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01/12/2007

Délits d'opinions.

On assiste à une recrudescence d'agressions sur les journalistes lors de leurs reportages dans les cités.
Quatre journalistes ont été blessés sur le terrain, dernièrement.

Un climat d'incompréhension se creuse hélas depuis un certain temps avec les classes populaires.

Pourquoi ?  À qui la faute ?

"Est ce parce que nous représentons nous aussi l'État désormais, comme les postiers et les pompiers, dans le grand chaos de l'amertume banlieusarde ? Ou juste la société du milieu, les veinards, les mecs bien nés, les héritiers... " s'interroge Paul Moreira sur son blog.

Comme souvent, l'homme de terrain, malgré une présence parfois trop ostentatoire, paie pour ses supérieurs hiérarchiques. Que penser du traitement de l'information de certains évènements dans les journaux télévisés, à la radio et dans la Presse écrite ?

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La plupart des rédactions est tenue par des gens qui semblent plus devoir leur situation à leurs entregents, leurs opinions politiques, leurs accointances avec les pouvoirs économique,  politique et autres réseaux qu'à leurs compétences réelles. Les dernières mutations  de TF1 ( Laurent Solly, gestionnaire clé),  du Figaro (Étienne Mougeotte, rédac chef) et du groupe Les Échos (Nicolas Beytout, patron pôle presse du groupe LVMH), entre autres, en sont la preuve flagrante.
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Quant aux journalistes, vedettes médiatiques, davantage perçus comme des super animateurs "hollywoodesques", dont la proximité avec l'élite économique, politique et médiatique est montée comme une preuve de professionnalisme indiscutable, leur présence est souvent plus importante que les informations qu'ils véhiculent !

Il est urgent que les journalistes de terrain, les obscurs et les sans grade des salles de rédactions (qui ont par ailleurs une forte tendance à envoyer en banlieue des blacks ou des beurs (quand ils en ont sous la main...)) se fassent entendre avant que le Journalisme français ne soit totalement discrédité. Avant que les envoyés spéciaux ne soient obligés de travailler « embedded » comme en Irak , au sein des forces de l'ordre et que la réalité du terrain  leur soit complètement interdite.

Avant que cela ne devienne une catastrophe pour l'information et un cadeau inespéré pour nos élites dirigeantes actuelles.

Il est temps pour les journalistes compétents et consciencieux de se démarquer d'une manière ou d'une autre d'un pouvoir médiatique couché et obéissant auquel ils sont malheureusement assimilés…
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Collectif DEL
sur un billet de cui cui

Commentaires

La "rupture" de confiance entre population et journalistes est pain béni pour certains, il suffit de lire cet article du Monde :



Pour filmer les "quartiers", les reporters ont désormais leurs gardes du corps
LE MONDE | 29.11.07 | 14h33

Il y a comme un air de couvre-feu, ce soir, à Villiers-le-Bel. Le froid, la Ligue des champions, et, plus probablement, les mille policiers déployés dans cette ville du Val-d'Oise ont à nouveau eu raison, mercredi 28 novembre, des émeutes nocturnes.

Des moyens de guerre ont été déployés : deux hélicoptères balayant chaque entrée de HLM de leurs faisceaux lumineux, des voitures de police aux allures de 4×4 blindés, et, surtout, pour la première fois, un projecteur téléscopique surpuissant, posté face aux barres, chargé de surveiller chaque mètre du parking, et le balcon de chaque appartement.

22 h 30, rond-point Marcel-Vanderaert, à l'entrée du "vieux village", les camions de télé sont au repos. Du coup, on remarque de nouveaux visages. Les jours précédents, ces grands "Blacks" trentenaires étaient au travail. Ce soir, les garçons de Respect sécurité ont terminé leur nuit plus tôt. L'agence Associated Press et la chaîne en langue anglaise d'Al-Jazira, leurs "clients" du jour, ont repris la route.

Les émeutes de Villiers ont suscité de nouvelles vocations. Vos caméras sont devenues indésirables ? Rachid Mimouni et Morad Bourouaha, les deux patrons de Respect sécurité, sont là pour vous aider. Leur équipe, quarante personnes mobilisables à tout moment, sait assurer la sécurité des reporters "télé". Leurs parkas et blousons noirs, parfaits camouflages sans logos, se fondent à merveille dans la nuit.

"ILS "SÉCURISENT""

Au départ, Respect sécurité n'était qu'une association de banlieue, travaillant avec les collectivités locales. Il y a deux ans, elle est devenue une société commerciale : "Le bénévolat, ça a du bon un temps, explique M. Bourouaha. Le monde change."

La petite entreprise se spécialise dans la sécurité classique - le gardiennage avec maîtres-chiens -, celle des fêtes (pour la ville de Bagnolet) ou des concerts, de rap notamment. Il y a aussi la nouveauté : l'aide et la "sécurisation" des tournages. L'équipe lit les scripts, repère les lieux, recrute des figurants... Aïcha, de Yasmina Benguigui, ou La Commune, série actuellement diffusée sur Canal+, ont profité de leurs services.

"On a l'expertise des quartiers, on arrive à désamorcer rapidement une embrouille", racontent les responsables. La société fait travailler Samir Mihi, un des fondateurs d'AC-le feu, née après le drame de Clichy-sous-Bois, en octobre 2005, et Siakha Traoré, le frère de Bouna, l'un des deux garçons brûlés vifs dans le transformateur.

Respect sécurité s'est encore diversifié. "Ils "sécurisent" les reportages, comme ils le font pour les tournages, explique un journaliste client. Ils nous disent : "Passez par ici, ne passez pas par là." Ils nous commandent de baisser la caméra, on la baisse. Ils sont discrets, mais on les sent capables d'être fermes si nécessaire." La banlieue avait déjà ses "fixeurs", ces guides-interprètes pour reporter de guerre, elle a désormais ses "grands frères" gardes du corps : 30 euros HT de l'heure, forfait de quatre heures minimum.
Ariane Chemin et Mustapha Kessous

Écrit par : adrien (de rien ?) | 01/12/2007

[HS]

Aujourd'hui, c'est la journée mondiale de lutte contre le SIDA,
voilà ce que ça donne en Inde :
http://www.lepost.fr/article/2007/11/29/1059844_rrrrraaaaaah.html

[/HS]

Écrit par : adrien (de rien ?) | 01/12/2007

Mais la question, le problème, ne trouvent pas leur solution dans l'incitation à une prise de conscience, à un sursaut, à des initiatives individuelles attendues, espérées des journalistes et autres agents des médias.
Pas plus qu'on n'aura commencé de régler le problème en mesurant l'ampleur de l'emprise du "storytelling" en vogue et en actes , consciemment ou pas ...
Il faut d'abord prendre la mesure de ce que c'est que ce qu'on appelait naguère "l'appareil idéologique" instrument majeur de l'oppression de la société du spectacle.
Il faut se demander comment et pourquoi on "en est arrivé là" à ce degré zéro du journalisme , à cette machine d'informe-ation généralisée.
Concrètement il faut globalement et totalement boycotter "la presse" et les médias, les priver de leur "moteur" : récuser leur marchandise "à gerber".
Quand tous ces "cranes d'oeuf"se retrouveront dans la situation des gens sur lesquels ils pontifient dans la plus veule des cuistreries conformistes et instrumentalisées , alors peut-être comprendront-ils mieux de quoi ils parlent .

Écrit par : urbain | 01/12/2007

"Il est temps pour les journalistes compétents et consciencieux de se démarquer d'une manière ou d'une autre d'un pouvoir médiatique couché et obéissant auquel ils sont malheureusement assimilés…"

Il y a un mot malhereux dans cette déclaration utopique, c'est "malheureusement".

Il aurait fallu mettre "logiquement".

Ne soyons pas trop dur : ces jounalistes consciencieux (les autres limités à la seule compétence de savoir faire carrière) ont un pauvre statut qui ne leur donne pas les moynes d'être consciencieux.

J'ai un pote qui pigeait comme "départemental" à Libé. Joffriné comme la plupart des corrres' locaux, pour nourrir sa famille, il pige maintenant dans une radio de m..., au bord de la déprime à cause d'un truc qui ne lui était jamais arrivé en 30 ans de métier : le harcèlement managérial.

Écrit par : Nicolas | 01/12/2007

Je me souviendrai toujours de la réflexion du rédacteur en chef, à mon premier stage, premier papier, première lecture à l'antenne (il y a plus de 24 ans, eh oui!) dans une locale de Radio -France:
"il est pas mal écrit ton papier, mais tu vends quoi, là?"
Tu vends... et on était dans le service public.
Plus tard, dans la PQR, réflexion d'un responsable, faceà la baisse des ventes:
"Si on pouvait avoir un tueur en série sévissant dans les fermes les nuits de pleine lune..."..
On vend. Qui achète?
Alors, le harcèlement managérial, il autorise toutes les dérives, toutes les manipulations.
La seule chose qui puisse infléchir le journalisme racoleur, approximatif, complaisant ou embedded, c'est que ça ne vende plus.
Pas demai la veille...

Écrit par : valdo lydeker | 01/12/2007

Encore un petit effort, amis delistes, pour devenir matérialistes historiques et ... dialectiques .
( vous y êtes presque ).

Écrit par : urbain | 01/12/2007

Quand vous voyez le Président tout-puissant interrogé (sic ) par un employé de son meilleur ami et par une femme qui l'embrasse comme du bon pain avant et après son intervention, vous vous posez des questions.
Quand vous êtes montrés du doigt chaque jour à 13 heures , quand on vous ment sciemment et qu'on vous prend pour des imbéciles, quand les riches s'arrogent des augmentations faramineuses, quand vous voyez un troupeau bêlant de journalistes ( resic ) sur une charrette en Camargue, vous ne vous posez plus de questions, vous avez compris.

Écrit par : McGareth | 01/12/2007

De toute façon avec le tarissement de la publicité dans la presse et à la télévision au profit de l'internet il y aura progressivement de moins en moins de medias "traditionnels".

Comme dit Urbain, laissons-les entre eux. Même si je préfère le bon vieux papier à l'écran (mais si les PC sont correctement recyclés je suppose que leur usage est plus protecteur de la nature que la lecture des journaux).

Écrit par : Armand | 01/12/2007

"Avant que cela ne devienne une catastrophe pour l'information et un cadeau inespéré pour nos élites dirigeantes actuelles."

plus besoin de censure, ce sera parfait!

par contre des voyous stigmatiser.
et la dichotomie: bien /mal, bons /méchants

victimisation excessive de certains, mépris d'autres.

la lie du journaliste, le français la subit tous les jours au journal télé.
flatteries aux puissants, sujets secondaires montés en épingle, publicité déguisée...

comment s'étonner après de la défiance?

Écrit par : céleste | 01/12/2007

Ecrit par : Armand | samedi, 01 décembre 2007 09:48

Je te rapelle que le papier sert aussi à fair des livres ...
( je préconise de ne plus lire ... la presse, que ce soit sur papier ou ailleurs )
Intéressons nous à l'histoire et non aux histoires, du moins celles qui ne se donnent pas pour telles ( et prétendent nous informer, au sens de nous rendre informe, nous priver de toute forme ).

Écrit par : urbain | 01/12/2007

Ecrit par : urbain | samedi, 01 décembre 2007 09:38

Il casse pas des briques ton commentaire;-)))

http://fr.youtube.com/watch?v=IQH62FMDNfY

Écrit par : nef | 01/12/2007

Se démarquer des médias alignés, oui c'est sûr... mais je ne suis pas sûr que quelqu'un qui essaie de se tirer une balle ne le fasse pas, même le psychologue se démarque de ses collègues...

Car il s'agit bien d'une réaction "suicidaire", bruler tout ce qui passe, même si ça vous appartient, à vous ou à votre voisin... enfin pour moi...

http://lesmots.freelatitude.net

Écrit par : napakatbra | 01/12/2007

Bonjour,

Un petit moment que je ne suis plus passé ici (difficile semaine).

Rien à rajouter sur le billet de Cuicui. Le blog "Crise dans les médias" d'Eric porte vraiment bien son nom...
Ayant un peu suivi l'interview présidentielle de jeudi, et bien que n'ayant pas une détestation profonde et viscérale pour le chef de l'Etat, j'ai été éffaré de voir les questions, ou plutot non questions, des journalistes. Effaré par tant de vide, tant de molesse, tant de "pas de questions qui fachent".
Et pourtant, l'une est directrice de l'info sur la chaine publique, et l'autre est considéré comme "le meilleurs d'entre eux". Peut être aurait il fallu que ce soit plus Laurence Ferrari qui interviewe mais... Non, peut être pas.

Je n'ai pas envie d'aller hurler à la main mise d'une super puissance élyséenne qui empeche la presse de parler. Ca fait 30 ans que ça dure, et de droite comme de gauche les politiques dirigent les médias. Peut être est ce ça le dramatique, que le politique et le financier dirige l'opinion.
Personnellement, je ne regarde pas les infos sur la 1 et la 2. J'essais d'écouter plusieurs radios en roulant en voiture. Et lire plusieurs journaux différents. Mais Libération m'enerve autant que le Figaro, le manque d'objectivité ne me sied pas qu'il soit d'un coté ou de l'autre.

Enfin, peut être faut il enfin admettre que la presse ne sera jamais objective, ni meme factuelle. qu'il faudra se bouger pour trouver des informations de tout bord. Même sur le net, que l'on soit ici ou ailleurs, les points de vue sont orientés différement.
C'est le cas, acceptons le. Et soupirons.

Bon weekend à tous (il va faire beau dans le sud)

Écrit par : Falconhill | 01/12/2007

Ecrit par : nef | samedi, 01 décembre 2007 10:15

Aah, Debord ... comme il nous manque ...
mias les "circonstances" et la "situation" ne sont plus les mêmes, elles ont bien empiré, et donc plus que jamais voir et entendre ce que nous a laissé Debord ( la version film de la "société du spectacle" est accessible et en entendant la voix de Debord, je présume que les lecteurs du dernier Modiano comprendront mieux son immense mélancolie ...), et remiser Deleuze, Guattari et Foucault , avec leurs zélotes ridicules, sur les étagères poussiéreuses des vains errements qui ont produit la "situation" ... que nous éprouvons , aujourd'hui.

Écrit par : urbain | 01/12/2007

Vue la formation dans les écoles de journalisme, peu de chances de voir la base bouger.
La plupart de ceux qui font l'opinion (et les ventes) sont directement formés en même temps que les attaché(e)s de presse chargé(e)s de leur vendre la soupe.

En ce qui concerne la presse d'investigation ou les grands reporters, voir le très bon documentaire de Marcel Ophuls Veillées d'armes : histoires du journalisme en temps de guerre. On y voit déjà la sécurisation des équipes qu'évoque Adrien à travers l'article d'Ariane Chemin et Mustapha Kessous. La pénurie de camions blindés que seules les grosses équipes peuvent se payer... L'arrivée de PPDA sur place vaut son pesant de cacahouètes.

Un petit extrait

http://www.dailymotion.com/relevance/search/veillees+d%27armes/video/x354qs_veillees-darmes_politics


Sur le sujet une interview beaucoup plus complaisante (pardonnez-moi de vous infliger l'humour de Thomas Clément)

http://www.agoravox.tv/article.php3?id_article=19043

Écrit par : nef | 01/12/2007

Ca fait 30 ans que ça dure, et de droite comme de gauche les politiques dirigent les médias. Peut être est ce ça le dramatique, que le politique et le financier dirige l'opinion.
Ecrit par Falconhill


Non. enfin, pas aussi schématiquement que dans ta première phrase. Le ridicule achevé des dernières prestations du journalisme de révérence des Chabot et PPDA ne doit pas être l'arbre qui masque la forêt.
Ce qui dirige les médias, c'est la nécessité de vendre de la camelote à des cerveaux disponibles, pour faire des bénéfices. (La pub, quel pourcentage de leur chiffre d'affaires?) Et donc, de gratter le moins possible là où ça fait mal, chez des pouvoirs financiers ou politiques souvent imbriqués... et dont les patrons de presse sont des piliers.
Nul besoin de censure directe, elle est généralement assez vite dénoncée . La censure économique de l'annonceur qui retire immédiatement sa campagne de pub, celle du maire qui retire les publicités d'organismes publics ou refuse à donner l'information, celle du rédac'chef sur le pigiste dont on renouvelle pas le contrat quand il s'autorise l'irrévérence, est suffisante. Juste une fabrique du conformisme relayée par ceux qui partagent les mêmes intérêts (patrons et cadres dirigeants de la presse), et confortée, il faut bien le dire,par le conformisme des lecteurs qui n'ont pas envie de se prendre la tête sur l'approfondissement des sujets qui font mal.

