiqué.


Qui en a bénéficié dans votre entourage? (juste par simple curiosité)

Fin HS

Écrit par : Gaëlle | 11/11/2007

le "témoignage" de décomplexé est assez édifiant à et égard : il n'attend ... surtout rien.
Ecrit par : urbain | dimanche, 11 novembre 2007 18:22


Faux, cher "ami", au contraire j'attends TOUT.
Je disais simplement que toutes ces gesticulations de la gauche pulvérisée ne sont qu'un baroud d'honneur, un chant du cygne, une posture à laquelle bien peu croient finalement, et encore moins quant à leur chance de réussite, un théâtre qu'on appelle pompeusement "démocratie".
Sérénité totale.

Écrit par : décomplexé | 11/11/2007

Ecrit par : Gaëlle | dimanche, 11 novembre 2007 18:33


Sachant que cette prime est accordée à condition de ne pas être imposable et qu'elle a concerné 475 000 foyers jusqu'ici, on voit là déjà les premières victimes de cette flambée...des prix.

Écrit par : off-HS | 11/11/2007

En attendant ça plait et il n'est pas impossible d'envisager qu'une grève qui durerait jette dans les rues des citoyens appartenant à deux blocs hostiles et allant jusqu'à la violence l'un contre l'autre.
Ecrit par : off | dimanche, 11 novembre 2007 18:33

Exact. Votre analyse me parait assez pertinente dans l'ensemble.
Vous dénotez ici... avec moi dans un tout autre registre :-)

Écrit par : décomplexé | 11/11/2007

A propos il me semble que ne pas faire payer les transports a été reconnu comme un moyen licite de faire grève. Quelqu'un en sait-il davantage ?
Ecrit par : form-mol | dimanche, 11 novembre 2007 18:05

Pour form-mol : les grèves "gratuites" sont licites selon un arrêt de la Cour Européenne des Droits de l'Homme :
http://www.sos-usagers.com/337.htm

Écrit par : SOS Usagers | 11/11/2007

Ecrit par : décomplexé | dimanche, 11 novembre 2007 18:24

On peut mesurer la qualité de cette "providence" à l'aune de celle des hommes qu'elle distingue pour l'incarner.
Surtout il n'y a rien de providentiel dans l'émergence de l'homme aux rats, c'est même tout le contraire, et à cet égard , même si je pense que les analyses de ce blogs, ce jour, sont illusoires et fausses, je suis d'accord avec l'analogie pétainiste ( que j'ai d'ailleurs utilisée moi-même ces derniers temps), dans la mesure où Pétain n'était pas "l'homme providentiel" , c'était l'homme du "recours", du sauvetage face au désastre accompli.
Il s'agissait de "sauver les meubles" dans une logique de défaite assumée, acceptée, et de renoncement.
C'est bien encore de ça qu'il s'agit aujourd'hui et non pas de "sursaut" de la "France éternelle" , ça "c'était De Gaulle" , tout le contraire.

Écrit par : urbain | 11/11/2007

Faux, cher "ami", au contraire j'attends TOUT.

Ecrit par : décomplexé | dimanche, 11 novembre 2007 18:33

Pour donner quelque crédibilité à cette affirmation, il faudrait expliciter ce TOUT ( de quoi s'agit il "en fait" ) et le relier à ce qui "va se passer".
Non , il ne s'agit bien de RIEN, au sens le plus fort , pas seulement celui de Louis XVI dans son journal : R.A.S, pas d'idée , rien ne bouge, rien ne se passe, rien ne doit bouger pour que le RIEN se réalise, "en acte" , l'avènement du "divin marché" , la prospérité des parvenus "là où ils sont" ( parvenus), la soumission des autres, l'occultation de tout ce qui y fait obstacle, l'ignorance des contradictions plutôt que leur résolution.
Tout ça c'est rien, car toute réalité est dialectique ( rien ne fait sens qui n'a son contraire, hormis les catégories de la métaphysique : le temps et l'espace : le continu , si bien nommé) .

Écrit par : urbain | 11/11/2007

Sachant que cette prime est accordée à condition de ne pas être imposable et qu'elle a concerné 475 000 foyers jusqu'ici, on voit là déjà les premières victimes de cette flambée...des prix.

Ecrit par : off-HS | dimanche, 11 novembre 2007 18:36

La question était simple pourtant ; dans votre entourage en connaissez vous ?

Écrit par : Gaëlle | 11/11/2007

Ecrit par : Gaëlle | dimanche, 11 novembre 2007 18:33

Pour pouvoir beneficier de cette prime il fallait de pas avoir fait le plein de la cuve avant une certaine date déjà bien avancée dans la saison hivernale, donc en fait peu de personne on peut beneficier de cette aide bien minime puisque pour un cout de 1000 € de fuel l'an passé il en coutera aux environs de 1400 a 1500 € cet hiver

Écrit par : Martine | 11/11/2007

Ecrit par : Martine | dimanche, 11 novembre 2007 18:45
;-)
Et on rejoue la même scène cet hiver, avec l'hypocrisie supplémentaire de doubler la prime.

Écrit par : Gaëlle | 11/11/2007

Ecrit par : Gaëlle | dimanche, 11 novembre 2007 18:48

Le pipeau de l'homme aux rats, il a bien des ritournelles.

Écrit par : urbain | 11/11/2007

Bien sur Gaelle l'essentielle etant ces annonces d'aide n'aboutissant jamais dans nos porte monnaie mais laissant croire aux plus nombreux que des aides sont données.

Écrit par : Martine | 11/11/2007

Ecrit par : urbain | dimanche, 11 novembre 2007 18:40

Qui parle de "sauver les meubles"?... si ce n'est la gauche, les meubles de famille étant les sacro-saints "acquis sociaux.

Qui parle de défaite et de renoncement alors qu'il s'agit de vouloir être acteur majeur et vouloir la victoire. Qui est défaitiste?

Quant à l'analogie pétainiste, c'est rop facile. Serions nous envahis par quelque barbare menaçant. Auriez-vous quelques craintes à ce sujet que nous n'aurions pas percues?

J'ai bien peur que vous ne soyiez tous finalement que des velléitaires. Dommage.

Écrit par : décomplexé | 11/11/2007

Ecrit par : Martine | dimanche, 11 novembre 2007 18:53

Et pendant ce temps là...


Ecrit par : urbain | dimanche, 11 novembre 2007 18:51

Le pipeau devient un trombone, et il coulisse, et il coulisse.

Ecrit par : décomplexé | dimanche, 11 novembre 2007 18:55

Un billet ?

Écrit par : Gaëlle | 11/11/2007

Bien que courant, je précise : un peu vite dans le sens où je n'affirme en rien qu'on est en guerre civile bien sûr.

