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20/12/2007

C'est la faute à Chirac.

La rupture selon Nicolas Sarkozy a consacré l'irrespect de la continuité de l'État, que ce soit par sa proximité avec George W. Bush (dont son alignement guerrier sur l'administration américaine vis à vis de l'Iran) ou l'affaire "Clearstream 2" (rappelons que l'affaire "Clearstream 1" a tout de même produit comme principale victime Denis Robert) dans laquelle un président de la République en exercice peut rester constitué partie civile.

Le traître finira toujours trahi. Ce fut le cas de Jacques chirac, pas encore de Nicolas Sarkozy mais ça ne tardera pas car la règle des 3 L (léchage, lachage, lynchage) a toujours été observée tant les relations en France entre médias, finance et politique sont incestueuses.

Mais avec l'affaire Jean-Paul Bolufer, le bras droit de Christine Boutin (ministre du Logement et de la Ville) qui loue un appartement 3 à 4 fois moins cher que le tarif du marché mais vitupère contre les soi-disant privilégiés du logement social, on atteint probablement un sommet de mauvaise foi, digne d'un champion du monde de foutage de gueule comme écrirait avec son talent inimitable mon voisin Sébastien Fontenelle.

Il faut le comprendre, le sieur.

C'est la faute à Jacques Chirac.

 

 

Et si au lieu de tuer le père constamment, on en prenait les conclusions qui s'imposent et assumait ses responsabilités collectives ?

Et les rats quiteront le navire... Probablement... Peut-être... Utopiquement...

Déontologiquement.

 

José

Merci à skalpa pour le lien vidéo

18/12/2007

Rendre le travail aux jeunes.

Les jugements lapidaires concernant les rapports de nos jeunes au travail relèvent non pas d'une nouvelle mentalité de notre jeunesse mais de l'incapacité des entreprises à s'adapter à leurs attentes. Pour comprendre ce fossé il s'agit de retourner les clichés et de les développer conformément à ce que la nouvelle génération attend pour sa vie future. De ces à priori (ils n'aiment pas le travail, ils relèguent le travail à un niveau secondaire et refusent l'autorité) que pouvons-nous tirer comme constats et enseignements ?

L'ordre selon lequel ces clichés doivent être traités est important si l'on veut émettre un raisonnement valide pour la construction d'une vie.

Le refus de l'autorité.

Commençons par définir ce qu'est l'autorité et comment elle est perçue par les jeunes générations : pré-ados, ados et jeunes adultes. L'autorité première est l'autorité parentale et ne s'intègre que dans le champ commun de la communauté que constitue la famille, famille qui participe en son entier, ou le devrait, à l'éducation de l'enfant. L'objectif de l'éducation que nous dispensons à nos enfants peut se résumer sans tomber dans une simplification abusive à un transfert progressif d'autonomie. À la naissance l'enfant ne dispose d'aucune forme d'autonomie, sa dépendance est donc totale. La charge et l'objectif de tout parent sera, tout au long du processus d'éducation, de transférer progressivement cette autorité en la transformant en autonomie de l'enfant pour en faire un adulte. L'abandon volontaire de cette autorité parentale, pour être efficace, doit s'accompagner d'un respect réciproque équivalent. S'il est possible de revenir sur l'autonomie de l'enfant en fonction de son degré de mâturité et des aléas de l'adolescence, il faut impérativement garder à l'esprit que l'autorité est un état et le respect le sentiment qui en découle. L'autorité naturelle ne se décrète pas, elle s'acquiert par le respect et est librement accordée par celui qui y consent. En cas d'incompréhension majeure et de perte des repères essentiels, la solution trop souvent malheureusement adoptée est de renforcer les oppositions en exacerbant non pas l'état mais le sentiment. C'est ainsi qu'insidieusement se transforment l'autorité et le respect en ce qu'ils ont de plus antagonistes, la crainte et la peur. Ce phénomène peut d'ailleurs se produire tant chez les parents que chez les enfants. Ce processus, valable au sein de la famille, est-il transposable en dehors de ce cadre ?

