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27/11/2007

Le prétexte

Pas de parti-pris et pas de conclusions hâtives.

Restons factuels et objectifs.

Villiers le Bel. Un pocket-bike, un croisement, une bagnole. Deux gamins morts. C'est un fait divers.

Villiers le Bel. Un pocket-bike, un croisement, une bagnole de flics. C'est un prétexte.

Un prétexte pour des gens qui n'ont aucun respect pour ces deux gosses morts sur la chaussée et qui cherchaient l'étincelle. Celle qui embrase les mentalités et qui déchaine les haines.

Celle des crétins qui voulaient faire parler d'eux en crâmant les caisses de leurs voisins de palier et en mettant à bas ceux qui sont déjà au pied de l'échelle !

Celle des crétins qui vont pouvoir réclamer encore plus de sécuritaire, davantage de contrôles, encore plus de répression.

Celle des crétins qui s'emmerdaient dans leur rédactions et qui vont pouvoir se la jouer grand reporter, "pullitzer des banlieues" en accablant encore une fois les cités et en enfilant leur gilet pare-balle, leur casquette de GI, et leur brassard presse.

Un prétexte...

Et deux morts dont on ne parle presque plus déjà. Deux pauvres gamins qui faisaient les fous, comme tous les adolescents... Un destin tragique. Mais sachons surtout raison garder...

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Collectif DEL
sur une idée de Serval et cui cui

Commentaires

Un malheureux accident de la route, deux gamins qui faisaient les fous sans casques..et des connards qui ne respectent pas la douleur des familles, le deuil, et qui vont bruler leur quartier...

Écrit par : Pamela de Barres | 27/11/2007

et c'est reparti comme en 40....

Écrit par : 2005 | 27/11/2007

ça fait beaucoup de "crétins", tout ça. Peut-être un peu trop. Et une affirmation péremptoire selon laquelle "on" (qui, comme chacun sait, est un c**) aurait déjà presque oublié les victimes de ce que l'on continue d'appeler, en attendant de plus amples informations, un "tragique accident".

Il ne faut pas mélanger les genres, sous prétexte de raison garder. Le sort funeste de ces gosses est une chose. Faire la lumière sur les conditions du drame relève du travail de la justice.

Le déclenchement de "l'émeute" ressortit à un autre scénario, même s'il a à voir avec l'événement initial et les imprécisions qui entourent son déroulement, propice à toutes les interprétations, dont un certain nombre, y compris les pires, ne relèvent pas que du seul fantasme, eu égard à la liste déjà longue des précédents.

Les journalistes font leur boulot dans les deux cas. Et tous ne sont pas des Pernaut. Simplement un même événement peut connaître des destins différents et quasi simultanés. Ils ont plusieurs facettes et il faut bien les traiter chacune.

Méfions-nous de l'usage de l'invective, si développé en ces temps, eux, difficiles.

Écrit par : off | 27/11/2007

Ecrit par : Pamela de Barres | mardi, 27 novembre 2007 10:46

C'est ça le pire. Ca aurait été le livreur de chez Darty onn'en aurait même pas parlé.

AH si on nous aurait pondu dans la foulée une nouvelel directives sur els mini-motos comme on l'a fait pour les chiens et les manèges.

Histoire de dire que le gouvernement prend des "mesures"...

Écrit par : Serval | 27/11/2007

Concernant Villers le Bel, je n'ai pas d'opinion sur les faits.

Je constate juste qu'une fois de plus la communication sur ce qui s'est passé, et telle qu'elle est reprise par la presse, reste approximative.
C'est sans doute aussi l'amadou qui transmet la fièvre.
La poudre, elle, est toujours aussi sèche qu'il y a deux ans.
Pourquoi ?
La vraie question est sans doute là également.

D'un autre côté, concernant la presse et la question plus générale de l'insécurité :

Je m'y recolle, c'est presque HS mais...

Les chiffres de la délinquance sont faux.
C'est maintenant l'objet de recherches complètes qui le prouvent.
Même le très officiel mensuel dédié à la Gendarmerie Nationale en parle, c'est dire....
C'est pourtant là dessus que s'appuie toute l'argumentation de l'ex-Ministre de l'Intérieur et la politique sécuritaire du nouveau Président de la République.

Pour autant.

Quelqu'un à t'il lu dans les journaux ou vu à la télévision la moindre chose au sujet du livre "Police, des chiffres et des doutes" co-écrit à ce sujet par un officier de gendarmerie et un chercheur au CNRS ?
http://www.lessor.org/SiteEssor/Visitor/revue_presse.php

Le bilan sécuritaire, une arnaque ?

Ce ne sont en tous les cas pas les journalistes, de toutes tendances politiques, qui oseront aborder le sujet....

Mieux vaut, c'est plus vendeur en Une :"se la jouer grand reporter, "pullitzer des banlieues" en accablant encore une fois les cités et en enfilant... gilet pare-balle, ...casquette de GI, et ...brassard presse."

Et conclure un JT, comme ce matin sur Itélé (de tête) :"En Seine Saint Denis, foyer des troubles il y a deux ans, c'est calme".

Un soupçon de regret ?

Écrit par : Martin Riggs ;-) | 27/11/2007

Je ne fais que passer et n'ai pas le temps d'approffondir, mais tout de même je trouve que le billet va vite en besogne.

Ne faudrait-il pas s'ilterroger un peu plus sur pourquoi on passe si vite d'un "accident de la route" (jusqu'à plus ample informé) à des scènes de guerre civile ?

Dire que cela ne relèverait que de la crétinerie me semble un peu court.

A +

Écrit par : juliette dze | 27/11/2007

Ecrit par : off | mardi, 27 novembre 2007 10:54

C'est bien pour ça qu'il est écrit au début du texte :

"Pas de parti-pris et pas de conclusions hâtives. Restons factuels et objectifs."

Ce sera effectivement à la justice de faire la lumière.

Je ne met pas tous les journalistes dans le même sac. Nombreux sont ceux font effectivement leur métier...

Écrit par : Serval | 27/11/2007

Ecrit par : juliette dze | mardi, 27 novembre 2007 11:00

Je dois filer aussi.

Le billet est justement la pour susciter la reflxion et le débat.

Mais il est clair que dans les deux camps, certains attendaient une étincelle. C'est effectivement à approfondir...

Écrit par : Serval | 27/11/2007

Faut pas dramatiser les gars!
Comme dirait l'autre "deux de perdus, dix de retrouvés".
Ceux qui sont en train de passer nos frontières en ce moment.

Écrit par : Stéphane Collabo | 27/11/2007

Dans mon pseudo lien vers un article du Monde à propos de ces événements par des maires de banlieue, dont Claude Dilain.

Écrit par : TDB | 27/11/2007

Dire que cela ne relèverait que de la crétinerie me semble un peu court.
Ecrit par : juliette dze | mardi, 27 novembre 2007 11:00


Oui "un peu court" et pour le coup franchement crétin.

PS - Que ce billet est mal écrit!

Écrit par : UMPiste | 27/11/2007

C'est sans doute aussi l'amadou qui transmet la fièvre.
Ecrit par : Martin Riggs ;-) | mardi, 27 novembre 2007 11:00


?!

"Mamadou"?

Écrit par : Stéphane Collabo | 27/11/2007

A force de penser et laisser penser que ces jeunes sont des anges on leur donne la légitimité à faire n'importe quoi.
Finalement, on ne les aide pas, pas plus que ceux qui subissent les violences par la suite.
Il va falloir penser aux responsabilités de ceux qui allument le feu et les encouragent...

Écrit par : Guillaume | 27/11/2007

Mais sachons surtout raison garder...

sur une idée de Serval et cui cui


"sachons"?

Vous n'avez pas l'air de savoir grand chose, bande de crétins.

Écrit par : david lynche | 27/11/2007

C'est la faute de la gauche. Je ne suis en charge du dossier que depuis six ans.

Et en plus je suis trop occupé à essayer ma voiture rouge en remplacement de mon mannequin Prada

Écrit par : Nicolys Sarkoza | 27/11/2007

Oui, c'est vrai ça. Les jeunes des beaux quartiers, en dépit de tout ce qu'ils endurent dans leur quotidien ghettoïsé, ne descendent jamais dans la rue pour y laisser éclater leur colère et leurs frustrations.

C'est sûrement la conséquence de leur haute conscience morale qu'ils ne doivent qu'à eux-mêmes, des qualités naturelles en somme qui tendraient à démontrer que la richesse s'appuie sur un fondement génétique.

Écrit par : off | 27/11/2007

PARIS (AFP) - François Pupponi, maire socialiste de Sarcelles (Val d'Oise), où les affrontements de Villiers-le-Bel de dimanche et lundi ont fait tache d'huile, a estimé mardi que la situation dans les banlieues était "pire qu'il y a deux ans".
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"Les causes de l'explosion sont toujours là mais elles sont aggravées, a-t-il déclaré à l'AFP. Aujourd'hui, un certain nombre de jeunes, extrêmement minoritaires, ont basculé dans la haine et la violence physique. Il y a deux ans, on s'attaquait aux biens. Là, on s'attaque aux personnes, on est monté d'un cran. C'est impressionnant et dramatique".

"La crise sociale s'est aggravée, a-t-il ajouté. On le dénonce depuis des années et on a toujours su que le moindre incident dramatique pouvait faire embraser les choses. La nouveauté, c'est qu'on est monté d'un cran dans la violence. A Sarcelles, on a eu trois ou quatre voitures brûlées mais à Villiers-le-Bel, on n'a jamais vu ça, 60 fonctionnaires ont été blessés et certains avec des balles. Il y a la volonté de tuer, ce n'est plus pareil".

"Avec les associations, on est sur le terrain pour calmer le jeu", a déclaré François Pupponi qui a déploré d'être "complètement isolé". "Comme d'habitude, on nous laisse aller au charbon tout seuls. Bien sûr, il y a les autorités locales mais on nous laisse nous débrouiller seuls. J'ai vu Mme Boutin appeler au calme de son bureau mais elle n'a qu'à venir Mme Boutin! Trop c'est trop!".

Écrit par : 2005 | 27/11/2007

il y a tout de même une constatation à faire sur ce qui s'est créé : dans un premier temps l'idée des policiers abandonnant les gosses n'a semble-t-il pas parue extravagante et a automatiquement déclenché une hostilité. Que cela ait été exploité ne diminue pas le fait que la police, loin de créer un sentiment de sécurité, est devenue l'ennemi.
Et le soin apporté à venir sur place maintenant, alors que rien n'a changé, n'arrangera pas grand chose

Écrit par : brigetoun | 27/11/2007

Il faudrait s'interroger sur les retombées éventuelles dans les quartiers dits sensibles de la politique de rafles instaurée par Hortefeux, et des tensions accrues engendrées par celle-ci. Les flics devant faire du chiffre ont pu, comme à Paris, organiser de véritables ratissages de quartiers ?

Ceci au point qu'une étincelle (qui n'est pas rien, tout de même : la mort de deux ados) a pu embraser les choses. Et ce d'autant plus facilement que ce genre de réactions est devenu routinier dans ces lieux pour tous les acteurs. D'où la fuite des flics après le choc avec la moto.

Moto dont on saura rappeler, en temps utile, qu'elle n'est pas homologuée et n'a pas le droit de circuler sur l'espace public. ce qui était un motif suffisant d'intervention pour les forces de police.

Difficile pour les élus locaux d'endosser la responsabilité de l'affaire. Ils renvoient le mistigri à l'Etat. Un beau dialogue de sourds en perspective.

ça finira par se tasser et avec deux trois mesures symboliques et plus de répression, on oubliera, jusqu'au prochain tour.

Écrit par : off | 27/11/2007

la tribune de genève:

"les proches des familles endeuillées accusent: l'accident a été provoqué par le conducteur de la voiture de police. «Les policiers appellent ça, faire du shooting.» Sur les lieux même du drame, un condisciple des deux gosses tués clame: «Juste avant l'accident, j'ai entendu les flics leur dire que s'ils les revoyaient encore avec leur moto, ils les tamponneraient.» Un autre hurle: «Les flics les ont laissés là et ils sont partis sans les secourir.»

"Sous nos yeux, un cameraman de France 3 est roué de coups par trois costauds qui voulaient lui arracher sa caméra. Mouvements spontanés? Les groupes de jeunes paraissent encadrés par des garçons plus âgés, certains roulant dans des voitures immatriculées à Paris ou dans les départements voisins. Qui sont-ils? Barbus, portant survêtements, ces jeunes hommes bien bâtis répondent: «On est là par solidarité, c'est tout.»

Écrit par : 2005 | 27/11/2007

Finalement je vous copie-colle l'article du Monde accessible par mon pseudo (plus haut) . Je le trouve très pertinent et je ne partage pas le mépris (?) de off à l'égard des élus locaux de ces quartiers :

"l'automne 2005, sur fond d'images de quartiers en flammes, l'ensemble de la classe politique semble prendre enfin conscience du malaise des banlieues. Les émeutes s'accompagnent alors d'un cortège de discours sur les décisions à prendre. Mais avec l'extinction des flammes, un voile est retombé sur nos villes et deux ans plus tard, non seulement les choses n'ont pas changé, mais elles empirent.




Face au défi, confronté aux inégalités de plus en plus fortes entre les territoires, le gouvernement répond par des dotations toujours plus réduites et inégales. Pour preuve, la loi de programmation de la cohésion sociale prévoyait une augmentation de 120 millions par an jusqu'en 2009 de la dotation de solidarité urbaine (DSU), pour venir en aide aux villes en difficulté. Or la commission des finances de l'Assemblée vient d'annoncer une diminution de 30 millions d'euros de la DSU. Tant pis pour les villes qui comptaient dessus et qui ont engagé des actions. Elles n'auront qu'à gérer encore et encore la pénurie, et faire face à des charges de plus en plus lourdes.

Cela ne peut plus durer. Le temps des diagnostics, des analyses et de la compassion est terminé. Aujourd'hui, il est impératif d'agir, et d'agir vite. Des solutions simples et efficaces sont rapidement réalisables, au premier rang desquelles une réforme de la fiscalité locale.

Malgré l'opiniâtreté des élus de terrain et du monde associatif, la situation ne cesse de se dégrader. Tous les indicateurs sont à la hausse, précarité, chômage, misère, violence… l'économie parallèle gangrène des quartiers entiers où les habitants subissent les règles d'un libéralisme sauvage qui se traduit par le règne de la loi du plus fort ; l'usage de la violence se banalise, les liens sociaux se délitent et les populations confrontées à un sentiment d'abandon ont tendance à se replier sur elles-mêmes.

DROIT COMMUN

Cette situation est le résultat de l'échec de la politique menée depuis de trop nombreuses années. L'ancien ministre de l'intérieur, aujourd'hui président de la République, n'a réussi, avec ses déclarations guerrières, ni à faire reculer l'insécurité ni à rétablir l'égalité républicaine. Nous n'acceptons plus que l'Etat valide les inégalités.


Il faut impérativement en finir avec la vision à court terme qui conditionne les réponses du gouvernement. Nous ne voulons pas d'un énième plan banlieue qui traite systématiquement nos problèmes à l'aune de l'exception. Nous voulons que nos villes – à l'instar du reste du territoire – soient traitées selon le droit commun.

L'insécurité est le résultat d'une politique globale qui, par l'insécurité sociale, l'accroissement de la précarité et des inégalités, conduit à la déstructuration des règles collectives et contribue à faire naître les ghettos de demain. Notre société est de plus en plus marquée par l'individualisme, la débrouillardise et la vénération sans limite de l'argent-roi au détriment de tout ce qui fait l'intérêt collectif.


Tout contribue à fragiliser l'ensemble de la société : disparition de la mixité sociale dans les quartiers d'habitat collectif, diminution drastique des moyens consacrés au volet social (dans la prévention, dans la recherche d'emploi, etc.), généralisation des emplois précaires, enclavement de ces quartiers.

Nous devons clairement poser la question du rôle régulateur de l'Etat. Le processus actuel qui conduit l'Etat à se retirer progressivement des dispositifs d'aide anéantit les garanties et laisse la nécessaire entraide dépendre du bon vouloir de ceux qui en ont à la fois l'envie et les moyens.

Le temps presse. Nous devons, en agissant sur l'ensemble de ces leviers, rétablir les fondements de la République : la sécurité et l'égalité de tous partout sur le territoire. Pour faire entendre la voix de la banlieue et parce que nous refusons d'attendre qu'une nouvelle catastrophe se produise pour que les choses bougent enfin, nos communes (nos mairies) agiront afin d'obliger l'Etat à ouvrir le dossier des banlieues non comme un dossier à part mais comme un miroir de ce que pourrait devenir la France de demain.



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Claude Dilain, maire de Clichy-sous-Bois, Stéphane Gatignon, maire de Sevran, François Puponni, maire de Sarcelles.

Écrit par : TDB | 27/11/2007

Réaction de Claude Dilain, maire de Clichy.



En 2005, le maire PS de Clichy-sous-Bois, Claude Dilain, a vécu une situation semblable à celle de Villiers-le-Bel. Deux jeunes, Bouna et Zyed, étaient morts électrocutés dans l’enceinte d’un transformateur EDF, où ils s’étaient réfugiés après une course-poursuite avec des policiers. Cet événement fut le déclencheur des révoltes urbaines de l’automne 2005.

Pourquoi, avant même de connaître les circonstances de la mort des deux jeunes de Villiers-le-Bel, a-t-on assisté à une flambée de la violence ?

Il y a deux ans, j’avais développé ma théorie de la poudrière et de l’étincelle. Depuis l’automne 2005, la situation ne s’est pas améliorée. Les habitants des quartiers se sentent oubliés. Des dossiers tels que le désenclavement, l’amélioration des transports n’avancent pas alors que les attentes sont très fortes. L’action publique est si lente qu’elle devient intolérable pour des gens qui subissent des frustrations depuis trop longtemps.

Sont-ce les seules raisons ?

Fondamentalement, le regard que la société française porte sur les quartiers n’a pas changé. C’est un regard de mépris, d’épouvantail, de caricature. La banlieue n’est vue qu’au travers du prisme de la violence ou de l’insécurité. Les habitants de toute une ville subissent des amalgames inacceptables. Je reçois des lettres de toute la France me disant, en substance, que Clichy est une ville de délinquants et que je suis leur complice.

