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12/11/2007

Les barbares

Une fois n'est pas coutume, le texte ci-dessous n'aborde pas un fait de société ou d'actualité sous l'angle politique. Il se veut juste un constat face à la violence, en espérant y entrainer une réflexion.

C'était le Heysel en 1985, Zagreb en 1990 quand (déjà) Serbes et Croates  en vinrent aux mains, Cela à été le Parc des Princes il y a tout juste un an, Catane il y a neuf mois et la mort d'un policier, Rome hier et la mort d'un supporter entrainant encore d'autres violences, l'incendie d'une caserne et celle du CIO Italien. Encore du sang, encore des morts et des blessés.

Je vous hais.

Je vous hais soi-disant supporters inféodés à vos écharpes que vous ne savez faire qu'agiter comme le dernier des décérébrés du bulbe rachidien qui vous manque. Je vous hais, crétins qui ne venez au stade que pour stimuler votre libido défaillante à grand hurlements gutturaux. A grand jets de projectiles et d'injures racistes aussi.

Je vous hais, vous dis-je, vous qui ne levez le coude que s'il est prolongé par une bière et qui seriez incapable de lever le petit doigt pour une cause juste. Vous qui vous appropriez le football et qui salissez ce sport.

Au travers du football, vous salissez toutes les valeurs d'engagement, d'abnégation, de volonté.

Et pourtant ces valeurs ne sont pas l'apanage du seul football, ni du sport en général. Ce sont les valeurs aussi de celles et ceux qui ont lutté pour une société plus juste à défaut d'être meilleure. C'est l'étendard de la justice face à l'iniquité, de la liberté face à l'oppression, de la démocratie face à la dictature.

Ce sont les valeurs universelles de la civilisation à laquelle vous appartenez (si peu) et que vous vous acharnez à détruire (si souvent). Vous n'avez rien compris, vous n'avez rien appris, vous ne méritez que le mépris.

Vous n'êtes que des barbares.

Comment en est t'on arrivé là ?



Serval

11/11/2007

État de guerre civile ?

Hier rentrant chez moi, je vois un homme, jeune, à plat ventre sur le trottoir, agité de tremblements sporadiques, je me penche vers lui pour m’inquiéter de son état, lui proposer de l’aide. Un de ses copains surgit, le redresse à moitié -« qu’est-ce qui t’arrive collègue ? »- puis me demande d’appeler les pompiers et m’enjoins, avant de disparaître, de rester avec lui. Le jeune homme devenu livide a les yeux qui tournent et un côté du visage en sang.

En attendant les pompiers...
Avec deux jeunes filles dont les cours de secourisme ont été bien utiles, nous parlons au jeune homme pour l’empêcher de sombrer. Il émerge par éclairs, balbutie, replonge.
Il n’a plus toutes ses dents, sent la pauvreté et la marginalité non choisie à plein nez. A un moment, pathétique et enfantin, il se relève, affirmant, fanfaron, « je suis fort moi ! », avant de retomber sur le bitume. Faiblesse du corps qui échappe et solitude hallucinée.

Un petit attroupement se fait. Des élèves sortant d’un cours privé voisin implorent de l’aide pour lui, une femme arabe visiblement angoissée s’inquiète du temps mis par les pompiers pour arriver. Un homme pressé passe : « laissez le donc, c’est des drogués ! ».
...
Le soir je lis la presse :
Préparez vous à une grève longue dit X. Bertrand tandis que d’autres (dont V. Pécresse) en appellent à la mobilisation des défenseurs de la politique du gouvernement.


Dans cette période de tensions sociales, un affrontement violent peut se développer. La responsabilité d’un gouvernement agissant au service de ceux qui ont le pouvoir économique, financier, médiatique, etc., et entendent bien ne pas le partager, est en question. A-t-on un État de guerre civile ?

La France a connu des guerres civiles, depuis les guerres de religions jusqu’à celle qui ne fut jamais nommée comme telle : celle d’Algérie. En ces temps d’effacement de l’État protecteur, vieille lune paraît-il pour les « Modernes », la « guerre de tous contre tous » (Hobbes) semble à l’ordre du jour.

