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21/02/2008

Sophie Favier en ménage.

Répondant à une question de Marianne 2 sur l'accueil qui lui est réservé sur les marchés de Neuilly :


L'accueil est super sympa. En fin de compte, ce n'est pas très différent de ce qu'on fait, nous gens de télé, quand on effectue ce qu'on appelle un ménage.

 

Décidément, on découvre sur les listes municipales et dans les médias les mêmes catégories de prolétaires et de CDD : les faiseurs de ménages.

Et dire que certains parlent encore de lutte des classes... 

20/02/2008

Popularité de Nicolas Sarkozy : l'auto-désaveu du peuple ?

Au premier tour de l'élection présidentielle de 2007, plus de 18% des électeurs français ont exprimé en votant au centre leur volonté de dépassement des clivages gauche-droite et une inquiétude sur l'influence du pouvoir et des médias, entre autres. Il s'avère aujourd'hui que c'était alors parfaitement fondé.

J'ai déjà écrit dans un billet précédent que l'on pouvait, et le plus décemment du monde de surcroît, parler de ménage à trois.

Ceux qui s'en horripilaient pendant la campagne présidentielle s'en réjouissent aujourd'hui, tout impatients qu'ils sont de voir l'éventualité de l'explosion en vol du président de la République en direct se concrétiser. Quant à ses partisans de la première heure, peu filtre, mais certains n'hésitent pas à douter de plus en plus fort des qualités de leur chef de file, y compris en pleine campagne municipale.

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12/02/2008

Les municipales à Neuilly comme si vous y étiez.

Et dire que certains ont trouvé la campagne municipale de Neuilly incohérente...

Serait-ce parce qu'ils n'auraient pas bien entendu les arguments ? Ou comme d'habitude ne les auraient pas "compris" ?

Tout était clair pourtant, et depuis longtemps.

Bien évidemment, toute ressemblance avec des personnages réels est totalement fortuite...

Et je n'irai pas jusqu'à penser que le clip a été produit par le frère de Jean Sarkozy, non, non.

Martinon, non, non. "Auteuil, Neuilly, Passy", si si...

 

 

23/01/2008

La diplomatie dans le sens des poils.

Il va falloir dialoguer avec tout le monde, c'est le président de la République qui l'a dit après la visite du Guide libyen.

Mais il va y avoir fort à parier que ça risque d'être "tendu" dans les diplomaties...

Parce que si Nicolas Sarkozy et Carla Bruni peuvent bien évidemment à titre privé mener la vie qu'ils veulent et à titre public échanger alliances, il faudrait quand même garder mesure dans certaines façons de s'exprimer.

L'étalage ostentatoire de sa vie privée luxueuse nuit à sa popularité, probablement à sa crédibilité internationale mais je crains que l'on ait pas encore atteint les limites non seulement de l'indécence mais, beaucoup plus grave, de l'offense.

En effet, Carla Bruni (nue dans le magazine masculin espagnol de prestige DT) devrait sérieusement inquiéter les personnels diplomatiques français.

Parce que tous les pays, tous les peuples n'ont pas la même notion de la décence que la France.

En Arabie Saoudite où Nicolas Sarkozy est allé exhorter la Foi et dans les pays musulmans en général, surtout ceux minés par l'intégrisme religieux, l'image de la France déjà largement révisée par l'alignement sur les États-Unis risque de souffrir bien plus encore. Je ne suis pas non plus certain que Benoit XVI se réjouisse à cette vue de la future (?) femme du Chanoine de Latran...

On pourrait en rire, on ne le devrait pas.

20/01/2008

Le triomphe de l'incompétence.

“D’un point de vue politique la carte de l’urgence sociale est plus démonstrative, spectaculaire et médiatique, qu’efficace”

 

Sans commentaire, lisez : terrolle2005a.pdf.

Source ici.

17/01/2008

La Police Canada Dry ?

Que l'on ne se méprenne pas, il n'y a aucun dénigrement dans le titre. Je ne sous-entends pas que la Police d'aujourd'hui ne contient aucun degré d'alcool. Non, non. Loin de moi ce genre de propos.

Trêve de plaisanteries.

En observant avec un peu de recul la vie politique française, on pourrait considérer assister à une guerre des marques. Entre les émissions de téléréalité  et leurs saisons (gouvernements Raffarin I et II, Fillon I et II, etc.), les lois (Galland, Perben I et II) sur lesquelles les ministres ou députés cherchent à imprimer leur nom, le temps passe vite. Très vite. Et les slogans défilent. Ne manque plus que le logo. Et dire que certains ministres ont réellement conscience des conditions privilégiées que leur procure le "Loft Story" gouvernemental...