Les difficultés scolaires que rencontrent nos enfants, sauf bien entendu cas exceptionnels, sont pour la plupart dues à l'incompétence, individuelle ou collective, du système enseignant. Qu'il s'agisse d'une incompétence professionnelle conduisant au désintérêt de l'enfant ou relationnelle menant à la défiance voire à l'opposition. On peut ainsi légitimement postuler qu'autorité, compétence et respect réciproque sont intimement liés (les rapports entre nos jeunes et nos forces de l'ordre, par exemple, relèvent de façon flagrante de la rupture de ce lien). S'insérer de façon satisfaisante au sein d'une société quelle qu'elle soit suppose donc d'accepter l'équilibre, les limites et la reconnaissance proposés entre respect et autorité d'un coté, compétence et autonomie de l'autre.


Le travail relégué sur un plan secondaire.

Les jeunes arrivant aujourd'hui sur le marché du travail ne sont pas les adultes des Trente Glorieuses en moins vieux. Ils sont confrontés à l'instabilité professionnelle, à une expérience qui se périme beaucoup plus vite face aux révolutions technologiques et savent qu'ils mettront beaucoup plus de temps à se stabiliser professionnellement, s'ils y arrivent. Pourtant, ils s'adaptent et n'ont, semble-t-il, pas de mal à intégrer ces évolutions dans leur raisonnement. Comment expliquer alors que le taux de chômage de notre jeunesse (environ 20%) reste l'un des plus élevés d'Europe ? Le problème ne tiendrait-il qu'à eux ? Les entreprises ont-elles adapté leur fonctionnement aux évolutions de la société ? Qu'en est-il des relations hiérarchiques, des modes d'organisation et de fonctionnement ? Le refus du télétravail, exemple significatif, n'est-il pas assimilable à un refus d'autonomie ?

D'autre part la précarité salariale, le retour chronique aux périodes de chômage, les formations professionnelles ne débouchant sur rien de concret, les stages où ils auront eu l'impression souvent justifiée de remplir les tâches dont personne d'autre ne voulait, etc. ne peuvent que les conduire à rechercher une stabilité autre que professionnelle. Si l'on ajoute à cela la précarité de la famille, celle que l'on quitte comme celle que l'on crée, on peut facilement conclure que l'avenir se bricole plus aujourd'hui dans l'approximation qu'il ne se construit durablement.

Le travail n'est donc plus aujourd'hui une vertu car il n'assure plus à coup sûr ni sécurité ni stabilité. Pour autant, assimiler cette défiance à de la paresse serait une erreur. Les jeunes sont prêts à l'effort pour peu que l'on y adjoigne du plaisir et de la reconnaissance, que l'on souligne leur utilité et qu'on les en gratifie eux-mêmes et non leur supérieur (ce qui nous renvoie à la défiance vis à vis d'une autorité incompétente). Personne ne peut accepter de voir les fruits de ses efforts accaparés par d'autres et ce genre de situation ne peut que conduire à une démission par le moindre effort ou effective pour trouver plus gratifiant ailleurs.

Nous devons aussi nous poser la question de savoir si la quantité de travail reste une référence. Comment intégrer le fait de voir tant de gens compétents, ayant travaillé jusqu'à des heures indues et rentrant exténués de leur journée de labeur se faire licencier, dans une vision valorisante du travail et de l'effort ? La fatigue ne paie plus et c'est tant mieux. Les jeunes générations ont parfaitement intégré les progrès technologiques conduisant à l'allègement de l'effort du travail que nous avons voulus et élaborés. Pourquoi le leur reprocher ? Le refus d'horaires épuisants ne doit donc pas être interprété comme de la faineantise mais comme une recherche d'équilibre et devrait plus nous rassurer que nous indisposer.


Le désamour du travail.