Quel rôle peut jouer un maire en période de tensions ?

Il faut aller sur le terrain à la rencontre des familles, des habitants du quartier pour leur dire que nous partageons leur douleur, que nous comprenons leur colère, mais que cette colère ne doit pas s’exprimer par des actes de violence. Les autorités doivent éviter toute déclaration blanchissant d’emblée la police. La recherche des responsabilités éventuelles revient à la justice. Il faut montrer aux habitants que les faits seront établis en toute objectivité. (libération)

Écrit par : 2005 | 27/11/2007

"et je ne partage pas le mépris (?) de off à l'égard des élus locaux de ces quartiers"

Ecrit par : TDB | mardi, 27 novembre 2007 12:50


Décidément vous avez l'habitude de comprendre de travers et l'accusation facile qui va avec. Non je ne méprise pas les élus locaux. Je rendais compte simplement d'un certain désarroi face à ces embrasements sporadiques et à la complexité des problèmes qui trouvent là un exutoire qui ne résout rien mais appelle des interprétations à l'infini et des colmatages d'urgence qui ne sont pas des solutions.

Écrit par : off | 27/11/2007

J'étais hier soir à Sarcelles pour une réunion qui aurait dû être électorale et l'opinion à chaud des gens de Villiers-le-Bel était effrayante, comme je le dis sur mon blog.

En tout cas, il est évident que depuis 2005, rien n'a été fait. On s(attend là-bas à ce que les choses durent et soient violentes.

Écrit par : Hervé Torchet | 27/11/2007

(Je vais peut-être me faire des ennemis : pas grave ;-)

Cette histoire est le résultat d’un conjonction : la bêtise des victimes et la méchanceté de la police.

La bêtise des victimes. La nature n’est non bonne ni mauvaise mais impitoyable, chez les animaux elle élimine les faibles, les malades, ici les humains qui ne respectent pas ses lois. Rouler à deux sur une petite moto sans casque et à grande vitesse, c’est jouer à la roulette russe. Ces jeunes (et là, précision indispensable : mon analyse va sortir de l’équation banlieue+rebeus etc = racaille) sont les simples membres d’une génération sans repères, sans limites, droguée au virtuel, à l’ignorance de la mort. Et à l’ignorance de l’autre : génération poussée à l’égocentrisme « libéral » (en quoi ils sont des reagano-thatchériens qui s’ignorent : pas d’État pour me fixer des règles, moi d’abord et les autres s’il en reste et d’ailleurs il n’en restera pas), qui n’a ni passé ni avenir (voir les problèmes de l’enseignement de l’histoire). Donc je roule à donf parce que j’aime ça et tant pis s’il y a les autres (mémés, gosses, etc) sur mon passage (voir les accidents de plus en plus nombreux où des gens sont fauchés par des « voitures folles » sur les trottoirs ou les bas-côtés). Ici, malheureusement pour eux, ils y a eu un monospace, truc un peu plus gros qu’une poussette.

(Bêtise des victimes : j'ai été ce genre de victime idiote, sauf que le motard que le suis a eu de la chance, ça s'est arrêté une fois à la double entorse, l'autre à la clavicule pétée et la troisième au - léger - traumatisme crânien. De la chance, et une vitesse réduite...)

La méchanceté de la police. Que la police fasse respecter les lois (et à tout le monde, si c’est pas trop lui demander) c’est son droit et même son devoir. Mais pas en tutoyant, pas en menaçant, pas en insultant, pas en harcelant, pas en perdant ses nerfs.
Sauf que tout ça est voulu. D’abord on envoie là les novices, les inexpérimentés parce que les plus vieux en ont assez bouffé en début de carrière. Ensuite on n’a pas assez des gens, car il en faut pour faire les cortèges, ronfler dans les guitounes et passer les petits fours dans les réceptions ministérielles. Enfin et surtout, on (càd Notre Seigneur) a supprimé la police de proximité. Aider les banlieues à aller un peu mieux (un peu : rien ne remplacera le plein emploi), à respecter qui les respecte ? Jamais ! Il lui faut des banlieue bien féroces surveillées par des pitbulls ! C’est grâce à Clichy and co qu’il s’est fait élire, pas oublier ça ! Ne jamais oublier non plus cette scène terrible à Toulouse où il a humilié en public des policiers de proximité sous les caméras de ses lèche-talonnettes de France2, images vues par les enfants de ces hommes et les copains de ces enfants ! Que celui qui a eu son père humilié en public lui jette la première pierre ! Moi je la jette, et dis que de ce jour là je me suis mis à haïr ce pauvre type d’une haine physique !

Et maintenant ? D’abord c’est pas terminé. Dans l’immédiat, à cause de la bêtise des « amis » des victimes (« quand on a des amis comme toi, on n’a pas besoin d’ennemis »), c’est tout perte pour les habitants de cette ville : leurs voitures, leurs magasins*, leurs écoles, leur bibliothèque. Leur vie va être encore plus galère. ILs vont être encore plus stigmatisés, encore plus barrés pour trouver du taf. Pas grave, un bâtiment est resté debout : la mosquée. Comptez sur les barbus pour récupérer les en-colère, leur fournir considération et taf (bon, un peu spécial, le taf). La misère est le terreau de tous les fondamentalismes.

* Dont une pharmacie. Y en a que la douleur ne rend pas aveugle.

(J’ai eu une élève en 4°. Gentille, saine (et je ne mets pas dans ce mot une coloration tradi-catho-guidouille. Elle est entrée dans la police. Elle en est ressortie défigurée par une courageuse bande qui l’a tabassée sans autre limite que la mort. Maintenant, c’est Quasimodo en femme.)

Écrit par : JD | 27/11/2007

Je vous rappelle cuicui et serval que les gamins de Clichy étaient en premier lieu des délinquants récidivistes qui s'étaient enfuis car ils n'avaient pas la conscience tranquille, l'enquête et le procès ne sont pas allés dans le sens de cette première version, alors avant de traiter les gens de crétins, il faut peut-être rester prudent.

Un témoignage sur le blog d'Hervé Torchet :

Ali Menzel ne mâche pas ses mots : selon lui, les policiers avaient contrôlé les deux jeunes deux fois dans la même journée et les avaient menacés : s'ils les revoyaient sur cette même moto, ça se terminerait mal. Pour lui pas de doute, c'est délibérément que les policiers ont percuté les gamins. D'ailleurs, il note que la moto n'a rien, tandis que l'avant de la voiture est très abîmé

Écrit par : nef | 27/11/2007

"Difficile pour les élus locaux d'endosser la responsabilité de l'affaire. Ils renvoient le mistigri à l'Etat. Un beau dialogue de sourds en perspective" (off)

C'est à ce propos que je me suis interrogée sur votre mépris. Une telle légèreté, venant de vous qui pesez vos mots tant et plus d'habitude, m'a un peu surprise, voilà tout.

Mais voyant comme vous tenez à transformer ma question en conflit personnel, du genre "Décidément vous avez l'habitude de comprendre de travers" qui vous rabaisse au niveau d'un vulgaire ouah ouah, je n'ai plus de doute sur votre prétention à dire toujours le vrai, le beau et le bien, en prenant les autres pour des cons.

Écrit par : TDB | 27/11/2007

Prétexte. Oui.

Écrit par : martingrall | 27/11/2007

"sachons"? Vous n'avez pas l'air de savoir grand chose, bande de crétins."

Ecrit par : david lynche

Dit comme ça, c'est que vous, vous savez. Alors dites. Vos insultes, dans ce contexte dramatique, sont dérisoires, voire indécentes.

Des témoignages directs (pas Radio Rumeur) disent que des soins ont été apportés tout de suite, et que c'était trop tard.

Les responsables de l'accident ont été "exfiltrés" par des collègues alors que les pompiers étaient sur place. Ce n'est pas glorieux. Mais imaginez qu'il soient restés :
- Soit ils auraient été david lynchés. Regardez ce qui est arrivé au commissaire de Sarcelles.
- Soit ils auraient tiré pour se défendre. Et là, c'est pas deux morts qu'il y aurait, c'est pas deux ou trois villes en feu qu'il y aurait.

Tiens, pas de Nicolas 1er sur les lieux ? Ah c'est vrai, il est en Chine pour faire du business. Et du shopping avec Rachida.

Écrit par : JD | 27/11/2007

Mais voyant comme vous tenez à transformer ma question en conflit personnel, du genre "Décidément vous avez l'habitude de comprendre de travers" qui vous rabaisse au niveau d'un vulgaire ouah ouah, je n'ai plus de doute sur votre prétention à dire toujours le vrai, le beau et le bien, en prenant les autres pour des cons.

Ecrit par : TDB | mardi, 27 novembre 2007 13:09


Et c'est l'emballement ! Non je n'ai aucune de ces prétentions là que vous me prêtez généreusement.

Si vous avez noté du mépris dans la phrase citée : "Difficile pour les élus locaux d'endosser la responsabilité de l'affaire. Ils renvoient le mistigri à l'Etat. Un beau dialogue de sourds en perspective", c'est que vous lisez trop vite.

Ma réaction cette fois est liée à un souvenir d'une fois précédente où vous m'aviez épinglé avec autant de rapidité. C'est tout.

Écrit par : off | 27/11/2007

Pour lui pas de doute, c'est délibérément que les policiers ont percuté les gamins. D'ailleurs, il note que la moto n'a rien, tandis que l'avant de la voiture est très abîmé

Ecrit par : nef | mardi, 27 novembre 2007 13:09


cela voudrait-il dire que les flics leur ont foncé dessus avec leur voiture, alors que les jeunes étaient à pied ? Auquel cas, les dégâts constatés sur le véhicule semblent un peu disproportionnés. En outre, aucune trace de sang n'est visible sur le pare-brise. Heureusement qu'ils n'y ont pas mis le feu...

Écrit par : off | 27/11/2007

off, je veux bien signer l'armistice et pour ce faire j'avoue vous avoir parfois jugé (votre style surtout) aussi sévèrement qu'a pu le faire Urbain... et je me repens, n'ayant pas, sauf à encourir moi-même le reproche de prétention que je vous inflige, à m'ériger en arbitre des élégances.

Cependant je reste profondément en désaccord avec cette remarque : ""Difficile pour les élus locaux d'endosser la responsabilité de l'affaire.".

Je ne vois toujours pas pourquoi un Claude Dilain qui donne sa peau aurait à se sentir responsable de quoi que ce soit en la circonstance.

Écrit par : TDB | 27/11/2007

Concernant la violence du choc et la possibilité que cela soit une mini moto montée par deux jeunes adolescents qui de son seul fait soit responsable de la destruction de toute la face avant du véhicule de police. (qui lui roulait officiellement à vitesse réduite)

Il ne devrait pas être très dur de faire examiner (au plus vite) la voiture par un expert indépendant pour expliquer ces dégâts.

Non ?

Écrit par : Martin Riggs ;-) | 27/11/2007

Je ne vois toujours pas pourquoi un Claude Dilain qui donne sa peau aurait à se sentir responsable de quoi que ce soit en la circonstance.

Ecrit par : TDB | mardi, 27 novembre 2007 13:29


Très précisément, je voulais dire la même chose que ce que vous exprimez là lumineusement.

Quant au fâcheux que vous citez, il est la raison même de ma montée rapide au créneau, la volonté de ne plus accepter les déformations de ce que je tente, avec plus ou moins de bonheur, je vous l'accorde, de formuler.

Écrit par : off | 27/11/2007

Euh....
Rajoutez :
"Et la mini-moto aussi..."
Bien évidemment....

Écrit par : Martin Riggs ;-) | 27/11/2007

On leur avait pourtant bien dit à ces jeunes de pas voler de motos.

Ou en tous cas de mettre un casque au cas où.

Mais vous savez ce que c'est, ils n'en font qu'à leur tête. Et ils ont la tête dure ces gamins.

...d'ailleurs y a qu'à voir la gueule de la bagnole des flics!

Écrit par : Hassan Cehef | 27/11/2007

Ecrit par : off | mardi, 27 novembre 2007 13:22

Allez voir sur le site d'Hervé Torchet, ce que je dénonce c'est une ambiance générale des gamins des banlieues de méfiance dans la parole policière, étatique et médiatique et depuis ce qui s'est passé à Clichy ne peut-on le comprendre ?

Souvenons-nous de l'attitude et des déclarations du Ministre de l'Intérieur de l'époque et de la gestion de la situation des forces de l'"Ordre".

http://www.afrik.com/article8965.html

Écrit par : nef | 27/11/2007

Ce billet qui s'intitule pretexte et dont la première ligne dit pas de parti-pris et de conclusions hâtives me semble incohérent.
Sans parler du paradoxe factuels/crétins.

Quand à avoir du respect pour les deux jeunes défunts et leurs familles en l'intitulant pretexte...

Écrit par : nef | 27/11/2007

Ecrit par : nef | mardi, 27 novembre 2007 14:00

Oui, oui, il y a un discours aussi bien rodé que faux qui est resservi chaque fois. Je m'attendais là encore au casier judiciaire, au "bien connus des forces de l'ordre" pour désigner les deux gosses. ça n'a pas eu lieu, mais sait-on jamais ?

Evidemment, au-delà ou en-deça des raisons économico-ethnico-sociales lourdes, il y a sans doute une situation locale des relations entre les jeunes des quartiers, pour reprendre la formule consacrée, qui est un passif explosif. Ceci dit, non pas pour excuser ou justifier les actes de ces jeunes gens, mais pour tenter d'en saisir les conditions de possibilité.

Cela dit le discours autoritaire de la droite ("la glandouille" de l'un, le "débrouillez-vous" de l'autre), le (coupable) glissement à droite de l'essentiel peut-être de la population sur ces questions d'intégration voire d'immigration, où le ras-le-bol prend la place de l'incompréhension, au point que l'on gagne des voix aux élections en promettant de fiche le plus possible de monde dehors ; tous ces éléments donc, et bien d'autres encore, entrent en jeu comme ressources pour appréhender ce qui s'est passé.

Mais l'essentiel doit être recherché dans le contexte local, y compris pour, dans un second temps, chercher à savoir ce qui le rapproche ou/et le distingue d'autres événements en apparence semblables.

Écrit par : off | 27/11/2007

Pour comprendre il faut effectivement habiter un de ces quartiers.

Écrit par : martingrall | 27/11/2007

Ecrit par : off | mardi, 27 novembre 2007 14:16

Dans le contexte local peut-être, mais la responsabilité nationale de tous les citoyens n'est pas à négliger quand même. La discrimination à l'emploi, le manque d'engagement financier de l'Etat, le regard médiatique sur les quartiers font partie de la politique nationale d'aménagement du territoire.

Dans un contexte purement local, on ne trouvera que des solutions bout de ficelle, de petits sparadraps pour de grosses plaies que sont le chômage des jeunes et moins jeunes des cités, le manque de moyens éducatifs, la désertion des services publics, l'état lamentable des logements et des transports, l'urbanisme à la va comme je te pousse. Et surtout l'absence désespérante de perspective.

Écrit par : nef | 27/11/2007

Ecrit par : martingrall | mardi, 27 novembre 2007 14:29

D'après ce que j'ai compris cui cui habite dans ces quartiers, et pourtant dans son papier, je ne sens pas l'odeur de pisse des touffes d'herbe pelées des cités, l'ennui permanent autour des rampes rouillées d'accès aux caves, le ras-le-bol des ascenseurs et des vide-ordures toujours en panne, sans parler des fuites, des fenêtres qui ne ferment plus.
Pour comprendre, il ne faut pas seulement vivre dans ces quartiers, il faut s'être fait chier dans les cités. Combien de maires ont passé leur enfance dans ces cages d'escalier ? Local, cela veut dire autre chose dans les cités, c'est là où l'on se défonce en écoutant de la musique pour passer le temps. A mon époque c'était des joints, maintenant...Lorsque l'on avait de la chance, le spectacle était assuré par un couple qui jetait ses meubles par la fenêtre ou par un mec qui se suicidait du dizième.
La seule oeuvre d'art était apportée par le facteur, le calendrier avec L'Angélus. Parce que la sculpture d'art contemporain payée à grand frais n'embellissait pas souvent le paysage. Il y a des sculpteurs qui pensent encore que ces formes géométriques qu'ils collent dans les cités peuvent changer l'oeil des cubes et des barres de HLM.
Le seul moyen d'aider les jeunes des HLM de banlieue, n'est pas local, c'est plutôt de les aider à les quitter.

Écrit par : nef | 27/11/2007

Pour comprendre il faut effectivement habiter un de ces quartiers.

Ecrit par : martingrall | mardi, 27 novembre 2007 14:29

Pour comprendre , il suffit de reconnaître l'existence d'un phénomène qu'on dénomme misère économique et sociale. De reconnaître que le seul vouloir et surtout le vouloir individuel ne peut suffire à la réduire. Si vouloir "c'est déja ça...". Et ce n'est pas parce qu'on est né à Neuilly, Auteuil, ou Saint Cloud qu'on serait incapable de comprendre. Celui né-là n'en sait pas moins que quiconque en la matière.


Sur le billet : "pretexte". Le mot me semble bien inadéquat. Opportunité peut être....

Mais que ce soit l'un ou l'autre me parait insinuer instrumentalisation.Et ça, ça me paraît un peu fort (de café). Vu la situation , j'ai pas le sentiment qu'il y ait beaucoup à "instrumentaliser" pour que de tels évênements se produisent. Et j'ai pas besoin de vivre là bas pour en saisir comme le dit Off ou Nef, les "conditions de possibilité". Pensait on qu'après les Tapie, les Borloo, 2005,la fracture socilae, tout désormais "baignait" ?