Notre capacité à éviter la guerre civile est mise à l’épreuve par l’oubli des lois élémentaires de l’attention à l’autre, de l’hospitalité, autant que par la valorisation du flux sans limite des hommes et des marchandises, des « hommes-marchandises » dans une guerre économique planétaire.

Quel État peut nous faire accepter une délégation de pouvoir garante de la paix civile ? Existe-t-il celui qui nous ferait dire ? :
J’autorise cet homme ou cette assemblée, et je lui abandonne mon droit de me gouverner moi-même à cette condition que tu lui abandonnes ton droit et que tu autorises toutes ses actions de la même manière. Cela fait, la multitude ainsi unie en une seule personne est appelée une RÉPUBLIQUE, en latin CIVITAS (Hobbes, Léviathan).

La République a été, en France, la forme politique historique permettant de dépasser l’état de guerre. Mais au prix d’un oubli : la nature sociale de cette dernière, pourtant inscrite dans la Constitution.

La démocratie politique ne saurait recouvrir la démocratie sociale : les élections ne sont pas le tout de la démocratie, mais ce raisonnement heurte l’idée de démocratie représentative. La question de savoir ce qui nous permet de vivre ensemble, malgré et avec nos différences, malgré nos antagonismes, nos « prés carrés », nos certitudes, est à nouveau posée. Comment la conflictualité normale de la société peut-elle ne pas être mortifère ?

Quel lien entre la solidarité microscopique envers le jeune homme overdosé et la République direz-vous ?
Et si c’était la parole du poète : "L'universel c'est le local sans les murs" (Miguel Torga).

 

 

Juliette dze 

10/11/2007

Plat pays et morne plaine

J'aime profondément la Belgique depuis longtemps, ses bières, sa gastronomie, son architecture, l'ambiance festive de ses carnavals, l'accueil de ses habitants, Bruxelles la flamboyante, Liège, l'austère, Anvers l'interlope, Bruges la médiévale, et je me pose cette question : pourquoi tant de ressentiments entre deux cultures ? Pourquoi tant de haines ? Pourquoi un tel renouveau du nationalisme flamand  ?

Depuis 150 jours la Belgique n'a plus de gouvernement. La plus grave crise depuis 1987. Et des crises il y en a pourtant eu depuis 1962 quant la « frontière linguistique » s'est fait jour entre Flamands et Wallons, avec pour conséquence, en 15 ans, que chacun vote pour les partis politiques de « sa » langue défendant ses particularités et accroissant encore le fossé.

Voilà comment le plat pays s'est transformé en morne plaine.

Comment, peut on encore vivre dans un pays sans gouvernement, ou les deux composantes linguistiques se détestent aussi cordialement, sans qu'il ne plonge irrémédiablement dans les tréfonds d'une terrible anarchie ?

Tout ceci pose le postulat suivant : Si la Belgique survit dans un tel environnement, ne serait ce pas le signe qu'un pouvoir central est superflu ? Ne serait ce pas le constat irrémédiable qu'une scission économique et politique est inéluctable ?

La crise économique qui défait peu à peu tous les liens sociaux, culturels, ethniques en Europe serait elle donc la préfiguration d'un délitement  prochain des peuples qui, dans toute l'Europe, auraient la tentation morbide du repliement sur soi ?

Où la mort annoncée d'une certaine idée de l'Europe globalisée et homogène dont rêvent les Eurocrates de Bruxelles et nos élites économiques et médiatiques ?


 

Collectif DEL
Sur un billet de cui cui

 

Pour aller plus loin :

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/2...

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3214,36-976013@...

09/11/2007

Bitter Sweet Symphony

On peut être de gauche, de droite, du centre, voire du nombril dans cette France profonde. Il n'empêche que quelques soient nos opinions, et à part une marée en chemise noire restée putréfiée entre les ossements de Charles Martel et les cendres de Jeanne d'Arc, nous avons tous un dénominateur commun écrit au fronton de nos mairies et sur nos pièces de monnaie. Une devise, celle de la République réputée une et indivisible.

Une conception fondée sur son indépendance. Indépendance défendue depuis de Gaulle par tous nos chefs d'État jusqu'à présent. Cela signifie surtout  une volonté de ne pas être à la remorque d'une nation aussi grande soit elle.