Comme je l'ai écrit plus haut, il n'y a pas à mon sens une perte de la valeur "travail" chez nos jeunes mais bel et bien l'inverse, c'est à dire une chute de la valeur "jeunes" au sein du monde du travail. Les compétences sont de moins en moins reconnues et sont remplacées par des critères de flexibilité, par des statuts précaires et par l'opposition entre salariés. Lorsqu'une entreprise préfère garder un employé en CDI plutôt qu'un autre plus compétent en CDD, tout simplement parce que le premier couterait trop cher à licencier, comment se plaindre d'une certaine défiance et ne pas admettre un certain triomphe de l'incompétence ? Les ambitions de notre jeunesse ont été largement revues à la baisse puisque, pour la première fois depuis bien longtemps, nous vivons une période où nous avons peur de laisser à nos descendants un monde plus instable et moins sûr que celui que nous avons connu, bâti sur la quasi-unique valeur travail. Nous ne pouvons non plus nous plaindre que, tout en cherchant à les pousser à la consommation, ils veuillent en trouver le temps et le loisir. Face à ces contradictions, force nous est de constater que notre jeunesse fait bien plus preuve d'imagination et d'adaptation que nous ne le faisons à leur égard.

Contrairement aux discours pessimistes qui nous annoncent un conflit de générations sur le problème des retraites, les jeunes ne nous reprochent pas le monde que nous leur avons laissé mais surtout notre incompréhension de la société qui se profile et qu'ils ont, eux, assimilée. Ce qu'ils nous expriment ne reflète pas de la paresse ou de la rancoeur mais notre incapacité à modeler ce dont nous disposons en fonction de leurs attentes. Ils ressentent que nous utilisons nos outils, nos entreprises et nos institutions avec une autorité révolue qui confine au refus de l'achèvement de leur autonomie. En transformant l'assistance légitime à laquelle ils ont droit en un assistanat chargé de condescendance nous avons perdu une partie de leur confiance et par là même de notre autorité.

Il n'est pas trop tard. Il n'est jamais trop tard pour la jeunesse.

Mais il est plus que temps.



José
Un long billet largement inspiré par un dossier du Club des Vigilants.

16/12/2007

Chroniques du divin marché

CHRONIQUES DES HAUTES SPHERES DU DIVIN MARCHÉ

Car la Vie n'est pas un long fleuve tranquille dans l'Olympie libérale.

ÉVANGILE SELON SAINT-JEAN

Il y a 100 ans naissait Jean Fourastié.

Il a écrit un des nombreux évangiles de Notre Divin Marché intitulé le Grand Espoir du XXème siècle. Jean-Pierre Chamoux (mécréante que je suis, je n'ai pas investi dans la lecture de ce pieux ouvrage et vous livre l'explication de texte d'un docte théologien-économiste de l'Université Paris Descartes) nous explique que dans cette Sainte Ecriture, Jean, visionnaire réaliste, « démontre que l'efficacité du travail humain, démultipliée par le progrès technique augmente très vite. Cela s'appelle la productivité. Quand elle croît, notre travail est mieux payé, notre niveau de vie augmente, les entreprises investissent, ce qui accélère encore le progrès. Ce qui explique notre enrichissement ». Dans sa Lettre aux libéraliciens qu'est son ouvrage les « 40 000 heures », Jean prédit « qu'au-delà d'une certaine richesse, les hommes voudront aussi profiter de la vie ». Il prophétise « une société de services et de loisirs pour le milieu du XXIème siècle, société dans laquelle les hommes travailleront 30 heures par semaines, 40 semaines par an, s'informeront mieux sur le monde et s'intéresseront plus aux autres » (cela m'a presque donné envie de me convertir).

Il convient donc que tous les adeptes libéraux luttent ensemble contre les Hérétiques qui prônent dans leur
secte obscurantiste le « Travailler plus pour gagner plus ».

Espèrons que, lors du concile de Toya, les disciples sauront remettre les évangiles à l'heure.

Sinon ce schisme risque d'avoir des conséquences apocalyptiques sur tous les croyants et impies, dépendants des dogmes du Divin Marché... Et nous privera du Paradis Terrestre Libéral annoncé par Saint-Jean-Fourastié.

 

 

Le Village des NRV

by Nef 

15/12/2007

Le bonneteau

Bienvenue dans la partie de bonneteau ! Misez donc, c'est facile, il ne faut simplement pas perdre de vue la dame de coeur.

Mais l'important ce n'est pas cette carte. Ce sont les deux autres...

Tenez par exemple cet amendement voté dans la nuit du 11 décembre.