Dans ce secteur éminemment public qu'est la politique, les règles du marketing doivent faire mouche et pour ce faire la sémantique est devenue affaire d'État.

Nous sommes ainsi les habitants d'un pays dont les caisses sont vides mais qui n'est pas en faillite, François Fillon mène une politique  sérieuse mais pas de rigueur, nous ne subissons pas des sacrifices mais bénéficions de réformes et ainsi de suite.

Mais parfois la réalité rattrape l'illusion sémantique. Après avoir supprimé la "Police de proximité" de Jean-Pierre Chevènement (parce qu'elle passait son temps à jouer au foot avec les habitants des "quartiers") et l'avoir remplacée par les bataillons de Robocop-CRS lors des émeutes de 2005 (qui avaient provoqué, fait unique depuis la guerre d'Algérie, un couvre-feu national) et celles qui ont suivi l'accident de Villiers le Bel, il semblerait de nouveau évident aux yeux de nos dirigeants que la répression ne suffise pas. Sans blague…

Pourtant, nos fonctionnaires de Police n'ont pas démérité et leur professionnalisme a été unanimement salué face à des situations aussi explosives.

Peut-on alors parler de retour en arrière ou de perte de temps ? Que nenni, nous dit-on. Parce que faire et défaire, c'est toujours travailler ? Vous n'y êtes pas. Il ne s'agit pas du tout de la même chose dont on parle.

La police de proximité de Jean-Pierre Chevènement était composée d'ilotiers, la police de Michèle Alliot-Marie va expérimenter les "unités territoriales de quartier".

Ça a le gout de la police de proximité, la couleur de la police de proximité mais ce n'est pas la police de proximité.

Cette police de Jean-Pierre Chevènement, instaurée en 1997 par le gouvernement Jospin, avait pour caractéristique d'être proche des habitants, celle de Michèle Alliot-Marie officiera sur le même terrain qu'eux. C'est toute la nuance.

Nous avions auparavant une police de proximité, nous aurons désormais des habitants à proximité de la police sans qu'ils se déplacent.


Ce n'est pas le bus qui roule, c'est le paysage qui défile...

14/01/2008

Logements au pif dans le 8ème arrondissement de Paris.

 
"It is also a way to keep power at the top. “You have to understand that France is still a sort of elected monarchy,” said André Santini, a junior minister who is running for re-election in the Paris suburb of Issy-les-Moulineaux, where he has been mayor for 28 years."
 
 
 
 
Mais où les barons pratiquent le "pif" :
 
 
 
Source : Backchich 

12/01/2008

Je ne vous mentirai pas, je ne vous trahirai pas.

"Si l’Europe reste l’affaire des responsables politiques et économiques sans devenir celle des peuples elle sera vouée à l’échec à plus ou moins brève échéance. L’Europe doit être au service des peuples. Bien sûr on ne peut l’imaginer contre. Mais on ne peut pas davantage l’imaginer sans ! L’Europe c’est le partage d’une souveraineté. La souveraineté c’est le peuple. A chaque grande étape de l’intégration Européenne il faut donc solliciter l’avis du peuple. Si nous croyons au projet Européen comme j’y crois, nous ne devons pas craindre la confrontation populaire. Si nous n’expliquons pas, si nous ne convainquons pas, alors comment s’étonner du fossé qui risque de s’amplifier chaque jour entre la communauté Européenne et la communauté Nationale ? Je le dis comme je le pense. Je ne vois pas comment il serait possible de dire aux Français que la Constitution Européenne est un acte majeur et d’en tirer la conséquence qu’elle doit être adoptée entre parlementaires sans que l’on prenne la peine de solliciter directement l’avis des Français.

J’appartiens à la famille Gaulliste qui a toujours considéré le référendum populaire comme l’une des expressions les plus abouties de la Démocratie. Je souhaite que nous en tirions toutes les conséquences, même si je n’en ignore aucun des risques. Comment imaginer que les Anglais le fassent et que nous, nous nous en abstenions ? Je crains dans le cas contraire une réaction d’incompréhension sévère des Français."

Nicolas Sarkozy, 9 mai 2004 à Aubervilliers.

 

 

 

"Je ne vous mentirai pas, je ne vous trahirai pas, je ne vous décevrai pas."

Pinocchio, 26 mars 2007 à Saint Didier. 

09/01/2008

La conférence de presque de Nicolas Sarkozy.

C'était le show attendu, le moment où le président de la République devait reprendre la main.