Écrit par : valdo lydeker | 01/12/2007

Ecrit par : valdo lydeker | samedi, 01 décembre 2007 11:07

C'est juste, mais il y a quand même une "nouveauté" c'est la disparition totale de tout espace, de toute "voix", un tant soit peu "critique" ou simplement discordante vis à vis de cette "doxa", notamment dans la presse dite d' "opposition" , qui en tant que telle, n'existe plus ou n'existe que comme relais d'un autre conformisme, "politiquement correct" et "bien pensant" , parisianiste et convenu, totalement dépourvu de toute pertinence sur les évènements et d'une affligeante ignorance et inculture théorique, historique et politique .

Écrit par : urbain | 01/12/2007

tout ça va très mal finir...

Écrit par : Olivier B. | 01/12/2007

Ce qui dirige les médias, c'est la nécessité de vendre de la camelote à des cerveaux disponibles, pour faire des bénéfices. (La pub, quel pourcentage de leur chiffre d'affaires?) Et donc, de gratter le moins possible là où ça fait mal, chez des pouvoirs financiers ou politiques souvent imbriqués... et dont les patrons de presse sont des piliers.

Ecrit par : valdo lydeker | samedi, 01 décembre 2007 11:07

Clap, clap, clap.

Sur son blog, Vincent Olivier se pose quelques questions.

"En d'autres termes, faut-il faire le journal que les lecteurs aimeraient lire ou bien celui qu'ils vont acheter ?"

Et il botte quelque peu en touche sur la réponse

"La réponse à cette question dépend aussi de vous (le lecteur)."

Il ne semble pas poser le problème en terme de "quel journalisme doivent faire les journalistes en toute indépendance, même celle des "attentes" des lecteurs".

Comme si, des années de cette presse si conformiste, n'avait eu aucune influence sur les attentes des lecteurs, sur leur culture de l'information.

http://www.lexpress.fr/idees/debats/dossier/mediateur/dossier.asp?ida=458886


Ecrit par : urbain | samedi, 01 décembre 2007 10:38

Dis donc, tu ne serais pas la réincarnation de Nizan ?;-))))


A propos, à lire également Les nouveaux chiens de garde de Serge Halimi.

http://www.homme-moderne.org/raisonsdagir-editions/catalog/halimi/chiens.html

Écrit par : nef | 01/12/2007

Très intéressant billet de cui cui. Seul un point pose problème. C'est l'appel à la conscience des journalistes pour se dégager du diktat de leur rédaction comme de l'urgence du moment qui scelle l'évidence du choix des angles de traitement d'un sujet en fonction de ce que les confrères en ont dit, vont possiblement en dire ; bref cet appel à une prise de distance personnelle des journalistes à la "vox mediati", si l'on me passe le latin de cuisine, qui s'appuie elle-même sur la manière dont les protagonistes ont "construit" la situation en la formulant.

Et, à cet égard, comme dans le cas des "émeutes" - déjà le choix de ce mot...- à Villiers-le-Bel, il est clair que tous les protagonistes n'ont pas un égal accès aux médias. Si bien que les détenteurs du pouvoir donnent leur version, énoncent leur jugement, qualifient les auteurs des actes, définissent la situation à l'aide d'un certain nombre de termes qui vont être repris ad nauseam, au moins dans un premier temps, par les commentateurs professionnels pour élaborer leur propre récit des événements, indiquer le sens qui leur est donné, analyser les causes, etc.

Ce matin sur France inter, un sociologue spécialiste de ces questions indique, en réponse à une question sur l'usage du terme de "voyou" et de "voyoucratie" par le pouvoir, que cet usage a un motif politique qui s'explique, en revanche son contenu est faux. Pourquoi ? Parce qu'aucune étude conduite depuis vingt-cinq ans sur de tels phénomènes n'a jamais permis de corroborer la participation de bandes organisées de voyous notoires dans ces événements. [ Il n'a pas ajouté ce que chacun sait, i.e. que ce n'est pas leur domaine d'action et cela va même à l'encontre de leur intérêt, car cela nuit au business.]

Mais ce qui est intéressant dans ce propos du sociologue, c'est le fait qu'il rende compte de l'existence d'un discours officiel sur les faits, en disant qu'il a sa justification dans le registre politique, alors même que son contenu est factuellement erroné et que ceci est démontrable par l'ensemble des études menées sur le sujet ("pas un contre-exemple connu", a-t-il ajouté).

Ce raisonnement place donc au premier rang d'un discours sur des faits, non pas son exactitude factuelle, mais bien son efficace dans le champ de la persuasion. L'important n'est pas de dire ce qui est vrai, l'important est de pouvoir faire partager, y compris par le mensonge, une version des faits, celle du locuteur, par les destinataires de son discours, en leur présentant ladite version comme étant fiable.

A partir du moment où l'on traite comme une évidence, et c'en est une, que le discours politique entretient un rapport variable et intéressé avec la vérité - pas métaphysique, mais bien empirique -, on fait au moins deux choses à la fois : D'une part, on laisse entendre que la posture critique est celle qui convient pour la réception de tout discours politique sur un phénomène social, tant ce discours met en avant les intérêts de celui qui le tient au détriment de la réalité des faits évoqués ; de l'autre, il souligne un hiatus entre le travail des médias, qui prétendent rendre compte des faits tels qu'ils se sont passés, en-deçà ou au-delà des "versions" qu'en donnent les parties prenantes. Ce qui soulève immédiatement la question de savoir comment les médias s'y prennent pour ne pas se laisser piéger par des propos, des déclarations, des témoignages, des affirmations qui se présentent comme des comptes-rendus factuels ?

Il n'y a bien-sûr pas une réponse unique, pas plus qu'il n'existe une méthode exclusive pour faire face à ces problèmes, qui chaque fois se posent en relation aux circonstances uniques d'un événement.

Toutefois, le fait d'interviewer un spécialiste de ces questions et de diffuser cet entretien à l'antenne, peut constituer également un moyen valable pour un média de montrer l'écart possible entre le discours officiel et la manière dont les faits ont pu se produire en laissant entendre que les choses sont peut-être un peu plus complexes que ce qu'il en a été dit ici ou là.

Le texte de cui cui soulève un autre problème. C'est celui précisément de la fonction de "correction" qu'ont les médias à propos des allégations contenues dans les déclarations officielles. Il fut un temps où Le Monde, p.e., par le biais d'un encart, apportait des correctifs aux données évoquées par les puissants, dans le cadre d'une conférence de presse ou d'un entretien dans les médias. ce qui était une façon de souligner les libertés prises avec les chiffres, voire de commenter implicitement ce qui dans les propos tenus pouvait s'avérer fragile. Cette pratique semble avoir perdu de son caractère systématique.

Est-ce un repli des experts, et de la confiance qu'ils inspirent, qui est sensible dans notre société ? Je ne saurais le dire. cependant il apparaît que les médias, bien souvent, au lieu de problématiser des questions controversées, se contentent de faire entendre, en "pif paf", deux avis opposés sur un même sujet. A charge pour le destinataire de faire le tri que les journaux n'ont pas été en mesure de faire ou pas voulu faire. C'est ainsi que l'on assiste à une régression, par laquelle des questions factuelles, qui peuvent donc être tranchées par un examen des faits disponibles, sont formulées, par les journalistes eux-mêmes, en termes d'opinions personnelles. Un exemple dans l'entretien avec Sarko a porté sur le paquet fiscal et la question de savoir si cette mesure n'était pas en faveur des riches. Ce à quoi sarko a eu beau jeu de répondre que l'abaissement des droits de succession permettaient aux gens de transmettre le produit de leur travail, que cette mesure a permis de défiscaliser les heures supplémentaires et que, finalement, c'était une mesure pour tout le monde et pour les plus modestes. Ce qui est là, encore une fois, discutable et peut être questionné au moyen des données disponibles sur le sujet. Mais rien de tel n'a été fait. Si bien que cela devient une affaire d'opinion personnelle pour chaque citoyen de se demander si vraiment ce paquet fiscal a produit ce qu'il était censé produire et s'il avait eu un effet positif sur la population ciblée.

A transformer ainsi des questions factuelles en avis personnel on crée une régression formidable en matière de politique. On rend l'action publique inacessible, inévaluable, non critiquable et on noie toute controverse à ce sujet dans le marécage des options partisanes des locuteurs. Etant entendu qu'une mesure a été prise en fonction d'un résultat attendu. Si ce résultat doit être évalué à la seule aune de celui qui a décidé l'action, alors on ne peut rien dire de son résultat effectif. On ne peut donc pas l'amender pour l'avenir. Il est littéralement incorrigible. Ce qui en fin de compte conduit à produire un épais rideau de fumée permanent entre les citoyens et les politiques qui agissent censément en leur nom.

La place d'intermédiaire des médias entre ces deux "univers" ne s'en trouve pas facilitée.

Écrit par : off | 01/12/2007

Un petit commentaire, en passant vite fait.

Merci Cui Cui de poser cette problématique très intéressante...

Je crois que les journalistes souffrent les premiers de ce manque d'indépendance, on l'a vu dernièrement au travers de quelques manifestations, des grèves répétées en ce qui concerne les reprise de leur journal par des proches du pouvoir (La Tribune, Les échos)...
Sans oublier que ceux sont ces mêmes "amis" de Darkozy qui possèdent presque tous les médias, et là est le problème, ce que bcp, comme Bayrou, Royal, et même JFK de Marianne avaient martelé pendant la campagne présidentielle et qu'on avait qualifié de "diabolisation"...

Déjà, pendant cette campagne, on sentait les prémices d'une main mise sur la presse et les médias en général...
Les problèmes rencontrés pendant cette campagne se retrouvent aujourd'hui en première ligne face à la défiance grandissante des citoyens vis-à-vis d'une communication maîtrisée du pouvoir, grâce au non-travail de journaleux bien installés (on l'a encore revu jeudi avec Chabot et PPDA, passe-plats officiels de la Sarkozie)..

Ces interviews sur mesure pour Sarkozy (on se souvient d'un "A vous de juger" offert sur un plateau par Chabot, avant que le temps de parole soit pris en compte durant la campagne, du débat entre Royal et Darkozy dans lequel les 2 journaleux n'ont pas dit un mot, ni poser une seule question), étaient déjà scandaleuses à l'époque... On a vu le résultat de cette propagande éhontée : la victoire de la démagogie, du populisme et de la médiocrité de la parole politique...

Aujourd'hui certains, même un Aphatie ( http://blogs.rtl.fr/aphatie/ ) et d'autres, s'interrogent sur la cohérence du programme économique de Darkozy, sur ses trahisons successives en matière d'éthique et de valeurs (voir cet article, dans mon pseudo, pour une fois critique sur la politique étrangère de la France : "Nicolas Sarkozy face aux "oppresseurs", par Natalie Nougayrède du Monde qui commence l'article comme ça : "La France sera "du côté des opprimés du monde", face aux "tyrannies et dictatures", avait annoncé Nicolas Sarkozy au soir de son élection, le 6 mai)
...

Pourquoi aujourd'hui ? Pourquoi ne pas avoir poser les bonnes questions pendant la campagne ?? Pourquoi une aussi grande complaisance de la part des journaleux, qui évitèrent de remettre en cause le bilan de Darkozy par exemple, en matière de sécurité ?
Et maintenant, que les sondages de popularité baissent, s'étonner de son programme illisible, inefficace et profondément injuste (augmentation des inégalités sociales), c'est un peu facile !

Fallait faire votre job avant, bande de faux-culs !

Écrit par : Roma | 01/12/2007

Ecrit par : off | samedi, 01 décembre 2007 11:30

Sur le sujet et quitte à affronter les foudres d'Urbain, Gilles Deleuze, Q comme Question.

http://www.agitkom.net/index.php?2005/10/08/82-abecedaire-de-gilles-deleuze-q-comme-question

Écrit par : nef | 01/12/2007

Ecrit par : Roma | samedi, 01 décembre 2007 11:50

Pour ma part, je crois que le problème est plus systémique que cela et qu'au fond la situation médiatique depuis la campagne n'est que l'aboutissement logique et inéluctable, d'une posture médiatique.

Écrit par : nef | 01/12/2007

Tu as tout à fait raison cui cui, le journaliste est ressenti comme un pouvoir de l'état par le peuple, tout le peuple, pas seulement dans les quartiers paupérisés. Le journaliste est un autre flic, avec sa caméra à transmission directe. Mais ce n'est pas la masse populaire qui tabasse les journalistes, mais cette très haute délinquance qui ne veut surtout être vue, repérée, et neutralisée. Et surtout pourquoi l'ensemble des partis politiques l'a couvé, fait éclore et utilisé. Je parle de l'économie souterraine, je pense qui consomme ces euphorisants et les jeunes pubères. Selon l'ONU 3% des populations occidentales sont détenues en esclave, dont pour une grande partie esclaves sexuels masculin et féminin.
La, une des questions que je me pose, Pourquoi ce combat de rue. Pour copier qui, et contraindre qui et sur quoi. Où pour alerter. Et le journaliste est là pour transmettre.

Écrit par : martingrall | 01/12/2007

@Nef

J'ai juste survolé la question, car je suis pressée ce matin..

Je voulais juste dire, qu'on savait que cela arriverait, nos libertés menacées, la démocratie en danger, etc.... et qu'"on" a laissé faire !!!

Qui est "on" ? Tout est dans la réponse....

Et c'est ça qui est impardonnable pour moi, avoir laissé faire.. comme on laisse faire aujourd'hui en Russie, au Vénézuela...
Parfois, je me demande à quoi sert l'Histoire??

Mais je dois partir...
à plus tard..

Écrit par : Roma | 01/12/2007

mais cette très haute délinquance

Ecrit par : martingrall | samedi, 01 décembre 2007 12:03

La plupart des jeunes arrêtés et jugés en comparution immédiate, avaient un casier vierge.

Écrit par : nef | 01/12/2007

L'odeur morbide des médias
Au début du siècle dernier, quelques années avant la tuerie généralisée d'une génération entière, les trafiquants d'armes achetaient les journaux français.

L'histoire se répète. 100 ans après, seules les armes ont évoluées...

Écrit par : chicane | 01/12/2007

cela s'aggrave bien sur et l'écoute de France Inter a pour seul effet celui de fouetter le sang, ce qui est salutaire.
Mais dès avant n'avez-vous pas fait l'expérience d'assister à un évènement et d'en lire avec un peu de perplexité le récit journalistique.
A propos du devoir d'informer : quid de la refonte du code du travail depuis un an, voté en septembre au Sénat et la semaine prochaine à l'assemblée. Est ce que vraiment il ne serait pas intéressant (plus que les petits scandales fournis gentiment par le petit homme) pour la encore bonne proportion de français qui travaillent ? Comment diable les journalistes veulent ils être respectés ?J'ai longtemps rouspété contre les critiques qui leur étaient faites, mais il y en a vraiment marre de leur monde virtuel

Écrit par : brigetoun | 01/12/2007

Ecrit par : chicane | samedi, 01 décembre 2007 12:39

Parallèle historique effrayant mais que je trouve malheureusement judicieux et pas si parano, surtout depuis l'exemple américain du gouvernement Bush et l'imbrication de celui-ci avec les lobbys des fabricants d'armes et pétrolier. Au bout d'un moment, il faut bien un retour sur investissement...

Écrit par : nef | 01/12/2007

Merci à Off 11h30 et à Roma 11h50 ;-)

La crédibilité des médias, parlons-en et faisons le travail critique quand ils ne le font pas. Ainsi Le Monde, qui collectionne les coups de pied de l’âne au lion vieillissant en rapportant sans mise en perspective les attaques des ex de Bayrou-la-lose, ah que c’est courageux.

Le vespéral de déférence dit de Bayrou que « ses anciens "amis" le rejettent violemment. Les lâchages succèdent aux défections ».

Violence dont je parie qu’elle est à proportion de la honte qui doit en secret habiter ces bessons (nouveau mot pour « traître »).

Parce qu’ils agonissent de reproches un Bayrou qu’ils ont abandonné, non pour comme Cincinnatus reprendre sa charrue (Besson quittant le PS avait écrit qu’il quittait la politique), mais pour rejoindre un homme (plus exactement, un pouvoir, et donc des prébendes) présentant un nombre élevé des défauts qu’ils attribuent à leur ancien leader, à celui qui a perdu tout attrait depuis son échec (pourtant honorable) aux présidentielles. Allons-y :

Simone Veil : « Le personnage demeure incompréhensible si l'on ne tient pas compte de cette donnée essentielle : il est convaincu qu'il a été touché par le doigt de Dieu pour devenir président. C'est une idée fixe, une obsession à laquelle il est capable de sacrifier principes, alliés, amis. Comme tous ceux qui sont atteints de ce mal, il se figure les autres à son image : intrigants et opportunistes (…) il s'imagine que les autres ne peuvent que le gêner. »

Dis, Momone, enlève la référence à Dieu, n’est-ce pas un bon portrait de NS ? Qu’a-t-il fait d’autre en s’imaginant que « les autres ne peuvent que le gêner » quand sacrifie ses amis sur l’autel du débauchage de faux-socialos, quand il il agit en sorte que l’UMP ne soit plus dirigé par un présidentiable ? Et quand son horteboutefeux rafle et ADNise, tu trouves ça compréhensible ?