Écrit par : patrice | 27/11/2007

Ecrit par : nef | mardi, 27 novembre 2007 14:36


Je voulais dire, peut-on faire abstraction de ce que l'on sait, ou croit savoir au sujet du "malaise des banlieues", pour ne s'intéresser, dans une démarche heuristique, à l'événement dans son contexte d'occurrence. Tenter d'en faire la chronique, le traiter comme un phénomène de plein droit tel qu'il apparaît sous la forme qui est la sienne. La violence des affrontements, des personnes sans protection particulière qui affrontent des forces de l'ordre casquées, protégées, armées, etc., semblent être les premiers aspects qui singularisent cet événement du "genre" auquel il appartient.

Pourrait-on éviter de lui plaquer dessus d'emblée les "catégories habituelles" sous lesquelles le singulier disparaît derrière la typicité qui l'étouffe et ne fait voir que du même là où la différence pourrait être riche d'enseignements.

La différence, quelle différence ? Justement, je ne sais pas et je ne crois pas que l'on puisse le savoir si l'on ne s'engage pas dans une enquête de type ethnographique, une analyse de cas appréhendé dans sa singularité.

Alors bien sûr on n'échappera pas aux catégories explicatives connues, mais elles seront alors prise dans un discours produit par les intéressés (les habitants, les témoins, les autorités...) dans une tentative de rendre compte de la situation singulière qui est la leur, et articulée à celle-ci, plutôt que d'apparaître comme des causes et des motifs parachutés dans le contexte par des commentateurs extérieurs.

Il me semble que pour comprendre ce problème social des banlieues, il faut en revenir aux lieux et aux moments où il se manifeste. Si, bien sûr, l'on souhaite réapprendre ce que l'on pensait connaître.

Écrit par : off | 27/11/2007

Ecrit par : off | mardi, 27 novembre 2007 14:53

Elles sont si loin les banlieues que l'on soit obligé pour bien les appréhender d'appliquer les techniques de Levi Strauss ou de Jean Rouch ?;-)))

Écrit par : nef | 27/11/2007

Le seul moyen d'aider les jeunes des HLM de banlieue, n'est pas local, c'est plutôt de les aider à les quitter.

Ecrit par : nef | mardi, 27 novembre 2007 14:50

Le seul moyen d'aider les jeunes des HLM de banlieue n'est pas de les aider à les quitter. C'est de les rendre telles que même les habitants de Neuilly, Auteuil, ou Saint Cloud commencent d'envisager de s'y installer.

Écrit par : patrice | 27/11/2007

off t'as l'air sympa
mais franchement
franchement
paie toi un billet de rer
restes une semaine la bas
c'est a 5km
vas ds un formule 1
oublies tes bouquins
et tu verras
pas besoin de grandes phrases masquant la sécheresse

si ta la flemme
achètes toi zola ou hugo
c pareil
ils ont faim
ils ont honte
ils hallucinet de notre connerie
vu comme ils sont cons
faut vraiment qu'on soit tres con

Écrit par : Jacob | 27/11/2007

Ecrit par : Jacob | mardi, 27 novembre 2007 14:59

Chouette, tu me feras la courte échelle.

Écrit par : off | 27/11/2007

Elles sont si loin les banlieues que l'on soit obligé pour bien les appréhender d'appliquer les techniques de Levi Strauss ou de Jean Rouch ?;-)))

Ecrit par : nef | mardi, 27 novembre 2007 14:56

Oui, et en outre, si ça n'a pas été fait déjà cent fois...

Écrit par : patrice | 27/11/2007

Ecrit par : patrice | mardi, 27 novembre 2007 14:57

La grande différence c'est que les gens qui habitent Auteuil ou Neuilly, ils ont le choix de s'installer là. Ils envisagent eux. Ils choisissent. Ils partent en voyage. Ils prennent leur retraite au soleil. Ils travaillent ailleurs parfois.

Quand à rendre les cités comme Neuilly, Auteuil, Passy, on peut attendre la Saint-Glin-Glin, il faudrait en raser des endroits. Il faudrait déplacer des villes entières ailleurs. En revanche sortir des jeunes de leurs getthos, cela peut commencer aujourd'hui.

Écrit par : nef | 27/11/2007

Ecrit par : nef | mardi, 27 novembre 2007 14:56

Ce n'est pas tout à fait le sens de mon propos. C'est plutôt remettre les présupposés à l'épreuve du terrain. se laver la tête du discours médiatique et des concepts des sciences sociales pour aborder la vie sociale telle qu'elle se présente là où elle est.

Par ailleurs l'approche ethnographique a bien été utilisée par un couple de sociologues qui observent les moeurs des riches. Alors why not ?

Écrit par : off | 27/11/2007

Pour être tout à fait honnête nef, je ne trouve pas non plus le fait de mettre à feu et à sang tout ce qu'on peut atteindre, de tirer avec des armes de chase (???!!!) sur des policiers... soit très respectueux de la mémoire des défunts, sauf à vouloir jouer d'amalgames. Je veux bien accuser Sarkozy de ts les maux, mais que je sache, c'est pas lui qui appuie sur la gachette; considérer les gens comme responsables de leurs actes, c'est le premier des respects qu'on leur doit.

Qt à ajouter des services publics, j'ai rien contre, sauf que c'est ça qui brûle en premier ça donne très moyennement envie. Au passage, je vois mal en quoi une bibliothèque ou une école maternelle sont les symboles agressifs d'un Etat qui exclue!

Agressée physiquement 4 fois sur mon lieu de travail, dt un trauma crânien -léger- (l'ancien, depuis que je m'occupe de mineurs protégés par la Justice RAS... juste des insultes mais bon), une collègue qui a accouché d'une grande prématurée parce que séquestrée et frappée à coups de pieds sur le ventre, une période où la police intervenait chaque jour dans notre service... social.

Jamais "tutoyé", manqué de respect à qui que ce soit, ni tenu en "défiance" (suis épaisse comme un casse croûte de garde à vue, ça serait mal venu), pas davantage que mes collègues.

Écrit par : Mathilde P. | 27/11/2007

ok avec le billet

quelque soit le résultat de l'enquête (si enquête objective il y a) que deux gosses meurent est toujours une tragédie et qu'une partie des lecteurs sur libé le figaro le monde le nouvel obs le point...leur crachent au visage par a priori est une insulte à notre pays


http://rue-affre.20minutes-blogs.fr/archive/2007/11/27/villiers-le-bel-vu-par-la-france-mouroir.html

Écrit par : tgb-rue-affre | 27/11/2007

La grande différence...

Ecrit par : nef | mardi, 27 novembre 2007 15:03

Oui c'était une façon , de ma part, de dire...
....................
Quand à rendre les cités comme Neuilly

Ecrit par : nef | mardi, 27 novembre 2007 15:03

Bien évidemment. Mon propos était une boutade mais non dénuée d'intérêt je crois.Mais je ne lacherais pas tout pour autant . En raccourci : ces ghettos ne sont que la version modernisée des bidonvilles qui poussaient à la périphérie des grandes villes autrefois et que les bonnes gens ne supportaient plus de voir. Mais la destination en est restée la même : cités dortoir.

Écrit par : patrice | 27/11/2007

Dommage d'ailleurs que ce mot : "cités dortoirs" aie été oublié. C'était clair et net au moins.

Écrit par : patrice | 27/11/2007

"cités dortoirs" c'est le terme consacré quand tt le monde travaillait et revenait pour dormir.
Là je pars en visite chez un jeune aux 4 000 (la Courneuve) viens avec moi si tu veux, tu verras que du monde y en a, et pas bcp d'avenir.

Écrit par : Mathilde P. | 27/11/2007

Ecrit par : Mathilde P. | mardi, 27 novembre 2007 15:04

Un peu facile cette argumentation. Sans vouloir être agressif ou insultant : de bien maigres justifications. Quant à : " considérer les gens comme responsables de leurs actes, c'est le premier des respects qu'on leur doit ", dans un tel contexte, j'ai l'impression d'entendre la bonne droite humaniste.

"...mais que je sache, c'est pas lui qui appuie sur la gachette...". Ah bon ?

Écrit par : patrice | 27/11/2007

Et voilà la réalité têtue comme les faits....pas souriante comme les fées, hélas :



Inégalités : l'horizon de faible espérance, par Jean-Paul Fitoussi
LE MONDE | 27.11.07 | 12h45 • Mis à jour le 27.11.07 | 12h45


La mère de toutes les batailles sociales étant le combat contre les inégalités, notre défaite collective dans cette lutte résume toutes les autres. La dernière livraison des Perspectives de l'économie mondiale du Fonds monétaire international (FMI) établit sans conteste que la croissance des inégalités intranationales, quel que soit le niveau de développement des pays du monde, fut dans les dernières décennies un phénomène universel, à quelques rares exceptions près."

la suite sur le site du Monde.

Écrit par : off-off | 27/11/2007

bin non patrice, le mec qui va acheter un fusil de chasse, il pose un acte. Quand il tire il en pose un aussi.
Sauf à considérer que les gens sont des veaux ou des abrutis, j'ai tendance à encore penser que les gens sont des individus, avec une identité et tt ce qui va avec. On n'est pas que le fruit de son contexte, c'est la raison pour laquelle la quasi totalité des personnes qui vivent dans les "quartiers de relégation" sont honnêtes, droits, respectueux et que j'ai du plaisir à travailler avec et pour eux, que j'ai encore l'envie de m'énerver, de pester d'enrager, de croire, de m'enthousiasmer, de porter... la loi des rapports humains en quelques sortes.

Les procès en droite ou en gauche tu sais...

Écrit par : Mathilde P. | 27/11/2007

"cités dortoirs" c'est le terme consacré quand tt le monde travaillait et revenait pour dormir.

Ecrit par : Mathilde P. | mardi, 27 novembre 2007 15:20

Si on veut. Cités poubelle. Mouroirs sociaux. Relégation. Cache misère. Apartheid... au final s'entend.

Mais déja, cités dortoir...reste encore plus justifié aujourd'hui. Au sens de : "Va pointer à l'Agence et retourne te coucher ! Et circules : y a rien à voir !".

Écrit par : patrice | 27/11/2007

le mec qui va acheter un fusil de chasse, il pose un acte


Cela fait longtemps qu'il n'y a pas eu d'armurerie dans les banlieues....

;-)

Écrit par : Martin Riggs ;-) | 27/11/2007

Du nouveau qui jette un éclairage sur l'état du véhicule de police (extrait du Monde) :

"Selon l'IGPN, la voiture aurait été dégradée après l'accident



LES IMAGES du véhicule de police entré en collision à Villiers-le-Bel, dimanche 25 novembre, avec la mini-moto des deux jeunes, décédés, ont frappé les esprits. Mais selon l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), chargée d'enquêter sur les circonstances du drame, l'état de la voiture, capot très enfoncé et pare-brise éclaté, s'expliquerait par des dégradations commises à coups de barre de fer après l'accident. La position du véhicule, le long du trottoir, ne refléterait pas non plus la réalité. Il aurait été déplacé.

C'est en tous cas l'une des conclusions de la police des polices, pour qui le choc initial aurait bien eu lieu à l'avant-gauche du véhicule de patrouille. Une expertise est en cours pour déterminer le point précis de l'impact. Les policiers ont dû attendre " très longtemps " pour pouvoir accéder sur les lieux, ce qui n'a pas rendu les premières investigations aisées. " Ils ont mis près de 7 heures à retourner sur place pour faire les constatations ", affirme le maire (PS) de Sarcelles, François Pupponi."

Écrit par : inf-off | 27/11/2007

bin non patrice, le mec qui va acheter un fusil de chasse, il pose un acte.

Ecrit par : Mathilde P. | mardi, 27 novembre 2007 15:33

Oui : de folie. Et c'est ce qui génère cette folie qu'il faut juger. La criminalité du citoyen moyen. Juger chacun à l'aune de ses moyens, de sa misère, de son désarroi.

Écrit par : patrice | 27/11/2007

Zut, encore un nouveau cas de paupérisation galopante :

GOUVERNANCE En 2006, leur rémunération s'est élevée en moyenne à 4,4 millions d'euros, en recul de 8,4 %
Les patrons du CAC 40 gagnent de moins en moins


Les dirigeants du CAC 40 voient leur pouvoir d'achat reculer. En 2006 comme en 2005 et en 2004, qu'ils soient PDG, directeurs généraux, ou présidents exécutifs, ils ont vu leur rémunération globale reculer. Selon les chiffres du cabinet Proxinvest, rendus publics mardi 27 novembre, leur salaire annuel (fixe et variable) a baissé de 2,7 % en 2006, pour s'établir à 2,2 millions d'euros en moyenne. En comptant les avantages en nature (voiture de fonction...), le recul s'élève à 10,34 %. Et, en intégrant les stock-options (options de rachat d'actions) et les actions gratuites, leur rémunération totale baisse de 8,4 %.

Écrit par : inf-off | 27/11/2007

Ecrit par : Martin Riggs ;-) | mardi, 27 novembre 2007 15:41

Certes....mais le problème est que l'on trouve plus d'armes que dans une armurerie.

Écrit par : Diana Riggs | 27/11/2007

Ecrit par : inf-off | mardi, 27 novembre 2007 15:44

Y aurait-il eu tentative de "manipulation" de la part des racailles?

J'ai du mal à le croire...mais après tout ce n'est pas impossible.

Écrit par : Hassan Cehef | 27/11/2007

Ecrit par : Martin Riggs ;-) | mardi, 27 novembre 2007 15:41

A Corbeil, il y a deux ans je crois, une magnifique armurerie de l'enseigne "Kettner" bien connue des amateurs s'est installée dans un local de 500m2 avec la Bénédiction du maire Serge Dassault quasiment en face de la cité des Tarterets considérée depuis 15 ans comme zone sensible...

Écrit par : Serval | 27/11/2007

@inf-off

Ben....
Voilà une thèse qu'il va falloir étayer...sérieusement.
Parce que si c'est bidonnée....
Euh...
Oui, cela va peut être dégénérer plus que maintenant...

Écrit par : Martin Riggs ;-) | 27/11/2007

"celui qui appuie sur la gachette"...

ne pas oublier qu'une voiture (y compris de police) peut également être qualifiée pénalement d'arme par destination :
http://www.tdg.ch/pages/home/tribune_de_geneve/l_actu/monde/detail_monde/(contenu)/164200

" Les proches des familles endeuillées accusent: l'accident a été provoqué par le conducteur de la voiture de police. «Les policiers appellent ça, faire du shooting.» Sur les lieux même du drame, un condisciple des deux gosses tués clame: «Juste avant l'accident, j'ai entendu les flics leur dire que s'ils les revoyaient encore avec leur moto, ils les tamponneraient.» Un autre hurle: «Les flics les ont laissés là et ils sont partis sans les secourir.» " (Tribune de Genève)

Écrit par : Det. Harry Callahan | 27/11/2007

Juger chacun à l'aune de ses moyens, de sa misère, de son désarroi.
Ecrit par : patrice | mardi, 27 novembre 2007 15:48


Tu as raison patrice, on ne t'en veux pas. Apparemment tes moyens intellectuels sont extrêmement limités.
Ta misère je sais pas mais ton désarroi certainement.
Pauvre type.

Écrit par : david lynche | 27/11/2007

Y aurait-il eu tentative de "manipulation" de la part des racailles?

J'ai du mal à le croire...mais après tout ce n'est pas impossible.

Ecrit par : Hassan Cehef | mardi, 27 novembre 2007 15:50
Ecrit par : Martin Riggs ;-) | mardi, 27 novembre 2007 15:52

Non pas de manipulation. Simplement le véhicule aurait été démoli ultérieurement, après l'accident, par d'autres personnes, sous l'effet de la colère. D'autres véhicules ont subi le même sort. le point est que ce ne serait pas le choc avec la moto qui aurait mis la voiture dans cet état.

Écrit par : off | 27/11/2007

Ecrit par : Det. Harry Callahan | mardi, 27 novembre 2007 15:55

cher Détective, tu fais tes enquêtes à l'aune de "ON DIT" rapportés par la PRESSE? Merde on dirait du AJM!

Je trouve ça un peu spécial se gloser sur des choses aussi délicates et qui ont autant de conséquences.
Allez zou, je file voir mon djeunz si je veux pas me faire tirer dessus (on sait jamais, avec autant de misère et de désarroi... :)))))))))))))) )

Écrit par : Mathilde P. | 27/11/2007

Y aurait-il eu tentative de "manipulation" de la part des racailles?

Ecrit par : Hassan Cehef | mardi, 27 novembre 2007 15:50

De la part des racailles ? Tu voulais dire : des résistants ?

Écrit par : patrice | 27/11/2007

La clé de voûte de ce système, celle qui par sa disparition a fait s’effondrer tout un monde de « petits » mais solidaires et vivant d’espoir, c’est la perte du plein emploi.

Ces cités ghettos, il faut quand même savoir ce qu’elles remplaçaient : des bidonvilles, des immeubles-masures de centre-ville (ah le Marchix à Nantes…) absolument sordides. Pourquoi se sont-elles dégradées si vite ? D’une parce qu’elles ont été construites à l’économie par des gens, architectes etc, qu’on aurait dû obliger à y vivre, histoire d’apprécier le bruit à travers les cloisons de carton bouilli. De deux parce que, dès que le travail a disparu, dès que l’ascenseur social s’est bloqué avec les autres ascenseurs, tout s’est effrité par pans successifs : les plus forts ou les plus malins ont réussi à partir, les plus faibles sont restés pour se battre entre eux. Ce qui était un bien collectif à sauvegarder, car on savait la m… d’où on venait, s’est dégradé dans l’indifférence et la neurasthénie.

Et puis, quel éloge du travail allez-vous pouvoir faire avec des salaires de m… et à des jeunes qui ont vu d’abord leurs pères travailler comme des bêtes pour zéro considération, ensuite ces pères rester à la maison quand eux étaient seuls à se lever pour aller à l’école, école où ils ne trouvaient pas leur compte, enfin ces pères se barrer de lâcheté ou de découragement ?

Ils détruisent des écoles, des bibliothèques, des maisons de jeune ? Là, je n’ai pas tous les éléments. Deux hypothèses :

- Ce sont des lieux où on leur a promis un savoir qui s’est révélé inopérant pour les sortir de la mouise.