Ecrit par : juliette dze | dimanche, 11 novembre 2007 18:26

Alors le titre est mal choisi, ma chère Juliette... Ou je suis bigleux ? Ou je n'ai lu que le titre ? Au choix...

Une interrogation comme celle ci émet l'hypothèse d'un choix de deux possibilités : guerre civile or not guerre civile ?...

Et votre démonstration, puisque la question exprimée dans le titre, réitérée dans votre texte, va, semble t-il, dans ce sens puisque d'après ce que vous dites, le gouvernement se dirige vers cette logique d'affrontement...

Peut on comprendre une chose différente de ce qu'exprime l'auteure ?

Réponse : oui, apparemment...

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | 11/11/2007

Un billet ?
Ecrit par : Gaëlle | dimanche, 11 novembre 2007 19:01

Vous voulez m'acheter?

Écrit par : décomplexé | 11/11/2007

Ecrit par : décomplexé | dimanche, 11 novembre 2007 19:02

Billet est simplement une manière de démonétiser ;-)

(en êtes vous ?)

Écrit par : Gaëlle | 11/11/2007

Réponse : oui, apparemment...

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | dimanche, 11 novembre 2007 19:02


Et heureusement..

Écrit par : Gaëlle | 11/11/2007

Non, c'est gentil, merci.

Écrit par : décomplexé | 11/11/2007

Ecrit par : décomplexé | dimanche, 11 novembre 2007 18:55

Heureusement qu'il y a des gens aussi volontaires et intelligents que vous, décomplexé...

Rien que le mot décomplexé me donne des boutons... Il signifie qu'auparavant, vous étiez complexé... Et en vous lisant, on ne comprend pas !

Décomplexé, de quoi vous sentiez vous coupable, hier ? De quoi ne vous sentez vous plus culpabilisé aujourd'hui ? De quoi aviez vous si honte ?

Dites nous, décomplexé de quoi, mon cher ami ?

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | 11/11/2007

@ Decomplexé

http://www.imedias.biz/television/actualite-videobuzz-laissez-donc-nicolas-sarkozy-tranquille-14376.php

Allez, on vous a reconnu !!

Écrit par : Roma | 11/11/2007

Ecrit par : décomplexé | dimanche, 11 novembre 2007 18:55

Comme tout bon néo-pétainiste vous avez "oublié", à peu près tout, et notamment la campagne électorale de votre conducator ( oui selon lui nous sommes menacés par les "barbares" , et les dégénérés, dans nos cités même !) , défaite et renoncement, oui, vous ne parlez que de ça, c'est le sens que prend le mot "réforme" dans votre bouche : défaite de l'exception "culturelle" française, renoncement aux acquis sociaux , alignement servile sur les puissances dominantes ( les USA de Bush), renoncement à toute idée de solidarité , de progrès social, défaite d'abord et surtout de toute "pensée", avec la promotion tous azimuts de la vulgarité démagogique et de la veulerie journalistique.
Les meubles à sauver étant bel et bien le "patrimoine" des nantis , la pérennité de la domination, de la richesse du plus petit nombre, et tant pis s'il faut sacrifier tout le reste : conducator fais ce sale boulot pour nous, tu auras toute notre gratitude.

Écrit par : urbain | 11/11/2007

Deux exemples parmi d'autres tirés des commentaires de l'éditorial du Point :


1/

Delaroya Le nerf de la guerre...

samedi 10 novembre | 04:19

Il faut absolument couper les vivres à ces syndicats gauchistes, faire un audit sérieux de tous les comités d'entreprises et engager la refondation des relations sociales dans notre pays... Quant aux mouvements à venir, ils portent la marque des revanchards... Que les camions militaires assurent les transports dès le premier jour de grève, que les réquisitions soient adressées aux agents afin d'assurer un service minimum... Oui manifestons aussi. Partout en France et peut-être en refusant de payer l'impôt à venir afin de ne pas financer toute cette chienlit...


2/

lilounice Majorité silencieuse, lève-toi !

vendredi 9 novembre | 21:09

Ce qui est inquiétant, c'est la "résistance" des bienheureux bénéficiaires des régimes spéciaux ! Réforme fondatrice, dites-vous ? Indispensable ? Moi, je dirais plutôt symbolique car ne nous y trompons pas, si la réaction est vive, c'est par principe... car que propose-t-on ? Uniquement de supprimer un petit chouia des énormes avantages, du flot d'avantages - un simple petit réajustement d'une seule - Une seule chose - la durée (+ 2.5 ans) Tout le reste on n'y touche pas... on aligne sur la Fonction publique ( qui garde pas mal de privilèges face aux travailleurs du privé, lésés eux, et eux seuls par les lois Balladur de 1993... On essaie, çà et là de nous faire croire, qu'on va "supprimer les inégalités face a la retraite - archi faux, mensonger... non on enlève un tout petit avantage (durée - indexation sur prix) mais le gouffre restera immense... Inquiétant, je disais, je répète car même cela, un tout petit effort, ils ne veulent pas le faire nos chers privilégiés... qui ne savent plus derrière quoi se cacher ( pénibilite qui fait rire...alors qu'ils n'ont de cesse de fourguer leurs marmots dans leurs sillons) Si cela continue, je crains un jour une guerre civile en bonne et due forme... Sauf si Le Président s'attaque fermement aux inégalités qui ronge ce pays... je croise les doigts.
------------------

La diversité des points de vue au sein de la nation est intéressante à observer. Le "peuple de droite" n'est pas une illusion.

Écrit par : off | 11/11/2007

Merci à Juliette pour son billet (qui a pu déranger certes, parce que c'est la vraie vie).
Et à Martine aussi (la seule qui ait répondu à une question HS)

Écrit par : Gaëlle | 11/11/2007

Ecrit par : urbain | dimanche, 11 novembre 2007 19:11

Assez d'accord avec ce résumé.


@ Décomplexé

Sur le blog de Barbier, petite info sur le point de vue de Pécresse sur le mouvement étudiant... Elle a l'intelligence, à mon sens, de ne pas le sous-estimer...

"La poudrière fac"

Valérie Pécresse est en désaccord avec François Fillon quand il déclare ne pas craindre la contagion du mouvement universitaire. La ministre de l’enseignement supérieur estime que la détermination des anti-autonomie peut entraîner un mouvement long. "Le Premier ministre considère que s’il passe le 20 novembre et la grève des fonctionnaires, le calme social reviendra. Mais les universités peuvent être troublées beaucoup plus longtemps."

Écrit par : Roma | 11/11/2007

Dites nous, décomplexé de quoi, mon cher ami ?
Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | dimanche, 11 novembre 2007 19:10

Cher cui-cui vous avez beaucoup trop d'imagination.