Nous savions qu'il n'était ni dépourvu d'ambition ni de prétention. Nous ne serons donc pas étonnés qu'il compare la "politique de civilisation" qu'il souhaite mettre en place à la Révolution ou à la Renaissance lors de son discours introductif. Discours qui m'a laissé quelque peu dubitatif quant au contenu bien que sur la forme, le chef de l'État a déroulé comme à son habitude : il n'est pas mauvais en lecture.

Mais dans cet exercice qu'est la conférence de presse, la partie la plus ardue reste toujours les questions. Le moyen de ne pas trop s'exposer consiste à choisir ses interlocuteurs. Cela s'est-il passé ainsi ? Marianne le relate.

Malgré tout, cette conférence de presse n'a pas manqué de susciter plus de questions que de réponses. La suppression des 35 heures signifie-t-elle la fin de la durée légale du travail ? Comment gagner plus avec des heures supplémentaires en ce cas ?

La président a aussi cité l'Espagne et l'Italie qui auraient repris ses idées sur l'immigration, pourquoi ne lui a-t-on pas posé la question si, comme dans ces deux pays, la France adopterait comme usage démocratique de ne jamais défaire autrement ce qui a été choisi par référendum ? Le Traité simplifié européen en relèverait. D'autres questions auraient aussi mérité d'être posées...

Sur le pouvoir d'achat, principal axe de sa campagne et de son élection, il s'est contenté d'affirmer qu'il ne pouvait vider des caisses déjà vides ni donner des ordres à des entreprises. Un coup de pouce au SMIC, c'était possible non ? Ça rappelle quelqu'un à qui il avait tant été reproché que l'État ne pouvait pas tout... 

Mais ce que retiendront beaucoup, ce sont les piques et les remises à leur place par le président de certains journalistes et en particulier Laurent Joffrin sur la question d'une monarchie élective qu'instituerait actuellement Nicolas Sarkozy. Remise en place certes mais avec force erreur et inculture flagrante sur ce sujet parce que monarchie ne signifie pas hérédité.

Aussi ses attaques contre "ceux" qui menaient double vie avec deux familles aux frais du contribuable... Était-ce nécessaire ?

Sur sa vie privée surexposée, il s'en est remis à la responsabilité des journalistes. Pourtant, il s'agit bien d'une stratégie d'occupation de l'espace médiatique, y compris de sa part comme il a toujours su le faire. 

Enfin bref. Outre son arrogance envers les journalistes aux questions quelque peu dérangeantes, les Français qui attendaient des réponses précises à leurs revendications du quotidien n'en sauront pas plus et ceux qui attendaient de la Presse qu'elle puisse l'interroger, donner suite et lui opposer ses contradictions, ils attendront aussi.

Dommage.

Au lieu d'une conférence de presse, nous avons donc assisté à une conférence de presque. 

21:33 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (78)

06/01/2008

Sarkozy-Bruni : un choix dans la date ?

Juste un choix...

Alors que la cote de popularité du président de la République s'effondre et qu'il estime devoir "reprendre la main" lors d'une conférence de presse mardi, alors que Martin Hirsch se sait instrumentalisé et se dit favorable aux sanctions contre les chômeurs (j'y reviendrai plus tard), le Journal Du Dimanche (JDD) nous annonce le mariage de Nicolas Sarkozy et de Carla Bruni pour le 8 ou le 9 février prochain.

Bien.

Mais connaissant la propension du président à faire communication de toute action qu'il peut mener on ne peut que s'interroger sur cette date.

En effet, les prochaines érections élections municipales auront lieu les 9 et 16 mars.

On ne peut qu'admirer la concordance des temps. Entre une réconciliation pour la conquête de l'Élysée, un divorce à la veille d'un grand mouvement social et une nouvelle idylle à celle d'élections, la vie privée de Nicolas Sarkozy se conjuguerait-elle au politique ?

Mais revenons donc aux sanctions contre les chômeurs. Martin Hirsch se déclare favorable à des sanctions sous réserve qu'elles s'appliquent aux trois acteurs qui sont les pouvoirs publics, les employeurs et les employés ou demandeurs d'emploi. J'abonde dans ce sens. La vraie rupture serait donc de faire en sorte que si les pouvoirs publics n'arrivent pas à trouver un emploi à un demandeur dans un délai de six mois, ce dernier verrait ses allocations réévaluées de 20% et de 50% en cas de récidive lors des six prochains mois. Rupture, vous auriez dit rupture ?

En attendant une telle revalorisation du pouvoir d'achat, Nicolas Sarkozy sera-t-il marié avec Carla Bruni ?

Un choix dans la date ?

Juste un choix... 

 
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