- Ce sont des lieux de culture, de réflexion, de dialogue. Et là, je renvoie à la case islamistes, voir mon post précédent…

Reconstruire tout ça ? Refaire des immeubles ou rénover ceux qui le méritent ?en sûr. Mais on s’arrête là ce sera du cataplasme sur une jambe de bois. Et du combustible pour le prochain incendie.

Donc :

- Plein emploi, et j’entends déjà les cris d’or vrai du patronat : comment on fera pour freiner les prétentions à un travail correct et bien payé si on ne peut plus dire à Jules Bosseur : « t’es pas jouasse ? Y en a dix qui attendent ton boulot de merde ! »

- Meilleurs salaires, et j’entends déjà les cris de chouettes pas chouettes des actionnaires : « hé ho, et nos 15% de marge ? »

Écrit par : JD | 27/11/2007

Y aurait-il eu tentative de "manipulation" de la part des racailles?

Ecrit par : Hassan Cehef | mardi, 27 novembre 2007 15:50

Tu voulais dire : des insurgès ?

Écrit par : patrice | 27/11/2007

Donc :

- Plein emploi, et j'entends déjà les cris d'or vrai du patronat : comment on fera pour freiner les prétentions à un travail correct et bien payé si on ne peut plus dire à Jules Bosseur : « t'es pas jouasse ? Y en a dix qui attendent ton boulot de merde ! »

- Meilleurs salaires, et j'entends déjà les cris de chouettes pas chouettes des actionnaires : « hé ho, et nos 15% de marge ? »

Ecrit par : JD | mardi, 27 novembre 2007 16:12

Evidemment !

Écrit par : patrice | 27/11/2007

De la part des racailles ? Tu voulais dire : des résistants ?
Ecrit par : patrice | mardi, 27 novembre 2007 16:12

Non je dis bien "des racailles".
Il a raison David Lynche, tes moyens intellectuels sont limités pour croire que les gamins "résistent"(?!).
A quoi?

Écrit par : Hassan Cehef | 27/11/2007

A quoi?

Ecrit par : Hassan Cehef | mardi, 27 novembre 2007 16:20

Par exemple aux propos tels ceux du sieur Lynche ( quelle c... ce pseudonyme, au passage ) ici, et , je suppose là. Compte non tenu peut être de ce qu'ils supposent d'actions par ailleurs.

Avec le sourire.

Écrit par : patrice | 27/11/2007

in-off : le coup des déprédations post-accident, ça rejoint ce que j'ai pensé très vite. Comme il n'y a au aucun témoin direct (connu à ce jour) de l'accident lui-même, que s'il y en a ils vont, vu les contexte, la boucler total (pas envie de se prendre un vieux lave-vaisselle sur la chetron en sortant le chien) on aura bien du mal à savoir ce qui s'est réellement, ça va permettre toutes les rumeurs, toutes les intox et des deux côtés. Notre police a une trop longue expérience des vraies-fausses vérités officielles pour être crue sur parole.

Tiens, le fier-à-bras qui voulait nettoyer la banlieue au karcher, il est où ? Sur le terrain, comme quand il s'agit de peloter les bonnes victimes ? Non, à l'Elysée, pour 5 ans et plus si affinités, confortablement assis sur les 53% d'électeurs qu'il a
grugés en leur promettent une sécurité bidon. Bah lui, tant qu'il a le taf, qu'il arrive pied par la Chine pour exhiber Rachida et ses Rolex...

Écrit par : JD | 27/11/2007

Par exemple aux propos tels ceux du sieur Lynche ( quelle c... ce pseudonyme, au passage ) ici, et , je suppose là. Compte non tenu peut être de ce qu'ils supposent d'actions par ailleurs.
Ecrit par : patrice | mardi, 27 novembre 2007 16:25


J'ai rien compris. C'est codé?

Écrit par : Hassan Cehef | 27/11/2007

Ecrit par : JD | mardi, 27 novembre 2007 16:26


Apparemment JD, comme patrice, tes moyens intellectuels semblent cruellement limités

Écrit par : david lynche | 27/11/2007

Vu le nombre de témoins potentiels....je pense que l'on a pas fini d'entendre parler des différentes thèses.
Sauf que la destruction de la voiture hors accident il va falloir donner quelques témoignages et éléments sérieux pour que cela soit crédible. (pas de traces de coups ailleurs sur les côtés visibles de ce véhicule sur les photos prise en particulier par l'afp peu après les faits, "on" se serait donc juste acharné sur l'avant ? C'est possible après tout)
Et puis...
Une expertise sérieuse de la voiture , de toute les manières, fera le tri entre des coups de barres de fer et les dégâts d'un choc.
Et puis, d'un rapide tour sur le net, pas mal de journalistes des rédactions parisiennes étaient là-bas assez tôt, apparemment il y a un paquet d'itw.
Et les téléphones portables vidéo sont très à la mode en banlieue, comme partout ailleurs.
Il y a des chances donc que l'on en sache plus avec d'autres éléments dans les heures qui viennent.
Cela serait toutefois extrêmement dommageable que la version de l'Inspection Générale de la Police soit mise en cause de manière objective et sans conteste.
Parce que cela voudrait tout simplement dire que toute version officielle d'un incident avec les forces de police est susceptible d'être totalement bidon.

Écrit par : Martin Riggs ;-) | 27/11/2007

Oui bien-sûr, les policiers, dès lors qu'ils sont soupçonnés d'avoir agi en dehors des clous, se comportent comme les premières petites frappes venues qui, prises la main dans le sac, jurent en s'égosillant que c'est pas eux qui étaient en train de piquer les sous de la dame. Et comme généralement la justice doit se faire violence pour traiter ces menteurs pour ce qu'ils sont, la vérité prendra un peu de temps à se faire jour, du fait des enjeux. La police et la justice savent sans doute déjà un certain nombre de choses qu'elles gardent pour elle, secret de l'instruction oblige.

Écrit par : off | 27/11/2007

Ouille ! Aïe ! Houla ! Pitié !

Quelle volée de bois vert... Normal. On s'y attendait un peu car ce billet était fait justement pour lancer le débat !

Et on y est bien parvenu. Apparemment...

Je regrette le mot "crétins" mais je l'assume parce que on aurait bien pu aussi employer les mots "charognards", "rapaces", "salopards". Dans notre contribution, la police n'a jamais été ni citée ni attaquée. La Justice fera son travail.

Deux ou trois précisions...

@ Nef !

Non je ne vis pas au milieu des cités mais à 5 minutes à pied du centre de Clichy sous bois et j'y passe tous les jours. Je travaille TOUS les quotidiennement au milieu des cités et ce n'est pas drôle tous les jours.... J'ai la modestie de comprendre que je ne sais pas tout mais je livre mes sensations, c'est tout. Je n'ai ni l'intelligence de Nef, ni son savoir...
Quand je lui avait raconté les scènes sur les décharges de Djibouti, Nef n'avait pas supportée... Elle conteste tout et son contraire sans cesse. Je n'y puis rien...

@ Off

Mon cher Off, je vais vous répondre sur la Presse ou il reste beaucoup de gens estimables mais... J'étais sur les lieux des émeutes en 2005 , et par curiosité, je m'étais déplacé à la mairie de Clichy. Et là, sous l'oeil goguenard et rigolard des émeutiers et des keufs, on voyait passer les photographes et les journalistes...

Putain ! Ça flambait dur , ça roulait, ça se la jouait "Irak embedded", ça balançait les épaules, ça parlait fort... Y avait même des Américains, harnachés comme pour la guerre contre les Viets, avec 2 gardes du corps de 2 mètres de haut. Qu'est ce qu'on s'est marrés, ce jour là !

On se disait donc : Chouette, ils vont nous raconter ce qu'ils ont vu, ce qu'ils ont recueilli ? Que nenni !
Quand vous voyez la réalité et celle racontée par Pernaud, Poivre, Calvi, Chazal, vous vous demandez à quoi sert la Presse sur le terrain !!!! Je vous raconterai même une anecdote qui m'est arrivée personnellement avec les équipes de TF1 pour vous prouver la probité médiatique de certains, Off...

Et puis allez lire un témoignage là : http://aufildel-eau.hautetfort.com/, vous comprendrez mieux les raisons des révoltes.

Des cas comme ça, je peux en citer des dizaines. Et on se dirige droit dans le mur.

Je vous le dis : il est temps pour nous de trouver de vrais politiques pour réconcilier TOUS les Français !

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | 27/11/2007

nef | mardi, 27 novembre 2007 14:50
nef tu as tout à fait raison. Urbaniste j'ai vécu trois ans dans diverses cités. J'ai tout arrêté il y a une dizaine d'année, pour me cantonner dans des études loin des quartiers.
par contre je ne suis pas d'accord pour envoyer les gens hors des lieux d'habitat. Il faut tout refaire sur place. en commençant par les deux bouts. Ecole de l'un et emplois permanents de l'autre. Eparpiller les gens ailleurs comme le fait Coppé à Meaux en divisant le nombre de logements sociaux par quatre. Les autres vont où? A Neuilly, dans le XVI, au Trocadéro. Non il faut mettre les écoles et collèges de qualité et en double. Et organiser des filières professionnelles. Et , Mais, surtout changer les politiques de droite et de gauche, ce sont eux les responsables et eux uniquement. Il faut sortir les quartiers de la municipalité et les subventions financières qui vont avec. Et mettre les quartiers sous la responsabilité du Préfet. Le vrai problème est que l'état paye des millions d'euros à la commune parce que la commune se met en faillite volontaire. toutes els mairies donc les contribuables y compris ceux des quartiers payent des élus responsables des quartiers de l'emploi et du développement social. L'autre possibilité est la mise en place de la démocratie en imposant une proportionnelle intégrale dans les communes.

Écrit par : martingrall | 27/11/2007

Ils détruisent des écoles, des bibliothèques, des maisons de jeune ? Là, je n’ai pas tous les éléments. Deux hypothèses :

- Ce sont des lieux où on leur a promis un savoir qui s’est révélé inopérant pour les sortir de la mouise.

- Ce sont des lieux de culture, de réflexion, de dialogue. Et là, je renvoie à la case islamistes, voir mon post précédent…

Ecrit par : JD | mardi, 27 novembre 2007 16:12

Je n'ai pas les éléments non plus, mais il me semble que vous mettez de la rationalité là où il n'y en a pas. Cf Victor Hugo reprochant à un communard d'avoir mis le feu à une bibliothèque dont pourtant il pouvait attendre qu'elle l'aide à se libérer du joug des puissants.

Doivent se mêler, dans leur rage qui cherche un exutoire à l'horreur de la mort des copains, le rejet de toute autorité, l'envie à l'égard des biens de consommation, le refus d'une culture qui appartient aux autres et qui leur semble dépourvue de sens, sinon comme moyen de les soumettre, sans oublier le goùt du mal pour le mal, malédiction de la misère affective et sociale, qui se nourrit de jeux vidéo, de saloperies télévisuelles ou cinématographiques.

L'intervention d'un encadrement islamiste ne me semble pas avoir joué un rôle notable en 2005, d'après les études qui en ont été faites (mais je n'ai pas tout lu). Pour cette fois, ne pas fantasmer avant de savoir.

Écrit par : TDB | 27/11/2007

Cette fois-ci, c'est clair, pour ce genre d'infos, certains blogs sont nettement plus professionnels que la "presse traditionnelle". :/

Écrit par : Docteur Peuplu | 27/11/2007

Je vous le dis : il est temps pour nous de trouver de vrais politiques pour réconcilier TOUS les Français !
Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mardi, 27 novembre 2007 16:45


Je suis d'accord avec vous... mais les vrais français.

Écrit par : François de Souche | 27/11/2007

Bonjour DEListes,

juste parce que je suis très choqué là devant une déclaration :

"Pour Jacques Myard, député UMP des Yvelines, «la crise des banlieues» ne trouvera pas de solutions «à coup de centaines de millions d'euros et d'assistance sociale». «Ouvrons les yeux: le problème n'est pas économique. Il s'agit en réalité d'un communautarisme ethno-culturel anti-France d'une société étrangère qui s'est constituée sur notre sol, qui se nourrit d'un racisme ordinaire anti-français alors même que ces émeutiers ont la nationalité française», a-t-il déclaré dans un communiqué."

Comment peut-on dire des choses comme ça ?!?

Écrit par : Larim | 27/11/2007

Je suis d'accord avec vous... mais les vrais français
Ecrit par : François de Souche | mardi, 27 novembre 2007 16:51

Les "vrais" Français sont ceux qui ont une carte d'identité française.

Point final.

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | 27/11/2007

Pour cette fois, ne pas fantasmer avant de savoir.
Ecrit par : TDB | mardi, 27 novembre 2007 16:46


Pourquoi on se gênerait? On fait comme d'hab', non mais!

Écrit par : Ducont (avec un T) | 27/11/2007

Je suis d'accord avec vous... mais les vrais français.

Ecrit par : François de Souche | mardi, 27 novembre 2007 16:51


C'est à dire tous ceux qui possèdent la nationalité ou l'acquièrent.

Écrit par : off | 27/11/2007

Quand je lui avait raconté les scènes sur les décharges de Djibouti, Nef n'avait pas supportée... Elle conteste tout et son contraire sans cesse. Je n'y puis rien...

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mardi, 27 novembre 2007 16:45

Cela ne s'est pas tout à fait passé comme cela. Et Mathilde qui aujourd'hui n'est pas totalement en accord avec moi (ce qui est du reste bien normal et son droit absolu et ceci sans que je lui envoie des Madame je sais tout et autres gentillesses) peut en témoigner.
Quant à crétins ce n'est pas un terme bien propre à la réconciliation.
Tu aurais pu dire racaille pour les premiers, salauds pour les seconds et enfoirés pour les troisièmes ?

Écrit par : nef | 27/11/2007

Ecrit par : Larim | mardi, 27 novembre 2007 16:52

On est en train de dépasser les barrières de l'abjection, en ce moment, Larim !

Les paroles ne se maîtrisent plus...

Gare !!!

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | 27/11/2007

Comment peut-on dire des choses comme ça ?!?
Ecrit par : Larim | mardi, 27 novembre 2007 16:52

Ben en réfléchissant voyons. Pourquoi?

Écrit par : François de Souche | 27/11/2007

TDB | mardi, 27 novembre 2007 16:46,
Tous les habitants de ces quartiers de sont pas islamiques, loin s'en faut. Un des problèmes il y en a mille, est l'organisation par l'Etat (qui ne dit mot le provoque) de la délinquance, petite, moyenne et grande. Ne pas exclure la colère simulée, le prétexte, par des jeunes voulant sortir de cette loi de la jungle, racket, drogue, prostitution, esclavage. faire venir l'Etat qui ne veut surtout pas intervenir. Pour ces cas Nef a raison, il faut un déplacement des certaines personnes. Ou une police déterminée.

Écrit par : martingrall | 27/11/2007

Comment peut-on dire des choses comme ça ?!?

Ecrit par : Larim | mardi, 27 novembre 2007 16:52


Quand on a lu son bréviaire du politique impuissant à comprendre et à résoudre des problèmes sociaux. Du coup on s'invente l'étranger de l'intérieur, l'ennemi intime. C'est un pur raisonnement communautariste où les "vrais Français" se retrouvent encerclés sur leur territoire et ils construisent donc une distinction entre eux et les autres, les Français de papier, selon l'expression de Le Pen.

Il faut espérer que ce député ne représente pas le courant majoritaire à droite. néanmoins qui exaspère la France profonde, celle de la majorité silencieuse, à part les fonctionnaires, si ce n'est les "métèques" qui ont la nationalité française tout en demeurant persona non grata, et ce grâce à l'action obstinée de tous les discriminateurs patentés que compte ce beau pays ?

Écrit par : off | 27/11/2007

Ecrit par : nef | mardi, 27 novembre 2007 16:57

Peut-être, mais c'est un détail, Nef ! Merde !

Des paroles bien pires sont prononcées par des gens bien plus influents que nous, Bordel !
Et notre contribution s'est voulue plutôt peu agressive, merde ! Il faut le reconnaître ! Par rapport à tout ce qu'on lit ici et ailleurs ?

Par contre je la trouve excellente car il s'agit bien d'un prétexte et d'une étincelle sur laquelle se précipitent tous ces abrutis cités plus haut !
Quand j'entends le Myard, merde ! Ya de quoi gerber, non ? Un député du peuple, ça ?

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | 27/11/2007

C'est un pur raisonnement communautariste où les "vrais Français" se retrouvent encerclés sur leur territoire et ils construisent donc une distinction entre eux et les autres, les Français de papier, selon l'expression de Le Pen.
Ecrit par : off | mardi, 27 novembre 2007 17:01

Vous avez parfaitement raison.

Écrit par : François de Souche | 27/11/2007

Ecrit par : nef | mardi, 27 novembre 2007 16:57
Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mardi, 27 novembre 2007 16:58


C'était de l'humour noir. Il vaut mieux préciser avec tous les François de Souche qui se balade ici.

Écrit par : nef | 27/11/2007

sur la passage sur l'ennui, les odeurs de pisse, les ascenceurs en panne, sans oublier les chiens, et puis... et puis quand t'entends des gens s'appeler "enculé", se menacer de mort ou parier sur la profession de la génitrice de l'autre ... comme ça, parce que c'est dans le langage courant, c'est déjà la banalisation de la violence.

Écrit par : Mathilde P. | 27/11/2007

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mardi, 27 novembre 2007 16:45

Mon cher cui cui, très intéressant tout cela. La petite chronique amusée des moeurs de ceux qui nous informent.

Toutefois j'évoquais la presse en tant qu'institution, qu'entreprise de narration, de description, d'explication, d'expression de points de vue contradictoires, etc., et moins les personnes. En ce sens; la presse passe son temps à rechercher les angles d'attaque sous lesquels décortiquer un événement, une situation, selon des formats qui ont tout à voir avec le genre de compte rendu qui en est fait : la description factuelle, l'enquête, l'édito, la chronique, etc. Cela donne une image kaléidoscopique des sujets traités sous des perspectives si variées au fil des développements de l'affaire que les médias suivent.