Comme vous-même, qui avez avez choisi un pseudo parfaitement nul, j'ai pris celui que la gauche me proposait, puisqu'elle n'avait que ce mot pour qualifier la droite.
"décomplexé" était donc parfait pour indiquer d' "où je parlais", tout simplement.
Nul complexe donc pour ce qui me concerne...ni décomplexion d'ailleurs;-)

A contrario, en qualifiant la droite de "décomplexée", c'est la gauche qui, implicitement, par un mouvement de balancier, devenait complexée !! L'histoire est facétieuse.

Le travail que la droite a fait sur elle-même, sur l'impulsion de Sarkozy - vous pouvez au moins lui reconnaitre ce mérite :-) -
il vous appartient désormais de le faire. Bon courage les amis.

Ne nous en voulez pas si nous ne vous attendons pas. Nous sommes pressés.

Écrit par : décomplexé | 11/11/2007

Billet est simplement une manière de démonétiser ;-)

(en êtes vous ?)

Ecrit par : Gaëlle | dimanche, 11 novembre 2007 19:05


Ne nous en voulez pas si nous ne vous attendons pas. Nous sommes pressés.

Ecrit par : décomplexé | dimanche, 11 novembre 2007 19:33


Donc ?

Vous en êtes ou pas ?

Écrit par : Gaëlle | 11/11/2007

ous en êtes ou pas ?
Ecrit par : Gaëlle | dimanche, 11 novembre 2007 19:39

Déjà répondu.

Non, c'est gentil, merci.
Ecrit par : décomplexé | dimanche, 11 novembre 2007 19:06

Écrit par : décomplexé | 11/11/2007

Ce decomplexé me plaît bien.
Un vieux relent de mes années étudiantes aux contact de la l'engeance trotskyste. sans doute?

Écrit par : odm roi du compost | 11/11/2007

Alors le titre est mal choisi, ma chère Juliette... Ou je suis bigleux ? Ou je n'ai lu que le titre ? Au choix...

Une interrogation comme celle ci émet l'hypothèse d'un choix de deux possibilités : guerre civile or not guerre civile ?...

Et votre démonstration, puisque la question exprimée dans le titre, réitérée dans votre texte, va, semble t-il, dans ce sens puisque d'après ce que vous dites, le gouvernement se dirige vers cette logique d'affrontement...

Peut on comprendre une chose différente de ce qu'exprime l'auteure ?

Réponse : oui, apparemment...

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | dimanche, 11 novembre 2007 19:02

Dans le titre il y a une majuscule à Etat donc la question porte sur la nature potentielle de l'Etat et non l"'état" au sens de la situation.

Mais vous avez tous les droits : le lecteur est roi et l'auteur n'est que maladroit ;-)

Écrit par : juliette dze | 11/11/2007

Privilégiés vous dites ?

"Aujourd'hui, la moitié des cheminots partent sans avoir le plein de leurs droits et très souvent avec des retraites inférieures à 1.000 euros par mois, ce ne sont pas les privilégiés de la société française !"

Thibaud à France inter ce soir

Écrit par : juliette dze | 11/11/2007

Quelqu'un peut-il m'expliquer ce qui se passe "à gauche"? Merci.

A HAVANE (Reuters) - Fidel Castro a ouvertement critiqué dimanche pour la première fois les présidents de gauche d'Amérique latine qui s'étaient réunis en fin de semaine au Chili pour le traditionnel sommet ibéro-américain.

Écrit par : décomplexé | 11/11/2007

Déjà répondu.

Non, c'est gentil, merci.
Ecrit par : décomplexé | dimanche, 11 novembre 2007 19:06

Dans le vide (puisque vous ne mettiez rien en référence), mais merci à vous tout de même.

Écrit par : Gaëlle | 11/11/2007

cui cui, en fait j'aurais du écrire "Un Etat...", cela n'aurait pas fait la confusion avec la majuscule du début de phrase.

J'y penserai une prochaine fois ;-)

Écrit par : juliette dze | 11/11/2007

Ecrit par : décomplexé | dimanche, 11 novembre 2007 19:33

Mon pseudo, nul, comme vous dites a au moins deux mérites :

1) celui d'être un peu original

2) d'être une preuve de dérision, c'est la preuve que je ne me prends pas au sérieux...

Décomplexé est un pseudo particulièrement con qui sied parfaitement à vos élucubrations provocatrices puisque vous ne faites que suivre un homme que vous ne connaissez pas plus que nous et dont les idées sont plus que nébuleuses. L'ambition personnelle étant probablement son principal moteur...

Je ne vois de votre part aucune vision de notre pays, sinon un simple réalignement économique sur les pays anglo saxons et un racisme latent. Ce qui est vraiment peu !

Mais mon cher décomplexé, je vous conseille d'aller bêler, chez vos collègues des "auditeurs ont la parole" sur RTL, l'instinct grégaire qui règne là bas vous sauvera du grand méchant loup gauchiste...

Salut Pat Joy ! Il nous manque pour conclure un papier étincelant de Rioufol...

Je vous suggère de vous rebaptiser "mouton décomplexé", c'est un pseudo plus adapté à votre conformisme béat...

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | 11/11/2007

Vous aimez ou vous détestez Mr Marianne alias JFK, mais svp, lisez son Abécédaire Malveillant, la boite à gifles est ouverte avec un sacré talent. Extraits :

- Alain Minc : :« On lui a reproché d’avoir connu beaucoup d’échecs en affaires, ce qui est parfaitement injuste, car il s’agissait de celles des autres. Les siennes ne s’en sont jamais mal portées, au contraire ». Tout est dans ce « contraire »…

- Arnaud Lagardère : « A succédé à son père à la tête de l’empire Hachette. En pire est le mot.

- Nicolas Beytout : « Arrogant de fer à qui sa famille tendit un main de velours. Amateur de cuisine bourgeoise qui choisit toujours la caste plutôt que le menu ».

Écrit par : DD | 11/11/2007

Les grèves Sarkozy et Thatcher, par Eric Le Boucher
LE MONDE | 10.11.07 | 13h43 • Mis à jour le 10.11.07 | 13h43

En ce novembre du mécontentement qui s'ouvre, on s'interroge sur la méthode des réformes de Nicolas Sarkozy. Est-ce bien la bonne ? SNCF, RATP, fonctionnaires, juges et maintenant étudiants : et si tout coagulait ? Fallait-il que le président de la République ouvre tant de dossiers à la fois pour qu'ils fassent masse ? "Il ne faut pas vous inquiéter", a-t-il dit, mardi 6 novembre à Washington, aux grands patrons français et américains du French-American Business Council. Mais, s'il l'a dit, c'est justement parce qu'il sait que les milieux économiques français s'inquiètent.