Avant tout, garder la maîtrise de son destin.

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Bien sûr, les cimetières normands sont pleins de croix blanches alignées témoins de notre dette envers les États-Unis. Cela, personne ne le conteste.

Devons nous pour autant nous aligner comme des oies blanches, témoins de notre nouvelle soumission ?

Cela n'a pas été le cas, et avec fracas, quand la France à quitté l'OTAN, refusant par la même occasion des bases US sur son sol, le déploiement de missiles destinées à la "protéger", la vassalité dans les relations internationales comme la Grande Bretagne dont l'oncle Sam tire les ficelles depuis la création de l'Europe.

Alors maintenant quoi ? On succombe au mirage de "l'Américan Dream" pétri de valeurs comme l'esprit d'entreprise et la liberté ?
Mais dans ce cas aura-t-on droit nous aussi à un "Washington Post" dévoilant le scandale du Watergate ou restera t'on dans le gommage de bourrelets et le limogeage des rédac'chefs de Match ?
Aurons-nous droit aux patrons voyous d'Enron condamnés respectivement à 6 et 24 ans de prison, ou laissera-t-on profiter de leur golden parachute ceux qui ont précipité la chute d'Airbus laissant 8000 emplois sur le carreau ?

Et surtout que fait-on de "l'Américan Nightmare" ? Celui des émeutes raciales, de la violence, du système de santé réservé à ceux qui peuvent se le payer ? Celui de la précarité, de la crise des "subprimes" et des élections bâties sur les dons de généreux sponsors qui attendent en retour les fruits de leur investissement de lobbyistes une fois leur candidat élu ?

D'un côté l'American Dream avec toute sa démocratie, sa vitalité, son ouverture, de l'autre l'American Nightmare avec son cortège d'inégalités, de marchandisation, de judiciarisation, d'artifices médiatiques...

Nos élites ont choisi la face sombre du cauchemar, parce que cela les arrange !

A bitter sweet symphony.... Very bitter.

Avec l'amertume de ne plus être maîtres de notre destin.

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Collectif DEL
Sur un billet de Serval

08/11/2007

Écran liquide

Écran plasma, écran cathodique, écran géant, écran lumineux.

Toute une vie, dominée par ces boites à images. Tantôt reflets, tantôt miroirs, tantôt déversoirs ou repoussoirs c'est selon.
Le cran de ne rien faire, les crampes aux yeux...
Toute une vie minée par les crans. Les crans à la ceinture sous les coups de boutoirs du chômage. Les crans à la liberté sous les caméras. Les crocs à cran sous la veulerie ambiante, les crans accros à ce qui peut faire oublier la crainte d'un avenir plombé d'avance.

Un avenir plombé par les agressions, les vandalismes, les cirrhoses, les états de déchéance, les accidents de la route. Bref l'auto-destruction d'une partie de la jeunesse par l'assommoir. À se croire revenu sous Zola ou à la prohibition sous Al Capone, les luttes et les incorruptibles en moins, le désespoir et le nihilisme en plus.

Mais soyons rassurés. Tout va bien. Les mesures sont prises. Ici on interdit la vente d'alcool, là on va racheter les bars pour en faire sans doute "d'autres lieux de vie". Ailleurs, on promulgue, on édicte, on confisque, on poursuit.

On réprime, on contrôle, on interdit. On met un écran de fumée devant l'écran liquide. Enfin, tout ça ce n'est pas très nouveau. "Cette jeunesse est pourrie depuis le fond du cœur. Les jeunes gens sont malfaisants et paresseux. Ils ne seront jamais comme la jeunesse d'autrefois. Ceux d'aujourd'hui ne seront pas capables de maintenir notre culture" (Sur poterie, Babylone – 1000 avant JC).

Raison de plus, pour la rupture... Mais pas celle des générations !

Quand cessera t-on de tout vouloir réguler ? Quand arrêtera t-on de tout vouloir régenter ? Quand est-ce que cette société essaiera donc de comprendre sa jeunesse, de l'aider, de l'éduquer surtout plutôt que de la réprimer ?