Écrit par : off | 27/11/2007

Le problème de l'incompréhension (qui justifie pour certains des comportements violents) vient également du décalage entre les informations qui paraissent et la version officielle.
IL suffit d'aller faire un tour sur les mise à jour des nombreux sites d'informations sur le net (je ne parle pas des blogs mais de ceux mis à jour par des rédactions) pour se rendre compte qu'à défaut d'explications plausibles et complètes donnée par les autorités toutes les thèses deviennent possibles.

Au fil de mes lecture des média cet après midi, voilà les questions que l'on pourrait poser et auxquelles il faudrait donner réponse de manière sensée.

Quid d'un ou de deux précédent(s) contrôle(s) dans la même journée par la Police de ces deux jeunes chevauchant le même engin ?
ET si oui, pourquoi pas de procédure à ce moment là ? (parce que si cela s'avère fondée comme information, la confiscation de ce véhicule et l'interpellation des deux jeunes leur aurait tout de même sauvé la vie...Donc clairement, il y a t'il eu négligence dans la journée ?)

Qui a déplacé la voiture de police ? Et de où à où ?

La moto a elle été également déplacée ? Et si oui, de où à où ?

Quelle était la situation des véhicules et corps des gamins à l'arrivée des pompiers ?

Quel sont les éléments objectifs pour affirmer les dégradations supplémentaires sur la véhicule de police ?

Apparemment (je dit bien) se sont les habitants de la cité qui ont mis en place un barriérage pour protéger les lieux en attendant les constatations de la police. Facile de les identifier sur les photos parues et de leur demander leur témoignage sur ce qui s'est passé après l'accident, du moins lorsqu'il se trouvaient sur les lieux.

Pourquoi la police a quitté les lieux à l'arrivée des pompiers ? (c'est étonnant, en général le travail de la police est justement de sécuriser les SP.)

Combien sont les policiers mis en cause dans cet accident. Deux ou trois ? (le représentant de Synergie Offciers, sur le plateau d'itv ce midi a hésité....)

Quels sont les résultats exacts de l'expertise totale des deux véhicules ?

Quels sont les résultats des autopsies des deux gamins (parce que la thèse soulevée de l'écrasement lors d'une course poursuite par le véhicule de police ne provoque pas les mêmes blessures qu'un choc deux roues contre voiture)

Cela fait un gros boulot d'enquête pour lever le doute sur pas mal d'éléments parus dans la presse....

Écrit par : Martin Riggs ;-) | 27/11/2007

C'est un pur raisonnement communautariste où les "vrais Français" se retrouvent encerclés sur leur territoire et ils construisent donc une distinction entre eux et les autres, les Français de papier, selon l'expression de Le Pen.
Ecrit par : off | mardi, 27 novembre 2007 17:01

Vous avez parfaitement raison.

Ecrit par : François de Souche | mardi, 27 novembre 2007 17:05


Par raisonnement communautariste, je visais bien sûr celui du député. Les "vrais Français", quant à eux, sont une fiction. Mais une fiction opératoire, un peu à la manière des Protestants, les ennemis de l'intérieur du catholicisme d'Etat, avec la "solution" qui a été trouvée.

Ce député, s'il veut la guerre civile, qu'il continue sur sa lancée. Il finira par l'avoir.

Les incendiaires ne sont pas tous cantonnés dans les banlieues. Les pires d'entre eux exercent des professions respectables, vivent dans les beaux quartiers et ont accès aux médias où ils sèment leurs grains de discorde.

Écrit par : off | 27/11/2007

Bonjour à toutes et à tous,




"De 2005 à 2007, y a-t-il des points communs entre les émeutes de Clichy et celles de Villiers-le-Bel?

En fait,il y a une continuité dans les émeutes urbaines depuis 1979. On retrouve toujours les mêmes facteurs d'explosion. D'abord, un climat détestable entre les jeunes et la police.

Puis un élément déclencheur, un événement qui se produit entre les jeunes et la police, une bavure ou non, un contrôlé d'identité qui dégénère, un accident...

Enfin, il y a les rumeurs qui se déploient dans la ville et qui font leur effet, qu'elles soient fondées ou non, et les contre-rumeurs."

Un extrait d'une interview sur libé lisible ici :

http://www.liberation.fr/actualite/societe/294112.FR.php

Écrit par : Gaëlle | 27/11/2007

Un député du peuple, ça ?
Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | mardi, 27 novembre 2007 17:05

Mon député Jacques MYARD est excellent. C'est de plus un grand intellectuel. Je vous conseille la lecture de son dernier
ouvrage:

« La France dans la guerre de l’information - Information, désinformation et géostratégie »,
est paru aux éditions L’Harmattan.

Cet ouvrage est né d’une enquête officielle, menée à la demande de la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale au cours de laquelle, durant un an et demi, l’auteur a rencontré de multiples personnalités tant en France qu’à l’étranger, du Qatar aux Etats-Unis. Il comporte un avant-propos d’Alain BAUER, criminologue, et une préface de Bernard CARAYON, député spécialiste en intelligence économique.

http://www.jacques-myard.org/

Écrit par : Le Peuple | 27/11/2007

Ecrit par : Martin Riggs ;-) | mardi, 27 novembre 2007 17:07


Vous devriez travailler dans la police.

Écrit par : Sherlock | 27/11/2007

François de Souche | mardi, 27 novembre 2007 17:05
De laquelle des souches, sarkozyste hongroise, devedjiane aménienne, Balladur turque, Giscard germaine,

Écrit par : martingrall | 27/11/2007

Balladur est d'origine arménienne! ouhla malheureux!

Écrit par : Mathilde P. | 27/11/2007

@Sherlock

;-)

Écrit par : Martin Riggs ;-) | 27/11/2007

Le Peuple | mardi, 27 novembre 2007 17:15
Et tout l'argent des contribuables prélevé pour faire son livre, il les rembourse avce ses droits d'auteur? Alain Bauer est surtout grand maître et un détail qui a son importance, conseiller en sécurité publique de Nicolas Sarkozy le magyar.

Écrit par : martingrall | 27/11/2007

Mathilde P. | mardi, 27 novembre 2007 17:21 mathilde, en Turquie le père de notre Balladur était ambassadeur en Turquie. Peut-être sur wiki ?

Écrit par : martingrall | 27/11/2007

Vous devriez travailler dans la police.

Ecrit par : Sherlock | mardi, 27 novembre 2007 17:15

ça me semble un peu tard ;)

Écrit par : Mathilde P. | 27/11/2007

De Smyrne d'origine arménienne.
Nul n'est ambassadeur en son pays :)

Écrit par : Mathilde P. | 27/11/2007

Ecrit par : martingrall | mardi, 27 novembre 2007 17:15

JE VOUS DEMANDE DE VOUS ARRÊTER, M. MARTINGRALL !!!!

Écrit par : Édouard Balladurian | 27/11/2007

@Melle Mathilde P.

Oui, je lui demande déjà beaucoup de travail comme conseiller technique !

;-)

Écrit par : JJ Devrieux | 27/11/2007

mathilde , ha ben non son père était banquier.
Fils d'un banquier de la Banque Ottomane, Édouard Balladur naît à Smyrne, en Turquie, le 2 mai 1929. ha mais c'est un vrai zétranger de parent tout à fait strangers. ha ben je vais me reprendre un goutte des shadows.

Écrit par : martingrall | 27/11/2007

Fils d'un banquier de la Banque Ottomane, Édouard Balladur naît à Smyrne, en Turquie, le 2 mai 1929. Ses parents n'arrivent en France, à Marseille, qu'en 1935, avec leur cinq enfants, dans un appartement sis au 227 boulevard Chave. Entre-temps la famille Balladur a évolué. Par mariages successifs, elle s'est alliée à d'autres Arméniens, comme les Issaverdens, à des Italiens, de préférence Vénitiens, mais plus encore à des Français et en particulier des Provençaux.

Écrit par : Mathilde P. | 27/11/2007

La résistance à l'envahisseur s'organise. Votez pour moi.

http://www.dailymotion.com/video/x3lg1k_emeutes-a-villierslebel-par-le-fn_events

Écrit par : Jean-michel Dubois | 27/11/2007

TDB, vos hypothèses n'excluent pas les miennes, elles s'y ajoutent utilement.

Les islamistes n'ont rien initié, rien manipulé, à ce qu'on sache. Mais, sans rejoindre le délire canada-dry de FN du député Myarddedjiu (qui n'en est pas un, il sait exactement ce qu'il dit et pourqoui il le dit) on peut imagnier qu'il capitalisent ces frustrations.

Ne pas oublier les gages que Sarko ministre de l'intérieur a donnés à l'islamisme (je n'ai pas dit l'Islam) pour vouloir acheter la paix dans les cités.

Écrit par : JD | 27/11/2007

Ecrit par : JJ Devrieux | mardi, 27 novembre 2007 17:27

T'arrêtes de retourner ton gilet pare balles? On te reconnaît plus à force (euh si, on te reconnaît toujours, je plaisante, même quand tu parles pas de ton compte en banque :) )

Écrit par : Mathilde P. | 27/11/2007

Ecrit par : martingrall | mardi, 27 novembre 2007 17:15

JE VOUS DEMANDE DE VOUS ARRÊTER, M. MARTINGRALL !!!!

DES EXCUSES SERAIENT LES BIENVENUES, MONSIEUR...

ME TRAITER DE TURC ?!! MOI !

Pffffffftttt !

Écrit par : Édouard Balladurian | 27/11/2007

@ martingrall

et Grall, c'est breton, "province réputée étrangère" jusqu'en 1789. ;-)

Apparemment, l'IGPN ne trouve pour le moment que des éléments à charge pour les jeunes. C'est curieux, étant donné ce que j'ai entendu hier soir. Et il est invraisemblable que la police ait été si longue et lente à revenir sur les lieux sans prendre soin des gamins ; parmi les rumeurs, il y a "non assistance à personne en danger", fait particulièrement grave pour un policier.

Et dire qu'il y a là une législative partielle dans dix jours...

Écrit par : Hervé Torchet | 27/11/2007

Ecrit par : Mathilde P. | mardi, 27 novembre 2007 17:28

...et aux Corses avec Parcimoni(e). Hahaha qu'est-ce que je suis drôle!

Écrit par : Servel (de moineau) | 27/11/2007

Finalement les "gauchistes" d'un côté, les islamistes, de l'autre, deviennent les ultra, les Protestants, les Juifs, bref incarnent la figure de l'altérité radicale au sein de notre société vermoulue qui se pique de "rupture". Grotesque, non ?

Au lieu de réfléchir sur le déséquilibre dans la répartition des richesses produites entre le travail et le capital au profit de ce dernier, on préfère s'en prendre à des personnes en tant qu'elles sont des "emblèmes" de la différence (forcément) inassimilable. Pathétique et dangereux.

Un puissant dérivatif jeté en pâture à ceux enclins à choisir la haine pour "traiter" des questions politiques et sociales. Inutile de dire que les caricatures des uns renforcent celles des autres.

Écrit par : off | 27/11/2007

Ecrit par : Hervé Torchet | mardi, 27 novembre 2007 17:33

Pupponi vs. Cocainovitch, au moins on va se marrer

Écrit par : Mathilde P. | 27/11/2007

Mais il reste cependant allié des bonessien.

Écrit par : martingrall | 27/11/2007

Bonjour,
Qui a vu les 2 1ers épisodes de la série "la commune" diffusée hier sur C+?
Me suis posé la question de la pertinence de la diffusion de ce programme en même temps que les évènements de Villiers Le Bel.
Ceci dit, j'ai trouvé la série pas mal faite.

Écrit par : rep ban | 27/11/2007

Hervé Torchet | mardi, 27 novembre 2007 17:33, Mais aux pays bas, ce fut 1669 déjà et toujours pour prendre mes sous.

Écrit par : martingrall | 27/11/2007

Ecrit par : rep ban | mardi, 27 novembre 2007 17:41

c'est une "série événement" programmée de longue date, je ne crois pas que C+ a vraiemnt réfléchi à ça. En même temps, au moment où c'est diffusé les "émeutiers" sont occupés...

Écrit par : Mathilde P. | 27/11/2007

Mathilde P. | mardi, 27 novembre 2007 17:28
La version wiki sur Balladur sent la manipulation.

Ses parents n'arrivent en France, à Marseille, QU'en 1935, avec leur cinq enfants, dans un appartement SIS au 227 boulevard Chave. Entre-temps la famille Balladur a EVOLUEE. Par mariages successifs, elle s'est ALLIEE à d'autres Arméniens, comme les Issaverdens, à des Italiens, de PREFERENCE Vénitiens, mais plus encore à des Français et en PARTICULIER des Provençaux.

Écrit par : martingrall | 27/11/2007

les Protestants, les Juifs, bref incarnent la figure de l'altérité radicale au sein de notre société vermoulue qui se pique de "rupture". Grotesque, non ?

Ecrit par : off | mardi, 27 novembre 2007 17:38

Je ne comprend pas ce que vous voulez dire!!!!

Écrit par : Pamela de Barres | 27/11/2007

Mathilde
Je me doute bien
J'ai vu aussi hier soir sur France 2 que les journaleux commençaient a se poser la question sur le fait qu'ils étaient de plus en plus assimilés a des institutions (police/justice)
Se poser des questions, on revient aux fondamentaux.

Écrit par : rep ban | 27/11/2007

Ecrit par : Pamela de Barres | mardi, 27 novembre 2007 17:50

Parce qu'il y a des Juifs en France depuis 64 après JC, soit bien avant les premiers chrétiens. Et que dans l'opinion les Juifs et les Réformés sont considérés comme "extérieurs".

Écrit par : Mathilde P. | 27/11/2007

Quant aux origines du Président...
Et bien non, il n'est pas tout à fait hongrois contrairement à ce qui se dit...
Réponse ce soir à la télévision pour un moment d'enquête plutôt courageux par les temps qui courent.
C'est en lien dans mon pseudo.

Écrit par : Ellen Ripley | 27/11/2007

Ellen Ripley | mardi, 27 novembre 2007 18:03 avec nounou de chine et chérie nous avons été rétrécis, le compte est bon.

Écrit par : martingrall | 27/11/2007

Billet très juste de GB sur le Post. J'ai essayé d'y aller de mon commentaire mais le robot du site prétend que je ne recopie pas correctement le code de sécurité. Il essaie de me faire croire que je suis bigleuse ?

Écrit par : TDB | 27/11/2007

c'est vrai, très beau billet de GB... et c'est vrai aussi, ce robot est une cochonnerie ! ils veulent que tout le monde ouvre un compte ?

quant au billet, moi aussi le mot crétin me gêne... mais les commentaires toute la journée valent vraiment le coup d'être lus ! (en sautant les quelques passages trollesques, bien sûr ;))

Écrit par : adrien (de rien ?) | 27/11/2007

"Le lumpenprolétariat, éléments déclassés, voyous, mendiants, voleurs... Le lumpenprolétariat est incapable de mener une lutte politique organisée. Son instabilité morale, son penchant pour l’aventure permettent à la bourgeoisie d’utiliser ses représentants comme briseurs de grève, membres des bandes de pogrom, etc."

Karl Marx

Écrit par : Zozio | 27/11/2007

Ecrit par : TDB | mardi, 27 novembre 2007 18:41

Oui très beau; merci de l'avoir souligné

@ Adrien...
Superbe choix musical comme d'hab

Écrit par : Pamela de Barres | 27/11/2007

Ecrit par : Pamela de Barres | mardi, 27 novembre 2007 18:56

ah, aujourd'hui c'est pas moi, désolé !!! mais j'adresserai tes compliments à mon acolyte ;)

Écrit par : adrien (de rien ?) | 27/11/2007

Ecrit par : adrien (de rien ?) | mardi, 27 novembre 2007 18:47

juste pour revenir sur ce mot, "crétins".

On aurait pu le remplacer par le générique "ceux". why not..
On aurait pu aussi utliser des mots encore plus forts.

Mais comment qualifier à minima :

"Ceux" qui brulent des bibliothèques ?

"Ceux" qui se sont déchainés sur le site de 20mn (qui en a fermé ses com du coup) ou sur RTL ce midi

"Ceux" qui dès la première flameche en ont rapporté un brasier à leurs lecteurs, auditeurs ou telespectateurs attisant du même coup les flammes.

Crétins...Ben on n'a pas trouvé mieux.

Écrit par : Serval | 27/11/2007

Mon billet d'il y a qq jours où je posais la question de la nature de l'Etat et des relations sociales dans ce pays (un Etat de guerre civile ?) a été volontiers qualifié d'excessif dans les posts. Non sans raison m'avait-il semblé.

Mais finalement, je ne me trompais peut-être pas tant que ça.

Ce que je trouve inquiétant c'est surtout de voir comment la population, voire certains élus, se lâchent de façon grave, exprimant un racisme, une peur de l'autre (celui juste de l'autre côté du périph ou un peu plus loin), qui conduisent tout droit aux actes les plus violents. Et on sait qu'en la matière, quand l'escalade commence...

Espérons que cette fois-ci Sarkozy garde ses nerfs et que le jet lag ne l'entraîne pas dans des excès fort peu républicains.

J'ai noté une information étonnante : en début de journée il est annoncé que Sarkozy va rencontrer les parents des jeunes victimes puis changement de programme apparemment : il va rencontrer les policiers et pompiers blessés, il n'est plus question des parents semble-t-il. J'espère que l'info est mauvaise... Pourquoi choisir entre les victimes quand on est le président de la République ?

Outre les questions d'emploi déjà largement évoquées, les relations déplorables avec une police qui fait toujours le sale boulot et l'absence de début de politique de logement digne de ce nom pèsent lourdement dans ces fièvres subites.

Plus l'espace est l'objet d'appropriation privée par les uns et de relégation pour les autres et plus les fantasmes de l'Autre, danger par excellence, se développent.

Le petit bourgeois claque des dents pendant que le grand bourgeois augmente le nombre de vigiles à l'entrée de son quartier barricadé ou va faire un tour dans les Caraïbes.

Écrit par : juliette dze | 27/11/2007

@ Serval

je sais, c'était une remarque. c'est ce qui m'a sauté aux yeux à la lecture...
peut-être que 3 qualificatifs différents m'auraient moins "choqué"...