Ils ont vu, depuis six mois, le président de la République utiliser la vitesse. Le logement, les heures supplémentaires, la fiscalité, le service minimum, l'université, le nombre de fonctionnaires, la carte judiciaire ont fait successivement l'objet de réformes. Mais, sur chacune, la tactique a été la même : le président a engrangé ce qu'il pouvait, et il s'est arrêté à la première contestation, l'oeil vissé sur les sondages et sur sa cote de popularité. D'où le commentaire critique de "réformes faites seulement à moitié". D'où le questionnement maintenant que le cas des régimes spéciaux bloque. La contestation devient grosse, que va faire Nicolas Sarkozy ? "Je tiendrai, a-t-il assuré. La France a trop reculé par le passé, elle ne peut plus reculer."

En fait, les milieux économiques ne craignent pas vraiment un recul. Ils savent que le président n'a pas le choix. S'il cède, il est chiraquisé. La rupture n'aura pas duré, Nicolas Sarkozy n'aura été qu'un tigre en papier. Il n'y a donc pas trop de risques, quelle que soit la durée des grèves, que le président renonce à ses projets. L'enjeu réel de ce mois de novembre concerne les confédérations syndicales les plus sérieuses. Tout comme les patrons, elles savent qu'au pied du mur le président ne peut pas céder. Mais elles doivent suivre leurs troupes pour ne pas les voir partir chez leurs concurrentes radicales. Ce faisant, elles redoutent d'être entraînées trop loin par les gauchistes, puis de perdre et de laisser libre champ au gouvernement pour les deux réformes, bien plus importantes, qui vont venir : celle du code du travail et celle de l'Etat. Le vrai test de ce mois de novembre n'est pas pour Sarkozy mais pour les syndicats, à commencer par la CGT. Non, l'interrogation de fond porte sur la méthode des réformes : la vitesse et l'engagement personnel ne donnent ni un ordre ni une cohérence d'ensemble.

Comment avait fait Margaret Thatcher ? On connaît les différences de situations entre la Grande-Bretagne de 1979 et la France de 2007, elles sont colossales ne serait-ce que parce que nombre d'idées de la Dame de fer sont déjà passées en France - les privatisations par exemple. Les syndicats sont trop forts là, faibles ici. Il n'y a rien à voir non plus entre la méthodiste qui admirait la rigueur de son épicier de père et lui qui aime les yachts. Surtout, trente ans ont passé.

Mais l'examen des méthodes est instructif. Quelles divergences ! "Pour ce gouvernement, dit Mme Thatcher au Times début 1980, ce qui compte ce ne sont pas les cent premiers jours. Ce sont les cinq ans qui viennent et encore cinq ans de plus (...). Nous devons remettre ce pays dans une nouvelle direction. Cela prendra du temps." Et cela en prendra, en effet : pendant trois ans les résultats sont désastreux, le chômage monte en flèche, la popularité des conservateurs plonge. Mais Maggy ne cède pas. La première divergence est donc celle du temps.

La deuxième porte sur le fond : "La vraie réforme ne se trouve pas dans les grands discours mais dans les actes et surtout dans la loi de finances", note Jean-Louis Thiériot dans son excellente biographie (Margaret Thatcher, de l'épicerie à la Chambre des Lords, éditions de Fallois). La priorité est de réduire les dépenses (les faire passer sous les 5 % du PIB à l'époque !), de rendre la livre flottante et d'échanger une baisse des impôts contre une hausse de la TVA. C'est un big bang. La livre va s'envoler, renchérissant le made in England. Bien peu de ressemblances avec notre président. On peut même dire qu'il fait le contraire : une politique budgétaire dans la ligne de son prédécesseur, un abandon de la TVA (dite sociale) et un rêve de dévaluation de l'euro...

Troisième divergence, et nous y revoilà, les syndicats. Mme Thatcher est, au début, modérée. Il n'est pas possible de tout réformer à la fois, "elle choisit la politique du grignotage", explique Jean-Louis Thiériot. Elle commence par les bouder ostensiblement, ils codirigeaient le pays, elle ne les reçoit pas. L'inverse du président français, qui les voit et les revoit en essayant de les rendre réformistes. Comme lui, en revanche, elle s'appuie sur l'opinion contre les grèves qui bloquent le pays. La grande bataille n'aura lieu que bien plus tard, au deuxième mandat, après qu'elle aura gagné la guerre des Falkland et que les premiers bons résultats économiques seront arrivés, en 1984, contre les mineurs. L'offensive - la fermeture des puits non rentables et 64 000 suppressions d'emplois - avait été préparée plus ou moins secrètement, de très loin, notamment en accumulant des stocks de charbon pour alimenter les centrales électriques. Mme Thatcher gagne au bout d'un an, non sans brutalités.

Sarkozy-Thatcher ? Les objectifs sont les mêmes, mettre fin au déclin, redonner du dynamisme, récompenser le mérite et le travail. Le pragmatisme aussi est commun. Mais, pour le reste, c'est un constat dont il ne faut tirer aucune conclusion : le président français fait tout à l'envers.

Écrit par : Pat Joy | 11/11/2007

Qu'est-ce qui vous prend, cui-cui de me voler dans les plumes de cette façon? Reprenez un peu de hauteur.

Vous n'avez pas vu de dérision dans mon pseudo? Je suis déçu.

Pouvez-vous me dire en quoi mes "élucubrations"(sic) seraient plus provocatrices que les vôtres?
Je pense ce que je pense, tout comme vous, et il en est très bien ainsi dans une démocratie apaisée. Le fameux "débat d'idée" qui vous est cher à gauche.
Manier l'argument de la provocation montre en général assez rapidement ses limites et masque difficilement la vacuité des idées.
Tant pis.

Écrit par : décomplexé | 11/11/2007

Comme tout bon néo-pétainiste vous avez "oublié", à peu près tout, et notamment la campagne électorale de votre conducator ( oui selon lui nous sommes menacés par les "barbares" , et les dégénérés, dans nos cités même !) , défaite et renoncement, oui, vous ne parlez que de ça, c'est le sens que prend le mot "réforme" dans votre bouche : défaite de l'exception "culturelle" française, renoncement aux acquis sociaux , alignement servile sur les puissances dominantes ( les USA de Bush), renoncement à toute idée de solidarité , de progrès social, défaite d'abord et surtout de toute "pensée", avec la promotion tous azimuts de la vulgarité démagogique et de la veulerie journalistique.
Les meubles à sauver étant bel et bien le "patrimoine" des nantis , la pérennité de la domination, de la richesse du plus petit nombre, et tant pis s'il faut sacrifier tout le reste : conducator fais ce sale boulot pour nous, tu auras toute notre gratitude.

Ecrit par : urbain | dimanche, 11 novembre 2007 19:11

Faudrait lire ça dans les écoles: on se croirait un peu sous le soleil de Cuba....

Écrit par : Fidel | 11/11/2007

Je cherche un homme disait l'autre....
Mais on en trouve peu du même tonneau.

Écrit par : odm roi du compost | 11/11/2007

Alors pat?
On fait des heures sup?
Avant la grève?
Ben dit donc tu veux pas m'embaucher?