Voila bien la preuve que pour l'État les malades, les personnes agées, sont un poids, et qu'ils comptent bien se faire rembourser les quelques deniers qu'ils leurs attribuent à grand renfort de propagande. Et ce n'est pas seulement la perte de beaucoup d'acquis sociaux, mais aussi la culpabilisation de n'être pas bien portant, productif, actif.

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Il a fallu une levée de boucliers des professionnels du secteur pour que le gouvernement ne retire in-extrémis à l'Assemblée Nationale le texte du Sénat... Prouvant ainsi que seule une mobilisation peut le faire reculer.

Mais comment, vous ne l'aviez pas vu ? C'est normal, cela fait une semaine qu'on vous trimbale Khadafi sur toutes les chaînes. À croire que les 10 milliards d'€uro de contrats dont le gouvernement se targue sont en fait 10 milliards d'économies sur les prestations sociales à venir.

Voila c'est ça le bonneteau... Vous croyiez suivre la bonne carte ? Perdu...
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Autres aberrations (entre autres) qui passent aussi sans remous dans la partie de bonneteau :

* Le "travailler + pour gagner +, gagner +", Bon, pourquoi pas...

Mais au final, si vous êtes locataire d'un HLM vous allez risquer de devoir le quitter ou de voir votre loyer être revalorisé suivant votre situation fiscale...

* Les heures supplémentaires non imposables...pourquoi pas...

Sauf que même si vous n'êtes pas imposable sur ces heures, elles comptent dans votre revenu et donc vous allez voir votre prime pour l'emploi diminuer, voire disparaître, vos allocations logement aussi, ainsi que votre prime de rentrée scolaire si vous avez un enfant scolarisé également.
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Combien d'autres aides se verront supprimer par ce seul fait de gagner juste un peu + ?

Lorsque l'heure des comptes arrivera on s'apercevra qu'on a travaillé + pour gagner moins.

Et enfin, nouvelle mesure qui en annonce d'autres  beaucoup plus globales : les distributeurs de meubles qui pourront ouvrir tous les dimanches. Le lobby CONFO-IKÉA a gagné annonçant le début des ouvertures généralisées de tous les grands commerces le dimanche. Ouvertures qui seront probablement votées après les municipales. Du travail en plus pour divorcer plus (mais pour moins cher, bien sur)... Quant à gagner plus ? On demande à voir...

C'est cela l'art du bonneteau. Vous choisissez un comparse pour pigeonner et embrumer le client et plus il mise, moins il gagne...

Le Village des NRV
sur une idée de martine

10:43 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (61)

14/12/2007

Rebelle de caddie…

Et pourtant ils me font des yeux de velours… C'est fou comme les champions du sac échangeable à vie pour préserver la nature sont moins regardants sur la déforestation dès lors qu'il s'agit de bourrer à tour de bras les boites aux lettres de leurs prospectus chamarrés...

Mais c'est « Noyel » mon bon môssieur, c'est la joie, c'est la fête. C'est le moment des petits cadeaux et de la grande bouffe.

C'est le moment où on enrobe pour mieux dérober, celui où l'on s'emballe pour mieux se déballonner dans la forêt de sapins. Celui de la vie sociétale et de la joie partagée dans le papier doré et les guirlandes brillantes sous les reflets de la joie fabriquée.

C'est le moment où il faut consommer sa joie, la montrer en viles guirlandes à allumer sur son petit pavillon et qui font ressembler le moindre lotissement de banlieue à une version albanaise de Las Vegas.

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Celui où l'on sort les gigots et les escargots, le foie gras et le saumon comme si on n'avait pas le droit d'en consommer avant ce repas. Le jour où les dindes sont toutes ripolinées, apprêtées dans la même tenue de crèche pour accueillir le petit Jésus entre les rois mages et le fromage.

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C'est le moment des promos de fin d'année pour commerciaux ayant leur chiffre annuel à boucler. C'est le moment où l'on boit pour oublier le quotidien en s'étourdissant de paillettes.

Bref c'est le jour où l'on remplit son caddie à ras bord, quand d'habitude on le serre jusqu'à le faire ressembler à un panier d'osier, pour cause du manque de petite monnaie pour s'acheter le nécessaire le restant de l'année.
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Je hais Noël.