Et Christine Boutin qui dénonce « l'ego d'une personne », comment s’appelle son président qui ne peut pas sortir une phrase sans « je », qui s’arrange pour être toujours le centre du motif » ?

Et Jean-Louis Borloo, son président n’est-il pas « un personnage très structuré, qui a toujours considéré qu'il avait un destin" (…) dans une relation unique et singulière entre lui et les Français. » ?

Et Gilles de Robien, sait-il que son président « n'admet pas la contradiction et a horreur de la contestation » ?

Et Jean-Louis Bourlanges, ne voit-il pas que son président « ne peut pas supporter que quelqu'un d'autre existe en dehors de lui et, du coup, s'enferme dans un comportement sectaire. Il n'y a que lui qui existe. Cela en devient presque puéril ». Que le même Nicolas est « un calculateur, qui analyse très bien les ressorts des gens et de la société, mais égaré par son égotisme » ?

Et Jean-Marie Cavada, qui doit se mordre les précieuses d’avoir trahi si tard (les places sont prises) qui ne peut qu’espérer qu’après avoir raté le grattage il se rattrapera au tirage ? « Je suis arrivé à la conclusion qu'il n'y aurait jamais d'autre numéro deux que Marielle de Sarnez. » Ben c’est clair : je pars car je ne peux pas être Grand Vizir de petit Modem, je préfère aller passer la vizirette avec les autres domestiques du petit Nicolas 1er !

Je ne suis pas bayrouiste. Mais je pense que s’il avait été élu, on n’aurait pas ces bruits de Rolex, ces discours dakaro-catastrophiques et ces tartag’ à la récré, ces quasi-incitations à la guerre civile.

Écrit par : DD | 01/12/2007

Ecrit par : DD | samedi, 01 décembre 2007 13:06

Ben oui ... hélas ...

Écrit par : urbain | 01/12/2007

Petits liens concernant les médias

*mais dit ahh
http://kprodukt.blogspot.com/2007/11/mais-dit-ahhh.html

* c'est qui?
c'est quoi?
http://www.lepost.fr/article/2007/09/22/1023349_les-medias-c-est-qui-c-est-quoi_1_0_1.html

bon week end à vous

Écrit par : skalpa | 01/12/2007

Ecrit par : DD | samedi, 01 décembre 2007 13:06

Cavada, cet opportuniste gonglé de suffissance, avoua l'autre soir sur Canal Plus, qu'il avait voté Darkozy au 2éme tour !!! quelle cohérence déjà !! Après avoir jouer les alarmistes sur le danger pour la démocratie que représentait l'élection de l'autocrate !

De même, dans un autre registre de reniement des valeurs, j'ai entendu une énormité hier de la part d'un député UMP, Yves Jégo, quand Aphatie lui demanda clairement, après même que Kasparov et d'autres opposants eurent été arrêtés et jetés en prison, "la russie est-elle une dictature ?".

"Non " d'après Monsieur Jego, "la Russie n'est pas une dictature"!!
Son argument : une élection a lieu ce WE, c'est la preuve indéniable d'une démocratie...

Mais Monsieur Jego ne semble pas gêné par le fait que dans ces pays (Tunisie, etc...), les scores sont excessivement élevés pour l'heureux élu, normal, quand il n'y a qu'un parti unique, et le muselage systématique de l'opposition (politique et médiatique)...

Mais élection il y a eu, alors tout est parfaitement démocrate !!!

Pourtant, que de discours belliqueux envers ses non-démocrates que ceux sont les iraniens par exemple... Pourtant, il y a bien des élections en Iran aussi .... Et si je ne m'abuse, n'y avait-il pas aussi des élections en Irak, avant qu'on ne lui fasse la guerre.. La guerre pour la défense de la Démocratie dans le monde !!!

Écrit par : Roma | 01/12/2007

Ecrit par : DD | samedi, 01 décembre 2007 13:06


François Bayrou = Michel Noir = François Léotard = même combat = tocards

Écrit par : non rien de rien...(air connu) | 01/12/2007

mais il y en a vraiment marre de leur monde virtuel
Ecrit par : brigetoun | samedi, 01 décembre 2007 12:53

...parceque le "virtuel" c'est toujours l'autre, bien sûr.

Écrit par : réel | 01/12/2007

Ecrit par : Roma | samedi, 01 décembre 2007 13:59

Oui c'est bien en ce moment la mode est à Jégo, c'est bien parce que Jégo il est vraiment con, à Canal lorsqu'il lui ont montré un extrait abominable du documentaire le Monde de Poutine, 10 minutes après avoir dit que c'éatit une démocratie, il chevrotait timidement que c'était peut-être actuellement en train de se transformer. Sauf que l'extrait présenté datait d'il y a quelques temps déjà...Il a également affirmé sur le m^me plateau que Rama Yade, secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme, n'avait aucun intérêt à envoyer une lettre officielle de la France en Russie dénonçant l'arrestation pour manifestation des candidats aux élections, car cela ne servirait à rien....

Une magnifique gamelle politique en direct absolument pas relayée par la presse.

Écrit par : nef | 01/12/2007

Ecrit par : non rien de rien...(air connu) | samedi, 01 décembre 2007 14:15

Eh !!! Faudrait voir à pas piquer mon pseudo !!!

:)))

Écrit par : adrien (de rien ?) | 01/12/2007

Ecrit par : DD | samedi, 01 décembre 2007 13:06


Ce jeu de citations est en effet cruel par l'effet boomerang qu'il fait apparaître aux dépens des personnes ayant tenu ces propos.

j'avais été frappé également en écoutant récemment une spécialiste de Poutine en m'apercevant que ce qu'elle disait à son sujet pouvait s'appliquer au zozo sans en changer une ligne. Il y a bien là quelque chose comme une convergence d'une internationale autoritaire qui agit sous couvert d'une démocratie formelle.

Evidemment, nous n'en sommes pas encore à ce stade où l'on peut museler l'opposition en lui interdisant l'accès aux moyens d'information. En revanche, chez nous un président peut débaucher des membres de l'opposition soi-disant de gauche (plus de "gouvernement" que de "gauche" à vrai dire) et déstructurer suffisamment cette même opposition pour qu'elle ne sache plus ni quoi dire ni quoi faire pour exister - d'autant bien embarrassée pour "s'opposer" que sur l'essentiel elle partage les vues du nouveau maître. Elle passe alors son temps à taper sur les "gauchistes" avec d'autant plus de zèle que ces derniers tiennent le discours qu'elle aurait dû tenir si elle assumait sa ligne.

Notre président peut insulter les Africains, il peut caricaturer les "émeutiers" de Villiers-le-Bel, sans que pratiquement personne, parmi les "commentateurs-qui-comptent" ne s'en indignent. Au contraire, ce président là reçoit des renforts appuyés des têtes dirigeantes de la rédaction du Nouvel Obs.

Comprenons-nous les mêmes choses ? Vivons-nous dans le même monde ? Peut-être la "rupture" dont on nous rebat les oreilles n'est-elle pas l'affaire de celui qui s'en réclame, mais bien le produit d'une action concertée de personnalités en vue, de spin doctors (faiseurs d'opinion) de tous horizons, l'alliance retrouvée des intérêts de classe. Ceux qui palpent encore et toujours le gros pognon issu de l'activité des sans grades, ceux qui ont intérêt à piloter le changement de sorte à ce qu'il leur rapporte le plus magot possible (cf. les dernières exigences salariales des dirigeants du Monde - entre 200 et 400 k euros par an) et les mette à l'abri de tout souci matériel pendant qu'ils comprennent et acclament la nécessité de réformes sur les retraites qui fera du retraité à taux plein l'exception.

Il y a là sans doute dans cette convergence, moins une rencontre idéologique qu'une alliance objective, sachant que le système qui se met en place n'est doux que pour les plus fortunés et montre son côté rugueux à tous les autres.

Des propos qui dans l'état actuel des choses suffisent à faire passer toute personne qui les tient pour le plus échevelé des gauchistes irresponsables, alors que l'actualité regorge d'événements qui vont dans ce sens.

Ce n'est pas une lutte de classes, puisqu'un large consensus semble se dessiner sur les orientations du régime, c'est simplement un malentendu sur les visées de cette politique. On a déjà vu ça : un accord fondé sur une incompréhension entretenue.

il semble que la haine du système ancien - "socialiste" - soit plus forte que toute autre considération, peut-être parce qu'on ne lui pardonne pas son échec et les "espérances fallacieuses" que 1981 a contribué à entretenir chez une partie de la population avant de la décevoir cruellement. Comme les grenouilles, il nous faut un nouveau maître. Et comme les grenouilles, nous le choisissons bien mal.

Écrit par : off | 01/12/2007

Ecrit par : off-off | vendredi, 30 novembre 2007 22:18

J'ai pas pu résister au vilain jeu de mot, pas offensé quand même ?

Ecrit par : nefisto, vilaine et méchante diablesse | vendredi, 30 novembre 2007 22:40

Écrit par : nef ? | 01/12/2007

Ecrit par : nef ? | samedi, 01 décembre 2007 14:45


Absolument pas :

"E la nave va" = navet, j'avais comprite ;0)

Écrit par : off | 01/12/2007

Ecrit par : nef | samedi, 01 décembre 2007 14:32

Et vous savez combien Aphatie m'agace, mais sur les droits de l'Homme et les dictatures, il n'a pas mâché ses mots, et sur ce point, il m'a agréablement surprise..

Mais lisez l'article du Monde que j'ai mis à 11.50 dans mon pseudo, si vous ne l'avez pas lu...

L'imposture Darkozy, chaque jour se révèle un peu plus....

PS : j'ai encore entendu par une journaliste dans l'émission de Clark (C+, la seule chaîne de TV que je regarde), que lorsque Darkozy a présenté son fils au Président Chinois, grand démocrate comme on le sait tous, savez-vous quelle absurdité indécente a-t-il dit ???
En résumé, il lui a dit : "tenez, occupez-vous de mon fils, il a besoin d'apprendre un peu l'autorité....." (sic)....." ou un truc du genre !!!

La prochaine fois, il devrait l'envoyer dans un camp de travaux forcés, pour lui apprendre ce que c'est que "travailler" !!

J'ai honte d'avoir ce guignol cynique à la tête de l'Etat et comme représentant de la France...

Écrit par : Roma | 01/12/2007

Que de discours de pleureuses, un peu partout, pour justifier l'injustifiable !

J'aimerais bien qu'on fasse une enquête sur le taux de "bacheliers +5" dans les banlieues ! A écouter certains, les bruleurs de bibliothèques sont tous de fins lettrés qui sont exclus du "système" !

Mon cul !

Qu'est-ce qui les empêchent d'aller en cours (c'est gratuit, que l'on vive à Viliers le bel ou à Neuilly), qu'est-ce qui les obligent à insulter les profs, voir les menacer, les frapper, eux qui ne sont là que pour leur transmettre le savoir ?

J'entends d'ici le couplet : "ouais, mais même quand on a des diplomes on ne trouve pas de boulot !" C'est vrai, les diplomes ont été dévalués par la massification et le collège unique. Du coup, c'est clair qu'en quittant l'école en 5ème ou en 3ème, l'insertion sociale dans la vie professionnelle est mal barrée !

Et l'éducation, la culture, ce n'est pas juste pour trouver un boulot. C'est aussi pour s'instruire, se construire. Lire Hugo, Zola ou Camus, ça ne donne de travail à personne, mais ça peut permettre d'éviter d'avoir un vocabulaire limité à 10 mots ("Wesh wesh sa race la vie d'ma mère enculé wesh !"), ça permet de réfléchir, de s'évader... Désolé, en France, la culture, l'éducation, sont accessible à tout le monde, quelque soit son origine, son milieu...

Et quand on a atteint un certain niveau d'éducation et de culture, ont sait que bruler des voitures de prolos, des bibliothèques, des écoles primaires, agresser des pompiers, tirer sur des flics, c'est le degré Zéro de la revendication sociale.

Enfin, citant Karl Marx, je vous inviterais à ne pas confondre "Prolétariat" et "Lumpenprolétariat". Marx définissait la seconde catégorie ainsi :

"Le lumpenprolétariat, éléments déclassés, voyous, mendiants, voleurs... Le lumpenprolétariat est incapable de mener une lutte politique organisée. Son instabilité morale, son penchant pour l’aventure permettent à la bourgeoisie d’utiliser ses représentants comme briseurs de grève, membres des bandes de pogrom, etc."

J'encourage certains (par exemple Sébastien Fontenelle) à méditer la dessus, avant de continer à défendre certaines attitudes néfastes.

Écrit par : Remo | 01/12/2007

Ecrit par : off | samedi, 01 décembre 2007 14:43


L'autorité monte quand d'énormes intérêtes sont en jeu, comme l'approvisionnement en ressources. Les années qui viennent vont voir la diminution des ressources dans un monde où l'économie a quasiment colonisé l'ensemble de la planète dans un but productiviste. Nous n'avons pas 5 planètes. L'objectif du protocole de Kyoto, bien que beaucoup trop modeste, semble d'ores et déjà hors d'atteinte.

La Russie c'est un gigantesque réservoir à matières premières, les occidentaux consciemment ou inconsciemment, comme ils l'ont toujours fait ailleurs, préféreront une dictature plutôt qu'une situation conflictuelle susceptible de gêner les approvisionnements. Et puis, Poutine a de quoi se défendre. Néanmoins dans les temps de pénurie, les Etats Forts ont de plus en plus de prospérer. Les peuples se rassurent et se recroquevillent sur leurs intérêts nationaux. La théorie de l'espace vital revisitée façon way of life et intérêts vitaux a déjà fait l'objet de discours lors de la deuxième guerre du Golfe. Pour livrer cette guerre préventive, les Etats-Unis ont créé le précédent de délibéremment (auparavant ils se servaient de la CIA ou organisaient un prétexte) s'affranchir de la législation internationale entre les pays, symbolisée par l'ONU. Une jurisprudence fort dangereuse dans les années à venir
Le durcissement des enjeux et le besoin de se réfugier derrière des hommes "puissants" en est au stade du frémissement. Tout s'accélérera lors des grandes migrations climatiques et les discours protectionnistes, populistes et répressifs connaîtront alors un encore plus vif succès.

Nous ne sommes pas des grenouilles, malheureusement, juste des meutes de prédateurs égoistes qui s'accrochent à leur nourriture et à leur territoire. Incapables que nous sommes d'organiser nos sociétés et de les civiliser et d'en prévoir le futur de façon coordonnée, nous courrons de nouveau à toutes pattes, vers une prochaine horreur mondiale, dont nous avions pourtant promis lors de la dernière que nous n'oublierions jamais et que l'on ne nous y reprendrait plus.

Écrit par : nef | 01/12/2007

ARTICLE MINABLE COMMIS PAR UN ECRIVAILLON AIGRI.

LES JOURNALISTES FONT TOUT LEUR POSSIBLE POUR FAIRE LEUR TRAVAIL DE MANIÈRE INDEPENDANTE .... ET ILS VOUS EMMERDENT!

Écrit par : Journaliste en colère | 01/12/2007

Ecrit par : Journaliste en colère | samedi, 01 décembre 2007 15:20

Tu aurais utilisé le singulier tu ne te serais pas disqualifié de cette façon.

Écrit par : nef | 01/12/2007

Ecrit par : Remo | samedi, 01 décembre 2007 15:15

C'est vrai, zut à la fin..

Heu.. vous n'oubliez un problème majeur, voire le problème majeur, dans l'histoire ?

La discrimination, heu.. ce mot n'existe peut-être pas dans votre vocabulaire...?

Écrit par : Roma | 01/12/2007

Remo écrit : "Nous ne sommes pas des grenouilles, malheureusement, juste des meutes de prédateurs égoistes qui s'accrochent à leur nourriture et à leur territoire"

S'accrocher à son territoire, voilà qui renvoie aux fameuses ADM. Bush and Blair savaient bien qu'ils n'arriveraient pas à vendre leur guerre à Saddam sur le seul vrai motif qu'elle aurait pu avoir : le retour à la démocratie (à part qu'évidemement elle a donné l'inverse). Car ça, nos peuples s'en foutaient. Mais dès qu'ils ont réussi à faire croire que les ADM pouvaient tomber in our backyard, hop,ça a marché !

Écrit par : DD | 01/12/2007

Rendons à Nef ce qui est à Nef !