Écrit par : odm roi du compost | 11/11/2007

Pour vous détendre...
Une chanson à boire chantée par Dorothée pour nos chers petites têtes blondes ( vilains petits palestiniens s'abstenir, papa pat veille).
Sur le DEB bien sûr...

Écrit par : odm roi du compost | 11/11/2007

Le sommet ibéro-américain s'est terminé samedi à Santiago a milieu d'une altercation entre le chef du gouvernement espagnol José Luis Zapatero, et le président vénézuélien Hugo Chavez qu même le roi Juan Carlos n'est pas arrivé à faire taire
Le dirigeant vénézuélien n'avait cessé depuis son arrivée, vendredi, de traiter le prédécesseur de Zapatero, José Maria Aznar (conservateur), de «fasciste». Ces déclarations ont outré l'actuel chef du gouvernement espagnol socialiste qui a réclamé avec insistance davantage de «respect» pour tout dirigeant élu démocratiquement.
Le ton est encore monté lorsque Chavez, à quelques minutes de la clôture du sommet, a attaqué les chefs d'entreprises espagnols puis de nouveau José Maria Aznar, en ces termes: «Un fasciste n'est pas humain, un serpent est plus humain qu'un fasciste.»

Le roi Juan Carlos, blême, a tenté d'arrêter le président vénézuélien en lui lançant, visiblement furieux: «Pourquoi tu ne te tais pas ?» Après l’incident, Chavez a laissé entendre que le souverain d’Espagne avait perdu la face : «Celui qui a perdu la face, c'est celui qui n'a pas pu se contrôler, qui nous a dit de la boucler, comme si nous étions toujours des sujets comme au XVIIe ou au XVIIIe siècle», a-t-il dit à des journalistes.

Hugo Chavez, emporté dans son discours, a aussi invectivé l'Eglise vénézuélienne et le pape avant d'accuser les Etats-Unis et l'Union européenne d'avoir approuvé un coup d'Etat à son encontre en avril 2002.

Écrit par : infox | 11/11/2007

Ecrit par : infox | dimanche, 11 novembre 2007 20:54

Pas très convenable ce Chavez.
En plus sa chemise rouge est d'un parfait mauvais goût.

Écrit par : odm roi du compost | 11/11/2007

Comment la conflictualité normale de la société peut-elle ne pas être mortifère ?

C'est ta phrase, juliette, qui l'est.

Écrit par : odm roi du compost | 11/11/2007

Pas très convenable ce Chavez.
En plus sa chemise rouge est d'un parfait mauvais goût.
Ecrit par : odm roi du compost | dimanche, 11 novembre 2007 20:56


C'est normal, il est de gauche.
Pour les chemises, je préfère celles de José Bové. Quoique les tee-shirts de Besancenot...

Avec la droite "bling-bling" la gauche "dingue-dingue".

Écrit par : infox | 11/11/2007

Faudrait lire ça dans les écoles: on se croirait un peu sous le soleil de Cuba....

Ecrit par : Fidel | dimanche, 11 novembre 2007 20:21

Pourquoi pas Pyong Yang ?
( au fait à Cuba , que je connais un peu, les enfants sont scolarisés, ne meurent pas de faim, et sont logés et soignés "aux frais de l'état" , comme leurs parents. mais vous devez savoir tout ça mon bon Fidel );

Chavez nous refait le coup de la savate de Kroutchev à l'Onu ?

Écrit par : urbain | 11/11/2007

Why ??

Écrit par : juliette dze | 11/11/2007

Ben on dirait qu'il fait scandale dans une assemblée internationale , en "mettant les peids dans le plat" , comme jadis Kroutchev à l'ONU ( tapant sur le pupitre avec sa savate ).

Écrit par : urbain | 11/11/2007

Bon, quand vous aurez fini de vos moquer ce pauvre Décomplexé, vosu répondrez à une question que je me pose sur les hortefeuries de la fameuse "immigration choisie" :

"(Hortefeux) a d'abord promis que les premières cartes de séjour "compétences et talents" seraient délivrées avant la fin de l'année et que 2.000 seraient accordées en 2008. Après six ans de séjour maximum, les titulaires, notamment les travailleurs qualifiés, devront obligatoirement retourner dans leur pays."

Qui sait ce qui est prévu pour que ces travailleurs puissent regouper leur famille ne France ?

Merci à ceux qui pourront me répondre.

Pat Joy, ce serait pas le sosie de Ken le boy-friend à Baby Barbie ?

Écrit par : DD complexé | 11/11/2007

Excusez-moi urbain, ma question s'adressait à odm roi du compost | dimanche, 11 novembre 2007 20:56

Écrit par : juliette dze | 11/11/2007

jadis Kroutchev à l'ONU ( tapant sur le pupitre avec sa savate ).

Ecrit par : urbain | dimanche, 11 novembre 2007 21:18

C'était plutôt une godasse bien urbaine et bien ciré si ma mémoire visuelle des films d'archive est bonne.

Écrit par : juliette dze | 11/11/2007

Pat Joy, ce serait pas le sosie de Ken le boy-friend à Baby Barbie ?

Ecrit par : DD complexé | dimanche, 11 novembre 2007 21:19

Esther dans le rôle de Barbie "décomplexée" punk ?

Écrit par : urbain | 11/11/2007

Excusez-moi urbain, ma question s'adressait à odm roi du compost | dimanche, 11 novembre 2007 20:56
Ecrit par : juliette dze | dimanche, 11 novembre 2007 21:20


Il ne faut pas en vouloir à Urbain "la science" qui est toujours prêt à donner une leçon, comme çà, pour rien. Il a le coeur sur la main.
Ou peut-être la main sur le coeur? Je ne sais plus...

Écrit par : Alzheimer | 11/11/2007

oh oh oh
nouvelles vidéos
oh oh oh

@collectif:
ma boîte mail est hs pour l'instant

Écrit par : skalpa | 11/11/2007

Hé bien juliette?
On s'adresse à ce va nu pied d'odm?
En anglais en plus?
En fait j'aime bien votre texte, un des plus humains publiés ici et puis cet insupportable collectif à enfin disparu.
Mais, bon dieu de bois, pourquoi nous servir cette phrase indigeste?
Le conflit n'est pas forcément mortifère, il est souvent créateur, il est souvent l'amour mal formulé...

Écrit par : odm roi du compost | 11/11/2007

Ecrit par : skalpa | dimanche, 11 novembre 2007 21:32

oki bien reçu skalpa. tiens nous au courant.