Et de lui donner un avenir sans contraintes ?

 

Collectif DEL
Sur une idée originale de Skalpa

06/11/2007

Courriels de Haute Sécurité.

Ce sont 25 lignes, dans le Canard enchainé du 31 octobre, passées presque inaperçues. Michel, dans les commentaires, les a signalées ici, ainsi que Sébastien Fontenelle sur son blog le 2 novembre.

Mais ailleurs, dans la presse, à la radio... Silence. Alors tant pis pour les esprits chagrins, on a décidé d'enfoncer le clou. Pendant qu'on nous enfume avec le Grenelle de l'environnement, pendant qu'on nous vante les mérites du chauffeur de taxi (Paris-N'Djamena-Madrid-Paris) l'ombre avance. Insidieusement.

"Un médecin responsable syndical s'est vu convoquer chez le préfet de l'Isère et vertement réprimander.. Motif : des mails échangés avec le porte parole des urgentistes Patrick Pelloux, très critiques à l'égard de la casse de l'hôpital public opérée par le gouvernement.."

Cet incident porte un nom :  la violation d'une correspondance privée.

C'est un symptôme : celui de la surveillance et du contrôle de toutes activités d'opposition, voire de désobéissance. Big Brother ne fait pas que regarder... Il lit aussi.

Cela fait déjà quelques années que bon nombre de syndicalistes s'inquiètent d"une judiciarisation, voire d'une criminalisation d'actions. Que l'occupation de locaux, par exemple, aboutit assez régulièrement devant les tribunaux. Que des manifestants interpellés lors de fauchages anti OGM, par exemple, se voient sommés à un prélèvement de salive pour fichage de leur ADN. Et pour ceux qui refusent de s'y soumettre, la sanction frappe brutalement, sous forme de coup de massue financier.

Désormais, c'est en amont qu'on frappe. De la guerre préventive, en quelque sorte.

Si elle ne fait pas l'objet d'une dénonciation massive, la violation de la correspondance entre deux syndicalistes crée un précédent des plus inquiétants. Et le silence qui l'entoure, encore davantage.

Cela ressemble, de façon insidieuse, sournoise, à une lente asphyxie de toute forme d'opposition efficace, en réponse  à une stratégie mise en place par bon nombre de mouvements sociaux depuis quelques années : l'action spectaculaire aux forts relais médiatiques.

Va-t-il falloir crypter les e-mails ?

S'autocensurer sur les blogs ?

Revenir à des modes d'actions moins visibles, plus clandestins ?

Se méfier, à chaque utilisation  à chaque signature de pétition, à chaque prise de position, d'une surveillance généralisée ?

Par contre l'action spectaculaire aux forts relais médiatiques, dans l'autre sens, on n'arrête pas d'en entendre parler...

 

Collectif DEL
Sur un billet de Valdo

05/11/2007

L'échec m'a tuer

Regardez bien cette publicité à droite (pas trop longtemps pour ne pas risquer de devenir trop con).

Ayé ? Bon, reprenons ensemble ce superbe « texteàmessages » (sortez le sac à vomi) :

     
Qui ne gare pas assez vite sa voiture

Rate son TGV,
Rate sa réunion,
Rate son augmentation,
Rate sa carrière,

Rate sa vie… (j'adôôre les points de suspension placés ici)

Et puis, sous la photo, ces quelques lignes au milieu desquelles flotte un immonde parfum de cadres supérieurs persuadés d'être à l'origine d'un monde nouveau : « Une place de parking réservée à la gare. Cette histoire, c'est celle de Luc. Une légende urbaine que l'on se raconte entre pros au détour d'un couloir de TGV. Mais bien évidemment, personne n'y croit. Car avec TGVPro, vous pouvez réserver une place de parking en gare avec la possibilité de bénéficier d'emplacements privilégiés, mais aussi commander à l'avance un taxi ou une moto avec chauffeur. Et des légendes comme celle de Luc il y en a plein. Tenez, connaissez-vous celle du patron à deux têtes ? »

Luc... "Cul" à l'envers... Certainement un avatar subliminal de pubards pour nous faire comprendre que ceux ne choisiront pas les solutions incroyablement avantageuses proposées par TGVpro (autant dire la SNCF), l'auront « dans le cul ». Comme la dernière phrase... On connaît plutôt (ouaf !) des patrons qui ont perdu la leur, mais bon, si « on » dit qu'il existe des patrons à deux têtes, va falloir doublement veiller au grain…

Mais ce qui est horriblement splendide dans cette publicité, c'est cette remarquable idée selon laquelle, si l'on rate sa carrière, on rate sa VIE…

Admirez à quel point la photo donne bien à voir comment le gazier SAIT qu'il est sur le point de rater sa VIE.