(Moi, sur le lumpenprolétariat, je pense comme Remo. Entre le mépriser, le laisser lumpen et en faire une chair à révolte comme Sartre et Foucault dont on ne sache pas qu'ils partageaient la vie des pue-la-sueur, il y a autre chose. S'en servir pour obtenir un changement qui lui passera sous le nez, le lumpen a déjà donné quelque part en URSS. Manipuler des gens qui n'ont pas de conscience politique (et ce n'est pas à eux que je fais ce reproche) c'est exactement ce qu'ont fait les dirigeants de tous les pays impliqués dans la Grande Guerre. Pour ne parler que d'elle, bien sûr.

"Les guerres sont faites pour des gens qui se connaissent et ne se tuent pas par des gens qui ne se connaissent pas et se tuent."

Écrit par : DD | 01/12/2007

Ecrit par : DD | samedi, 01 décembre 2007 15:28

Heu m'assimile pas à Remo STP.

Écrit par : nef | 01/12/2007

La caractérisation des banlieues en zones hostiles pour les "étrangers" semble être en bonne voie :



Les médias comme cible à Villiers-le-Bel
Plusieurs journalistes ont été menacés, agressés et volés pendant les violents affrontements des 25 et 26 novembre



Les violences urbaines déclenchées en début de semaine à Villiers-le-Bel (Val-d'Oise) après la mort de deux adolescents, renversés par une voiture de police, ont montré que la poudrière des banlieues était restée intacte depuis les émeutes de 2005 en Seine-Saint-Denis.

Mais, cette fois-ci, comme l'ont souligné les syndicats de policiers et les journalistes présents sur place, c'est le niveau de la violence qui est monté d'un cran : une centaine de blessés parmi les forces de l'ordre, dont plusieurs policiers touchés par des fusils à grenaille, et une grande hostilité des jeunes envers les médias, considérés comme des " intrus ", voire des supplétifs de la police.

Agressions verbales et physiques, vols de matériel, menaces : les journalistes présents pendant les deux nuits d'affrontements ont dû faire preuve de beaucoup de prudence. Ainsi, dès le dimanche soir 25 novembre, Luc Bronner, reporter au Monde, s'est fait agresser par un groupe de jeunes.

Premier journaliste de presse écrite arrivé sur les lieux de l'accident, il raconte : " Je suis rentré dans la cité vers 19 h 30 avec ma voiture. Il y avait une centaine de jeunes cagoulés, dont certains armés de barres de fer qui mettaient le feu à des voitures. En m'approchant, j'ai croisé le regard de l'un d'eux. Il est venu me voir et, lorsque je lui ai dit que j'étais journaliste, il m'a fermement dit de dégager. Puis il m'a pris par le col de mon blouson et m'a poussé. Un autre jeune est arrivé et m'a donné un violent coup de pied dans le thorax. Je me suis dégagé et je suis parti en courant. Ils ne m'ont pas poursuivi. "

Le lendemain, c'est au tour d'une équipe de France 3 Ile-de-France de se faire voler sa caméra. Noé Salemn, journaliste reporter d'images, est violemment frappé et traîné à terre. " Nous sommes arrivés vers 14 heures sur les lieux de la collision. Il y avait un groupe de jeunes, raconte-t-il. On a commencé à faire des interviews. Une personne plus agressive est arrivée ensuite, entourée d'une petite dizaine d'autres, venues exclusivement pour voler la caméra. J'ai résisté, ils m'ont traîné sur 5 ou 6 mètres en me donnant des coups au visage, à l'oreille, aux cervicales, au genou, sur les reins... Au bout d'un certain temps, j'ai dû lâcher la caméra, et ils sont partis avec. " Le journaliste a plusieurs ecchymoses et a déposé plainte pour agression. Toujours lundi soir, deux journalistes de LaTélélibre, une télévision diffusée sur le Net et dirigée par John Paul Lepers (ex-Canal +), ont été blessés. L'un a eu une phalange fracturée et l'autre huit points de suture au cuir chevelu.

Par ailleurs, un journaliste du Parisien, un du gratuit 20 minutes et deux autres reporters du Monde ont été menacés ou se sont fait voler leurs téléphones portables. " Donne ton portable ou sinon on t'emmène dans la cave ", a intimé un groupe de jeunes cagoulés et munis de matraques de CRS à un des reporters du Monde.

Pour les télévisions, il n'a pas été possible de filmer les affrontements, sinon de très loin. " Nous disposons de moyens de direct extrêmement coûteux et, pour ne pas les mettre dans la poudrière, nous les installons à quelques kilomètres ", confie Paul Nahon, directeur de l'information de France 3.

" Le temps béni où la carte de presse était une protection est révolu. Maintenant, il vaut mieux la cacher, note Hervé Chabalier, PDG de l'agence Capa. Le métier de journaliste a toujours été dangereux dans toutes les zones de conflits, quels qu'ils soient, car le journaliste est devenu une cible et parfois une monnaie d'échange. " Il ajoute : " Nous sommes perçus comme un pouvoir, des nantis, des privilégiés qui ne seront jamais de leur côté. Ces jeunes connaissent parfaitement les médias à travers la télévision, et ils estiment que nous parlons d'un monde qui n'est pas le leur. "

Même analyse pour John Paul Lepers, le directeur de la rédaction de LaTélélibre : " Ces jeunes en colère ont un sentiment de trahison, car les médias dominants, notamment la télévision, reprennent sans sourciller la version de la police. Ce fut le cas à Clichy-sous-Bois en 2005. Ils assimilent donc les médias dans leur ensemble à Sarkozy et aux puissances d'argent qui gèrent les médias. Il y a une haine qui monte dans ces quartiers face à ce qu'ils perçoivent comme une collusion politico-médiatique ", explique le journaliste. Une collusion qui, selon lui, passe par le prisme des " médias dominants ", à savoir TF1 et France 2, seules références des jeunes des cités en matière d'information.

Paul Nahon se souvient que, lors des violences de 2005, il avait décidé que les journaux nationaux de France 3 n'annonceraient plus le nombre de voitures brûlées chaque nuit. " Quand j'ai pris cette position, j'ai été un peu critiqué, mais ce qui m'a fait réagir, c'est l'affaire de Mama Galledou, cette jeune femme brûlée dans un bus à Marseille. Les jeunes incendiaires du bus ont dit qu'ils voulaient faire comme à Paris, ils avaient vu les images, a-t-il confié à l'AFP. Il existe une fascination pour la caméra, il faut l'éviter, et nous avons une vraie responsabilité. "

A Capa, la consigne est donc de " travailler autrement ", explique le patron de l'agence qui a envoyé, dès le début des affrontements, trois équipes sur place pour tourner " un document d'urgence " de 52 minutes dont la diffusion est prévue sur France 5 le 13 janvier. " Nous ne sommes pas dans la même configuration que nos confrères des journaux télévisés, qui doivent fournir des images le plus rapidement possible pour les éditions ", souligne Laurent Delhomme, rédacteur en chef à Capa.

Depuis les émeutes de 2005 en Seine-Saint-Denis, la rédaction de Capa a noué des liens avec des jeunes des quartiers, à qui elle a confié une caméra pour filmer leur vie " de l'intérieur ". " Nous les avons vraiment impliqués dans notre travail, ils sont rémunérés comme des pigistes et un climat de confiance s'est donc instauré rapidement ", explique M. Delhomme, qui a pu constituer pour ce tournage une équipe " 100 % banlieue ".

L'autre nouveauté de ces violences urbaines est l'apparition de " fixeurs " pour guider les journalistes dans ces zones sensibles de banlieue. Jusqu'à maintenant, cette appellation était réservée aux accompagnateurs des envoyés spéciaux dans les zones de guerre, et particulièrement en Irak.

Connaisseurs du terrain et des habitants, ces " fixeurs " rémunérés servent aussi de chauffeurs et d'interprètes. A Villiers-le-Bel, ils ont fait leur apparition sous le sigle de " Respect sécurité ", une équipe de quarante personnes mobilisables à tout moment pour " assurer la sécurité des reporters télé ", moyennant rémunération (Le Monde du 30 novembre). " C'est malheureusement une réalité que l'on retrouve dans les banlieues, regrette Hervé Chabalier, mais il est hors de question de les utiliser, car, pour nous, il n'y a pas de droit de péage pour travailler. "

Mardi 27 novembre, le calme régnait à Villiers-le-Bel. Les jeunes et les " fixeurs " étaient rentrés chez eux. Près de 1 000 policiers quadrillaient la ville, aidés par des hélicoptères équipés de puissants projecteurs. Autour des CRS, des gradés et des camions remplis de matériel, une centaine de journalistes français et étrangers ont attendu, en vain, l'étincelle. Faute de mieux, ils ont filmé et photographié les CRS harnachés et impassibles, tendu leurs perches pour " faire du son " et noté que " tout était calme ". Jusqu'à la prochaine fois.

Daniel Psenny
© Le Monde

Écrit par : inf-off | 01/12/2007

Dépeindre Sarkozy en "sage"'...il falllait le faire ! C'est fait !!


Nicolas Sarkozy passe-t-il moins bien à la télé ?


COMMENCE-T-IL à lasser ? Le président de la République fait toujours un tabac d'audience (19 millions de personnes l'ont vu à la télévision jeudi 29 novembre), mais les téléspectateurs choisis par l'institut Médiascopie se sont montrés moins enthousiastes que les fois précédentes.

Equipés d'un " Médiascope " leur permettant d'indiquer à tout moment leur degré d'adhésion au propos du président (0 pour pas du tout d'accord, 10 pour tout à fait d'accord), la centaine de téléspectateurs, moitié de droite et moitié de gauche, ont très rarement poussé le curseur vers les valeurs extrêmes. Sauf lorsque le président a fait le constat " d'un vrai problème du coût de la vie " (entre 7 et 8, à droite comme à gauche) et de la " nécessité d'une grande discussion avec la distribution " (8,5 à droite, 7 à gauche).

Seules les mesures de pouvoir d'achat ont suscité l'adhésion générale, comme la diminution des cautions locatives (7 à gauche, 8 à droite) ou la hausse de la rémunération des heures supplémentaires dans la fonction publique (6 à gauche, 8 à droite).

Autre enseignement de l'expérience menée jeudi soir : à gauche, Nicolas Sarkozy ne fait plus recette. Pendant plusieurs mois, la confortable élection du président et l'ouverture à gauche avaient semé le trouble et la curiosité dans cet électorat. " Jusqu'à présent, face aux propos toujours très concrets et de bon sens de Nicolas Sarkozy, l'électorat de gauche se laissait séduire en direct, décrypte Denis Muzet, président de l'institut Médiascopie. Dans cette période de post-conflit social, on sent que l'électorat de gauche est davantage sur ses gardes, il manifeste moins d'empathie, moins de soutien. " Mais pas encore de véritable rejet.

DES SUJETS CLIVANTS

On a assisté ainsi à un décrochage entre les électeurs de droite et de gauche chaque fois que le président a illustré sa promesse du " travailler plus pour gagner plus " : le panel de gauche, qui croyait en partie à cette promesse sarkozyste, fait désormais la moue quand il entend le président évoquer la possibilité de déroger aux 35 heures par des accords d'entreprise, ou évoquer le travail le dimanche.

En outre, certains sujets clivants ont refait leur apparition. Les électeurs de gauche ont manifesté leur désaccord lorsque le président a défendu son " paquet fiscal " (4,4 d'adhésion) ou a rendu responsable les 35 heures de la baisse de pouvoir d'achat des Français (4,5). Les électeurs de gauche ont manifesté leur hostilité lorsque le président a estimé " qu'on ne faisait pas grève quand on est étudiant " (moins de 4 à gauche).

A l'inverse, l'électorat de droite apprécie le retour du président aux " fondamentaux ". Il applaudit lorsque M. Sarkozy assène qu'" une minorité ne doit pas bloquer une majorité " (8) ou que bloquer, " ça veut dire qu'on n'est pas sûr de ses idées " (9). Menée en parallèle ces jours-ci, une étude qualitative du même institut fait ressortir une " institutionnalisation " de l'image de M. Sarkozy, notamment après le conflit social qui, dans l'opinion, a fait " mûrir " son image et l'a installé en " sage ", selon M. Muzet. Nicolas Sarkozy est-il menacé de " chiraquisation " ?

Christophe Jakubyszyn
© Le Monde

Écrit par : inf-off | 01/12/2007

Bonjour à toutes et à tous,

Pas eu beaucoup le temps de suivre le fils des commentaires mais ayant eu la chance de lire le billet de cuicui avant publication (c’est un sacré avantage ;-)), voici ce que je voulais apporter au débat :

Tout d’abord un extrait de JFK au sujet de ce qu’il pense des journalistes :

« Vous dénoncez la mainmise du pouvoir sur les médias et la connivence des journalistes. N’êtes-vous pas trop sévère ?
Ce que je dis, c’est que jamais la mainmise des grands groupes industriels sur les médias n’a été aussi forte. Tous les patrons des grands groupes de presse sont des amis personnels de Sarkozy. Bouygues, Lagardère, Bolloré, Arnault ou Dassault. On n’a jamais vu cela. Mais j’ajoute qu’il y a aussi la faculté de résister des journalistes de base. Il y a aujourd’hui un réel contre-pouvoir journalistique. Heureusement, parce que s’il n’existait pas, ce serait pire que sous Poutine. »

Il y a un réel décalage entre ce qu’espère « vendre » la Presse (cad les journaux ayant pignon sur rue) et ce qu’en attend le « petit peuple ».
Ce qu’il remet souvent en cause c’est le traitement de l’information qui est faite dans ces quotidiens. Elle ne correspond pas à sa réalité. Et pour cause ! Ces médias là ne relatent jamais que ce qu’ils sont autorisés à relater. Les informations sont distillées au compte-goutte par la police .
« Récemment, pendant les matches de la Coupe du monde de football, précise Caroline Nugues qui est chargée des faits divers, il y a eu des voitures brûlées, pas soixante ou cent, mais quelques-unes. Bizarrement, il y a eu un refus de communiquer là-dessus. J’ai écrit ce que je savais, c’est-à-dire pas grand-chose. Les gens qui ont eu leur voiture brûlée ne comprendront pas forcément». »

Pourtant des journalistes refusent d’être soumis aux ordres et montent des initiatives telles que
http://www.ressourcesurbaines.info/

Ce sont les grands groupes de presse qui font les frais de la méfiance. Alors devons nous encourager ces journalistes « dissidents » en cessant de lire ou d’acheter (parce que ce n’est pas la même chose tout de même) ces journaux ? (parisiens pour la plupart d’ailleurs)
Et ces journalistes de la « grande Presse » n’entretiennent ils pas eux-mêmes ce sentiment de rejet à leur égard ?
Il n’y a qu’à voir les titres de leurs bouquins (je pense à « bien entendu c’est off » entre autres), justifiant ainsi que seuls eux seraient initiés, et nous par conséquent (puisque que nous n’avons pas le même carnet d’adresses) devrions croire mot à mot ce qu’ils écrivent.
Il y a un meilleur traitement de l’info qui est fait dans la PQR, c’est du moins ce que je constate.
Médias partout, info nulle part serait il un bon résumé ?

Écrit par : Gaëlle | 01/12/2007

J'ai beaucoup aimé votre site cela vous direz t-il de mettre un lien mutuelle entre nos deux sites si vous le désirez!!!
Mon blog est le suivant: http://segoleneroyal2012.over-blog.fr/

Écrit par : arno | 01/12/2007

Ah, aujourd'hui l'erreur ne porte plus sur le mélange de singulier et de pluriel, mais sur l'incertitude entre le masculin et le féminin : "un lien mutuelle".

Il est vrai que, dans cette logique là, Ségolène devrait appeler un "Royale".

Ceci explique sans doute cela.

Écrit par : maître capelloff | 01/12/2007

Ecrit par : Gaëlle | samedi, 01 décembre 2007 16:00

Kennedy un avis sur Sarkozy ?;-)))

Quand à la PQR, le statut encore plus fragile des pigistes, le stakanovisme nécessaire à une rémunération convenable, ne me semblent pas un gage d'indépendance et de recul vis à vis des pouvoirs locaux. Et il suffit de lire les pages nationales de Ouest-Torche pour oublier la notion de meilleure traitement de l'info;-)))

Écrit par : nef | 01/12/2007

Ecrit par : Remo | samedi, 01 décembre 2007 15:15

clap clap

=1

Écrit par : monsieur Bitru | 01/12/2007

sorry

Ecrit par : Remo | samedi, 01 décembre 2007 15:15

clap clap

+1

Écrit par : monsieur Bitru | 01/12/2007

Ecrit par : maître capelloff | samedi, 01 décembre 2007 16:11

Non, il y a aussi le "cela vous direz t-il".

Au piquet, capelloff !!!