Écrit par : Serval | 11/11/2007

@ Serval no-log bug ce week-end
c'est ça les associations!
;-)
see ya

Écrit par : skalpa | 11/11/2007

JDD - Politique 11/11/2007 - 19:45

Devedjian dénonce les projets des étudiants
Alors que la coordination nationale étudiante a décidé de bloquer les gares le 13 novembre prochain, Patrick Devedjian a réagi pour dénoncer une "une revanche politique". "Vouloir bloquer les transports, ça n'a pas grand chose à voir avec l'université. Donc là, on est bien dans une sorte de revanche politique", a-t-il dit au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI. "Quand de jeunes étudiants (...) refusent qu'on vote sur le principe de la réforme, refusent même le vote à bulletins secrets et en même temps vont déclarer qu'on va bloquer des voies ferrées, empêcher des trains de circuler, on n'est pas du tout dans une revendication sociale", a-t-il ajouté.

Écrit par : Infox | 11/11/2007

Le conflit n'est pas forcément mortifère, il est souvent créateur, il est souvent l'amour mal formulé...

Ecrit par : odm roi du compost | dimanche, 11 novembre 2007 21:33

Je suis d'accord et c'est d'ailleurs ce que la phrase sous entend puisque j'ai écrit : "Comment la conflictualité normale de la société peut-elle ne pas être mortifère ?".

En effet, je la considère comme normale et positive : ce sont les contradictions qui permettent le mouvement, mais cela peut devenir mortifère si, par exemple, l'Etat ne joue pas le rôle qui est le sien en régime républicain.

Est-ce plus clair ainsi Ode et Aime le roi du Tri ? ;-)

Écrit par : juliette dze | 11/11/2007

Je précise que pour ma part je n'ai rien contre le collectif qui s'est instauré mais je préférais assumer seule la maternité de ce texte pas très consensuel.

Écrit par : juliette dze | 11/11/2007

Je vais tomber amoureux....

Écrit par : odm roi du compost | 11/11/2007

Ecrit par : juliette dze | dimanche, 11 novembre 2007 21:48

juliette tu as eu tout à fait raison.

Collectif DEL est un espace de travail commun pour developper un billet ou à minima quelques lignes, voire juste une idée.

Cela n'occulte pas bien au contraire les contributions personnelles à faire parvenir à José. Y compris pour ceux qui s'expriment dans des billets collectif (ex : Cui cui et son billet sur la Corse qu'il souhaitait personnel).

L'important est de faire vivre cet espace de liberté d'expression qu'est le DEL.

Écrit par : Serval | 11/11/2007

xtrait de
http://www.rouenalternatif.com

"-----------------------------------------------------------
MANIF éTUDIANTE : UNE JOURNALISTE DE PARIS-NORMANDIE SE FAIT COGNER PAR LA
POLICE.
(information publiée le : 8 11 2007)

Paris-Normandie nous apprend, dans son édition du 7 novembre, qu’une de
ses journalistes, qui suivait la manif étudiante de la veille, s’est fait
taper dessus par la police. Alors qu’elle était en tête de cortège, au
niveau du pont Guillaume le Conquérant, bloquée par un cordon de policier,
la jeune femme « a soudainement reçu par-derrière cinq ou six violents
coups de tonfa (la matraque à poignée des forces de l'ordre). Meurtrie, la
jeune femme souffrait beaucoup hier soir ». Dans l’article, signé « la
rédaction de Rouen », le commentaire se veut ironique (« dur apprentissage
du métier » est-il écrit, c’est le moins qu’on puisse dire) et une phrase,
curieusement tournée, est très ambiguë : « La jeune reporter -que rien,
c'est vrai, ne pouvait différencier d'une étudiante (…) ». Est-ce à dire
que les coups généreusement distribués aux « vrais » étudiants étaient eux
légitimes ?
On aurait peut-être pu s'attendre à une réaction un peu moins "vieux
combattant" et un peu plus indignée de la part de ses confrères et de son
employeur, mais bon, ça doit aussi faire partie de l’apprentissage du
métier…"


Hum hum

Écrit par : skalpa | 11/11/2007

"Quand la voiture de la ministre s'est arrêtée devant la cour d'appel de Montpellier où elle devait rencontrer le personnel judiciaire, les quelque 400 manifestants présents l'ont copieusement sifflée et ont scandé "Rachida si tu savais ta réforme où on s'la met"."

Quelle classe!

Écrit par : infox | 11/11/2007

"Comment la conflictualité normale de la société peut-elle ne pas être mortifère ?".

En effet, je la considère comme normale et positive : ce sont les contradictions qui permettent le mouvement, mais cela peut devenir mortifère si, par exemple, l'Etat ne joue pas le rôle qui est le sien en régime républicain.

Ecrit par : juliette dze | dimanche, 11 novembre 2007 21:46


Il semblerait que Devedjian ne soit pas de votre avis à en croire la dépêche rapportée par Infox (21:44).

La droite agite le chiffon rouge. Que penser des politiques qui considèrent qu'eux seuls font de la politique légitime. Mais que dès que des citoyens souhaitent agir dans l'espace public, eh bien le "politique" qui désigne leur action sonne comme un soupçon, un reproche, voire une insulte ?

Quelle conflictualité dynamique liée aux différences inévitables de perception et de signification accordées à la même chose par différents groupes sociaux et personnes peut-on en attendre là où seul les représentants de l'Etat ont droit à la parole ?

Écrit par : off | 11/11/2007

En effet. A quand la grève dénoncée comme action antisociale ?

Écrit par : juliette dze | 11/11/2007

Elle est déjà dénoncée comme anti-démocratique (la démocratie réduite à l'expression par le vote).

Écrit par : off | 11/11/2007

Mais j'ai pas essayé de faire du mal...

http://andy-verol.blogg.org

Écrit par : Underpay Resistance | 11/11/2007

Tiens, on m'a proposé l'achat du DEL...

Écrit par : José | 12/11/2007

Ecrit par : José | lundi, 12 novembre 2007 00:00

sur e-bay ? ;-))

Écrit par : Serval | 12/11/2007

Ecrit par : Serval | lundi, 12 novembre 2007 00:04

Non, par téléphone. ;)

Écrit par : José | 12/11/2007

Ecrit par : José | lundi, 12 novembre 2007 00:05

Il faut d'abord faire valoriser le patrimoine immobilier (deux immeubles sur les champs elysées + la tour eiffel) et les moyens de productions (les 3 usines en chine et les prestataires de service malgaches de la filiale)

;-))

Ah n'oublie pas non plus le porte avions et les Vélib'..

Écrit par : Serval | 12/11/2007

En attendant le nouveau billet
bonne semaine et bonne journée
à plus

Pour patienter un petit lien à débattre(?)
http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=54949

Écrit par : skalpa | 12/11/2007

En effet, je la considère comme normale et positive : ce sont les contradictions qui permettent le mouvement, mais cela peut devenir mortifère si, par exemple, l'Etat ne joue pas le rôle qui est le sien en régime républicain.