Ca donne envie, non ?

C'est un cas d'école cette pub. Il y a tout ce qui fait la France au pouvoir : l'appel du pognon (l'augmentation), l'appel de la réussite (contre son pendant maudit, le ratage), l'appel du privilège (la plaplace de parkinge), l'appel de la rapidité à effectuer les bons choix et à prendre les bonnes décisions (avec la SNCF, c'est possible, comme avec « ENSEMBLE » d'ailleurs…), la mise en avant des classes sociales dites supérieures (parce que pour garer sa bagnole, encore faut-il en avoir une).

De fait, c'est aussi le rejet de la faiblesse, du temps que l'on prend pour soi, de la possibilité de goûter sa vie autrement qu'au travers du travail, de la différence de moyens, la liste est longue…

Et puis cette idée proprement abjecte que l'on peut « rater sa vie »… À cause d'une misérable place de parking.

On pourrait presque aller à penser que cette publicité nous encourage, si l'on a la malchance de ne pas avoir eu le temps de garer sa caisse et d'avoir donc raté son train (et tout ce qui suit), à nous jeter sous le suivant…

Le TGV. Soyez dedans ou jetez vous dessous.



Collectif DEL
sur un billet de Laflote

04/11/2007

Dancing with tears in my eyes 2

On aurait aimé que le billet du 25 octobre dernier ici même, ne reste, après tout, qu'une extrapolation...

Mais voila.

"Pakistan : le président Musharraf déclare l'état d'urgence
03/11/2007 18h41
ISLAMABAD (AFP
) - Le président pakistanais Pervez Musharraf a imposé samedi l'état d'urgence alors que la Cour suprême devait se prononcer sur la légalité de sa réélection début octobre et que le pays fait face à une grave insurrection islamiste.

L'ordre présidentiel instaurant l'état d'urgence, dont l'AFP a obtenu une copie, affirme qu'une partie du pouvoir judiciaire "interfère" avec l'exécutif.

Toutes les communications téléphoniques mobiles et terrestres ont été coupées et les retransmissions de certaines télévisions privées ont été interrompues."

La suite sur le site de l'AFP et dans tous vos journaux.

Bien sur "officiellement" l'état d'urgence est du à "une augmentation notable des actions d'extrémistes et des incidents liés à des attentats terroristes". En clair la poussée islamiste tant aux frontières de l'Afghanistan qu'a l'intérieur ou ils remporteraient probablement les élections si Musharraf était invalidé.

Bénazir Buttho est d'ores et déjà revenue au Pakistan et à déclaré qu'elle était prête à collaborer à une nouvelle Constitution...

Un autre Premier ministre en exil, Nawaz Sharif '(celui la même que Musharraf avait chassé du pouvoir en 1999), a réclamé la démission de son ennemi. Son opposant le plus farouche Imran Khan a pour sa part dénoncé un acte de "haute trahison punissable", selon lui de "la peine de mort". Les évènements varient vite lorsqu'on parle d'actualité...
 
Les américains visiblement, mènent le jeu ! Le sale boulot et la purge pour Musharaff et peut être (?) une Constitution sur mesure pour l'armée et accessoirement pour Mme Butho ?

Vous la voyez maintenant la poudrière ?

Animation AFP

 

 

Collectif DEL
Suite d'un billet de cui cui

03/11/2007

Les humanitaires guignols.

Ça devait arriver... Il n'y avait pas de raisons que nous non plus n'ayons pas nos "infirmières bulgares". Alors comme d'habitude, on a fait dans la parodie. Les "humanitaires guignols" ça s'appelle.