Écrit par : adrien (de rien ?) | 01/12/2007

Ecrit par : adrien (de rien ?) | samedi, 01 décembre 2007 16:18

Ne pouvais-je pas me montrer un rien charitable ?

Écrit par : maître capelloff | 01/12/2007

Et il suffit de lire les pages nationales de Ouest-Torche pour oublier la notion de meilleure traitement de l'info;-)))

Ecrit par : nef | samedi, 01 décembre 2007 16:12

C'est celui que j'évite de lire ;-)

Écrit par : Gaëlle | 01/12/2007

Ecrit par : maître capelloff | samedi, 01 décembre 2007 16:20

Il est bon d'être charitable ; Mais envers qui ? C'est là le point.
(Jean de La Fontaine)

Écrit par : adrien (de rien ?) | 01/12/2007

Ecrit par : adrien (de rien ?) | samedi, 01 décembre 2007 16:25

Envers le plus grand nombre de personnes, à commencer par soi-même, vu que le mépris est une denrée rendue rare par la demande sans cesse supérieure à l'offre.

Écrit par : off-off | 01/12/2007

Ecrit par : Gaëlle | samedi, 01 décembre 2007 16:22

C'est toujours une lectrice de moins pour le PQR le plus "vendu";-)))

Écrit par : nef | 01/12/2007

Ecrit par : off-off | samedi, 01 décembre 2007 16:28

Charité bien ordonnée ?

"Je vois dans l'Europe une barbarie attentivement ordonnée, où l'idée de la civilisation et celle de l'ordre sont chaque jour confondues."
La Tentation de l'Occident (1926)
André Malraux

Écrit par : nef | 01/12/2007

Dans la PQR – où j'ai travaillé longtemps– on échappe un peu, par définition, au côté "connivences parisianistes" où le journaliste-star ne peut cacher qu'il est flatté d'être (de se croire!) dans l'intimités des politiques, des stars, des grands patrons...
En revanche, il faut faire face à l'extrême frilosité des directeurs face, non seulement aux notables, mais à ce qu' ils croient être le sentiment du lectorat "d'en bas" (qui dans plusieurs villes se ruent du coup, sur les feuilles insolentes et satiriques comme le Fakir à Amiens). Un complexe de l'extrême-centre et un respect déférent des vieilles hiérarchies féodales, la peur de hérisser la vraie bien-pensance qui n'est pas à gauche, quoi qu'en disent les décomplexés! Et un ridicule esprit de clocher ancré dans la glaise, où il faut toujours "faire local" et s'ancrer dans la glaise. Chasse, pêche, inceste* et tradition...

(je parle des patrons et des cadres. J'y ai rencontré de nombreux journalistes plutôt remarquables, mais qui au bout de quelques années, sont las de se battre, de foutre en l'air leur vie familiale (facilement des journées de 12 ou 13 heures dans la PQR) et se laissent gentiment aller à la routine.


* 60% des procès d'assises dans le Sud-Ouest.

Écrit par : valdo lydeker | 01/12/2007

Ecrit par : valdo lydeker | samedi, 01 décembre 2007 16:33

Reclap, clap, clap

Écrit par : nef | 01/12/2007

Oups, sorry pour le bégaiement "ancré dans la glaise". Je précise que j'ai travaillé pour sud-Ouest où dans l'ensemble on m'a fichu une paix royale (ce qu'il y a de bien avec la rubrique culturelle dans la pQR, c'est que tout le monde s'en fout, faut juste se battre pour l'espace). Et que malgré les vélléités de quelques lèche-bottes, le journal n'était pas (alors) télé-Juppé.
Mais, par exemple, il y a eu des scandales au commissariat de Bordeaux (je ne sais plus exactemnt lesquels, faudrait que je regarde les archives) que j'ai appris par LIbé. Parc e que quand le fait divers est la première chose que lisent les lecteurs, avec le sport, pas question pour les journalistes de se brouiller avec leurs sources.

Écrit par : valdo lydeker | 01/12/2007

Ecrit par : off-off | samedi, 01 décembre 2007 16:28

Faire la charité, c'est bien. La faire faire par les autres, c'est mieux. On oblige ainsi son prochain, sans se gêner soi-même.
(Alphonse Allais)

OK, j'arrête ;))

Écrit par : adrien (de rien ?) | 01/12/2007

Ecrit par : nef | samedi, 01 décembre 2007 16:33

l'ordre opposé à la civilisation, cette opposition comme l'expression d'une forme de barbarie ?

Écrit par : off | 01/12/2007

Ecrit par : adrien (de rien ?) | samedi, 01 décembre 2007 16:42


C'est amusant. On pourrait converser uniquement à travers des citations. Faut-il en conclure que tout a déjà été dit ?

Écrit par : off | 01/12/2007

Faut-il en conclure que tout a déjà été dit ?

Ecrit par : off | samedi, 01 décembre 2007 16:43

Quelqu'un l'a déjà dit, non ?

Écrit par : adrien (de rien ?) | 01/12/2007

Si t'as si, on veut...

Écrit par : skalpa | 01/12/2007

Ecrit par : off | samedi, 01 décembre 2007 16:43

Déjà dit pas très grave, mieux dit, c'est plutôt cela qui est désespérant;-))))

Écrit par : nef | 01/12/2007

Ecrit par : adrien (de rien ?) | samedi, 01 décembre 2007 16:46

+++++++++...

Ecrit par : nef | samedi, 01 décembre 2007 16:48

C'est juste

Écrit par : off | 01/12/2007

Pour se maintenir au pouvoir au delà des mandats prévus (quelques soient ses opinions politiques) rien de telles que les matières premières pour faire oublier au reste du monde ce qu'est la démocratie.


http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/20071201.OBS7824/chavez_menace_de_couper_les_exportations_de_petrole_aux.html

Écrit par : nef | 01/12/2007

Ecrit par : Roma | samedi, 01 décembre 2007 16:55

Roma...
Ce lien...
Ces images...
Ces titres...
Je ne sais pas ce que j'ai...
Un haut-le-coeur...
Beuarrrrrk !!!

Désolé...

Écrit par : adrien (de rien ?) | 01/12/2007

Ecrit par : adrien (de rien ?) | samedi, 01 décembre 2007 17:05

un rendu vomit eux que deux tu l'auras (Mer Calme)

Écrit par : off-off | 01/12/2007

HS/

Voici la vraie vidéo et si on regarde bien et jusqu'à la fin, elle est bien vivante.
Moi jusqu'ici j'avais un doute...

http://thebenitoreport.typepad.com/thebenitoreport/2007/12/betancourt-enfi.html


Par contre, voici sa lettre et c'est très poignant.

http://desourcesure.com/guerreterrorisme/2007/11/video_dingrid_betancourt_pas_v.php

Écrit par : Roma | 01/12/2007

Interview de Sarko.
Personne n'a réagi au mensonge éhonté de Sarko disant que Hollande (monsieur j'aime pas les riches) situait la barre de la richesse à 3000 euros par mois, au lieu des 4000 restés dans les mémoires. PPDA s'est fugitivement ébroué, m'a-t-il semblé, mais l'arracheur de dents s'est mis à parler plus vite et le grand journaliste a dû se faire une raison.
C'est un détail : on n'est pas à mille euros près.

Écrit par : TDB | 01/12/2007

Ecrit par : Roma | samedi, 01 décembre 2007 17:25

Cette affaire est un peu embarrassante. Tout en reconnaissant la souffrance réelle de cette femme et de sa famille, son hypermédiatisation, alors que rien n'est dit ou si peu ou si vite des nombreux autres otages de toutes nationalités qui croupissent dans les geôles vertes des FARC a quelque chose de pénible. Comme si l'émotion collective devait se cristalliser sur les malheurs de la jet set et, une fois de plus, oublier les sans-grade.

Écrit par : off | 01/12/2007

Ecrit par : adrien (de rien ?) | samedi, 01 décembre 2007 17:05


Tout n'était qu'illusion...

Que reste-t-il de ce beau conte de fée ?

Les médias ne peuvent tricher éternellement avec la réalité... La mystifiction a ses limites...

Écrit par : Roma | 01/12/2007

C'est un détail : on n'est pas à mille euros près.

C'est sûr...
ah bon, il y a des gens qui touchent ça par mois, ou moins, les pauvres...
ils ne doivent pas travailler assez...
;-)

Écrit par : skalpa | 01/12/2007

Ecrit par : off | samedi, 01 décembre 2007 17:39


Ne pas oublier qu'elle est aussi de nationalité française, qu'elle représente aussi un symbole par sa fonction politique : quelqu'un qui se bat pour des idées, des convictions.. Elle est connue grâce à son combat politique avant tout.. Elle devait se présenter à l'élection présidentielle...

De plus, elle ne serait peut-être pas une monnaie d'échange aussi coûteuse et difficilement négociable, si elle n'était pas aussi connue ou médiatisée..
C'est à double-tranchant d'être connu ou juste citoyen lambda.

Mais bien sûr, le problème est que plus on en parle, plus les enchères montent..

C'est son comité de soutien qui a décidé de publier cette lettre... Ils doivent penser que c'est nécessaire... Pour faire pression sur l'opinion, et donc sur le chef de l'Etat pour trouver une solution et satisfaire l'opinion aussi....

En tout cas, il semble qu'il soit urgent aujourd'hui d'agir... Pour elle.. Sa survie.

Écrit par : Roma | 01/12/2007

La discrimination, heu.. ce mot n'existe peut-être pas dans votre vocabulaire...?

Ecrit par : Roma | samedi, 01 décembre 2007 15:27


Discrimination à l'école, par exemple ?

Les collèges sont payant en banlieue "sensible", ce qui explique qu'on voit des gamins de 13 ans trainer en bas des tours toute la journée ? Bien entendu, la responsabilité parentale n'est pas du tout engagée ! Non, c'est juste de la faute de la société raciste.

Je ne sais pas, c'est peut-être une impression a posteriori, mais il me semble que si mon père, militant communiste toute sa vie, qui travaillait de nuit, m'avait chopé à trainer dehors avec mes potes aux heures scolaires, je me serais pris sa main dans la gueule avant de l'avoir vu partir ! Si mon père avait su que j'avais insulté mes profs, j'aurais passé un sale 1/4 d'heure. Si j'en avais cogné un, il se serait chargé de m'envoyer à l'hosto !

Le fait d'être d'un milieu modeste, voir défavorisé, implique-t-il de se conduire comme un crétin qui caillasse des pompiers, insulte ses profs, abandonne l'école sans aucun bagage, crame des voitures, des bus, fume des joints et se livre a des petits trafics foireux parce que c'est plus rémunérateur que d'étudier ou de bosser à l'usine ?

20 ans qu'on sert ce discours victimaire ! C'est de la faute à la "société" (c'est qui, la "société" ?) si des cons gâchent leur vie et pourrissent celles des autres. 20 ans que les bourgeois "de gauche" (de Skyrock à Canal+, de Nova à Télérama) s'extasient devant la "culture banlieue", encourageant le mythe du voyou rebelle contre le prolo raciste - le "beauf", qui subit la violence de cette "culture" au quotidien. Ce "beauf" qui n'avait pas compris que Joey Star était un poète maudit et les tags l'avant-garde de l'art moderne. Ce beauf qui ne comprend pas que le fait de cramer le bus ou la voiture qui lui permettent de gagner sa vie est juste un acte de revendication sociale.

L'attitude paternaliste de cette "gauche" n'a contribué qu'à une chose, encourager la pose délinquante, victimaire, et n'a permis aucun développement de ces quartiers, de faire d'une révolte sociale légitime une conscience politique. Les "révolutionnaires" qui piquent des portables et des nike, j'ai du mal à m'y faire.

Aujourd'hui, un "jeune" de cité à toutes les excuses du monde : S'il ne fout rien à l'école, c'est à cause de la société raciste, s'il traine dans les rues la nuit et se lève à midi, et de ce fait tarde à s'intégrer socialement, c'est de la faute à la société raciste. Dans le cas du "jeune de banlieue", la responsabilité individuelle et familiale n'existe jamais.

Cette vision "morale" d'une certaine gauche est très malsaine. En gros, ces bourgeois progressistes admettent très bien que des noirs et des arabes, qu'ils fréquentent en fait très peu, se complaisent dans la délinquance et le nihilisme destructeur. Il y a quelque chose d'un racisme inconscient, dans cette attitude, une sorte de supériorité de l'Homme Blanc qui se penche avec compassion sur les dérives de l'ex-indigène et l'invite à poursuivre sur cette voie au nom d'un fantasme révolutionnaire par procuration. Mais je suis presque sûr que si les jeunes qui brûlent des bibliothèques étaient blancs, ils clameraient leur indignation à qui voudrait l'entendre !

Au passage, Martin Luther King, par exemple, n'a jamais appelé à la destruction des biens communs, des écoles, des lieux de culture.

Je suis de ceux qui pensent que la culture (la vrai, pas la sous-culture commerciale d'exportation américaine comme le rap bredouillé par des crétins sponsorisés), l'éducation, la famille et l'autorité parentale font le citoyen respecté. Ces structures permettent une vraie revendication sociale constructive.

Écrit par : Remo | 01/12/2007

En tout cas, il semble qu'il soit urgent aujourd'hui d'agir... Pour elle.. Sa survie.

Ecrit par : Roma | samedi, 01 décembre 2007 17:53


cependant que d'autres, parmi ses compagnons d'infortune, crèveront dans l'ignorance générale. Voilà le problème. A moins que sa libération - que je souhaite - éveille durablement l'attention sur le sort des otages de cette "drôle" de guerre.

Écrit par : off | 01/12/2007

Ecrit par : Remo | samedi, 01 décembre 2007 17:55


Je vous parle discrimination (à l'accès à l'emploi, au logement, aux hautes responsabilités politiques, etc...à cause de leur origine, même de leur lieu de résidence), et vous me versez une logorrhée anti-jeunes des cités, bourrée de clichés, et une approche plus qu'erronée de la culture hip-hop..

Pointez aussi du doigt les dysfonctionnements de la République qui n'honore plus les valeurs qu'elle prône (égalité des chances, ascenseur social, etc...) et vous comprendrez vous-même a contrario pourquoi certains ne respectent plus les symboles républicains et intitutionnels...

Écrit par : Roma | 01/12/2007

Ecrit par : Remo | samedi, 01 décembre 2007 17:55


Encore une fois: clap clap!

+1

Ne vous fatiguez pas à essayer de discuter avec eux, c'est en pure perte. Ces gens ont juste besoin de se soulager et de s'oublier sous eux.

Écrit par : monsieur Bitru | 01/12/2007

"Paul Nahon se souvient que, lors des violences de 2005, il avait décidé que les journaux nationaux de France 3 n'annonceraient plus le nombre de voitures brûlées chaque nuit. " Quand j'ai pris cette position, j'ai été un peu critiqué, mais ce qui m'a fait réagir, c'est l'affaire de Mama Galledou, cette jeune femme brûlée dans un bus à Marseille. Les jeunes incendiaires du bus ont dit qu'ils voulaient faire comme à Paris, ils avaient vu les images, a-t-il confié à l'AFP. Il existe une fascination pour la caméra, il faut l'éviter, et nous avons une vraie responsabilité"

Curieuse chronologie : c'est en 2006 qu'a eu lieu "l'affaire Mama Galledou". Paul Nahon a-t-il eu une prise de conscience rétroactive ou s'agit-il seulement d'une explication maladroite?
Je me souviens en tout cas que la télé a gravement mis la pression sur les gars des cités à l'occasion de l'anniversaire des émeutes : allaient-ils remettre ça ? Suspense insoutenable, plusieurs jours durant...jusqu'à ce que le pire advienne.
A ma connaissance, lors du procès des jeunes incendiaires, rien n'a été dit, par les journaux qui le relataient, de cette responsabilité des médias.
,

Écrit par : TDB | 01/12/2007

Ne pas oublier qu'elle est aussi de nationalité française, qu'elle représente aussi un symbole par sa fonction politique : quelqu'un qui se bat pour des idées, des convictions.. Elle est connue grâce à son combat politique avant tout.. Elle devait se présenter à l'élection présidentielle...

Ecrit par : Roma | samedi, 01 décembre 2007 17:53


Un genre de Ségolène Royal? Merci, ils peuvent la garder.

Écrit par : monsieur Bitru | 01/12/2007

Comme d'habitude, en ce qui me concerne, les commentaires de tous sont d'un extrême intérêt.

Impressionnant...

Merci.

Dans notre pays, depuis 50 ans, on observe la magistrature couchée, les parlementaires à genoux, les journalistes à plat ventre devant l'Éxécutif, quelque soit son représentant...
Quand verrons nous donc ces corporations debout ?

Pas demain la veille...