- imbéciles qui brûlent des bibliothèques ou des pharmacies ou des écoles
- connards pour les néo-fafs
- collabos pour les mauvais journaleux...

(c'est juste un exemple, commencez pas à m'engueuler !!! ;))

@ Pamela

si tu t'ennuies, tu peux aussi faire un tour là :
http://www.lepost.fr/perso/adrien-de-rien/
pas le même genre de musique, mais distrayant ;)

Écrit par : adrien (de rien ?) | 27/11/2007

Salut tous,

crétin est le bon mot, Serval. Trés bonne lecture dans ce billet: de la distance. Du relatif. C'est ce qu'il faut emn société, en République, en Justice.

En Liberté aussi. Les deux billets précédents, que je viens juste de lire, sont de petites perles. La mixité des expériences et des vies du del saute aux yeux lorsqu'on fait une lecture en série des billets, ou qu'on se ballade sur le fil des comms.

merci à vous tous pour ce que vous apportez, gratuitement, simplement, de façon... humaine.

de mon Montréal sous la neige et la glace, coupé des infos depuis qq jours trop occupés, je viens de voir que tous les sites d'infos français bruissent du beau Villiers. "Villiers s'enflamme" et moi j'imaginai déjà quelles dernières flêches stupido-politiciennes le vendéen avait pu lancer de son maigre arc mal bandé...

bah, j'aurai préféré ça c'est sûr. Même à 6000 km de distance, c'est triste à en pleurer. À transmettre aux spécialistes du 13 H.

ciao

Écrit par : phets | 27/11/2007

/HS

libération.fr
Paris s'attaque aux pacs noués à l'étranger
CATHERINE COROLLER
QUOTIDIEN : mardi 27 novembre 2007

Écrit par : phets | 27/11/2007

Le Figaro dans ses plus belles oeuvres:

Sur le web, le FN se mêle
des émeutes en vidéo
Samuel Laurent (lefigaro.fr)
27/11/2007 | Mise à jour : 16:08 |

qui permet au journal de mettre en ligne 5 superbes vidéos

sensées démontrer à ses lecteurs encore réticents que ces jeunes doivent être "karchérisés" ?!!

malgré l'habitude, ce journal arrive encore à dégoûter parfois...

Écrit par : phets | 27/11/2007

J'imagine le jugement des gens de ce blog sur les révolutionnaires de 1789...
Poilant!
Vraiment la pauvreté qui se révolte c'est pas convenable.
imaginez donc mes amis, que ces sauvages, brulent des bibliothéques...
Nous sommes perdus.

Écrit par : odm | 27/11/2007

2 jeunes défoncés par des policiers en voiture?
Mais ils n'avaient pas de casque...
Bien fait pour leur gueule...

Écrit par : odm | 27/11/2007

A écouter, un point de vue un peu décalé et avec un peu de profondeur historique :

http://tinyurl.com/ytoe3u

odm, votre point de vue ne serait-il pas un peu trop général ?

Écrit par : juliette dze | 27/11/2007

Imaginez mes amis que des jeunes cons trouvent anormal que les deux flics qui ont tué deux gamins soient déjà dédouanés de toutes responsabilités.
Mais 2 flics valent mieux que deux ados morts, tous le monde le sait.

Écrit par : odm | 27/11/2007

Les affreux ne sont pas du coté que l'on croit.

Écrit par : odm | 27/11/2007

Juliette,
votre point de vue vaut certainement mieux que le mien...

Écrit par : odm | 27/11/2007

Ecrit par : juliette dze | mardi, 27 novembre 2007 19:55

merci pour l'interviou

Écrit par : phets | 27/11/2007

Une autre jeunesse

Le 27/11/07, par Laurent Dandrieu, Rédacteur en chef adjoint Culture: http://blog-va.com/

Face à ce qu’a subi Anne-Lorraine, face à ce que subit encore sa famille, qui porte sa peine dans le silence, la pudeur et sans aucun doute l’espérance surnaturelle, les vociférations des jeunes de Villiers-le-Bel paraissent bien dérisoires. Loin de cette jeunesse sans foi ni loi qui ne cesse d’en appeler à ses droits mais ne veut entendre parler d’aucun devoir, qui exige le respect mais n’en témoigne pour rien ni pour personne, et pas même pour elle-même, il est une autre jeunesse, qui intéresse beaucoup moins les médias. Pourtant cette jeunesse ne se reconnaît pas, bien souvent, dans la société qu’on lui propose et dans les fausses valeurs qu’on lui offre en modèle, mais elle ne se réfugie pas pour autant dans la protestation agressive et geignarde, dans la provocation nihiliste. Elle préfère aux revendications le service, aux vociférations un discret engagement pour que le monde s’améliore. Elle ne brûle pas de voitures, elle les utilise pour des convois humanitaires. Elle ne pleurniche pas pour obtenir des gymnases qu’elle bombarde de cocktails molotov aussitôt construits, elle préfère organiser des pèlerinages ou des veillées de prière. Elle ne trompe pas son ennui avec des tournantes, mais manifeste pour défendre la vie ou va visiter des personnes âgées. Elle n’invective pas, elle se bat, paisiblement et sans haine, pour des convictions, pour que les valeurs chrétiennes et humanistes sur lesquelles s’est bâtie notre civilisation survivent. Anne-Lorraine était, jusqu’à dimanche, un membre anonyme de cette autre jeunesse. Parce qu’elle est morte pour avoir défendu sa pureté, parce qu’elle a résisté à l’ignominie avec un courage puisé dans sa foi, elle en est devenu l’honneur.

Écrit par : Pat Joy | 27/11/2007

tu as de quoi étayer tes accusations odm? j'imagine que tu as la preuve formelle de ce que tu avances, sinon tu ne donnerais pas de leçon de décence.
Je te conseille un petit stage dans le coin néanmoins, et puis va dire aux gens qui sont terrorisés, cx dont la caisse a brûlé et qui vont galérer pour aller gagner leur SMIC, qui se lèvent un cul monstrueux pour aller bosser dans des trucs pas glamour, va leur dire que les mecs qui les font chier tous les jours et qui les empêchent de vivre dans la dignité parce qu'ils sont forcément amalgamés, va leur dire que les mecs sont innocents et que ce ne sont que des bourgeois que la révolte de la misère fait chier.
Et puis va dans une cité, prends un mégaphone et dis que leur vie vaut moins que celle d'un flic, que les policiers sont tous des connards qui ont tous les droits et qu'ils doivent se révolter.
Accuse, jette l'opprobre, là, bien au chaud derrière ton écran... c'est tellement responsable...

Écrit par : Mathilde P. | 27/11/2007

MAM endirect au JT de F2.

Écrit par : Gaëlle | 27/11/2007

HS TOTAL
Vous savez si rue89 fonctionne?

Écrit par : skalpa | 27/11/2007

Ecrit par : odm | mardi, 27 novembre 2007 20:04

bah, allez, moi je l'achète ton point de vue, il est moins cher et j'ai pas les moyens... ;-)

Écrit par : phets | 27/11/2007

Mathilde
va pleurer ta mère chez François.
Stauss kahn et Jego et tous tes amis seront d'accord avec toi...
l

Écrit par : odm | 27/11/2007

Mathilde, n'oublie pas la vertu provocatrice de l'ironie :-))

Écrit par : phets | 27/11/2007

Et tes leçons d'apparatchiks dégénérée tu te les gardes Mathilde....
Je vous fréquente et je sais ce que vous avez dans le bide...

Écrit par : odm | 27/11/2007

Si tu veux odm, sauf que moi je suis assistante sociale (faisant fonction d'éducatrice) à la Courneuve, j'y pleure pas ma mère, j'essaye de sortir les mecs (et les nanas) de ce genre de merde ts les jours. Alors tu sais, des arguments j'en ai certainement plus que tes "va pleurer ta mère chez untel" et tes procès en droite et gauche, toi dont je pensais que tu faisais partie des brigades de l'ordre juste.

Écrit par : Mathilde P. | 27/11/2007

skalpa, rue89 j'ai essayé trois fois d'y aller, ça ne veut pas.

Écrit par : TDB | 27/11/2007

odm... :)))))))))))))))

allez zou, je vais me réunionner avec mes petits camarades


:)))))))))))))))))) (apparatchik dégénérée... bin mon cochon!)

Écrit par : Mathilde P. | 27/11/2007

Ecrit par : TDB | mardi, 27 novembre 2007 20:20

impossible pour moi aussi

Écrit par : phets | 27/11/2007

TDB yep merci, c'est bien ce qu'il me semblait....

Ou comment les médias sont vus et donc traités lors des émeutes?
http://www.latelelibre.fr/index.php/2007/11/urgent-une-equipe-de-latelelibre-agressee-a-villiers-le-bel/
à qui la faute?

Écrit par : skalpa | 27/11/2007

@ Phets

Merci. Ben on fait au mieux avec nos moyens 3/4 de vie réelle et 1/4 de virtuel (au shaker pas à la cuillère comme dirait l'autre ;-))

@ Adrien

Meuh non j'tengueule pas...J'explique c'est tout. Comem je disais au dessus, on n'est pas des pros. On fait avec nos moyens et nos mots, en toute humilité.

Écrit par : Serval | 27/11/2007

Bouleversé par le meurtre sauvage de Anne-Lorraine, 23 ans, un ami m’a appelé :
« On devrait manifester, brûler des mosquées turques... ».
Je le comprends. Le meurtrier du RER D est un criminel sexuel récidiviste d’origine turque.
Il était en liberté, malgré une précédente condamnation ! Faut-il brûler, manifester ? Laissons cela aux Turcs, aux Egyptiens, aux Indonésiens, aux Soudanais, aux Algériens qui martyrisent leurs compatriotes chrétiens et brûlent leurs églises.
Laissons cela à nos voyous des cités barbares qui profitent en ce moment de l’impunité scandaleuse que leur offrent des années de laxisme et de démagogie. Oui, la mort atroce d’Anne-Lorraine est révoltante.

Écrit par : François de Souche | 27/11/2007

ça dépend skalpa, ça se revend combien une caméra?

Écrit par : Mathilde P. | 27/11/2007

combien tu donnes?
;-)

Écrit par : skalpa | 27/11/2007

en tt cas suffisamment pour qu'on donne des coups de barre de fer.

Écrit par : Mathilde P. | 27/11/2007

MAM endirect au JT de F2.

Ecrit par : Gaëlle | mardi, 27 novembre 2007 20:11

Un ministre invité au JT ? Pas possible. J'en reviens pas. En plus MAM. C'est bon demain c'est réglé...

Écrit par : Phil | 27/11/2007

Ecrit par : François de Souche | mardi, 27 novembre 2007 20:27

Pas de mots pour qualifier cette bêtise....
la tienne, of course!
Si je suis ton raisonnement, à chaque crime raciste on devrait brûler Le P***
enfin, je m'nrveuh et c'est ce que tu cherches en venant ici, non?

Écrit par : skalpa | 27/11/2007

Ecrit par : odm | mardi, 27 novembre 2007 20:18

Olivier,

Tu vas encore te sentir agressé.

Mais lorsque tu viens ici en aiguillon sans argumenter ne serait-ce qu'un poil pour décrédibiliser d'autres intervenants qui eux argumentent leurs positions, je considère qu'il s'agit de provocation. Ne t'étonne pas des réactions.

Tu vaux mieux que ça.

Écrit par : José | 27/11/2007

Ecrit par : François de Souche | mardi, 27 novembre 2007 20:27


Tu commences sérieusement à me chauffer.

Est-ce clair ?

Écrit par : José | 27/11/2007

Tu commences sérieusement à me chauffer.

Est-ce clair ?

Ecrit par : José | mardi, 27 novembre 2007 20:56


une souche bien sêche, c'est un feu de joie (mauvaise) assuré ;-))

Écrit par : phets | 27/11/2007

Ecrit par : Phil | mardi, 27 novembre 2007 20:41

C'est justement le problème que ça me pose...la surmédiatisation. Autant celle des évènements que celle de la com du gouvernement.

Écrit par : Gaëlle | 27/11/2007

Ecrit par : phets | mardi, 27 novembre 2007 20:58


Je sais qui c'est.

Écrit par : José | 27/11/2007

je l'avais deviné, José. ces provocations faciles et maladroites (mal à droite, c'est sûr) ne sont pas efficaces ici, heureusement.

Écrit par : phets | 27/11/2007

Ecrit par : phets | mardi, 27 novembre 2007 19:25

Ce que tu as dit là, phet,s justifie a lui tout seul toute l'utilité DEL et cette magnifique assemblée de gens de tous horizons, de toutes opinions, et de tous milieux.

Que tu ressentes à 6000 kms d'ici ce que nous vivons à travers les débats animés qui se déroulent sur le DEL montre que malheureusement, l'information dite officielle, a perdu sa crédibilité !

Il est temps pour les vrais journalistes de se poser les bonnes questions et de se DISSOCIER des vedettes médiatiques collaboratrices du Pouvoir qui leur font tant de tort !

Merci phets, et à bientôt en France...

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | 27/11/2007

Il faut lire la droite extrême décomplexée sur le blog encore ouvert aux commentaires de l'un des deux jeunes de Villiers-le-Bel.
Le pire est à venir. Hélas.
http://chamo6.skyrock.com/

Écrit par : Phil | 27/11/2007

Salut cui cui,

à bientôt oui, je débarque au début de l'année. Les journalistes sont toujours bloqués par leur autocensure (auto?) et restent sur l'écume des évènements. Où sont les analyses sociologiques du pbm ??? juliette nous en a montré une, c'est d'un autre acabit...

juliette dze | mardi, 27 novembre 2007 19:55

Écrit par : phets | 27/11/2007

"Parce qu’elle est morte pour avoir défendu sa pureté, parce qu’elle a résisté à l’ignominie avec un courage puisé dans sa foi, elle en est devenu l’honneur."

Pat Joy, est-ce que tu sais que Malherbe le prof de boîte tradi-catho condamné pour agressions sexuelles sur mineurs tenait exactement ce genre de discours sur la pureté à ses élèves, donc ses victimes. Qu'il avait même un devise : Pûr, Mûr, Sûr ? Et qu'il n'est pas turc ?

Est-ce que tu sais que sa direction, tradi-catho à ras les burettes, a fermé les yeux tant qu'elle a pu ? Et qu'elle n'est pas turque ?

Va donc d'abord faire le ménage dans tes sacristies qui puent le vieux sperme avant de venir nous faire la morale.

Ton amalgame avec Villiers-le-Bel est indigne.

(Pas souvent que je tutoie, moi ;-)

Écrit par : PMB | 27/11/2007

Phets
merci de tout coeur d'être sur le del......mmmpppfffffff....(larmichette au bord des yeux...)
Et à bientôt en France ma couille....

Écrit par : odm | 27/11/2007

Ecrit par : Phil | mardi, 27 novembre 2007 21:15

C'est un autre débat bien sur, mais pour ma part je pense qu'il ne faut pas lire ni surtout réagir.

Il cherchent ...le pretexte

Écrit par : Serval | 27/11/2007

Et à bientôt en France ma couille....

Ecrit par : odm | mardi, 27 novembre 2007 21:21

je veux bien, mais la gauche alors ;-)))

Écrit par : phets | 27/11/2007

Va donc d'abord faire le ménage dans tes sacristies qui puent le vieux sperme avant de venir nous faire la morale.

Ecrit par : PMB | mardi, 27 novembre 2007 21:20


:-)))
Mais pourquoi "vieux" ?

Écrit par : juliette dze | 27/11/2007

En matière économique et sociale, nos principales voisines, la Grande-Bretagne et l'Allemagne, sont-elles mieux loties que nous ?

Écrit par : off | 27/11/2007

PMB
tu te trompes de cible, mais tu ne sais pas ce que tu fais....

Écrit par : odm | 27/11/2007

odm est épatant josé et lui dire qu'il vaut mieux que ça c'est comment dire...

voilà. j'aurais pas , une fois de plus, écrit grand chose ici , mais ça je voulais le dire.

Écrit par : patrice | 27/11/2007

Réponse pour la situation du salarié britannique moyen :


Croissance en berne, inflation et dette : le pouvoir d'achat des Britanniques est amputé
LONDRES CORRESPONDANT



" En 2008, la Grande-Bretagne va connaître un ralentissement de la croissance et un accroissement de l'inflation même en cas de poursuite de la baisse des taux d'intérêt " : l'avertissement lancé la semaine dernière par le gouverneur de la Banque d'Angleterre, Mervyn King, fait craindre le pire à des consommateurs qui voient leur pouvoir d'achat déjà rongé par les traites hypothécaires et la hausse des factures domestiques.

La prédiction de l'institut d'émission d'une réduction en 2008 de moitié de la croissance à 1,75 % donne des sueurs froides aux foyers. Cette baisse de l'activité ne peut que réduire le revenu disponible déjà lourdement amputé par la part du remboursement du prêt hypothécaire immobilier à taux variable, la lourde taxe d'habitation et le recours très répandu au crédit et aux cartes de crédit portant de lourds intérêts.

Si l'on ajoute les factures domestiques - en particulier l'énergie, l'eau et les assurances -, il ne reste pas grand-chose du revenu d'un Britannique moyen pour vivre.

D'autant que le coût du panier de la ménagère est dans l'ascenseur à la suite de la flambée des prix de l'alimentation - 6 % en moyenne depuis le début de l'année -, conséquence notamment des inondations de l'été. Il faut ajouter le prix de l'essence à la pompe qui a franchi la barre historique d'une livre le litre. La pression fiscale, en particulier indirecte, s'est également alourdie. Plus que jamais, l'épargne, notamment celle qui devrait financer les retraites, est la grande sacrifiée au budget familial.

BAISSE DES VENTES DE DÉTAIL

Pour assurer les fins de mois, les ménages s'endettent davantage, en particulier les jeunes. Le nombre de Britanniques contraints de se déclarer en faillite en raison d'une dette privée insupportable a battu un nouveau sommet. Parallèlement, le nombre de propriétaires dépossédés de leur logement faute de pouvoir rembourser leur emprunt a fortement augmenté. Pour la première fois depuis janvier, les ventes de détail ont diminué en octobre.