Ecrit par : juliette dze | dimanche, 11 novembre 2007 21:46

Encore un petit effort pour devenir marxiste ( ou du moins adepte du matérialisme historique et de sa conception de la dialectique) .
Tu n'en es plus très éloignée, mais pour l'instant tu en restes au niveau du dernier bouquin de Gauchet (sur la " Crise de la la démocratie" ) évoqué ce matin surFrance Cul par son auteur et disponible dans toutes les bonnes librairies :;)
Gauchet constate (à peu près dans la même logique) que la démocratie serait "vidée de son contenu" dès lors que le processus démocratique ( notamment électoral ), sans plus de contredit ,aboutit à un formalisme institutionnel sans "projet", sans "idée" répondant à cette question : "la démocratie pour quoi faire ?".
Il oublie simplement que tout ça n'est pas nouveau et a déjà donné lieu , de longue date, à pas mal d'avancées conceptuelles de la part de marx et des philosophes et historiens marxistes .
Il oublie aussi que dans la logique de droite clairement à l'oeuvre (et "aux affaires") aujourd'hui la finalité c'est d'être élu et de ce fait de "gouverner" , sans aucun autre objet que de "libérer" les forces qui spontanément déterminent un "ordre bon" , supposé "naturel", jusqu'ici dévoyé par les menées "totalitaires" et "collectivistes" des représentants des forces populaires.
Bref, c'est du hegel sans la "pensée" ( de Hegel), la pensée de la contradiction comme "nature" des choses ( ou du moins de leur sens) et "moteur" de l'histoire, et le devenir comme dépassement des contradictions.
Marx et ses adeptes , eux, ont bien saisi l'idéalisme Hegelien et parfaitement actualisé le problème posé par hegel, eux ont donné un contenu à ce devenir de la démocratie.
Donc ... les contradictions ne sont JAMAIS mortifères, chère Juliette, car elles constituent la forme et la "substance" du devenir social .

Écrit par : urbain | 12/11/2007

Tiens, on m'a proposé l'achat du DEL...

Ecrit par : José | lundi, 12 novembre 2007 00:00

C'est une blague??
C'est quoi cette histoire?

Écrit par : Roma | 12/11/2007

Ca se vent à quel prix un DEL ?
(attention ! la spéculation nuit gravement à la santée sociale ^^...)

Bonne semaine

Écrit par : Falconhill | 12/11/2007

"Cheminots, marins, étudiants... Comment Sarkozy se vautre

Contrairement aux apparences, Sarkozy est un faux-dur qui multiplie les concessions aux grévistes. Une politique qui met le gouvernement en grande difficulté."

http://www.marianne2.fr/Cheminots,-marins,-etudiants-Comment-Sarkozy-se-vautre_a81040.html?PHPSESSID=a80c468b8fc53d468d10a182670baa71

Écrit par : Roma | 12/11/2007

Donc ... les contradictions ne sont JAMAIS mortifères, chère Juliette, car elles constituent la forme et la "substance" du devenir social .

Ecrit par : urbain | lundi, 12 novembre 2007 08:25

Pour faire votre petite leçon du matin, vous m'avez mal lu pour les besoins de votre rhétorique. Je n'ai pas écrit que les contradiction étaient mortifères mais que la confictualité, nuance (vous saisissez ?), était mortifère.

Quant à Marx outre la tendance "brother" qui ne me déplaît pas, je suis plutôt intéressée par Zizek en ce moment et sa capacité à ne pas réciter la leçon apprise du vieux Karl.

Et je vous conseille, outre un petit rafraichissement sur les travaux des historiens contemporains à propos de la première guerre mondiale, de regarder ici pour rajeunir votre marxisme : http://semimarx.free.fr

Bonne journée, je file.

Écrit par : juliette dze | 12/11/2007

Correction : Zizek

Écrit par : juliette dze | 12/11/2007

Tiens, on m'a proposé l'achat du DEL...

Ecrit par : José | lundi, 12 novembre 2007 00:00

Contrairement aux apparences, Sarkozy est un faux-dur qui multiplie les concessions aux grévistes. Une politique qui met le gouvernement en grande difficulté."

Ecrit par : Roma | lundi, 12 novembre 2007 08:55


On achète bien les grévistes...

Écrit par : off-off | 12/11/2007

e n'ai pas écrit que les contradiction étaient mortifères mais que la confictualité, nuance (vous saisissez ?), était mortifère.

Quant à Marx outre la tendance "brother" qui ne me déplaît pas, je suis plutôt intéressée par Zizek en ce moment et sa capacité à ne pas réciter la leçon apprise du vieux Karl.

Et je vous conseille, outre un petit rafraichissement sur les travaux des historiens contemporains à propos de la première guerre mondiale, de regarder ici pour rajeunir votre marxisme : http://semimarx.free.fr

Bonne journée, je file.

Ecrit par : juliette dze | lundi, 12 novembre 2007 09:05

Ce que vous désignez par la "conflictualité" n'est que l' "écume" des contradictions , et ce bon vieux karl en a vu d'autres , beaucoup d'autres révisionnistes et allumés du genre Zizek et plus encore de dupes pour gober leur baratin.
Et "le veau d'or est toujours debout".
(franchement Zizek plutôt que Marx ! purgez vous de quelques grains d'ellebore ma chère et vous aurez les idées plus claires, et un peu plus de discernement. )

Écrit par : urbain | 12/11/2007

Je n'y arriverai pas, la correction ne portait pas sur le bon morceau :

...mais que la confictualité, nuance (vous saisissez ?), POUVAIT ETRE mortifère.

Écrit par : juliette dze | 12/11/2007

Mais Zizek à la différence de vous aujourd'hui, est drôle, si vous savez ce que ça peut vouloir dire en philosophie/

Aller, ciao, et bonne tisane !

Écrit par : juliette dze | 12/11/2007

Au fait, merci pour le lien, même s'il ne m'apprend pas grand chose ( désolé).

Écrit par : urbain | 12/11/2007

Aller, ciao, et bonne tisane !

Ecrit par : juliette dze | lundi, 12 novembre 2007 09:16

Mais ,demandez à vos camarades, il m'arrive d'être drôle ( si, si, en privé),
et je peux également vous rassurer sur ce point : depuis Socrate jusqu'à Descartes et "la suite" ( marx compris) , l'ironie figure au nombre des outils de la rhétorique les plus efficaces, et que j'apprécie énormément;
et que je pratique assez régulièrement, sans manifestement que vous la perceviez ( mais sans doute est-ce par ce que ça n'est pas "drôle" à votre point de vue).
Notez enfin que Zizek est le plus souvent "drôle" , de manière totalement involontaire .

Écrit par : urbain | 12/11/2007

Je file moi aussi ( au fait café et jamais tisane ).
passez me voir , un jour, vous mesurerez votre méprise .

Écrit par : urbain | 12/11/2007

mais que la confictualité, nuance (vous saisissez ?), POUVAIT ETRE mortifère.