Je hais ces rendez-vous consuméristes ou l'on oublie l'esprit pour mieux célébrer le culte.

A propos de culte, les soldes ça commence le 9 janvier...

Le Village des NRV
by Serval

13/12/2007

Supplique d'un modeste citoyen à l'adresse de Marie-Antoinette Lagarde, Ministre des phynances de notre bon Roi.



Votre Seigneurie,

J'ai lu, sur le Parisien du 24 novembre dernier, qu'à partir du 1er janvier 2008 les contrôles techniques auxquels sont soumis les véhicules automobiles âgés de plus de cinq ans seront bien plus sévères et comporteront des examens bien plus approfondis…

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Les contrôles portaient sur dix points de sécurité depuis 2002, désormais dix-huit points seront examinés. Toute fuite d'huile intempestive, toute ceinture un peu fatiguée et des tas d'autres petits défauts conduiront invariablement à une contre-visite. L'augmentation du tarif de la visite, vu le supplément de temps passé, sera conséquent puisque la hausse serait de 30 %. Soit passer de 55€ à 70€… Et que de plus un contrôle technique non effectué est passible d'une amende de 90€ si d'aventure la maréchaussée diligentée par vos soins par l'entremise de la comtesse D'Alliot Marie s'avise de faire le tour du véhicule suspect.

J'attire l'attention de votre Altesse sur une mesure qui a particulièrement attiré mon attention et qui me consterne : les pare-buffles qui équipent certains 4X4 devront être homologués… C'est un terrible coup porté à nos amis riches qui risquent de s'exiler par millions de notre pays vers des contrées frontalières plus accueillantes… Et toutes autant dénuées de buffles.
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Votre Majesté princière n'ignore pas qu'un tiers des véhicules du petit peuple est âgé de plus de 10 ans et que beaucoup de ces véhicules sont nécessaires à leur dur labeur quotidien. Vous avez donc compris que la sévérité de l'examen va placer plus d'une famille modeste dans un terrible et cruel dilemme ! Et en ce moment, l'argent ne court pas les rues… Que faire ?

Aussi Madame, j'en appelle au bon sens dont vous faîtes si couramment preuve dans votre immense sagesse et votre empathie ardente avec les humbles.

Je vous propose donc, de libérer une prime pour que nos petites gens qui n'ont pas les moyens de se racheter une voiture, puissent tout de même s'offrir un vélo.
Et, afin de parfaire la cohésion sociale en notre beau pays, je propose que vous autorisassiez ces Français modestes à adapter sur ces vélos un pare-buffles !
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Ainsi, Français, riches et pauvres unis dans une solidarité patriotique, ne sentiraient plus de barrières sociales grâce à leurs pare-buffles, accessoires particulièrement utiles dans nos contrées.

Notre beau pays en serait tout ragaillardi et requinqué !

Je vous prie, votre Seigneurie, d'accepter la dévotion d'un petit citoyen médiocre et insignifiant.

Le village des NRV
by cui cui

12/12/2007

Le Jean-Foutre de guerre.

C'est l'histoire d'un de ces journalistes "people" monté au firmament simplement pour son insolence de surface mais qui une fois en hauteur analyse la politique par le petit bout de la lorgnette.


En dépit de ce que voudraient nous faire croire les médias, il y a plus important que le pétard mouillé médiatique que vient de sortir Ségolène Royal (celle qui chante avec Hervé Vilard "Capri c'est fini") et même pire que l'absence flagrante d'Enrico Macias (celui qui chante "Ah qu'elles sont jolies les filles de Sarkozy"), lors du voyage officiel de Nicolas Sarkozy en Algérie.

Il y a..... LA GUERRE....... la vraie, la prochaine.

Et ça, il le Sait ! 

Cet homme (appelons-le JM. A.) sait pourquoi il y aura la guerre, il sait contre qui et même, il sait quand. 

Pour transmettre son message au monde avant qu'il ne soit trop tard, il possède des armes de communication massives.

Il a une carte de presse qui lui permet d'intervenir sur tous les types de médias : presse, radio, internet, télévision.
Il a des sources de première main.
Il a une méthode infaillible : le martelage, argumenté sur son blog et assené à Canal+ « L'Iran aura la bombe nucléaire dans un ou deux ans ».
Et surtout au final, il a une logique imparable : L'Iran est dangereux pour la paix mondiale, la preuve on va être obligé de lui faire la guerre.