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | 01/12/2007

Ecrit par : Remo | samedi, 01 décembre 2007 17:55

L'autorité parentale qui envoie le môme à l'hosto quand il a déconné, il n'y a rien de tel. Les profs ne demandent que ça :-(

Écrit par : TDB | 01/12/2007

HS : lire la double page de Macé-Scarron sur Cavada (Marianne).

Le Jean-Marie est bien rhabillé, et il aura chaud pour tous les hivers de sa vie qu'on lui souhaite, pour cette raison-là au moins, très longue.
.......................

Remo : je rejoins cette idée de gauche née avec Hugo, Marx et Jaurès, idée disant qu'on peut être à la fois victime et criminel. Je la modifierai un peu : c'est parce qu'on est victime qu'on devient criminel. Certes, pas d'automatisme, mais ça aide.

On ne naît pas criminel. Les voyous que vous décrivez ne sont pas le fruit d'une génération spontanée. Agissez sur le terreau de la misère et de l'humiliation : eux ne disparaîtront pas d'un coup, mais leurs remplaçants pourront ne pas naître. Les gosses sans casier qui ont chopé des bonbons et trois mois ferme (DGS et ses millions en liquide : rien) vont avoir tout ce temps pour commencer leur éducation en taule. Les profs n’y manquent pas.

(Bitru : ici on cause, on vide pas ses ordures)

Écrit par : DD | 01/12/2007

Ecrit par : monsieur Bitru | samedi, 01 décembre 2007 18:19

Gros niveau Bitru...

Ecrit par : Remo | samedi, 01 décembre 2007 17:55

Personne ne nie les problèmes d'éducation que vous relevez mais ils ont toujours existé. Des enfants déscolarisés, des parents décrochés par leur situation, souvent divorcés donc des familles monoparentales.

Un gamin de treize ans aujourd'hui pose rarement problème si ses parents n'en ont pas. Mais dans beaucoup de ces quartiers, un gamin de treize ans n'a connu son père, lorsque c'est le cas, que chômeur. La situation de son père, il ne la veut pas comme avenir que cette référence soit allée à l'école ne change rien au problème.

Ce que vous ne relevez pas dans vos propos qui pourraient être aisément compréhensibles si vous ne généralisiez autant, c'est que le paroxysme de la situation a été atteint par la concentration, la densité de pauvreté au mètre carré. La discrimination n'est pas qu'ethnique, elle est aussi géographique et pour un gosse déscolarisé il y en a dix qui seront allés jusqu'au bac ou bac +2 et qui plusieurs années après continuent à ne pas trouver d'emploi. Imaginez ce qu'il peut couter à une femme seule, avec un emploi précaire voire sans, ne comprenant pas toujours le français comme nous le comprenons, d'envoyer trois enfants ou plus au collège et au lycée.

Ajoutons à cela le niveau scolaire du collège qui produit un taux d'illetrisme jamais atteint dans l'histoire à la sortie de la troisième, la suppression du service national qui apportait au moins une mixité sociale provisoire, une base éducative et souvent le permis de conduire, vous nuancerez peut-être et admettrez que l'on ne peut être aussi radical. Nier que la société que nous leur avons fabriquée fait moins que jamais pour les aider serait de la mauvaise foi et là où je peux être d'accord avec Nicolas Sarkozy c'est que l'on ne peut se contenter d'argent pour solutionner le problème.

Pourquoi ne place-t-on pas dans ces "zones" les meilleurs enseignants, les meilleurs policiers, etc ? N'est-ce pas une discrimination de fait ? Avez-vous vu une quelconque mixité sociale dans ces collèges ? Croyez-vous que la suppression de la carte scolaire, déjà bien entamée par toutes les dérogations effectives, va aider ces jeunes ?

En arguant de la seule responsabilité individuelle ou familiale vous vous exonérez de votre responsabilité sociale. Facile, bien trop facile.

Votre père communiste a bien du essayer de vous léguer l'empathie comme qualité mais vous semblez l'avoir oubliée.

Écrit par : José | 01/12/2007

"Ajoutons à cela le niveau scolaire du collège qui produit un taux d'illetrisme jamais atteint dans l'histoire à la sortie de la troisième"
Ecrit par : José | samedi, 01 décembre 2007 18:40

D'accord avec plusieurs point de votre réaction, l'emploi, le logement, l'école, mais pas avec celui-là d'un taux d'illettrisme jamais atteint dans l'histoire. C'est un fantasme.

Écrit par : TDB | 01/12/2007

Ecrit par : TDB | samedi, 01 décembre 2007 18:49


J'aurais du préciser "pour un élève sortant du collège" donc à équivalence d'enseignement.

Écrit par : José | 01/12/2007

J'avais d'ailleurs bien écrit "à la sortie de la troisième".

Écrit par : José | 01/12/2007

josé est motivé, bientôt un petit billet?

Écrit par : skalpa | 01/12/2007

Oui, seulement le problème est lié à la massification. Autrefois tout le monde n'allait pas jusqu'au collège.

Écrit par : TDB | 01/12/2007

(Bitru : ici on cause, on vide pas ses ordures)
Ecrit par : DD | samedi, 01 décembre 2007 18:37


Cause toujours.

Écrit par : monsieur Bitru | 01/12/2007

Un oubli impardonnable, tout à l'heure.

Un grand merci au Collectif qui a enrichi cette contribution.

Ce Collectif est décidément une merveilleuse idée, bravo Serval !

Longue vie au DEL !

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | 01/12/2007

Gros niveau Bitru...
Ecrit par : José | samedi, 01 décembre 2007 18:40

C'est de l'humour de droite. Vous n'y êtes pas sensible?

Écrit par : monsieur Bitru | 01/12/2007

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | samedi, 01 décembre 2007 18:35

Ah la difficile question de l'objectivité chère aux journalistes. Ne pas donner le sentiment de prendre parti parfois conduit à produire une version publique des faits qui se rapproche de la version officielle contre celle, éclatée, dispersée des témoins, des citoyens lambda.

Écrit par : off | 01/12/2007

Un grand merci au Collectif qui a enrichi cette contribution.
Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | samedi, 01 décembre 2007 19:05

Je vous remercie de vos remerciements, mais je n'ai rien fait...ou si peu.

Écrit par : monsieur Bitru | 01/12/2007

Ecrit par : José | samedi, 01 décembre 2007 18:40

démonstration brillante.

Ce matin sur France inter, un spécialiste des banlieues comparait la réussite au brevet des collèges dans deux collèges situés dans une zone bourgeoise et une zone populaire d'une même ville de banlieue. Dans la première, le taux de réussite est de 90-95%, dans la seconde, il peine à atteindre 30%, en fin de collège.

Alors, ou bien c'est "génétique" ou bien c'est social, en tous cas il y a une répartition sociale du succès et de l'échec.

Écrit par : off | 01/12/2007

Ecrit par : off | samedi, 01 décembre 2007 19:06

C'est vrai Off, et je comprends très bien l'analyse que vous faites de l'éclatement des sources de témoignages et de l'aspect un peu morcelée d'une info lors de son traitement...

La question étant : peut on logiquement traiter une info de la même manière, sur support TV et sur papier ? À l'évidence, non.

Je dirais même que pour être aussi complètes que possible, les 2 versions sont nécessaires parce que complémentaires...

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | 01/12/2007

Alors, ou bien c'est "génétique" ou bien c'est social, en tous cas il y a une répartition sociale du succès et de l'échec.
Ecrit par : off | samedi, 01 décembre 2007 19:10


Je parierai sur le "génétique". Et vous?

Écrit par : monsieur Bitru | 01/12/2007

Je parierai sur le "génétique". Et vous?

Ecrit par : monsieur Bitru | samedi, 01 décembre 2007 19:16

La provoc, Bitru...

Si c'était génétique, ton père n'aurait jamais dû passer le stade du spermatozoïde...

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | 01/12/2007

Ecrit par : TDB | samedi, 01 décembre 2007 18:56

Ça n'est pas du à la massification mais à un échec de la politique d'Éducation nationale. Un élève en difficulté a encore moins de chance de rattraper ses retards si tous ses copains de classe le sont aussi. Ajoutons à cela de très jeunes enseignants dans ces zones où la proportion d'immigrés est la plus forte et qui sont donc confrontés à des élèves déjà avancés en âge n'ayant parfois aucune notion de français, nous avons les résultats que l'on sait et qui ont été judicieusement relevés par off.

Écrit par : José | 01/12/2007

Ecrit par : José | samedi, 01 décembre 2007 18:40
Ecrit par : off | samedi, 01 décembre 2007 19:10

@ tous les deux et chacun d'entre vous,

Là il y a matière à une belle contribution, non ?

José, il y a longtemps que tu n'as pas rédigé de contrib, ça ne te démange pas ?

Pourtant du commentaire à la contrib, il n'y a qu'un pas de fourmi...

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | 01/12/2007

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | samedi, 01 décembre 2007 19:21

Ne m'en veuillez pas cher oiseau déplumé, ce soir je me sens d'humeur plutôt badine.
Il faut vous dire que je me repasse en boucle la prestation de notre président à la télé.
Les perspectives qu'il trace sont proprement enthousiasmantes.
Vous ne trouvez pas?

Quelle chance avons nous! Et dire que certains ne s'en rendent même pas compte.

Écrit par : monsieur Bitru | 01/12/2007

Article tout à fait éclairant: des journalistes se font molester et ce n'est pas la faute de ceux qui les ont agressés. Et quand ils racontent à leurs lecteurs de gauche ce qu'ils voient vraiment, les journalistes ne "vendent" pas bien à leur lectorat idéologiquement aveuglé. C'est ça, le problème de la presse de gauche, il n'y a pas vraiment besoin de journalisme d'investigation pour répondre aux attentes idéologiques.

Écrit par : daniel2 | 01/12/2007

Ecrit par : daniel2 | samedi, 01 décembre 2007 19:36


Où est écrit qu'il ne s'agirait pas de la faute des agresseurs ?

Écrit par : José | 01/12/2007

@ cui cui et tous les autres

En voilà du journalisme d'investigation. La réponse à tous vos problèmes.
Allongez vous et dites moi tout.


PS blues (3) : Pourquoi la gauche ne bande plus ?
Anna Alter et Perrine Cherchève, journalistes à Marianne, publient un petit livre rose intitulé La Gauche et le sexe. Elle dressent le portrait d'une gauche complexée qui a refusé de choisir entre avoir un mâle dominant ou donner le pouvoir aux femmes.


http://www.marianne2.fr/PS-blues-3-Pourquoi-la-gauche-ne-bande-plus-_a81545.html?PHPSESSID=ae9036b77e128785ba4e885a979ac7d0

Écrit par : monsieur Bitru | 01/12/2007

@José

ligne 6:
"Pourquoi ? À qui la faute ?"

Écrit par : daniel2 | 01/12/2007

Ecrit par : TDB | samedi, 01 décembre 2007 18:36

Sauf qu'on ne parle pas de "jeunes qui déconnent". On "déconne" tous à l'adolescence. On fait des conneries, on prend des risques inutiles, on vit quoi. Ce qui, dans mon esprit, n'a que peu à voir avec le fait de cracher sur son prof ou d'agresser les pompiers, au nom du "rejet des institutions". Ca, à mon sens, ça mérite effectivement quelques paires de claques dans la gueule et aucune excuse. Et toutes les gérémiades du genre "je souffre, c'est pas d'ma faute" n'y changeront rien. Même pauvre, même exclu, on peut être digne et essayer de s'élever. On est digne dans le savoir, dans l'éducation, dans le respect de valeurs que certains jugeront ringardes. Pas dans la destruction nihiliste et auto-suicidaire. Ceux qui cautionnent cette attitude rendent un bien mauvais service à ces jeunes. Quand on voit un ami alcoolique à la dérive, on évite de lui servir un dernier verre pour la route, sous prétexte qu'on l'aime bien ! On l'engueule un bon coup, on essaye de le secouer, de l'aider, mais on n'entretient pas sa dépendance sous prétexte que l'auto-destruction est un droit de l'Homme.

Écrit par : Remo | 01/12/2007

Je campe sur mes positions en ce qui concerne l'illettrisme rendu visible par la massification
Pour la suite vous avez raison - même si ce n'est pas une révélation de dire que l'échec scolaire est plus important dans les milieux défavorisés : cela a toujours été le cas (pas besoin de stats, off). Ecart culturel, conditions de vie etc.

J'avais 10 ans, dans les années 60 : à la suite d'un incendie ma famille avait été relogée dans un immeuble où était relégué ce qu'on pourrait appeler le lumpen prolétariat de ma ville, des familles de blancs en majorité. Il aurait fallu des miracles pour que les enfants que j'ai côtoyé alors pendant un an, réussissent leur scolarité, même avec les meilleurs profs du monde et Dieu en personne pour qu'ils ne sombrent pas dans la délinquance, la violence, l'alcool.
Ce que j'ai vu et entendu alors m'a donné, je crois, une assez bonne idée de l'enfer : hurlements, femmes enceintes s'empoignant dans les escaliers et les dévalant l'une sur l'autre, police-secours la nuit parce que l'alcoolo du rez de chaussée avait ouvert le crâne de sa femme à coups de lampe de chevet, ou cette mère de trois enfants, complètement débile, psalmodiant "maman" sur le palier après avoir été mise à la porte par son mari, gros chiens déjà, TV grand écran dans des appart quasiment dépourvus de meubles pour cause de saisie, enfants dans les escaliers puants, odeur inoubliable, rampe collante, ados dans les caves, fille de l'étage au-dessus soudain disparue, probablement tombée dans la prostitution...

Et l'enfant que j'étais, et qui avait mal au ventre chaque soir en rentrant de l'école, se demandait déjà pourquoi, et comment faire, et combien de générations il faudrait pour les sortir de là.

Beaucoup a été fait je crois. Mais beaucoup reste à faire qui est sans commune mesure avec les solutions individuelles, au mérite, préconisées par la droite, ou les tiens-toi bien dis bonjour à la dame sinon je te fous une peignée.

Écrit par : TDB | 01/12/2007

Même pauvre, même exclu, on peut être digne et essayer de s'élever.

Ecrit par : Remo | samedi, 01 décembre 2007 20:13

Même vieux, con et bien payé on le droit de réflechir 2 minutes avant de cracher des conneries....

Écrit par : odm | 01/12/2007

Ecrit par : daniel2 | samedi, 01 décembre 2007 20:06

Ça n'exonère en rien les agresseurs. Chercher à comprendre n'excuse pas.

Si vous vous êtes déjà fait agresser, vous avez bien du chercher à comprendre et à savoir si vous étiez responsable de quoique ce soit. Cela excuserait-il l'agresseur ?

Si vous insultez quelqu'un et qu'en retour il vous tabasse, pourrez-vous admettre votre faute sans pour autant justifier le tabassage ?

Le problème de votre (au sens général) méthode de lecture, c'est que lorsque vous lisez des questions vous y calquez une réponse qui n'a jamais été formulée. Vous y répondez par la certitude la plus polémique, celle que vous avez envie de lire dans l'esprit du rédacteur.

La question ne vous interroge pas mais vous confirme dans l'à priori, ça vous conforte.

Vous n'aimez pas les questions ouvertes, vous y préférez les évidences et ne supportez pas le doute.

C'est pourquoi Nicolas Sarkozy rassure comme avant lui Jean-Marie Le Pen. C'est une simple question de rhétorique et de manipulation sémantique. Le Pen manipulait les constats, Sarkozy les évidences.

Et ne le prenez pas pour vous personnellement je vous prie, je ne vous connais pas. Je ne fais qu'interpréter votre réaction.

Écrit par : José | 01/12/2007

Ecrit par : TDB | samedi, 01 décembre 2007 20:16

Sur l'illetrisme, il faut aller visiter les Sky-blog des jeunes collégiens, édifiant.
On peut aussi lire quelques unes de mes contribs.....