Ecrit par : juliette dze | lundi, 12 novembre 2007 09:15

Comme ça n'est pas dans mon dictionnaire, il faudra sans doute me définir la "conflictualité", que j'interprête (mal) comme la tendance au conflit dans la sphère sociale , et alors il n'y pas nuance mais simple réduction ( métonymie de la partie pour le tout) par rapport à l'ordre plus général ( et plus chargé de sens) de la contradiction au sens de la dialectique.

Écrit par : urbain | 12/11/2007

Zavez vu la tronche du gars ? Au PS, on s'amuse comme des fous

Écrit par : Mitterrand | 12/11/2007

Ségolène Royal : "Sarkozy a dégradé le climat social"
NOUVELOBS.COM | 12.11.2007 | 10:24

L'ex-candidate PS à la présidentielle accuse le chef de l'Etat de "faire de la provocation" et de faire preuve "d'arrogance et d'archaïsme". Elle refuse de faire part de ses ambitions personnelles au PS.
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20071112.OBS4271/segolene_royal__sarkozy_a_degrade_le_climat_social.html

Écrit par : Roma | 12/11/2007

chacun doit voir ses erreurs et assumer dignement ses responsabilités

Écrit par : Mehmet | 12/11/2007

bonjour,

je passe de temps en temps
je vois que c'est calme ici
on ne rigole plus...dommage

si vous voulez savoir ce qu'est une guerre civile larvée, allez faire un tour au PS

là, je me marre grave
allez j'y retourne et vive Ségolène Royal, la seule au-dessus de la mêlée

Écrit par : pyrénéa | 12/11/2007

Tiens un refresh sur la violence et le futebôl...

Très beau texte Juliette, mais le terme "guerre civile" il ne faut pas exagèrer, et ne pas l'espérer aussi...Perso les grêvistes m'emmerdent..

Écrit par : Pamela de Barres | 12/11/2007

Ecrit par : Pamela de Barres | lundi, 12 novembre 2007 11:44

Le mouvement social prend de l'ampleur. Les américains ont rejoint les grévistes français.
C'est vrai si on peut même plus se divertir à Broadway ou devant une série télé américaine, où va le monde. Je te comprends, marre des grévistes et des gauchistes américains.


" La plupart des théâtres de Broadway à New York sont fermés depuis samedi 10 novembre en raison d'une grève des machinistes. Des grandes productions comme The Phamtom of the Opera, Les Miserables et Monty Python's Spamalot, ont été annulées. Seuls quelques spectacles tels que Mary Poppins, Mauritius, Cymbeline ou encore le tout nouveau spectacle de Mel Brooks Young Frankenstein, ne sont pas affectés par ce mouvement social. "

Écrit par : nef | 12/11/2007

Même moi, j'ai dû stopper ma mission antiterroriste et retourner me coucher en attendant que ça s'arrange

Écrit par : Jack Bauer | 12/11/2007

Ecrit par : Pamela de Barres | lundi, 12 novembre 2007 11:44

Le risque est là.. Même vous, ça vous irrite cette grève...
Sarkozy va sûrement compter sur le mécontentement des français ne pouvant pas aller travailler, et cela peut se retourner contre les grévistes.. Mias c'est aussi un test déterminant, tant pour sauver nos acquis à l'avenir, tant pour sarkozy de montrer qu'il est capable de faire aboutir les réformes annoncées dans son programme présidentiel.. Mais si ça passe là, le buldozzer finira le travail de démolition de tout notre système social...

Mais le fait qu'un mouvement étudiant ait pris naissance et visiblement se renforce, la situation devient alors vraiment incertaine, et je n'exclus pas des risques de dérapages (casse, heurts avec la police et les étudiants non-grévistes)...

Toujours est-il qu'une semaine mouvementée s'amorce, au moins jusqu'au 20, et peut-être bien plus..
A moins que, comme le dit GB sur le Post (http://www.lepost.fr/article/2007/11/12/1050577_comment-sarkozy-va-t-il-detourner-les-medias-de-la-greve.html), Sarkozy nous sorte un lapin du chapeau pour détourner l'attention..

Courage Pam..
N'oublions pas que grâce à ces mouvements sociaux depuis des années, nous bénéficions de nombreux avantages, comme les congés payés, etc....

Voulez-vous la destruction du modèle social français et ressembler au modèle américain, modèle adulé par Sarkozy..?

La régression, elle est du côté du gouvernement, comme l'a si bien dit José hier, le sens des mots a été inversé.....

Écrit par : Roma | 12/11/2007

@Nef, je ne regarde pratiquement jamais la télé et presque jamais de séies américaines...donc la grêve des scénaristes d'Hollywood...ils veulent toucher des royalties sur la vente des DVD..

@Roma...si j'irais traviller, je ne sais comment mais je n'ai pas le choix..et puis il est vrai qu'il faut que je trouve quelqu'un pour faire garder ma fille mercredi, et puis aussi pour aller la chercher à l'école, parce que sa baby-sitter habituelle ne pourra pas venir à cause des grêves..

Mais oui vous avez raison, pourquoi se préoccuper de l'état d'esprit des pauvres usagers, puisque l'important est que Sarko soit défait après celà...

Écrit par : Pamela de Barres | 12/11/2007

Ecrit par : Pamela de Barres | lundi, 12 novembre 2007 12:26

Pam,

Je me fous de Sarko dans cette histoire.. Le combat n'est pas "Pour ou contre Sarkozy" !
C'est la défense de nos acquis sociaux qui est importante à mes yeux..
Leur réforme, c'est le nivellement par le bas... Un retour en arrière et non un progrès social...

Écrit par : Roma | 12/11/2007

Quand les revenus des patrons ont progressé de 42% l'année dernière contre 4% d'augmentation de salaires, que les régimes spéciaux des parlementaires restent intouchés (et continuons gaiement le cumul des mandats, Dati qui se présente aux municipales à Paris, et Rama Yade à Colombes, malgré une activité déjà débordante au sein du gouvernement),

que le pouvoir d'achat se réduit, alors que certains comme Total se font des milliards de bénéfices (à qui l'argent est redistribué ??? aux parachutes dorés que sarkozy devait supprimer !)

Et on vient nous faire croire que les régimes spéciaux des retraites (des cheminots et autres..) qui ne représentent que 5% des retraites, sont la cause du déficit du régime et que les supprimer ou les aligner aux autres, sera la solution miracle !!!

De qui se moque-t-on !!!

Écrit par : Roma | 12/11/2007

N'oublions pas pendant ce temps d'ajouter notre petite pierre à la lutte en rejoignant la CHAINE DU REFERENDUM pour un référendum sur le retour de la Constitution Giscard !

Tout est expliqué ici, c'est simple et facile : http://test.antemia.eu/html/16/File/referendum.pdf

Écrit par : Alex | 12/11/2007

Les commentaires sont fermés.

 
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