Alors, info ou intox ?
Analyse géostratégique de haut-vol ou arnaque à la peur ?

Devrons-nous attendre la prochaine émission de Julien Courbet pour apprendre tout ceci n'était qu'un énorme canular ? Si c'est le cas, il y a plagiat d'imposture notoire et avéré car d'autres nous avaient déjà fait le coup fin 2001, début 2002.

Le suspense n'aura pas duré trop longtemps, la bombe médiatique de JM.A. vient de faire long feu.

Boum.

Détonnant non ?

Le Village des NRV
by Nef

11/12/2007

Normes eco-sociales : responsabiliser sans contraindre

Les relations inextricables entre consumérisme, règles de concurrence ouvertes et mondialisées, délocalisations, moins-disant social, moins-disant écologique, sont un nœud gordien impossible à trancher et dont les conséquences pour les consommateurs et les salariés, les entreprises et les pays, paraissent se dérouler selon un scénario inexorable auquel personne ne semble ni pouvoir ni devoir s’opposer sous peine de briser les règles fondamentales du marché telles que l’abaissement continu des mesures protectionnistes.
Aujourd’hui, les biens de consommations sont proposés dans les commerces avec une seule valeur affichée : leur prix. C’est l’élément déterminant de l’achat, dans la logique utilité/moyens financiers du consommateur et dans le rapport qualité/prix du produit. Aussi la mise en concurrence des produits semblables voire similaires se fait-elle dans une logique d’amoindrissement des coûts de production afin de les rendre « concurrentiels ». C’est cette mécanique qui est sensée faire baisser les prix pour le consommateur, mais préside aussi à la délocalisation des entreprises qui l’emploient.

Un des problèmes alimentant cette roue économique que d’aucuns qualifieraient de perverse est, à mes yeux, l’absence d’affichage de deux valeurs des biens de consommation : leur valeur écologique et leur valeur sociale. Entendons par là la qualité écologique et sociale qui accompagne leur production et mise en vente. Pourtant, ces valeurs existent de fait et sont fortement variables dans un système de marché ouvert et mondialisé qui met en concurrence des produits provenant d’entreprise et de régions aux normes écologiques et sociales fortement divergentes.

D’où proposition : établir une codification de la valeur éco-sociale des biens de consommation, avec l’obligation pour le fabricant et le commerçant de présenter distinctement cette valeur sur le produit à vendre. Cette obligation sera mise en place au niveau communautaire européen, soit le premier marché de consommation mondial, et aura valeur d’information éclairée du client. Ce sera en ce sens un renforcement des règles de concurrence au bénéfice des consommateurs.
Cette codification comportera plusieurs échelons à déterminer. Un premier collège communautaire établira les lignes directrices d’une codification éco-sociale (ES), les organismes vérificateurs et les procédures (on peut proposer par exemple une note de 1 à 100 incluse dans un macaron de couleur allant du vert au brun selon la qualité ES).
Par la suite, des collèges par branche détermineront les éléments à tester et un système de notation satisfaisant et intégrant les spécificités de branches.

La mise en place, les procédés de notations et de vérifications au sein des entreprises de production sera inspiré des normes ISO, à la différence de la notation, qui ne correspondra pas à la reconnaissance d’un seuil de qualité (donnant droit à une certaine valeur de certification dans le cadre ISO) mais à une note ES globale. Par exemple, la certification ISO est valable 3 ans et renouvelable suite à un audit, elle est payante et les coûts sont supportés par les entreprises qui briguent les marchés où ces normes sont requises.
On pourra également demander, pour certaines catégories de produits manufacturés (hi-fi, électroménager, automobiles) la présentation d’un tableau ES sur le modèle des tableaux de composition et de valeur calorique des produits alimentaires.