Écrit par : odm | 01/12/2007

Alàlà Jsùii TrOw DègOùTèy !!
Nàn G LiimPreSsiiOn Dètre Dans ùn CaùCheMar é Ke Jvé Me Réveillè é Ke Jte Véré Pàrmii nOùs !!
Ptiin JaRiiiv méme Pà à i crOiir ke jTe Revérè Plù !!
Pk tOii ?!! SniiiiiiF

Écrit par : odm | 01/12/2007

Ecrit par : José | samedi, 01 décembre 2007 18:40

Ceux qui sont dans ces quartiers et qui veulent que leurs enfants s'en sortent n'ont qu'une idée : les mettre dans d'autres collèges. Des parents, et plus souvent qu'on croit des immigrés, enlèvent leurs enfants du public pour les mettre dans le privé, parfois au prix d'énormes sacrifices financiers. Parce que franchement, qui a envie de voir ses enfants dépouillés à la sortie du collège par de "pauvres exclus rejetés par la société raciste" ? Qui a envie que ses enfants assistent au spectacle de profs insultés, menacés, n'osant plus affirmer leur autorité, de peur de s'en prendre aux "pauvres exclus rejetés par la société raciste" ? Aujourd'hui, dans ces collèges, quand un élève bosse, essaye de s'en sortir par l'école, on le traite de bouffon, de pédé. Ca n'a rien à voir avec le "1er de la classe" qu'on chahutait ou moquait jadis. On est dans un autre état d'esprit. La culture de la victimisation est passée par là. On excuse tout à la "victime", y compris de se conduire comme une crapule haineuse et criminelle. Je ne nie pas qu'il y a des explications socio-économiques à ces dérives. Ce que je condamne, c'est leur légitimations, les excuses qu'on y apporte. Le sommet étant le vernis "révolutionnaires" que certains semblent vouloir porter à ces comportements. Je me fais, figurez-vous, une autre idée de la révolution. Quand je lis les billets de Fontenelle, par exemple, j'ai envie de lui dire de prendre un appart dans le quartier de la ZAC à Villiers-le-bel, d'y inscrire ses enfants à l'école, et d'y vivre les 5 prochaines années. On verra alors s'il tient le même discours plein d'amour et de compassion à l'égard des gentils émeutiers et s'il pense encore que les flics sont des nazis assassins d'enfants !

Écrit par : Remo | 01/12/2007

Ecrit par : Remo | samedi, 01 décembre 2007 20:30


Mais personne ne nie ce que vous écrivez Remo lorsque vous ne généralisez pas comme vous l'avez fait dans votre premier commentaire.

Quant à Fontenelle et ce qu'il écrit, j'espère que vous aurez remarqué que ce n'est pas ici. ;)

Écrit par : José | 01/12/2007

@ josé

Si les journalistes devaient se faire casser la figure chaque fois qu'ils déforment la réalité, il n'y en aurait plus beaucoup. Il ne me paraît pas raisonnable de ne commencer à se poser des questions que lorsqu'on se fait tabasser.

Écrit par : daniel2 | 01/12/2007

Ecrit par : daniel2 | samedi, 01 décembre 2007 20:42


Mais ça fait longtemps que beaucoup s'interrogent là dessus sans le comprendre. Nous ne faisons qu'apporter notre pierre à la réflexion.

Écrit par : José | 01/12/2007

Ecrit par : Remo | samedi, 01 décembre 2007 20:30

Mais quelle idée aussi de vivre dans des coins pareils :-}

Écrit par : Laflote | 01/12/2007

Ecrit par : daniel2 | samedi, 01 décembre 2007 20:42

Daniel2, la question n'est pas là, il ne sert à rien de discuter du sexe des anges...

Les questions sont :

Les journalistes se font ils agresser dans les banlieues ? REPONSE OUI (savoir si c'est mal ne relève que du jugement, pas du fait.)

Quand un journaliste vient m'interroger que fais je ? Je ne réponds même pas, parce qu'une fois, en caméra cachée, je me suis fait baiser par une équipe de TF 1. Cela aurait pu m'apporter de graves préjudices...

J'ai eu du bol !!! En plus, les conclusions du reportage passé un dimanche soir sur TF 1, le soir d'une élection importante, étaient commplètement erronées et bidonnées.

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | 01/12/2007

Ecrit par : Laflote | samedi, 01 décembre 2007 21:11

Tu ne regardes pas Arthur ou Sébastien ?????

Incroyable !!

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | 01/12/2007

Nous ne faisons qu'apporter notre pierre à la réflexion.
Ecrit par : José | samedi, 01 décembre 2007 20:45


C'est du béton !

Écrit par : Bouygues | 01/12/2007

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | samedi, 01 décembre 2007 21:16

Je ne vois pas ce qu'il y a d'incroyable au fait que je regarde pas ces deux cons. Je suis limite vesquée cui cui... ! Et puis, sache que le Lièvre regarde Bourguoin/Montferrand en attendant la séance de ciné de 22H10 : Les promesses de l'ombre. Pour une fois que les Loutres dorment chez la mamie, c'est fête au terrier !

Sinon, les journaleux, je les pratique tous les jours et, parfois, je leur foutrais bien mon poing dans la gueule :-}

Écrit par : Laflote | 01/12/2007

c'est l'heure de la retape...

Écrit par : Gaëlle | 01/12/2007

Ecrit par : Laflote | samedi, 01 décembre 2007 21:22

Je plaisantais laflote ! Tu as oublié mon côté taquin ?

Profites en bien !

Tu pratiques les journaleux tous les jours ? Alors tu dois en avoir de bien bonnes à raconter !!!

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | 01/12/2007

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | samedi, 01 décembre 2007 21:13

C'était donc toi....

Écrit par : odm | 01/12/2007

Ecrit par : odm | samedi, 01 décembre 2007 21:38

OUAIS ! Le super mafieux qui trafiquait, c'était moi !!!

T'en reviens pas, odm, hein ?

Grâce soit rendue à TFI qui n'était pas encore présidée par un mec de mon canton corse !

Mais je te rassure, c'est aussi pire que quand c'était pire que pire !

Écrit par : "cui cui" fit l'oiseau | 01/12/2007

Ecrit par : "cui cui" fit l'oiseau | samedi, 01 décembre 2007 21:32

Pas plus que ça, mais un peu quand même... Oup's, c'est l'heure de partir au cinoche. La bise.

Écrit par : Laflote | 01/12/2007

ohé les gens...
ben y a personne...
l'occase de cliquer pour voir
enfin je dis ça....

Écrit par : skalpa | 01/12/2007

. Et quand ils racontent à leurs lecteurs de gauche ce qu'ils voient vraiment, les journalistes ne "vendent" pas bien à leur lectorat idéologiquement aveuglé.


Parler d"'aveuglement.. aux royaume des aveugles...
parce que c'est bien connu, aujoud'huin les médias dominants sont à gauche, et pour vendre , il faut avoir un discours analysant en profondeur les problèmes sociaux des banlieues. Ce que prouvent qotidiennement TF1, Match, Anrtenne 2, Le Figaro, RTL, Europe 1...
Tiens c'est curieux, le Diplo vend moins que Voici?.

Écrit par : valdo lydeker | 02/12/2007

La très craquante Lovely est de retour dans les comm du nouveau blog de Guy ;

http://www.lepost.fr/perso/birenbaum/


En revanche on ne sait toujours pas comment s'est réglé le litige au sujet du kebab.

Écrit par : Armand | 02/12/2007

valdo lydeker | dimanche, 02 décembre 2007 01:44

Je suis abonné au "Monde diplo" que je dévore d'abord parce que c'est un excellent défoulatoir et ensuite parce que parfois il y a des analyses intéressantes.

Je note quand même que le rédac-chef du "diplo" n'a toujours pas digéré la chute du Mur, entre autres archaïsmes. Les peuples d'Europe de l'Est sont quasiment accusés de fascisme parce qu'ils votent à droite ou pour des politiques de droite, ou qu'ils n'expriment pas leur reconnaissance éternelle à l'URSS pour sa victoire sur l'Allemagne nazie (avec qui elle s'était partagée l'Europe dans le pacte germano-soviétique de 1939) alors que bien sûr c'était tellement mieux quand on ne leur demandait pas leur avis et qu'ils étaient emmurés.

J'en viendrais même à me demander (sans y croire, ça serait sorti) si le "Diplo" n'était pas subventionné par Moscou, comme la presse communiste qui vendait des dizaines de milliers d'exemplaires à la puissance coloniale soviétique et à ses satellites.

Ne lisant pas Voici je n'ai pas d'opinions, mais il ne m'étonnerait pas que certains membres de la rédaction et lecteurs de Voici soient moins bouchés que certains du "Diplo". Le snobisme intellectuel a peu d'intérêt et le populo a plus de bon sens que ne le croient les bourgeois soi-disant éclairés.

Écrit par : Armand | 02/12/2007

Pour ceux qui n'ont pas besoin de la télé pour oublier une soirée qu'ils sont mariés, ou pour abrutir/socialiser leurs gosses, je rappelle qu'elle n'est pas encore obligatoire.

Dans les faits on s'en passe très bien, a fortiori quand on a la chance d'avoir un PC et une connexion illimitée (pour ceux qui sont trop fatigués le soir pour ouvrir un bouquin, les malbroukiens anti-livres, et les trop fauchés/fatigués pour sortir).

Bref, on n'oblige personne.

Et je commence à revenir de ce soi-disant altruisme qui ferait qu'on devrait se farcir la vision ou l'audition de Sarkozy ou Royal sous prétexte qu'on se préoccuperait des "gens".

Dans mon expérience 95% des gens de droite et de gauche que j'ai connus s'intéressaient d'abord à eux. Et dans ce cas leur abrutissement par les medias officiels (hormis bien sûr ceux qui sont obligés de les regarder par nécessité professionnelle) n'est jamais qu'un choix de vie.

Un bémol cependant : un JT ou un journal lu par 500000 personnes charrie quand même un point de vue fédérateur qu'il peut être agréable de connaitre une ou deux fois par mois ou lors de graves événements.

Et enfin je ne partage pas le pessimisme de ceux qui pensent que les nouvelles générations seront moins armées que nous pour penser par elles-mêmes parce que les medias traditionnels appartiendront à des chefs d'entreprise. Internet est déjà une réponse, il y en aura d'autres. Et franchement les gauchos français des années 1945-2007 n'ont aucune leçon d'intelligence à donner à quiconque (je me mets volontiers dedans de par mes choix électoraux). Y inclus les journalistes gauchos de base dont je n'attends rien en tant que tels, je leur demande seulement de faire le mieux possible leur boulot, comme à leurs confrères de droite ou d'"ailleurs".

Écrit par : Armand | 02/12/2007

Blague du dimanche :

Heu... Drôle d'humour !
Je pense que les opprimés, prisonniers politiques et autres apprécieront...

Rien de mieux qu'un bon dictateur pour éduquer ses enfants !

http://www.dailymotion.com/video/x3lmmi_nicolas-sarkozy-en-chine-extrait-du_politics

Écrit par : Roma | 02/12/2007

La très craquante Lovely est de retour dans les comm du nouveau blog de Guy ;
Ecrit par : Armand | dimanche, 02 décembre 2007 05:50

Et Armand le matinal aussi ;)

Écrit par : It's raining on my head | 02/12/2007

Ecrit par : Roma | dimanche, 02 décembre 2007 08:40

Durant des mois des années, les Italiens et les Etatsuniens ont pu se régaler avec les bonnes blagues de Berlusconi (à un parlementaire européen, "si on tournait un film dans un camp de concentration, vous joueriez un kapo") et de Bush ("si nous étions dans une dictature, ce serait drôlement plus facile, à condition que ce soit moi le dictateur"), à un rythme d'environ une connerie par semaine.
À notre tour, maintenant !

Écrit par : Lord Nithorynque | 02/12/2007

Un monde qui doit se créer de lui-même sa justice est un monde sans espérance. Personne et rien ne répondent pour la souffrance des siècles. Personne et rien ne garantissent que le cynisme du pouvoir – sous n'importe quel habillage idéologique conquérant qu'il se présente – ne continue à commander dans le monde.

Écrit par : odm | 02/12/2007

Amis dominicains, amis dominicaines,
je vous souhaite un bon réveil adhoc
et en attendant que je renouvelle
un lien pour délien(nes)

http://www.rastatronic.com/index.html

see ya

Écrit par : skalpa | 02/12/2007

@Armand: je ne suis pas toujours d'accord avec le Diplo, mais j'aimerais bien qu'on me cite un seul article où ils feraient l'éloge du régime soviétique avant la chute du Mur.
Je n'ai pas l'impression que ce soit de la nostalgie pour ce régime qu'ils expriment quand ils constatent simplement les ravages du passage à une économie libérale qui a totalement jeté avec l'eau du bain du communisme soviétique toutes les protections sociales. Passage qui en multipliant les laissés-pour-compte et en exacerbant les inégalités favorise les pires régressions populistes (On l'a vu en Pologne) et nationalistes , avec, en Russie, une alliance entre le nationalisme répressif et l'oligarchie débridée

Écrit par : valdo lydeker | 02/12/2007

Personne et rien ne garantissent que le cynisme du pouvoir – sous n'importe quel habillage idéologique conquérant qu'il se présente – ne continue à commander dans le monde.

Ecrit par : odm | dimanche, 02 décembre 2007 09:37

Rine ne peut garantir une telle chose en effet ...
à qui la faute ?
Pourtant l'esprit du monde , le devenir est en marche , et depuis fort longtemps, pas seulement pour la souffrance des siècles .

Écrit par : urbain | 02/12/2007

Le snobisme intellectuel a peu d'intérêt et le populo a plus de bon sens que ne le croient les bourgeois soi-disant éclairés.

Ecrit par : Armand | dimanche, 02 décembre 2007 05:56

Là tu embouches de fort vieilles trompettes, que ta "culture politique" doit te permettre d'identifier facilement , provoquant chez toi une juste horreur rétrospective .
Le bon sens , nous sommes bien placés pour le saboir ( nous autres cartésiens) est "la chose du monde la mieux partagée", et je t'invite à (re)lire la suite .

Écrit par : urbain | 02/12/2007

nef | samedi, 01 décembre 2007 12:10
Il y a deux options à la violence. La seconde, un appel au secours. En un, dans la délinquance installée depuis trente ans, ce sont les innocents que l'on envoie à l'abattage. Le système s'est très bien rôdé.

Écrit par : martingrall | 02/12/2007

Ecrit par : valdo lydeker | dimanche, 02 décembre 2007 11:17

parfaitement juste.

Écrit par : urbain | 02/12/2007

c'est bien calme, ce matin...
à la messe le del?

Écrit par : skalpa | 02/12/2007

Pour en revenir au sujet du billet, et dans cette ambiance de défiance envers les médias, il faut quand même féliciter certains journalistes de résister à certaines pressions..
Mais il en va aussi de la crédibilité des médias, et c'est plutôt dans leur intérêt de bien montrer que, comme tout bon journaliste, on ne dévoile pas l'identité de ses sources......


"Selon Canal Plus, la police a demandé au quotidien Le Parisien de lui fournir la totalité des photos qui ont été prises par les photographes du journal lors des émeutes de cette semaine à Villiers le bel, afin -sans doute- de pouvoir identifier certains fauteurs de trouble.

Le quotidien a refusé de fournir ses photos aux forces de l'ordre, comme cela avait déjà été le cas en 2005 lors des précédentes émeutes.

On ne sait pas si la police va tenter d'obtenir ces photos par voie judiciaire désormais."
http://jeanmarcmorandini.tele7.fr/news.php?id=10333

Écrit par : Roma | 02/12/2007

Ecrit par : skalpa | dimanche, 02 décembre 2007 12:07

non en week-end en week-end en normandie comme l'ancien taulier????

Écrit par : skalpa | 02/12/2007

@Valdo Lydeker : je pensais particulièrement à un édito de Ramonet sur de soi-disants résurgences nazies dans les pays baltes, couplé avec une rengaine sur les jumeaux tarés polonais. On parle de vrais gens qui ont souffert du vrai communisme. Et qui effectivement selon les cas pour certaines catégories ( partout les personnes âgées) sont maintenant des laissés-pour-compte des sociétés libres qui s'y sont bâties (je parle de l'UE élargie, là).

Ta manière de décrire l'Europe de l'Est comme si on était encore dans les années 90 est très symptomatique de sa présentation dans le "Diplo". Certes les USA n'aiment pas la Biélorussie et aiment la Pologne, donc la Pologne est un enfer hitlérien et la Biélorussie le paradis sur terre...
cela dit je voudrais nuancer : il y a aussi d'excellents articles dans le "Diplo" sur le sujet, notamment sur la Géorgie et le Caucase.
Pour d'autres régions du monde aussi il arrive qu'il y ait de très bons articles écrits par des chercheurs qui connaissent le sujet, et pas que des brameurs marxisants.
Je ne suis pas abonné à ce truc par pur masochisme.
Je signale par ailleurs le grand intérêt de leur publication trimestrielle "Manières de voir".

Écrit par : Armand | 02/12/2007

Pour être clair j'en ai après Ramonet pour un unique édito qui doit avoir plus de 6 mois, et sinon je ne manque pas un numéro de son journal.

Écrit par : Armand | 02/12/2007

Ecrit par : Roma | dimanche, 02 décembre 2007 12:15

Il y a là une grande irresponsabilité de la police et de la justice. Et ce genre de pratiques ne peut en effet que nuire au travail d'information, si les gens photographiés ou filmés par les journalistes peuvent se voir repérés ultérieurement par les flics grâce à ces documents qui n'étaient pas faits pour ça, cela ne pourra que rendre délicat le travail des journalistes devenus "indics" malgré eux.