Certes, en 2007, dopée par l'activité soutenue et la poursuite des investissements publics, la hausse des rémunérations a été de 2 % en termes réels. L'envolée attendue du coût de la vie en 2008 devrait toutefois amputer les augmentations salariales.

Concernant le pouvoir d'achat, la marge de manoeuvre des autorités est toutefois limitée. " Il s'agit d'une inflation essentiellement importée - énergie et alimentation - sur laquelle l'arme des taux d'intérêt ne joue pas ", insiste Michael Hughes, économiste auprès de Barings Asset Management. Par ailleurs, l'inflation salariale menace la fonction publique après la multiplication des mouvements de grève durs à la poste, dans le métro, les chemins de fer ou chez les fonctionnaires de l'administration centrale de Whitehall.

Après l'affaire de la défaillance de la banque de crédit hypothécaire Northern Rock et le scandale par négligence au sein de l'administration fiscale et douanière, les aléas de la conjoncture et la détérioration du pouvoir d'achat mettent en question la compétence du gouvernement dans son domaine de prédilection, l'économie. Ironie pour un premier ministre, Gordon Brown, qui, en tant que ministre des finances entre mai 1997 et juin 2007, avait été l'architecte du boom travailliste.

M. R.
© Le Monde

Écrit par : off-eco | 27/11/2007

Le cas de l'Allemagne :


Les Allemands sont impatients de profiter du retour de la croissance
BERLIN CORRESPONDANCE
Malgré l'embellie économique, près de 500 000 salariés ont des difficultés à subvenir à leurs besoins. La hausse des prix a relancé le débat sur les revenus



Travailler à plein temps sans pouvoir subvenir à ses besoins constitue le quotidien de 453 000 Allemands, selon de récentes statistiques publiées lundi 19 novembre par l'Institut de recherches sur le marché du travail (IAB) à Nuremberg. Entre janvier 2005 et janvier 2007, le nombre d'actifs qui dépendent d'aides sociales a grimpé de 800 000 à 1,33 million de personnes. Ces chiffres viennent alimenter le débat sur le pouvoir d'achat qui bat son plein depuis quelques mois. Beaucoup d'Allemands ont le sentiment de ne pas pouvoir profiter du retour de la croissance depuis 2006, malgré les sacrifices consentis pour les réformes.

La situation sur le front de l'emploi s'est sensiblement améliorée, le taux de chômage est passé de 10,8 % à 8,7 % entre juin 2006 et octobre 2007, mais la hausse importante des prix de l'énergie et des denrées alimentaires ces derniers mois combinée à l'augmentation de 16 % à 19 % de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) en début d'année pèsent sur les revenus. Au mois d'octobre, l'inflation a atteint un taux de 2,4 %, le niveau le plus élevé depuis deux ans. En réaction, les Allemands se serrent la ceinture et reportent à plus tard des dépenses importantes comme l'achat d'une voiture. Au premier semestre, le taux d'épargne s'est élevé de 10,5 % à 10,9 % à la surprise des experts.

Le conflit des conducteurs de train chez Deutsche Bahn, la société allemande des chemins de fer, témoigne de ce malaise. Les sondages montrent qu'une grande partie de la population continue de soutenir le mouvement des cheminots qui réclament jusqu'à 31 % d'augmentation de salaire.

Dans le même temps, plusieurs études montrent que le fossé entre les riches et les pauvres a tendance à se creuser. Une analyse publiée récemment par l'Institut berlinois de recherches économiques (DIW) montre que, en 2002, 10 % des plus riches possédaient presque 60 % de la richesse totale. De plus, entre 1996 et 2006, la part du revenu des entreprises et du capital dans le revenu national a progressé de 4 % pour atteindre 33,8 %. Dans ce contexte, les experts du DIW critiquent les projets du gouvernement en matière d'héritage. Il est prévu d'abaisser les impôts sur les successions pour les enfants ou conjoints d'une personne décédée.

Signe révélateur de l'ampleur prise par ce débat, des statistiques publiées fin septembre par le ministère du travail ont eu un immense écho médiatique. Les chiffres montraient que le revenu net réel des salariés en 2006 était retombé au niveau de 1986.

Certes, " les salaires sont sous pression ces dernières années ", note Hans-Werner Sinn, président de l'institut de conjoncture IFO, mais cette évolution s'explique avant tout par un " effet structurel ". Selon l'économiste, le développement du tiers temps, des emplois subventionnés ainsi que les réformes du marché du travail instaurées par le précédent gouvernement Schröder ont " abaissé les exigences sur le minimum salarial ". En revanche, les autres salariés ont assisté " à une nette augmentation de leur salaire horaire réel au cours des dernières décennies ", écrit-il dans un commentaire sur les chiffres publiés par le ministère du travail.

Ce débat est le bienvenu pour le Parti social-démocrate (SPD) qui tente de se redonner un visage plus social. Il a repris à son compte une revendication des syndicats et plaide pour l'instauration d'un salaire minimum généralisé. Son partenaire de coalition, les unions chrétiennes CDU-CSU, s'y oppose, craignant qu'une telle législation soit destructrice d'emplois.

Les deux partis ont pu néanmoins trouver un compromis en juin qui prévoit l'extension d'une loi en vigueur dans le bâtiment à d'autres branches. Cette législation introduite en 1996 a permis à l'Etat de fixer un minimum salarial à partir d'un tarif négocié par les partenaires sociaux.

Cécile Calla
© Le Monde

Écrit par : off-eco | 27/11/2007

Y en a qui ont Interville, d'autres qui ont autre chose, on fait l'intéressant comme on peut et il faut qu'il en profite car demain le patron revient et alors fini de rigoler :

Le Premier ministre, François Fillon, est arrivé ce soir au PC sécurité installé dans la caserne des pompiers de Villiers-le-Bel (Val-d'Oise).

Source : AFP

Écrit par : juliette dze | 27/11/2007

Où l'on s'aperçoit de la frappante convergence des économies de ces trois pays, avec quelques différences locales. Mais le renchérissement du coût de la vie semble avoir les mêmes causes, reposant sur l'accroissement du coût des matières premières, des denrées alimentaires, du logement (pour la France et la Grande-Bretagne).

D'où il résulte un climat de morosité sans doute assez voisin. L'ironie de l'histoire est que l'on nous présente l'Allemagne et la Grande Bretagne comme deux champions qui nous distancent. Or, à la lecture de ces articles on ne peut manquer de constater que le sort du salarié moyen n'est pas plus enviable dans ces pays, et que la pauvreté augmente de manière préoccupante en Allemagne, pendant que les inégalités de patrimoine se creusent.

Des économies différentes, des choix distincts et des résultats finalement assez similaires.

Écrit par : off | 27/11/2007

Vieux, Juliette, parce que ce genre de personnage s'est vidé les burettes pendant des années sans être inquiété.

odm : rien à vous dire. Plus exactement, rien qui soit mettable sur ce blogue où, malgré les apparences parfois, on essaie de contenir sa colère. Voilà. Assez perdu de temps avec vous et partez en vrille à mon sujet si vous voulez, ce sera sans moi.

patrice, comment dire... je vous sens hilare, là ;-)

Écrit par : PMB | 27/11/2007

paradoxalement, on peut supposer que ces émeutes, si promptes à être utilisées politiquelement, gènent fort Sarkozy dans son plan com. lui qui voulait parler pouvoir d'achat jeudi aprés avoir laissé passer le temps des grèves pour être plus "audible". Intéressant de suivre comment l'Élisée vas gérer la com banlieue + pouvoir d'achat...

premier élément: on permet à MAM de communiquer sur plateau télé. Signe d'un besoin urgent de réagir, on envoie même les faux-amis. ou on les grille...

vraiment à suivre...

Écrit par : phets | 27/11/2007

Ecrit par : Phil | mardi, 27 novembre 2007 21:15

wahou, je viens de voir....
wahou...
merci du lien, c'est clair ça craint!

Écrit par : skalpa | 27/11/2007

PMB
sans vous alors?
tant mieux, vous me semblez un peu usé...

Écrit par : odm | 27/11/2007

Ecrit par : off | mardi, 27 novembre 2007 21:41

analyse très interessante, sachant qu'on nous met souvent en "compétition" avec nos deux ennemis héreditaires interimaires (Desproges).

un billet off ?

Écrit par : Serval | 27/11/2007

un billet off ?

Ecrit par : Serval | mardi, 27 novembre 2007 21:51

ça s'impose ! et serait plus digeste

Écrit par : phets | 27/11/2007

HS

toujours plus fort: Cécilia partie, Le Figaro n'hésite pas à plonger des deux mains dans le sac de naphtaline :


Premier atout du président pour les Chinois : sa mère
Charles Jaigu
27/11/2007 | Mise à jour : 06:22 |

Écrit par : phets | 27/11/2007

Intéressants off , des petits éclairages comme ceux là.

Écrit par : patrice | 27/11/2007

Je ne vois pas ce que PMB a dit de si scandaleux : l'amalgame fait avec la jeune fille tuée par un pervers est en effet une instrumentalisation odieuse de la douleur des uns et des autres.
Mais il se peut que son développement sur le vieux sperme (dans une sacristie tout rancit) ait heurté les culs bénis.

Écrit par : TDB | 27/11/2007

merci à serval, phets et patrice, mais je ne suis pas économiste (c'est la réponse pour serval), donc difficile de faire un papier. Hélas...

Écrit par : off | 27/11/2007

une perle, toujours dans le même article:

"L’Élysée se félicite de «l’effet Sarkozy» sur les autorités chinoises".

Nicolas S. félicite N. Sarkozy. Ainsi, l'entente est au beau fixe au sommet de l'état. Une bien bonne nouvelle.

Écrit par : phets | 27/11/2007

décidemment, cet article est une mine à ciel ouvert:

"Jean-Pierre Raffarin, qui est devenu le «M. Chine » de la classe politique depuis son voyage en 2003, en pleine épidémie du Sras, estime que... "

vus avez bien lu : pas sécialiste de la majorité, spécialiste de la classe politique, et oui ! et encore, c'est peu payer pour un type qui, quand même, a fait un voyage "en pleine épidémie de Sras": c'est que, avec les autres passagers et l'équipage, ça nous fait au max 200 spécialistes du domaine en France. C'est ce qu'on appelle une élite

Écrit par : phets | 27/11/2007

sur ce, bonne soirée à tous et à bientôt

Écrit par : phets | 27/11/2007

"Ils sont notre épouvante et nous sommes leur crainte".
c'est ainsi que "résonnent" les "communicants du coté du manche.
Avec ça ils n'iront pas loin, mais ça sera quand même suffisant, pour l'instant.
Par ce que les deux singularités de l'époque : l'effondrement idéologique des forces politiques constituées à gauche, et l'effondrement éthique et professionnel des journalistes et des élites intellectuelles, ces deux singularités placent le conducator et sa clique dans la confortable situation de n'avoir aucun adversaire susceptible de s'opposer à eux et de relayer les conflits et les crises qui se multiplient .
Pourtant cette situation de conflit "limité" n'est pas sans risque pour le pouvoir, le plus inquiétant étant que l'aggravation de ces conflits débouche sur des situations nouvelles, sans précédent, et donc totalement imprévisibles.

Écrit par : urbain | 27/11/2007

Ecrit par : PMB | mardi, 27 novembre 2007 21:20

+1

Écrit par : valdo lydeker | 27/11/2007

Ecrit par : patrice | mardi, 27 novembre 2007 21:32


Dites donc patrice, je vous en prie. La parole est libre ici.

Écrit par : José | 27/11/2007

le plus inquiétant étant que l'aggravation de ces conflits débouche sur des situations nouvelles, sans précédent, et donc totalement imprévisibles.

Ecrit par : urbain | mardi, 27 novembre 2007 22:30

Les mouvements actuels dans les lycées et les facs m'apparaissent également comme le symptôme d'un malaise plus global des jeunes générations qui ne demande qu'à partir en vrille.
Cette agitation, sur la base de revendications confuses, déborde toute représentation syndicale ou politique, semble-t-il. Des heurts parfois violents avec la police ont eu lieu aujourd'hui.

Je ne sais pas analyser cela. Tout ce que je peux en penser, pour ma part c'est que c'est très différent de mai 68, bien que, indéniablement, une large part de la jeunesse scolaire et universitaire soit comme hantée par un récit mythique de cet "événement" - qu'il s'agirait de reproduire pour exister enfin ?

Peut-être que nous les vieux nous leur bouffons l'espace vital. Or, comme le dit GB, ce sont "nos enfants". Et leur monde ce que nous en avons fait.

C'est plus facile de dire que ce sont des petits cons, mais ça ne résout rien.

Écrit par : TDB | 27/11/2007

Totalement hors-sujet mais hallucinant (clis signature)

Écrit par : valdo lydeker | 27/11/2007

Ecrit par : TDB | mardi, 27 novembre 2007 23:22


Ce ne sont pas nos enfants mais nos hydres. Ils "nous" ont échappés parce que nous n'avons pas su ou pas pu leur construire une société.

Nous les avons engendrés mais ils ne sont plus nos enfants.

Ils ne sont malheureusement les enfants de personne.

Écrit par : José | 27/11/2007

pente pessimiste et dangereuse que de proclamer une coupure totale et définitive entre parties de la population. Pouvant justifier que rien ne peut être corrigé. Que faut-il faire, couper la tête de l'hydre ? Trés peu pour moi

Écrit par : phets | 27/11/2007

mais en fait, nous sommes d'accord


ce qui me permet un aurevoir définitif :)
ciao

Écrit par : phets | 27/11/2007

Ecrit par : valdo lydeker | mardi, 27 novembre 2007 23:22
Incroyable en effet. Et lourd de menaces quant à la charge de travail des profs.

Écrit par : TDB | 27/11/2007

Ecrit par : José | mardi, 27 novembre 2007 23:28
Votre point de vue n'est pas, en dépit des apparences, contraire au mien. Ils le complète sous un autre éclairage.

Écrit par : TDB | 27/11/2007

Ecrit par : phets | mardi, 27 novembre 2007 23:35


Non pas, loin de là et je suis même en accord avec vous sur vos points de vue. Mais rendons-nous compte de notre responsabilité collective quant à ce gâchis pour pouvoir le résorber.

Je suis moi-même un produit de ce que l'on appelle les "cotés".

Écrit par : José | 28/11/2007

Ecrit par : TDB | mardi, 27 novembre 2007 23:48

Bien sûr que non il n'est pas contraire mais complémentaire.

Écrit par : José | 28/11/2007

Vous aurez bien entendu rectifié "cités" et non "cotés".

Écrit par : José | 28/11/2007

Pendant ce temps, les étudiants poursuivent leur mobilisation malgré des pressions intenses du pouvoir (répression, désinformation...) :

http://fautresister.canalblog.com/archives/2007/11/28/7046175.html

Écrit par : Faut résister ! | 28/11/2007

Qu'advient-il du projet de Nicolas Sarkozy de faire juger les fous ?
http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/societe/la_justice_sous_pressions/20071127.OBS7060/le_gouvernement_renonce_a_la_culpabilite_civile.html

Écrit par : Droit de suite | 28/11/2007

Nicolas Sarkozy en Chine : "pour la France, il n'y a qu'une seule Chine, une et indivisible", comprenant le Tibet (annexé par la force) et Taiwan !!!

Les Taiwanais et le Dalai Lama apprécieront.

Écrit par : Realpolitik, mon amour | 28/11/2007

Bonjour les gens...
petite info anti pub:
marre des pubs sur vos pages habituelles
surfez avec mozillla et télécharger adblock plus
petit logiciel malin qui, grâce à des filtres installés et mis à jous, les pubs sont bloquées automatiquement et vous pouvez boquer manuellement celles qui y échapperaient...
Magique, non?

Ps:
Ces deux programmmes sont libres de droits, normal!

Écrit par : skalpa | 28/11/2007

Ecrit par : TDB | mardi, 27 novembre 2007 23:22

Il n'y aura pas de "répétition" en mai 2008 de ce ce qui fut mai 68.
Quoiqu'il advienne (et il adviendra certainement ) trois éléments déterminants se sont inversés :

La fin des années 60 fut marquée par l'idée à peu près unanimement partagée, que demain serait meilleur qu'aujourd'hui et que le changement commençait "tout de suite". Ce sentiment général s'est complètement inversé.

Les médias étaient dans une phase d'émancipation de la pression autoritaire que faisaient peser sur eux le pouvoir politique et financier. C'est le mouvement inverse qu'on observe aujourd'hui.

La vie intellectuelle et politique était animée d'une effervescence, d'une créativité et d'un bouillonnement permanent, désordonné mais prolifique et stimulant. Elle connait aujourd'hui un effondrement, atone et insignifiant, sans précédent .

Face au nihilisme individualiste, veule, cynique et décomplexé, que leur propose désormais la "société civile" , les jeunes générations n'ont plus qu'à opposer un nihilisme inversé , une revendication sans objet ni projet, une pure et simple protestation.

Badiou ( déjà) dénonçait ce double nihilisme ... il y a plus de 15 ans , lors des premières "émeutes de banlieue". Aujourd'hui, en pleine "débâcle" de la gauche, le renoncement, la capitulation, la collaboration pétainiste sont à l'ordre du jour, sous couvert de "rupture/rénovation" , pour tous les arrivistes, désormais parvenus, et tous les crânes d'oeuf ou outre gonflées et médiatisées pour qui il faut simplement garder la main sur le manche et s'accommoder de l'occupation/mondialisation par le néo-libéralisme du divin marché, le plus impitoyable des agents aliénants de notre histoire.

Qui lancera l'appel du 18 juin ?

Écrit par : urbain | 28/11/2007

Avec un lien, c'est plus bien pour de la pub moins...
http://adblockplus.org/fr/installation

mais d'abord
au cas où
http://www.mozilla-europe.org/fr

bonne journée sans pub?

Écrit par : skalpa | 28/11/2007

Ecrit par : skalpa | mercredi, 28 novembre 2007 08:20

Adepte très ancien d'adblock, je rappelle, encore une fois que : la publicité vous prend pour des cons, la publicité vous rend cons .