Parce qu'on ne leur a pas trouvé d'autre nom. Ah si, un vieux film de Pascal Thomas : Les zozos. Sauf que là, les ados boutonneux ne cherchent pas à ramener des filles mais des gosses. Et de la parodie, on vire au pathétique. La preuve c'est qu'ils ont embauché Maître Collard comme avocat. La cendre du barreau (de chaise) de Vergès, qui doit surement se balader avec une enveloppe avec le nom des coupables inscrit à l'encre invisible (et pour cause) dedans. Comme à Carpentras en 1992. Toujours crédible... Devant les caméras. Quitte à choisir, ils auraient mieux fait de prendre Colargol... Ça rime mieux avec guignols.

Parce que là, ils ont fait fort les zozos. À croire qu'ils voulaient entrer dans les livre des Records. Catégorie "plus c'est gros, plus ça passe". Sauf quand ça casse...

Et de la casse il va y en avoir.

Pas au même niveau pour tout le monde bien sur, certains vont "déléguer", d'autres feront profil bas (comme d'habitude, la aussi), d'autres décrocheront leur téléphone dix fois par jour (leur secrétariat étant parti en congé à durée indeterminée...), et un seul (quand même) poussera un soupir de soulagement. Diable ! c'est quand même le seul charter qui est parti vide et qui a failli revenir plein...

Mais il restera des traces pour ceux qui ont laissé faire. Parce qu'après tout, monter une opération de cette envergure ne se fait pas en catimini et qu'on ne déplace pas des Transall en claquant des doigts.

Il en restera pour ceux qui suscitent des vocations sans avoir conscience qu'une bonne action faite sans réflexion va jeter l'opprobre surtout le monde.

Il en restera dans cette région où désormais toute action humanitaire deviendra suspecte, où vont se légitimer ainsi certains pouvoirs en place au détriment des populations.

Et pire que tout.

Il restera des marques pour ces innocents qui ne faisaient pas partie de cette association, et qui se trouvent pris malgré eux dans cette tourmente.

Il en restera pour ceux, dans la troupe de branquignols, qui y croyaient vraiment et qui se retrouvent le cul par terre dans un cul de basse fosse en ayant voulu jouer les Fanfan la Tulipe.

Il en restera pour ces familles qui espéraient tant pouvoir adopter et qui se retrouvent aujourd'hui écœurées.

Il en restera pour ces enfants que l'on voulait arracher à leur famille.

C'est à tous ceux là que je pense.

Les autres je m'en fous.

 

 

Collectif DEL

sur un billet de Serval

02/11/2007

Et si c'était pas vrai ?

Une petite girouette était perchée sur le toit d'une belle et luxueuse demeure. Incroyablement, ce palais ne faisait pas son bonheur, elle lorgnait du côté du plus grand et du plus magnifique des édifices.

Elle se mit donc en quête de séduire ses congénères afin d'être accrochée au plus haut des sommets. Une fois, non pas parvenue, mais arrivée sur ce sommet, elle organisa des rafles sur les toitures. Les girouettes non conformes étaient éliminées. Elle divisa ainsi ses semblables par races ou catégories. Elle décréta les exceptions en acceptant des méritantes parmi les discriminées.

Ainsi, elle choisit avec soin des représentantes pour affirmer sa bonne foi. Elle promettait une chose et son contraire, déterminée à tout dominer. Malheureusement pour elle, des millions de girouettes étaient sans toit, elles ne connaissaient plus le bonheur de tournoyer avec légèreté dans le vent. Elles étaient rouillées et abandonnées. Elles décidèrent de ne pas croire la mini girouette. Depuis des années, elle se posait sur les plus beaux toits, elle n'avait pensé qu'à son ascension.

Alors, toutes ensembles, elles montèrent à la cime, rassemblant sur leur passage, des plus anciennes aux plus jeunes et d'un seul élan... Elles barrèrent la route à la démagogie pour affirmer leurs valeurs.

Pourquoi les girouettes se contentent-elles tourner et de ne de brasser que de l'air ?

Où se situera l'ultime limite ?



Collectif DEL
sur un billet d'Agathe

 
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