Écrit par : off | 02/12/2007

Armand,
c'est toi qui date ... le stalinisme des temps de guerre froide comme repoussoir et justification de tout et n'importe quoi, à commencer par le poutinarrivisme, les maffias, le poujadisme cul béni polonais, le centralisme capitaliste chinois, etc ...
ça commence à être une ficelle assez usée malgré son manque de finesse .

Écrit par : urbain | 02/12/2007

@Urbain : à côté des bouquins et des certitudes il y a la réalité. En plus le prix des billets d'avion a chuté. Sinon on peut rencontrer les gens de là-bas à Paris. Une fois qu'ils ont compris qu'ils n'ont pas affaire à des gens bornés ils ne tiennent pas nécessairement des discours convenus.

@Tous : je recommande une visite au Del psychiatrique, qui semble vivre ses dernières heures (avant une nouvelle renaissance ?).
L'infirmière Nef y serait à mon avis fort utile.

Écrit par : Armand | 02/12/2007

Certes les USA n'aiment pas la Biélorussie et aiment la Pologne, donc la Pologne est un enfer hitlérien et la Biélorussie le paradis sur terre...
écrit par Armand

Tu peux me citer un seul article du Diplo qui ferait l'éloge du régime biélorusse? J'ai plutôt le souvenir qu'ils ont défendu Svetlana Alexiévitch...
Et la résurgence du populisme d'extrême droite à l'est, c'est un constat largement partagé, et qui ne se limite pas au Diplo. Pas besoin d'être ce que tu appelles un brameur marxisant (eh bien, je le revendique) ni un antiamériaicn primaire pour dénoncer Radio Maryja et son influence...

Écrit par : valdo lydeker | 02/12/2007

à côté des bouquins et des certitudes il y a la réalité.

Ecrit par : Armand | dimanche, 02 décembre 2007 14:14

La cuistrerie de ce genre d'affirmation me surprends de ta part ... tu es donc "toi" , du "bon coté", celui de la "réalité" ?
à quoi ça ressemble ?
( enfermé dans les certitudes livresques que j'ai accumulé pendant mes 40 ans de pérégrinations de par le monde au fil d'une demi douzaines de métiers, je suis forcément étranger à la claire conscience de ce monde "réel" que la baisse du prix des billets d'avion rend désormais accessible, aux gens comme toi )

Écrit par : urbain | 02/12/2007

Comme description du "paradis biélorusse" par un brameur marxiste, y'a plus convaincant ;-) (clic signature)

Écrit par : valdo lydeker | 02/12/2007

Ecrit par : Armand | dimanche, 02 décembre 2007 05:50

salue la de ma part .
( Ali Baba Kiziroglu l'attend toujours).

Écrit par : urbain | 02/12/2007

@Urbain : la réalité ressemble à du nuancé. Un peu comme la vérité à mon avis on peut l'approcher mais jamais l'atteindre.
Je reconnais être nrv dans mon expression écrite aujourd'hui, peut-être parce que je n'ai pas écrit ici depuis quelques temps.

Écrit par : Armand | 02/12/2007

Trouvé çà sur un site "ami"

GP Marcel, complètement d'accrod avec ce que tu préconises.
Je viens de me prendre une grande dose de vomitif enlisant les commentaires de l'article de rue 89.(et sur les autres site,s je n'ai m^me pas le courage de trainer).
Mais soyons clairs: sur Rue 89, sur Nouvel Obs.com, sur Libé (etje ne parle même pas du Figaro!)un paquet de commentaires tombe carrémenbt sous le coup de l'incitation à la haine raciale.

Je propose qu'on ne foute pas la paix aux éditeurs qui laissent passer des commentaires fascisants, et que si nécessaire, ils soient poursuivis.
Je propose qu'on relève systématiquement l'ensemble des commantaires racistes pour les signaler au MRAP, à la LDH et au CRAN (je ne suis pas forcément d'accord avec les positions de ce dernier, mais il est en mesure d'agir, y compris judiciairement).
Je propose qu'on harcèle les sites pour qu'ils filtrent leurs commentaires racistes, avec menace de boycott, et que les "décomplexés apprennent, au besoin avec des suites judiciaires, qu'il y a des tabous, qu'on ne brise pas (salut Fontenelle)
et ne venez pas pas me chercher sur la liberté d'expression et la démocraite. Sur l'ordure, on ne débat pas.

Posté par Valdo Lydeker, 02 décembre 2007 à 02:30

Écrit par : ?! | 02/12/2007

Ecrit par : Armand | dimanche, 02 décembre 2007 14:30

La réalité, mon cher armand, c'est une chose qu'il faut invoquer avec beaucoup de précautions.
Comme tu le sais aussi bien que moi, elle n'est pas "nuancée" mais contradictoire et complexe ( au sens de faite de multiples composants ), et ces systèmes d'opposition qui "donnent un sens" au réel continuellement mouvant, sont parfois extrêmement contrastés et dépourvus de nuances ...
mais surtout , comme dirait ce bon Descartes, le "monde n'est que l'idée que j'en ai" ( il n'y a pas de "monde réel" immanent aux choses, ou du moins s'il en est un il n'est pas connaissable par le sujet de cette connaissance).
L'idée que j'en ai, donc, pour contingente qu'elle soit, c'est que l'effondrement du "pays du socialisme réel" n'a pas débouché sur un "monde meilleur", loin s'en faut .

Écrit par : urbain | 02/12/2007

J'assume totalement, (sauf les fautes, c'est tapé un peu tardivement) et pensais en faire mon prochain billet.

Écrit par : valdo lydeker | 02/12/2007

Ecrit par : ?! | dimanche, 02 décembre 2007 14:42


Et alors Bitru ? Qu'est-ce que ça vient faire ici ?

Écrit par : José | 02/12/2007

TAPIS ROUGE SANG POUR VEDRINE

L’ancien Ministre Hubert Védrine, ami des terroristes palestiniens de l’OLP et complice du génocide des Tutsi au Rwanda, a été accueilli ce matin à Paris par une vingtaine de militants qui l’ont aspergé de sang, en mémoire des victimes du dernier génocide du vingtième siècle.

http://www.dailymotion.com/video/x3lzme_vedrine_news

Secrétaire général de l’Elysée de 1991 à 1995, Hubert Védrine faisait partie du conseil de défense restreint en charge de la définition de la politique française au Rwanda. A ce titre, il a soutenu l’engagement politique, financier et militaire de la France aux côtés des génocidaires de 1994.

Loin d’éprouver le moindre remords, Hubert Védrine est aujourd’hui encore de ceux qui nient la complicité des autorités françaises de l’époque dans la réalisation même du génocide. La France a pourtant entraîné et équipé les forces armées rwandaises et les milices interahamwe, agents principaux de l’extermination de plus d’un million de Rwandais.

“L’impunité dont jouissent encore aujourd’hui les complices français du génocide de 1994 est une insulte à la mémoire des victimes”, s’indigne Xavier Renou, porte-parole du collectif Genocide made in France. En couvrant de sang M. Védrine, nous avons voulu rappeler que la place des complices de crimes contre l’Humanité est en prison et non dans les salons militaires.”

Écrit par : Patrice Joyeux | 02/12/2007

(sauf les fautes, c'est tapé un peu tardivement)

Ecrit par : valdo lydeker | dimanche, 02 décembre 2007 14:48


Non ?? Sans blague ;-))))))))

bises

Écrit par : Serval | 02/12/2007

Ecrit par : urbain | dimanche, 02 décembre 2007 14:46


C'est toujours l'éternelle confusion entre réalité et vérité.

Écrit par : José | 02/12/2007

Ecrit par : Serval | dimanche, 02 décembre 2007 14:50

;-)

Écrit par : valdo lydeker | 02/12/2007

Qu'est-ce que c'est qu'un site "ami" ?
( sans parler des "ennemis" )

Écrit par : urbain | 02/12/2007

Ecrit par : Patrice Joyeux | dimanche, 02 décembre 2007 14:50

Merci pour ce morceau d'anthologie inepte, heureusement que tu es là pour faire le pitre, et nous en faire découvrir d'autres .

Écrit par : urbain | 02/12/2007

@Urbain: en l'occurrence, j'ai posté ça, après une soirée tardive et sans modération;-), chez l'ami Olivier Bonnet.

Écrit par : valdo lydeker | 02/12/2007

Ecrit par : valdo lydeker | dimanche, 02 décembre 2007 15:01

"Se méfier du premier élan, il est souvent généreux" ( Talleyrand )

Écrit par : urbain | 02/12/2007

Ecrit par : ?! | dimanche, 02 décembre 2007 14:42

Quand Finkielkraut disait que l'anti-racisme deviendrait le communisme du 21eme siècle, il n'avait donc pas fondamentalement tort.

Vite créons des goulags pour ces déviants qui refusent d'applaudir le multi-culturalisme, et ses deux corolaires, a savoir les communautarismes et la multi-conflictualité.

Camarade Roubachov, vous n'êtes qu'un raciste!

Tenez au fait le MRAP...

Charmante organisation "anti-raciste", toujours très présente dans les cortèges de manifestants pro-"palestiniens", et pas émue pour un sou quand certains excités gueulent "Mort aux juifs" ou brulent des drapeaux israéliens.

Tres sympa aussi son président, Mouloud Aounit, qui suite aux caricatures de Mahomet a déclaré vouloir réintroduire le délit de blasphème et s'est délibérément rangé du coté des barbus contre la liberté d'expression!

Certains ont donc bien choisi leur camp: celui des communistes, des islamistes et de l'Anti-France!

Écrit par : Patrice Joyeux | 02/12/2007

Quand je lis Pat Joy, me dire que je fais partie de l'antifrance, c'est une jubilation dont je neme lasse pas. Je revois toujours l'image de Superdupont et du premier beauf de Cabu...

Écrit par : valdo lydeker | 02/12/2007

Ecrit par : Patrice Joyeux | dimanche, 02 décembre 2007 15:07


Toujours prêt à cautionner ceux qui ne voient en la France qu'une bande de génocidaires, de grévistes, de délinquants, d'imbéciles incapables de comprendre la marche du monde...

Qui fait partie de l'anti-France ?

Écrit par : José | 02/12/2007

Ecrit par : valdo lydeker | dimanche, 02 décembre 2007 15:10

Aujourd'hui les beaufs sont de gauche malheureusement, les bobeaufs.

Écrit par : P.Bourdieu | 02/12/2007

La société française se partagerait-elle entre ceux qui se désolent de l'étroitesse de vue des gouvernants qu'elle s'est donnée et ceux qui se désolent de son peuple sans qualités que l'on ne peut malheureusement pas dissoudre ?

Écrit par : off-off | 02/12/2007

Pauvre Bourdieu, on lui fait dire de sacrés imbécilités

Écrit par : off-off | 02/12/2007

Ecrit par : valdo lydeker | dimanche, 02 décembre 2007 15:10

Il y eut les trois stooges, il y a Finkielkraut , Roufiolle et Joyeux , néo-pitres calamiteux , rivalisant de bourdes pour notre délassement dominical .
Bon assez ri, faut que j'y aille .
à +

Écrit par : urbain | 02/12/2007

Qui fait partie de l'anti-France ?

Ecrit par : José | dimanche, 02 décembre 2007 15:21

Mitrand, sa clique de vichystes, et sa diplomatie pro-génocide au Rwanda.

A ce sujet, les très bons articles de Serge Farnel de la Mena:
http://www.menapress.com/search.php?query=&topic=&category=0&author=Par+Serge+Farnel&days=0

Écrit par : Patrice Joyeux | 02/12/2007

Ecrit par : off-off | dimanche, 02 décembre 2007 15:26

Non car ceux-là sont les mêmes ...

Écrit par : urbain | 02/12/2007

Pauvre Bourdieu, on lui fait dire de sacrés imbécilités
Ecrit par : off-off | dimanche, 02 décembre 2007 15:27

Pas besoin, il s'en charge lui-même.

Écrit par : turbin | 02/12/2007

Bon assez ri, faut que j'y aille .
à +
Ecrit par : urbain | dimanche, 02 décembre 2007 15:28

Non car ceux-là sont les mêmes ...
Ecrit par : urbain | dimanche, 02 décembre 2007 15:30


Chouette, urbain n'est pas encore parti, on va pouvoir s'amuser avec ce con.

Écrit par : monsieur Bitru | 02/12/2007

Ecrit par : Patrice Joyeux | dimanche, 02 décembre 2007 15:30

Vous filtrez vos lectures en fonction de ce que vous voulez lire. L'Histoire se construit au présent mais se lit avec recul. Quand ferez-vous la différence ?

Écrit par : José | 02/12/2007

François Bayrou a été élu président du Mouvement démocrat (MoDem) avec 96,8% des votants, selon les résultats annoncé dimanche au congrès fondateur du parti centriste. Sur 3.93 votants, les bulletins blancs et nuls ont été au nombre de 125, annoncé le sénateur Philippe Arnaud. Seul candidat, Françoi Bayrou a recueilli 3.808 voix, a-t-il ajouté


Un score digne de Ben Ali, Bouteflika, Kadafi et autre Moubarack.

Si la dérive autocratique de Bayrou vous inquiète, la solution est peut-être là

http://www.lagauchemoderne.org/

Écrit par : gaucho Marx | 02/12/2007

Ecrit par : gaucho Marx | dimanche, 02 décembre 2007 15:55

François Bayrou était seul candidat et fondateur.

Au fait, Nicolas Sarkozy a été élu par quel pourcentage à la tête de l'UMP ?

Écrit par : José | 02/12/2007

Si la dérive autocratique de Bayrou vous inquiète...

Ecrit par : gaucho Marx | dimanche, 02 décembre 2007 15:55

C'est la meilleure de la journée

Écrit par : anthony | 02/12/2007

Au fait, Nicolas Sarkozy a été élu par quel pourcentage à la tête de l'UMP ?
Ecrit par : José | dimanche, 02 décembre 2007 16:00

Ecrit par : anthony | dimanche, 02 décembre 2007 16:08


Ben c''est normal, Sarko est un facho, non?
Entre parenthéses il y avait aussi Boutin et Dupont aignan qui avait du faire pas loin de 10%

Apparemment que Bayrou soit un tyran a l'air de vous trouer le cul.
Ce n'est pas moi qui le dit mais Cavada.
Vous devriez mettre un peu de vaseline les p'tits gars une fois de plus, çà risque de faire très mal.

Ce que j'en dis c'est pour vous...Mais peut-être que vous aimez çà?

Écrit par : gaucho Marx | 02/12/2007

Ecrit par : gaucho Marx | dimanche, 02 décembre 2007 16:40

Ah Cavada... Quant à la vaseline, j'y préfère l'huile d'amande douce mais pas pour ce que vous croyez. Déformation politique, Bitru ?

Écrit par : José | 02/12/2007

La guerre civile médiatique a commencé. Et ce n'est pas "le peuple" qui l'a cherché...

Écrit par : grellety | 02/12/2007

Vous auriez pu mettre un crédit sur le dessin de mon voisn Placide, dont le site, vous ne devez pas l'ignorer, est là :
http://www.leplacide.com/
Certes, il n'est pas journaliste au sens strict et à ma connaissance n'a pas subi d'agression, au moins depuis 1995 (moi, après la tentative d'assassinat du 23 juillet 1985 à Pointe-à-Pitre et une petite agression à Vaulx-en-Velin fin 1990… ça va merci…).

C'est, j'estime, la moindre des courtoisies. Et du temps de Guy, je crois que ça aurait été ainsi.

Écrit par : Fabien | 03/12/2007

Le temps béni où la carte de presse était une protection est révolu. Maintenant, il vaut mieux la cacher. Le métier de journaliste a toujours été dangereux dans toutes les zones de conflits, quels qu'ils soient, car le journaliste est devenu une cible et parfois une monnaie d'échange. Nous sommes perçus comme un pouvoir, des nantis, des privilégiés, qui ne seront jamais de leur côté. Ces jeunes connaissent parfaitement les médias à travers la télévision, et ils estiment que nous parlons d'un monde qui n'est pas le leur. (Hervé Chabalier, directeur de l'agence CAPA, dans Le Monde)

Ces jeunes en colère ont un sentiment de trahison car les médias dominants, notamment la télévision, reprennent sans sourciller la version de la police. Ce fut le cas à Clichy-sous-Bois en 2005. Ils assimilent donc les médias dans leur ensemble à Sarkozy et aux puissances d'argent qui gèrent les médias. Il y a une haine qui monte dans ces quartiers face à ce qu'ils perçoivent comme une collusion politico-médiatique. Cette collusion passe par le prisme des médias dominants : TF1 et France 2, seules références des jeunes des cités en matière d'information. (John-Paul Lepers, la Télélibre)

Écrit par : Lord Nithorynque | 03/12/2007

Les commentaires sont fermés.

 
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