Écrit par : urbain | 28/11/2007

svp du calme et du sang froid ne vous laissez pas manipuler par des gens malintentionnés qui chechent nimporte quel prétexte pour détourner l'attention sur leurs sales trafics en tous genres.Justice doit être rendue , attendons....

Écrit par : bach | 28/11/2007

Ecrit par : skalpa | mercredi, 28 novembre 2007 07:58

Merci skalpa!!!

Écrit par : nef | 28/11/2007

Ecrit par : urbain | mercredi, 28 novembre 2007 08:17

Les premières émeutes urbaines n'ont pas 15 ans, les Minguettes 81 et 83, Vaux en Vellin 90....
L'appel du 18 juin!!!!! quand à la revendication sans projet, tu es aveuglé par tes références et la vision de ta société idéale...Ces jeunes si tu les écoutais veulent comme les fils de bourgeois, les fils des classes moyennes, avoir un boulot, consommer, être accepter dans toutes les boites de nuits...ils veulent être comme les autres..çà n'est pas un gros mot; acheter des livres dans une librairie du XIV ème c'est aussi consommer...

PS// Tu as des retours sur Histoire de la laideur //

Écrit par : Pamela de Barres | 28/11/2007

@Pamela de Barres

Effectivement le problème est complexe et contrairement au discours il n'est pas sur une seule facette prioritaire comme veulent bien le dire les politiques, chacun y allant de sa priorité (emploi, urbanisme, "intégration", travail social ou sécurité publique) mais bien dans une dynamique globale qui mêle intelligemment tout cela.
Qui d'ailleurs parmi les dirigeants (et même pourquoi pas parmi les intervenants de ce blog, de gauche comme de droite) a seulement lu l'ensemble des propositions du collectif AC le Feu ?
C'est pourtant aujourd'hui le document le plus révélateur de l'état d'esprit et des attentes de la population (de toute la population) des zones de banlieue de toute la France (parce qu'il n'y a pas que l'Ile de France, loin de là, qui soit concernée).

Sinon, (HS) tu en es où de ta dédicace "rock" ?
;-)

Écrit par : Martin Riggs ;-) | 28/11/2007

Ben, AC le feu, j'ai lu (enfin, peut être pas l'ensemble) et rencontré quelques membres du collectif... J'imagine qu'avec les municipales, ils vont être de nouveau courtisés. Quant à la prise au sérieux de leurs propositions et leur application par les politiques... (soupir)

Écrit par : valdo lydeker | 28/11/2007

Voilà donc un lien pour pouvoir télécharger le cahier de doléances, en entier...
http://aclefeu.blogspot.com/

Écrit par : Martin Riggs ;-) | 28/11/2007

Sinon, (HS) tu en es où de ta dédicace "rock" ?
;-)

Ecrit par : Martin Riggs ;-) | mercredi, 28 novembre 2007 10:02

C'est à dire?....

Écrit par : Pamela de Barres | 28/11/2007

Ecrit par : Pamela de Barres | mercredi, 28 novembre 2007 09:51

je crains que tu n'ai pas compris ( ou mal lu ) ....
( ou ton commentaire est sans rapport avec le mien )
L'histoire de la laideur se vend , mais beaucoup moins que "la nuit sexuelle" ( pourtant sans grand intérêt et très cher , mais avec la signature de Quignard ).

Écrit par : urbain | 28/11/2007

@Pamela de Barres

Rapport à la nuit des libraires chez Urbain.
Pas grave.

Écrit par : Martin Riggs ;-) | 28/11/2007

" les jeunes générations n'ont plus qu'à opposer un nihilisme inversé , une revendication sans objet ni projet, une pure et simple protestation"

Ecrit par : urbain | mercredi, 28 novembre 2007 10:30

Alors explicite cette phrase...

Écrit par : Pamela de Barres | 28/11/2007

j'ai lu au debut de l'affaire que les deux jeunes victimes circulaient sur une mini moto volée!! quelqu'un'(les enqueteurs?) peut il confirmer

Écrit par : toto1701 | 28/11/2007

Ils ne sont malheureusement les enfants de personne.

Ecrit par : José | mardi, 27 novembre 2007 23:28

Les sauvageons de Chevénement ?
Une génération perdue, allez hop à la poubelle, on en refera d'autres !
C'est dégueulasse, comme si aucun gosse là-dedans ne valait le coup, n'avait des idées, des talents, des qualités.
On les enferme dans un sac et on les noie dans une rivière ?
Comme si aucun gosse ne pouvait s'extraire de cette misère.
Comme si la capacité à changer n'était irrémédiablement plus une des grandes vertus de la jeunesse.




Ecrit par : Martin Riggs ;-) | mercredi, 28 novembre 2007 10:02

En tête de liste de l'analyse d'AC l'emploi,

"Dans notre société, qui n’a pas d’emploi est considéré comme pire que rien, comme un parasite vivant de l’aide sociale et de la solidarité nationale. Les cahiers de doléance sont remplis d’appels à l’aide déchirants, de milliers de personnes qui ne veulent que travailler. Mais l’on ne travaille pas à n’importe quel prix. Les qualifications doivent être reconnues, les salaires doivent être motivants, et surtout, surtout, l’emploi doit permettre de sortir de la précarité. Les gens ont besoin de se projeter, de s’installer, dans tous les sens du terme, dans la vie. Il faut donc des CDI, ceci revient dans presque chaque cahier de doléances. Leur lecture montre que la précarité à laquelle sont réduits beaucoup de travailleurs est d’autant plus insupportable que de nombreuses entreprises réalisent des bénéfices record. Les jeunes dénoncent le système pervers qui consiste à leur demander de l’expérience qu’on ne leur donne jamais l’occasion d’acquérir ; les discriminations raciales, d’autant plus que les personnes concernées ont poussé leurs études ; l’inadéquation de nombreux diplômes au marché du travail ; la difficulté à trouver des stages, qui trop souvent sont non rémunérés ou presque, alors qu’un travail est fourni, ou bien parfaitement inutiles … Après la mobilisation contre le CPE, que nombre d’entre eux évoquent, ils insistent sur le besoin de contrats stables. Le leitmotiv, c’est le sentiment que la France ne laisse pas sa chance à sa jeunesse. L’emploi, la principale préoccupation exprimée dans 2586 contributions La faiblesse des salaires, au regard notamment du prix des logements est souvent dénoncée, ainsi que le manque cruel d’emploi faiblement qualifié pour tous ceux qui n’ont pas réussi leurs études. À ce niveau de qualification, la faible différence de revenu entre le SMIC et le RMI est dénoncée comme très démotivante. Ceux qui ont du travail dénoncent les licenciements abusifs, la faiblesse du salarié face au patron, en terme de droit du travail, et tout le monde est choqué par les délocalisations.

Les principales propositions des cahiers de doléances. • Une loi qui crée un quota minimum de salariés de moins de 25 ans dans les entreprises. • Hausse du SMIC et des salaires. Redistribution des bénéfices en salaires, primes ou actions. • Une Allocation d’Autonomie pour les jeunes de 18 à 25 ans en formation ou en insertion. • Lutter contre les contrats précaires, et en particulier arrêter de proposer des solutions précaires aux situations précaires. • Développer le CDI, seul contrat sécurisant pour les classes populaires, qui permet de se projeter dans l’avenir (crédits, logement etc.). • Contrôle de l’égalité des salaires entre hommes et femmes. • Formation obligatoire et aux frais des entreprises au droit du travail. Création massive de postes d’inspecteurs du Travail, pour assurer cette mission et renforcer celle de contrôle des entreprises. • Lutte contre les licenciements abusifs. • Faire participer les salariés à la gestion des entreprises ou leur donner de véritables moyens de contrôle. • Lutte contre les délocalisations et remboursement des aides reçues par les entreprises. • Accompagnement des personnes fragiles, refonte et développement pour la « Validation des Acquis de l’Expérience » et pour la formation continue. • Renforcer les services publics d’aide à l’emploi et à l’insertion professionnelle, et aide massive aux associations chargées d’insertion. • Pour la jeunesse, création d’une banque nationale d’aide à la création d’entreprise par des jeunes. • Rétablissement des emplois jeunes, qui doivent être qualifiants et dont le recrutement doit être mieux étalés en terme de qualification initiale (recruter certains avant le bac, pour certains postes) • Plus de place en BTS et en IUT. Ceux qui souhaitent des études courtes et professionnalisant, ou qui n’ont pas les moyens de faire des études longues, ne doivent pas aller à la fac au seul motif qu’ils et elles n’ont pas eu de place dans les filières courtes. Il faut aussi une meilleure couverture géographique des filières en BTS et en IUT. • Pour développer l’expérience, il faut encourager les stages, mais ils doivent être utiles et correctement rémunérés. Les entreprises ne devraient pourtant pas avoir plus d’un certain taux de stagiaires. • Le permis de conduire, indispensable dans de nombreux emplois, coûte beaucoup trop cher ! Il faut que l’apprentissage de la conduite soit assuré dans le cadre scolaire. • Les syndicats de salariés doivent aussi comprendre qu’une génération est en train d’être sacrifiée, ceux qui n’ont jamais travaillé ou alors très peu et dans des conditions très précaires, et qu’ils doivent aussi se mobiliser pour cette jeunesse populaire. "

Cela aurait du être repris mot pour mot par le PS aux présidentielles.

Écrit par : nef | 28/11/2007

Bonjour à tous


HS
ici un régal de billet: http://www.maitre-eolas.fr/2007/11/27/796-liste-de-noel

Écrit par : homme lisse | 28/11/2007

Ecrit par : nef | mercredi, 28 novembre 2007 10:55


Décidément tu te complais dans la critique systématique...

Écrit par : José | 28/11/2007

Cela aurait du être repris mot pour mot par le PS aux présidentielles.

Ecrit par : nef | mercredi, 28 novembre 2007 10:55


Tout à fait. Avoir une mine d'inspiration et la laisser passer... Le PS non seulement n'a pas d'idées mais n'est pas même capable de reprendre celle des autres, issues de la "base", pourtant ?!

Cela a quelque chose de révoltant et en même temps d'éclairant. Les départs massifs de gens de gôche vers la droite n'est pas un accident, mais marque plutôt le rejet par cette pseudo gauche de reprendre à son compte et de défendre des aspirations raisonnables de traitement équitable formulées par les personnes les plus fragiles face à la formation et à l'emploi.

Écrit par : off | 28/11/2007

Décidément tu te complais dans la critique systématique...

Ecrit par : José | mercredi, 28 novembre 2007 11:10

Le commentaire que j'ai mis en-dessous pour martin Riggs te prouve le contraire, c'est le credo un peu macho du jour ça José, cuicui et Serval me l'ont déjà fait.
Si tu crois que ta vision hydre des jeunes des cités est constructive et positive, elle.

Cela s'appelle raisonner par clichés ce que tu viens de faire, c'est populiste.
C'est un appel à témoin aux autres delistes, genre regardez Nef se complait dans la critique systématique. Si tu pensais cela tu n'étais pas obligé de commenter sans me répondre, c'est donc en plus, une pose

Nous ne sommes pas d'accord, je ne pense pas que toute cette génération est perdue, si l'on se donne la peine d'agir rapidemment et de soutenir ses initiatives. Et les propositions d'AC sur l'emploi sont à mon avis significatives. On se trouve là à l'anti-thèse de ce qu'a fait le PS pendant des années. Proposer par "ses" associations des solutions politiciennes pour les banlieues. Le Ps faisait une loi ou en proposait une, et les associations devaient relayer cette politique dans les cités, qu'elle soit efficace où pas.

En tout cas sur ce sujet, je ne baisse pas les bras.

Écrit par : nef | 28/11/2007

Ecrit par : off | mercredi, 28 novembre 2007 11:14

+1

Écrit par : nef | 28/11/2007

Ah oui, encore une chose : j'ai appris ce matin que la montant des subventions annuelles accordées par l'Etat aux entreprises s'élevait à 25 milliards d'euros. Devedjian propose de conditionner leur maintien à l'ouverture de négociations salariales dans les entreprises concernées.

Est-ce à dire que jusqu'à présent ces sommes issues des impôts étaient royalement distribuées aux heureux bénéficiaires sans aucune contrepartie ? Non, on n'oserait pas...

Par ailleurs, un tel pactole ne pourrait-il pas être mis pour une petite part au service du paiement des retraites ?

Écrit par : off | 28/11/2007

Ecrit par : nef | mercredi, 28 novembre 2007 11:27


Je ne retire rien à ce que j'ai écrit, que tu sois d'accord ou pas. Le nous c'est notre société française dans son ensemble. Cette société qui les a abandonnés là, dans des zones de non droit où leur seul horizon reste les petits trafics et leurs cages d'escalier.

Moi aussi je connais ces endroits même si je n'ai jamais habité en région parisienne. Et faire ce constat là n'empêche pas de vouloir changer l'état des choses.

Notre responsabilité collective et sociale est entière.

Écrit par : José | 28/11/2007

Notre responsabilité collective et sociale est entière.

Ecrit par : José | mercredi, 28 novembre 2007 11:39

Là on est d'accord.

Écrit par : nef | 28/11/2007

Par ailleurs, un tel pactole ne pourrait-il pas être mis pour une petite part au service du paiement des retraites ?

Ecrit par : off | mercredi, 28 novembre 2007 11:38

Ou pour soutenir l'aide à l'entreprise pour les jeunes des cités. Pas seulement un allégement des charges sociales, mais aussi tutorat de gestion de société par des seniors ou des chefs d'entreprise confirmés, en contrepartie d'abaissement de charges pour ces chefs d'entreprise qui s'engagent là-dedans.

Moi je le fais gratos, je ne refuse jamais ce genre de coup de main et je suis sûre que d'autres seraient prêts à le faire. Je me heurte à des difficultés suplémentaires dans ces projets de jeunes issus de l'immigration, comme l'attitude des banques et je tiens à souligner le très bon travail des associations sur le micro-crédit m^me si tout cela reste relativement un peu lourd administrativement, ce n'est rien à côté cependant à côté de la lourdeur des DDTE (direction départementale pour le travail et l'emploi).

Écrit par : nef | 28/11/2007

Ecrit par : Pamela de Barres | mercredi, 28 novembre 2007 10:43

je ne vois pas ce que je pourrai expliciter : les nihilisme du projet social néo-libéral suscite une réaction nihiliste, tout naturellement, et sans contre-projet, mais ce nihilisme n'est pas le fait de la protestation il est dans "l'offre" , dans le projet .
Toi tu me parles de revendications, ça n'est pas de ça qu'il s'agit(te).

Écrit par : urbain | 28/11/2007

Ou pour soutenir l'aide à l'entreprise pour les jeunes des cités.

Ecrit par : nef | mercredi, 28 novembre 2007 12:10


Oui, tout à fait. Au moins l'argent aurait une finalité précise et évaluable au lieu d'être donné aux entreprises sans aucun contrôle sur l'usage qui en est fait. Et comme il s'agit de l'argent des impôts, y compris des sociétés, il serait bon que son usage soit orienté vers l'intérêt général.

Mais ça, quel gouvernement, de droite ou de la pseudo gauche est capable de l'entreprendre ? La rupture ne va pas jusque là. Pas encore ?

C'est idiot parce que des mesures comme ça sont sans doute de gauche quand à l'inspiration, mais au fond transpartisanes et recevraient vraisemblablement un accueil positif de la part d'une large partie de l'opinion.

Écrit par : off | 28/11/2007

le probleme c'est les parents de ces immigrés (que Mitterrant a rendue Francais)ils oublient qu'en France il y a des reglements a repecter les vehicules sont homologues et assuré et le port du casque est obligatoire et le BSR pour les jeunes
(brevet de securite routiere) et non (brevet special racaille)
Il serait grand temps de passer avec un KARCHER avant qu'on se fassent bouffer par cette racaille . Personne n'empeche cette racaille de retourner dans leur bled
il n'y a que chez nous qu'il y a un bordel pareil

Écrit par : mertz | 30/11/2007

Ecrit par : mertz | vendredi, 30 novembre 2007 21:50

Je laisse ce commentaire uniquement parce que je préviens toujours avant censure. C'est compris ?

Écrit par : José | 30/11/2007

C'EST FAUX !!!!!
Les immigrés que la France a été chercher sont (ont été) reconnaissant à ce pays qui leur "offrait" du travail, la secu +++
Ils ont juste "oublié" de dire à leurs enfants qu'ils étaient français!
Maintenant du travail il n'y en a plus.
Maintenant les enfants de ceux qui ont voulu être français se revendiquent de leurs origines et pissent sur la France.
Seulement le pays où ils vont en vacances n'a rien à leur offrir alors ils devraient plus faire l'effort de s'intégrer !!
ON RECOLTE CE QUE L'ON SEME !!!!!
Pour éviter de "mettre le feu aux poudres" on a toleré les "dérives", fermé les yeux sur la "petite" délinquence ...Maintenant on tire sur les flics, on saccage des cimetiéres, on utilise n'importe quel pretexte pour brûler des voitures, exploser quelques vitrines - de pharmacie, bijouteries, télé ...- pour faire du fric en laissant croire que c'est la faute de la société ...
Notre président a sa côte de popularité en baisse.
Un geste fort ferait remonter son indice en flèche ....
INSTAURER LA LOI MARTIALE
D'autant qu'on ne sait pas quoi foutre de nos militaires...
Et comme l'armement de la police fait plier de rire les "jeunes banlieusards issus de l'immigration" (qui sont mieux équipés) ça rétablirait un semblant d' équilibre.
Désolé mais dans ma France on respecte la police, la douleur des parents qui perdent un enfant...
Dans ma France la justice et severe et fait peur...
Dans ma France on ne passe pas 4 ans maximum en prison pour meurtre...
Dans ma France quand on est condamné à "perpet" on sort dans une caisse !
Dans ma France on de devient pas récidiviste parceque pour récidiver il faut être libre.

Écrit par : bisounours | 09/12/2007

Et quand on arretera de leur rappeler qu' ils sont "issus de l'immigration"
ces jeunes "racailles" (voyous, délinquants, peu importe le terme)
se sentiront un peu plus français !!!

Écrit par : bisounours | 09/12/2007

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