Prenons un simple exemple : une automobile. Elle obtiendra une note ES qui correspondra à la note moyenne des centaines de pièces la constituant (si pour certaines pièces le fabriquant ne peut fournir d’évaluation vérifiée, on leur attribuera une note médiocre par défaut) en intégrant les notes correspondant à leur assemblage. Le poids relatif de chaque note sociale sera déterminé par son temps relatif dans le temps total de production, et d’équivalent CO2 pour les notes écologiques.

En conclusion, ce système sera non-contraignant pour le consommateur : il sera simplement informé. Le consommateur pourra réaliser ses achats en fonction de la seule valeur prix, comme aujourd’hui, ou intégrer dans son choix, s’il en a le désir et les moyens financiers, la valeur ES. Cette valeur sera reconnue comme un droit communautaire à l’information du consommateur. C’est l’évidence de la défense de l’intérêt du consommateur qui portera ce projet. Son ennemi principal est son coût, mais l’ouverture du premier marché mondial sera certainement un objectif assez stimulant pour convaincre nombre d’industriels de franchir le pas. De plus, si tant est que cette affirmation intuitive est validée, les produits de production européenne se verraient mis en « valeur ».

Quoiqu’il en soit, les produits plus respectueux de l’environnement et des hommes seront promus par la valeur ES et cela, quelle que soit leur zone géographique de production, sera un gain net pour la communauté humaine et pour la planète.

 

Phets 

08/12/2007

La première Vérité sainte ou l’ontologie bouddhique.

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L’expérience démontre à Bouddha que toute  existence est douloureuse.
Il est vrai que la vie offre non seulement des souffrances, mais encore des joies.
Mais ce qui la rend intolérable, c’est l’impermanence de toute chose.
La naissance, la vieillesse et la mort, voilà le rythme ternaire que tout être vivant subit sans espoir de rémission.

Ou, cette proposition ne s’applique pas seulement au corps, mais aussi à l’âme.

Contrairement au brahmanisme qui admettait dans tout être la présence d’une étincelle divine, l’âtman, auquel le Moi individuel servait d’habitacle provisoire et qui, à tout moment, pouvait retourner dans le sein du brahman, le bouddhisme réduit le Moi à une création momentanée et fortuite due à la coopération mutuelle des cinq éléments physiques et moraux qui composent l’homme.

Dans le bouddhisme, le Moi se dissout, se désagrège pour n’être plus qu’ « une façon de dénombrer, un terme, une appellation, une désignation commode et un nom ».

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Pessimisme profond qui, n’ajoutant foi qu’aux témoignages des sens, interdit à l’homme de croire en quelque chose de durable, permanent, éternel.

Pessimisme pourtant qui n’engendre aucunement la résignation.

 

 

Le DEL ou le Petit Véhicule. 

06/12/2007

Nicolas Sarkozy piège ses propres troupes

Il a été souvent attribué à Nicolas Sarkozy la stratégie du pompier pyromane.

La stigmatisation des populations des quartiers et cités sensibles constitue la pierre angulaire de la stratégie électorale de Nicolas Sarkozy. L'objectif étant bien sûr de se placer à l'opposé de l'angélisme supposé de la gauche. Soit. C'est de bonne guerre. 

L'instrumentalisation des fonctionnaires à des fins politiques est récurrente, qu'il s'agisse de fonctionnaires civils comme les RG ou militaires comme la DGSE. Mais le principe intangible régissant ces opérations a toujours été que la hiérarchie ne devait jamais "lâcher" ses exécutants. Et même si l'on peut se souvenir de la trahison des plus hautes sphères de l'État lors de l'affaire du Rainbow Warrior et toute la tartufferie qui a suivi, ce n'est pas une règle et les lâcheurs en ont payé le prix.

Mais comment qualifier l'attitude qui consiste à littéralement piéger des fonctionnaires pour que la communication publique colle aux desseins d'une décision ministérielle ? À organiser une rencontre publique dans le seul objectif de mettre ses propres troupes en porte à faux ? À humilier ses propres subordonnés devant des millions de téléspectateurs dans la seule intention d'asseoir son image ?

Je ne sais pas, je n'ai pas de mots.

Et si vous vous demandez pourquoi j'ai écrit ce billet, je vous demanderai avant de répondre de vous en référer à l'article qui l'a initié.

C'est ici, c'est sur Bakchich. 

 

José 

 
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